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" Détecteur de déformations ".
L'invention concerne d'une manière générale des installations d'essais de matériaux et, en particulier, des pro- cédés électriques de détermination de déformations, efforts, poids, charges, etc., comme par exemple la répartition de l'al- longement ou de la tension dans des éprouvettes d'essais ou dans des éléments quelconques de constructions.
Un grand nombre des appareils qui ont trait à la déformation, au glissement ou à l'allongement qui seront désignés' par détecteurs de déformations, utilisent la propriété connue de
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la variation de la résistance électrique avec l'allongement.
Ces appareils sont, comme on le sait, disposés de telle sorte qu'ils délimitent la longueur de mesure au moyen de deux grif- fes ou pieds, prennent la déformation sur l'éprouvette et la rendent visible à une échelle plus grande d'une manière quelcon- que mécanique, optique ou électrique. Les appareils connus ne donnent pas satisfaction, notamment, lorsque la mesure doit être effectuée simultanément en un grand nombre de points d'essais, quand le serrage ou la fixation de l'appareil au point d'essai offre des difficultés, quand le poids de l'appareil est impor- tant ou bien quand les déformations à étudier sont de nature dynamique et qu'il importe de n'endommager l'éprouvette en aucune manière.
La présente invention a pour objet un détecteur de déformation d'une sensibilité électrique et d'une précision extrêmement grandes, d'une grande faculté d'adaptation, d'une constance extrême en ce qui concerne son étalonnage, ce qui assure une grande possibilité de reproduire les résultats et une grande indépendance à l'égard des influences atmosphériques. Les erreurs de mesure dues à l'hystérésis et les déplacements de points origines sont évités avec le présent détecteur. L'inven- tion consiste essentiellement à lier un treillis en fil métalli- que extrêmement fin,directement sur le corps à essayer, de ma- nière tellement intime qu'il participe à toute déformation comme si le treillis lui-même faisait partie intégrante du corps.
A cet égard, il est complètement indifférent que la déformation soit statique ou dynamique, résulte d'une pression, d'une traction ou d'une torsion, etc.. Le treillis peut être fixé sur le corps déjà lors de sa production ou bien il peut être collé à sa sur- face au moyen d'un adhésif quelconque, de sorte qu'après séchage de l'adhésif le détecteur de déformation forme un tout/avec l'éprouvette. Ce détecteur évite, d'une part, de nombreuses in-
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suffisances des appareils électriques de mesure des allongements connus jusqu'à présent, alors que, d'autre part, il tire parti des grands avantages du procédé électrique.
Une autre caracté- ristique de cette invention consiste dans la haute fréquence propre du détecteur de déformations, ce qui donne lieu à une réaction immédiate, indépendante de la grandeur de l'effort et de la vitesse à laquelle il agit sur l'éprouvette.
Le détecteur de déformations se distingue, en outre, par une courbe d'étalonnage linéaire, par des frais d'achat extrêmement faibles, une disposition qui est la plus simple qu'on puisse imaginer, un mode de fixation extrêmement simple sur les constructions à éprouver ; est indestructible et solide, même dans l'exécution de mesures de déformations en dehors du laboratoire. Il est pratiquement sans poids et ne prend aucune place. Le détecteur de déformations convient, entre autres, pour l'établissement de dispositifs de mesures de charges, efforts, couples fléchissants et de torsion qui agissent, par exemple, sur une construction à éprouver, et peut être utilisé comme élément pour la pesée de poids, charges, etc..
De nombreux dessins représentent, à titre d'exemples, des modes de réalisation de l'objet de l'invention, des disposi- tifs pour l'établir et quelques applications.
La figure 1 montre une première réalisation du détec- teur de déformations électriques.
La figure 2 montre, à titre d'exemple, un dispositif suivant lequel est fabriqué le détecteur sensible aux allonge- ments.
La figure 3, un angle du dispositif représenté dans la figure 2, agrandi.
