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" PERFECTIONNEMENTS AUX FOURS A VAPEUR "
On sait que l'on utilise actuellement pour certaines applications, notamment dans la boulangerie, des fours à va- peur comprenant essentiellement des faisceaux tubulaires complètement fermés sur eux-mêmes et renferma.nt un liquide dont la vaporisation est provoquée en chauffant les extrémi- tés de ces faisceaux.
Cas fours présentent de sérieux inconvénients, no- @ tamment lorsqu'ils sont chauffés au mazout, ou autres combus- tibles liquides ou gazeux. Le potentiel thermique particuliè- rement élevé des combustibles de ce genre oblige en effet, à. protéger au moyen de parois réfractaires les extrémités des tubes inférieurs à chauffer; ces parois constituent alors de véritables barrages empêchant le passage des calories; en particulier le faisceau tubulaire inférieur chauffe moins
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vite que les autres, ce qui rend impossible tout travail normal et rationnait
La présente invention remédie à ces inconvénients.
Elle est essentiellement caractérisée par le fait que le chauffage est assuré par un brûleur du type décrit dans la derande de brevet français déposée par la Demanderesse le 16 Août 1945 pour "Perfectionnements aux brûleurs à combus- tible liquide", ce brûleur étant réglé pour donner une flam- me aussi longue que le foyer qui est separé des extrémités des tubes à chauffer par une paroi réfractaire munie de per- forations donnant passage aux gaz chauds qui assurent ainsi le chauffage de ces tubes.
D'autres caractéristiques et avantages de la présen- te invention rassortiront de la description qui va sulvre, fajte en regard des deseins annexés qui représentent, sché- matiquement et simplement à titre d'exemple, diverses formes de réalisation des perfectionnements conformes à l'invention.
Sur ces dessins :
La figure 1 estune vue en perspective d'un foyer selon l'invention, suivant une première variante,
Les figures 2 et. 3 en représentent deux autres va- riantes.
La.. figure 4 est un schéma de l'installation générale d'un four de boulangerie conforme à l'invention.
Selon la première variante représentée sur la figure 1, le foyer se présente sous la forme d'un tunnel 1 en ma- tière réfractaire;le bruleur (non représenté), qui est avantageusement du type décrit dans la demande de brevet sus-mentionnée, est dispose à l'extrémité ouverte de ce foyer et projette ces longues flammes suivant toute la lon- gueur de ce dernier qui est fermé à son extrémité opposée.
Les gaz chauds s'échappent de ce foyer par des'ouvertures 2 pratiquées à la partie inférieure de 1. .une de ses parois
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latérales. Ils assurent ainsi'le chauffage des extrémités des tubes 3 des faisceaux tubulaires devant assurer le chauf- fage du four, Ces extrémités des tubes 3 sont régulièrement disposées le long de cette paroi du foyer. Leur chauffage est ainsi assuré de façon régulière et rationnelle sans que les gaz chauds exercent sur eux un effet dynamique direct. Les risques de détérioration de ces tubes sont done pratiquement supprimés, et cela, malgré le haut potentiel thermique du combustible utilise ..-Des bouchons amovibles 4 permettent de laisser échapper une partie des gaz chauds directement vers le haut .
Dans la variante de la figure 2, toujours applicable au cas où le brûleur est dispoé en bout du foyer, ce dernier est simplement détermine par une paroi 5 munie d'ouvertures 6.
Par contre, la variante de la figure 3 (qui est une vue en plan-coupe) est applicable au cas où le chauffage du foyer se fait par le c8té. Les flammes du brûleur sont déviées par un déflecteur 7a dans les deux directions oppo- sées. On retrouve, là encore, la paroi 5 avec des ouvertures 6.
On a représenté sur la figure 4, le schéma de l'ins- tallation d'un four conforme à l'invention, avec ses diffé- @ rents organes de {réglage et de sécurité pour la marche nor- male au mazout,'l'alimentation en gaz étant prévue à titre de secours seulement.
La pompe 7 aspire le combustible du réservoir 8 et le refoule, par la tuyauterie 9, vers le brûleur 10. En 11, est raccordée une tuyauterie 12 formant s'iphon et.qui permet au mazout de retourner en circulation continue au réservoir 8.
Sur ce siphon, se raccorde, en 14, une tuyauterie antisiphon 15 qui permet d'obtenir, en ce point, la pression atmosphéri-
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que, l'air pouvant entrer par cette tuyauterie Grâce à cette disposition, on obtient toujours automatiquement la même pression du combustible sur le brûleur, ce qui est indispen- sable pour le régisse des calories dans un four à marcha presque continue.
Conformément à l'invention, on prévoit sur l'anti- siphon 15 une vanne magnétique 16 à. fermeture sous tension, servant an réglage de l'arrivés du mazout en fonction de la température ainsi qu'à la sécurité. A l'obtention de la température normale de cuisson, un thermostat 17 envoie du courant à. la vanne 16 qui se ferme et supprime l'antisiphon 15, ce qui supprime la pression du mazout sur le brûleur;de ce fait, et du fait également de la contrepression qui se développe dans la tête du brûleur, le débit devient nul. Le brûleur continue toutefois à recevoir l'air primaire qui ar- rive par la tuyauterie de refoulement 15 d'un compresseur 19 dont la tuyauterie d'aspiration est représentée en 20.
Lorsque, comme indiqué plus haut, le thermostat 17 a provo- qué l'arrêt du débit du mazout, l'air primaire qui continue à arriver, assure le refroidissement du brûleur et empêche tout cracking.
Lorsque la température du four redescend, la vanne 16 se rouvre; le brûleurest alors de nouveau alimenté en combus- @l@le et air et son resullumage est assuré automatiquement par une veilleuse 21. Cette dernière constitue, en quelque sorte, un petit brûleur auxiliaire qui peut être alimenté soit en émulsion mazout-air,'soit en gaz de ville. Cette veilleuse pourra être avantageusement du type décrit dans le brevet français N 909.876 du 9 Novembre 1944, cette veilleuse étant alors alimentée en courant haute tension par l'Intermédiaire du transformateur 22.
En 23 est représenté un protectost at qui arrête auto-
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matiquement le chauffage si les flammes sont trop longues (excès d'alimentation en mazout ou défaut