La figure 4, la vue d'un autre modèle de détecteur d'allongements.
La figure 5, les détecteurs d'allongements enroulés,
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par exemple, sur un cylindre qui peut être employé comme organe de mesure d'un effort de pression.
La figure 6, une tige mince soumise à un effort de flexion, à la surface de laquelle est fixé le détecteur d'allon- gements.
La figure 7, une tige soumise à un effort de torsion, à la surface de laquelle est fixé le détecteur, dont les deux fils sont accouplés parallèlement par paires et sont parcourus en sens inverses par le courant électrique, pour éviter l'effet d'induction.
La figure 8, un autre exemple d'application du détec- teur de déformations à la mesure de pressions de liquides.
Les figures 9 à Il montrent différents schémas de connexions qui sont adaptés à l'application et à l'emploi du détecteur de déformations et du type de commutateur de l'appareil de mesure des allongements.
Les figures 12 à 15, des vues simplifiées d'appareils crushers de projectiles dans lesquels est monté le détecteur de déformations.
Les figures 16 et 17 montrent,sous une forme simplifiée, un exemple de réalisation d'un appareil de mesure des torsions où sont montés des détecteurs de déformations.
La figure 18 montre le montage du détecteur dans un canon de fusil.
La figure 19 est la coupe transversale d'un indicateur de machine.
Les figures 20 à 23 montrent un exemple de réalisation d'un dispositif pour la confection du treillis du détecteur de déformations.
Les figures 24 et 25 montrent, à titre d'exemples, différents modes d'exécution du treillis en fil métallique.
Le détecteur de déformations est constitué par un fin
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treillis de fil métallique très fin. Le fil peut être par exemple en constantan ou en acier. On peut employer à cet effet un matériau quelconque qui ait de bonnes et utiles propriétés de résistance électriques et d'allongement et dont les dimensions permettent de confectionner des détecteurs de forme très fine et de dimensions très petites. La section du fil métallique peut être circulaire ou avoir une autre forme quelconque. Des fils ayant un diamètre de 0,02 mm et au-dessous peuvent être employés pour la confection de détecteurs très fins. Des formes de treil- lis de genres les plus divers conviennent. La figure 4 montre, à titre d'exemple, le treillis ayant la forme d'un tissu. Le fil métallique 15 est tissé en trame dans une bande 16 de soie.
Les fils de soie sont tellement minces que la surface du treillis métallique constitue le plan superficiel extérieur du détecteur et se moule sur toute son étendue sur la surface de l'éprouvette quand on le colle sur le point servant à la mesure. Un tissu de ce genre peut, par exemple, être enroulé autour d'un tube et de telle sorte que le fil métallique soit disposé en direction axiale, dans laquelle se produit l'effet principal de l'effort.
Avant la mise en place, la surface extérieure du tube doit être enduite d'une colle ou d'un adhésif de qualité électriquement isolante convenable. On presse ensuite avec soin le treillis dé- tecteur sur toute son étendue contre la surface du tube, afin d'assurer le contact de toutes parts, après quoi on laisse bien sécher le détecteur de déformations. Le détecteur participe à tout genre de déformations de l'éprouvette sans fluer aucunement; il agit comme s'il faisait partie intégrante de l'éprouvette elle -même.
La figure 1 montre un autre exemple de réalisation du détecteur de déformations, dans lequel on utilise un support du treillis métallique, par exemple un support très mince 18 sous forme d'un papier très mince. Le treillis 10 est collé sur la
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mince pellicule de support par l'adhésif électriquement isolant.
Le fil métallique du treillis peut, par exemple, être légèrement tendu. Un tel détecteur peut être confectionné, par exemple, à l'aide du dispositif de la figure 2. La surface de ce dispositif est légèrement convexe; sur chacun des côtés étroits est fixée une plaque de serrage amovible 22 qui immobilise une partie d'un treillis métallique 23. Les fils verticaux du treillis dépassent un peu la surface. Ces extrémités des fils métalliques servent de potelets terminaux, entre lesquels le fil métallique du détec- teur de déformations est passé dans un sens et dans l'autre.
Avant de commencer l'enroulement du treillis de fil métallique, on pose sur la surface 21 du dispositif la mince membrane-support par exemple un papier mince 18. On peut ainsi réaliser un enrou- lement à spires très fines, dans lequel le fil est légèrement tendu, les spires consécutives étant parallèles et se suivant très serrées, mais sans se toucher. L'opération d'enroulement terminée, on enduit le treillis d'un adhésif. Après séchage et durcissement, on brise les dents 25 du treillis qui dépassent et l'on peut alors enlever le détecteur de déformations avec son support, prêt à l'emploi. On enduit ensuite l'éprouvette avec des adhésifs et l'on y applique le détecteur en l'enroulant.
L'isolement électrique du treillis,par rapport à la surface de l'éprouvette, est assuré par l'adhésif lui-même. Le montage du détecteur peut aussi s'effectuer en appliquant le support par sa face intérieure, c'est-à-dire qu'il se trouve entre l'enroulement du détecteur et la surface de lrouvette, Sur le tout on peut encore disposer un autre enroulement protecteur, par exemple un mince fil qui a pour but d'assurer davantage la liaison entre le détecteur et l'éprouvette. Tout ce bandage peut alors être enduit encore d'adhésif, mais ce bandage supplémentaire n'est pas indis- pensable.
La figure 5 montre un autre exemple d'une disposition
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de détecteur sous forme d'un dispositif de mesure d'un effort de compression. Le fil de la résistance électrique 19' du détec- / teur y a été enroulé en hélice, à la main par exemple, sur la partie cylindrique 19" du corps à comprimer, après que la surfa- ce de celui-ci eut été enduite d'adhésifs. Au lieu du fil nu du détecteur on peut aussi employer un fil isolé. On peut éviter l'effet indésirable d'induction électrique en faisant un enroule- ment doublé de deux fils parallèles entre eux.
D'une manière générale, le détecteur de déformations décèle tous les genres de déformations, mais le degré de sensibi- lité peut varier.
Quand un corps est soumis à des changements de forme quelconques, le changement de forme varie de point en point, en grandeur et direction. Il y aura dans le corps certains endroits et directions où apparaissent les plus grands changements de forme. On désigne ces directions sous le nom de direction princi- pale.
On réalise la sensibilité détectrice maximum quand le détecteur est disposé sur l'éprouvette de manière que la direc- tion des spires actives coincide avec la direction principale de la déformation. S'il s'agit, par exemple, d'un effort de flexion d'une tige, on disposera la spire 19a sur la direction longitu- dinale de la tige 19b de la figure 6. Dans un appareil de mesure de l'effort de torsion on réalise la sensibilité maximum en dispo- sant la spire à 45 de l'axe de torsion. Un tel treillis peut être confectionné, par exemple, suivant le dispositif représenté dans la figure 25.
La forme et les dimensions du treillis détecteur des déformations telles que la longueur, la largeur, la section du fil, la distance entre deux spires de fil consécutives, etc... dépen- dent de la place disponible sur laquelle le détecteur doit être disposé, du caractère de la déformation qui s'y produit et, en
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outre, de la possibilité d'évacuer la chaleur, quand le détec- teur est échauffé par suite du passage de courant.
D'une manière générale, la sensibilité de détection du treillis ne dépend pas de sa forme géométrique. Dans tous les détecteurs de déformations, le rapport de la variation relative de la résistance électrique #R/R à la variation relative de la longueur #l/l est pratiquement constant, # R désignant la variation de la résistance électrique R du treillis du détecteur, # l la variation de sa longueur 1 . Comme le détecteur de déformations doit être lié au corps à éprouver de manière à former un tout avec lui,61 est la variation de longueur du corps éprouvé qui est reproduite par le détecteur.
La déformation d'un élément de construction à éprouver, qui est soumis à certaines charges, diffère en règle générale de point en point. De ce fait, la sensibilité de détection diffère suivant la position du détec- teur, ce qu'on a déjà signalé.
Le courant de sortie du détecteur étant pris pour mesure de la sensibilité, celle-ci est directement proportionnel- le à la racine carrée du courant arrivant au détecteur. D'autre part, le courant ou la tension restant constants, la sensibilité est directement proportionnelle à la racine carrée de la résis- tance du détecteur.
D'un autre côté, uh détecteur de résistance ohmique élevée nécessite une haute tension de marche. Si le détecteur est soumis mécaniquement à un nombre de vibrations élevé - étant em- ployé pour des mesures dynamiques - la résistance de pont subit un couplage en parallèle du fait de la résistance perdue par capa- cité, ce qui provoque une diminution de la sensibilité.
Le diamètre ou la section transversale du fil sont, en principe, déterminés par ses propriétés élastiques comparées à l'élasticité de l'adhésif qui l'entoure. Un fil fin doit être préféré à un gros fil, malgré les difficultés de sa constitution
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et de sa mise en treillis. La limite d'emploi de fils minces se trouve pratiquement au diamètre d'environ 0,02 mm. Le constantan ./ s'avère comme un matériau convenant particulièrement au treillis.
Le choix de la longueur, du diamètre et de l'écartement de deux enroulements consécutif s,dépend de la charge thermique admissible et de la résistance désirée. Pour ce qui concerne la disposition de l'enroulement, la disposition la plus appropriée est celle où la fraction la plus longue de l'enroulement est pla- cée dans la direction de la plus grande déformation, ce qui donne la sensibilité maximum. D'autre part, un long enroulement vaut mieux qu'un enroulement court, parce que les extrémités libres n'ajoutent rien à la sensibilité, mais augmentent seulement la résistance totale. L'écartement entre deux spires consécutives est, avant tout, déterminé par des considérations constructives.
Pour l'enroulement sur un cylindre, il n'existe pas de limita- tion. Cependant, l'écartement des fils devrait être d'au moins quelques diamètres du fil, afin que les tensions mécaniques dans l'adhésif puissent mieux se compenser.
La résistance de détecteurs de déformations construite se trouvait entre 17-pour un appareil de mesure de flexions et 10.000 # pour un appareil de mesure des pressions à piston de quartz. Un détecteur d'allongements employé pour des essais de matériaux avait une résistance de 910 #; c'était un fil de constantan de 0,075 mm de diamètre. L'enroulement est extensible élastiquement dans les deux sens.
Pour déterminer, par exemple, la charge d'une éprouvet- te, l'organe de mesure 1'effort est étalonné avec le détecteur sensible aux allongements. L'organe de mesure est chargé pas à pas au moyen d'une machine d'essais de matériaux et on détermine en même temps la variation de résistance correspondante du détec- teur, par exemple avec un pont de Wheatstone normal. La figure 10 représente un tel pont. Ce dispositif de pont peut être employé
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aussi bien pour des mesures statiques que pour des mesures dyna- miques. L'enroulement du détecteur est figue schématiquement en 27. On peut aussi inclure simultanément deux détecteurs ou plus dans le circuit du pont. Deux détecteurs, par exemple, peuvent être en action 27 et 27', soutenant mutuellement leur action.
C'est le cas, par exemple, quand un deuxième détecteur est appliqué aussi sur le côté inférieur de la tige flexible de la figure 6. On réalise par ce moyen une augmentation de la sensibilité. Le galvanomètre 28 montre par sa position zéro, quand le courant du pont est équilibré à zéro.
Pour la mesure de variations de charge rapides, il est indispensable d'avoir un dispositif indicateur qui fonctionne sans inertie. Cette condition est remplie au mieux par l'emploi d'un oscillographe, comme le montre la figure 9. Le circuit de mesure correspondant comprend une batterie d'accumulateurs 29 à courant continu de 130 volts, l'élément détecteur 30 et une résistance compensatrice 31. Cette dernière pourrait aussi être remplacée par un commutateur de réglage d'un genre quelconque pour maintenir la constance du courant. Dans ce cas, on pourrait aussi réaliser la compensation du phénomène de fréquence. Un condensateur 32 est placé dans le circuit et sépare la tension continue de l'amplificateur 33 et de l'oscillographe qui suit.
Les indications de l'oscillographe peuvent être photographiées avec une installation appropriée. Ceci est indispensable pour un essai de choc, car ce n'est qu'ainsi que l'on peut suivre les variations extrêmemnt rapides des efforts. Pour éliminer dans des mesures qui s'étendent sur des durées assez longues, des chan- gements dans les résultats d'étalonnage, qui pourraient interve- nir du fait de changements dans l'amplificateur ou dans l'oscil- lographe, d'influences de la température sur les résistances du détecteur et des influences des variations de tension de la bat- terie d'accumulateurs, on adjoint au dynamomètre une résistance
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de précision 35 en parallèle avec laquelle est un interrupteur à basse résistance, à bouton poussoir 36.
La résistance 35 est constituée par quelques résistances égalisées qui correspon- dent aux variations de résistance du dynamomètre dans la zone des efforts qui viennent à être appliqués. Quand on met en action la dérivation de l'oscillographe et, en même temps, l'interrup- teur 36, il se produit un oscillogramme. Quand on prend la ligne d'étalonnage sur chaque oscillogramme, il suffit que seuls le circuit d'étalonnage 35,36 et le dynamomètre soient temporaire- ment constants.
Pour pouvoir employer aussi les détecteurs d'allonge- ments pour des mesures statiques ou à variations lentes, on emploie le pont de Wheatstone à courant continu décrit plus haut (figure 10), dans lequel, par exemple, un élément détecteur d'allongements 27 forme une branche durent et l'appareil 28 donne ou inscrit les indications. Un circuit de pont à courant alterna- tif, comme celui de la figure 11, avec, par exemple, un détecteur de déformations 30¯ dans une des branches et une source de courant alternatif 38, sert aux mesures dynamiques de toutes fréquences à partir de zéro. La tension résultante est celle du courant al- ternatif modulé avec, comme porteur, le courant alternatif de la source 38. La courbe enveloppe des modulations correspond alors aux variations de résistance du détecteur de déformations.
Cette tension peut être élevée dans toute mesure désirable par un survolteur alternatif quelconque pour actionner des appareils indicateurs ou enregistreurs comme, par exemple dans le cas pré- sent, un oscillographe.
Les figures 12 à 15 montrent d'autres exemples de réali- sation d'un élément dynamométrique qui sont actionnés par des projectiles en mouvement. Dans la figure 12, l'éprouvette 80 comporte un alésage cylindrique dans lequel pénètre le projectile en mouvement. L'un ces cô-tés de l'éprouvette s'élargit pour former
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une bride 80c. La partie surépaissie 80d porte le détecteur de déformations 80f. L'enroulement est dirigé en zigzags paral- lèles à l'axe. Les figures 13 et 15 montrent un autre mode de réalisation du treillis, qui est enroulé en forme d'hélice 81 ou 82a sur la surface cylindrique 80d ou 82 de la partie suré- paissie. L'éprouvette est étalonnée jusqu'à la limite d'élasti- cité.
La figure 14 montre une disposition un peu différente de cet élément dynamométrique. La bride 80c prend appui sur une bague-support 82 dont la périphérie est garnie d'un détec- teur de déformations 82a sous forme d'un enroulement exempt d'induction. Cette disposition a,sur celle de la figure 12, l'avantage que le détecteur n'éprouve aucun dommage dans le cas où l'éprouvette 80 vient à se rompre.
Dans les figures 16 et 17 on a représenté, à titre d'exemple, l'application du détecteur de déformations à la mesure d'efforts de torsion, la charge pouvant, par exemple, résulter d'un choc. L'éprouvette est encastrée par le moyen d'une tête carrée dans un support en forme d'S 83a qui est lui-même fixé par des vis sur un bloc fixe 83b. La liaison du moyen 83a aux plaques de fixation se fait par une lame mince qui porte le détecteur de déformations 84 et 84'. Sur l'autre extré- mité de l'éprouvette est fixé un levier à deux bras 83c par l'intermédiaire duquel l'éprouvette reçoit la charge. Le couple transmis ainsi à l'éprouvette engendre des tensions à la trac- tion ou à la compression dans les lames qui sont détectées par le détecteur.
Comme autre exemple d'application de l'invention du détecteur de déformations, la figure 8 montre, à titre d'exemple, la disposition servant à la mesure des pressions d'un liquide ou d'un gaz. Le treillis 22 du détecteur est fixé sur la face ex- térieure d'un corps creux 71. La matière dont est fait ce corps
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creux doit être choisie convenablement en ce qui concerne ses propriétés élastiques et thermiques. L'épaisseur des parois ' doit être faite aussi mince que possible pour que la variation de la pression provoque une déformation aussi grande que possi- ble. Le gaz ou le liquide sont introduits par l'ouverture 73 dans l'intérieur du corps creux. Le dispositif peut aussi être organisé en dispositif de mesures différentielles.
A cet effet, on entoure le corps creux 71 d'une enveloppe 71', de manière que sa face extétieure puisse également subir la pression d'un gaz ou d'un liquide. La déformation du corps creux correspond alors à la différence des pressions intérieure et extérieure. Pour des mesures de pressions dynamiques on relie le détecteur de déformations, par exemple, avec un oscillographe. Tout le dispo- sitif de mesure doit être étalonné comme il convient.
La figure 18 représente un autre exemple d'application de l'invention du détecteur de déformations qui se rapporte à la mesure des efforts développés dans le tube d'un canon au départ du coup. Le détecteur 85 est, par exemple, enroulé sur toute la périphérie du tube de canon 86 en différents points de celle-ci.
Chacun des détecteurs est étalonné à l'avance, en mettant l'Orne du tube sous des pressions hydrauliques échelonnées et en @@ter- minant la variation de la résistance du détecteur pour chaque échelon de pression. Pour l'essai au tir, les détecteurs sont reliés, par exemple, à un oscillographe à plusieurs boucles, qui enregistre ainsi simultanément les efforts qui s'exercent en plusieurs points. Les différents circuits électriques de mesure pourraient être montés de la même manière que celle qui a été déjà exposée pour l'essai de choc.
Divers indicateurs de machines, des machines à marche rapide comme les moteurs Diesel, été... utilisent des dispositifs de mesure piézo-électriques, qui comportent toutefois de nombreux inconvénients, comme par exemple la possibilité de pertes de la
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charge, notamment quand les phénomènes se déroulent lentement.
Le détecteur de déformations permet de construire des organes d'indicateurs appropriés de manière très simple, en montant par exemple le détecteur directement dans le piston de la machine.
La figure 19 montre,à titre d'exemple, une disposition d'un tel indicateur de pression qui est vissé dans la paroi 88c du cylindre de la machine. L'élément proprement dit de mesure de la pression est constitué. par un piston cylindrique 88a qui est rendu solidaire, par une vis à tête, d'une monture 88b vissée dans la paroi 88c. La surface du piston affleure la sur- face intérieure du cylindre de la machine, de manière qu'il n'y ait pas de changement de volume du fait de l'installation de cet indicateur de pression. L'enroulement détecteur 87 est dispo- sé dans une gorge tournée dans la surface du piston. Pour proté- ger l'enroulement détecteur contre l'influence de températures élevées, on pet, par exemple, appliquer sur la surface une couche de matière similaire au quartz sur laquelle est ensuite disposé l'enroulement détecteur.
Cet enroulement peut ensuite lui-même être recouvert d'une couche semblable, de sorte que tout l'enrou- lement soit ainsi enchâssé dans une couche thermiquement isolante.
L'enroulement peut être enroulé comme un enroulement exempt d'induction sous forme d'hélice sur le cylindre, de sorte que sous l'action de la pression il subit un effort de traction. Mais l'enroulement peut aussi être disposé en ganses dirigées parallè- lement à l'axe, deux fils parallèles voisins formant chaque fois une ganse en sens opposé. Cet enroulement subit un effort de pression correspondant à la compression du cylindre.
Les figures 20 à 25 montrent, à titre d'exemple, un dispositif pratique pour confectionner des détecteurs de déforma- tiens, dans lequel les chevilles 102 sur lesquelles se fait l'en- roulement sont mobiles. Ce mode d'exécution peut être utilisé aussi bien pour la fabrication à la machine qu'à la main. Une
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planchette allongée 100 est percée,le long de ses bords longitu- dinaux, de trous dans lesquels glissent les chevilles 102(figure 20). Les extrémités 103 des chevilles se trouvent d'abord en- dessous de la surface de la planchette et ce n'est qu'au cours de l'opération d'enroulement qu'elles sont remontées. L'enroule- ment en est notablement facilité en comparaison d'une disposition dans laquelle les extrémités des chevilles sortent toutes au-dessus de la surface.
L'enroulement s'effectue comme suit : le fil est tenu à l'aide d'un dispositif de guidage spécial 106: on conduit le fil placé autour de la cheville a, en travers de la planchette, on le place autour de la cheville b tirée au-des- sus de la surface de la planchette pour tirer ensuite de nouveau le fil par-dessus la largeur de la planchette vers le bas en 107 (figure 22). On relève maintenant la cheville c, de manière que son extrémité dépasse la surface de la planchette, on contourne cette cheville et on tire à nouveau le fil au-dessus de la lar- geur de la planchette vers laéheville d qui doit être relevée.
En continuant cette opération on réalise un treillis ; enduit ensuite avec un adhésif ce treillis semblable à un paillasson.
En même temps, on passe une couche d'adhésif sur une feuillet de support en forme de membrane 109, par exemple, une très mince bande de papier que l'on applique contre l'enroulement au moyen d'un support de forme convexe, comme le montre la figure 23.
L'adhésif est alors séché ou torréfié dans un four chauffé; l'opé- ration de séchage est facilitée par la circulation de l'air dans l'espace intermédiaire 112. On retire enfin les chevilles et le treillis est achevé et peut être enlevé.
Des treillis à spires obliques 110 (figure 25) peuvent être confectionnés d'une manière semblable. La confection de treillis à enroulement en forme de spirale 105 est indiquée dans la figure 24. Les extrémités 102 des chevilles sont relevées au-dessus de la surface de la plaque de fond au fur et à mesure de
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l'enroulement. Les extrémités 104 des chevilles' se trouvent encore en-dessous de la surface.
On a montré que la présente invntion a pour objet un détecteur de déformations extraordinairement simple nécessitant peu de précautions dans son emploi, qui se caractérise par une faculté d'adaptation extrêmement élevée et une grande sensibi- lité. Il se distingue, en outre, - comparé à d'autres appareils de mesures de déformations fondés sur un principe électrique - par une parfaite simplicité de forme, les frais de fabrication les plus faibles possibles, un mode d'emploi très simple. Le poids et le volume les plus faibles que l'on puisse concevoir sont d'autres avantages caractérisant ce détecteur qui n'ont été réalisés par aucun des autres dispositifs connus jusqu'à présent.
L'invention convient particulièrement à l'exécution dressais de choc; mais il va de soi que le nouveau détecteur de déformations comporte des possibilités d'applications infinies.
D'autre part, l'appareil collecteur d'allongements fournit des possibilités d'emploi qui sont en dehors des exemples d'applica- tions exposés.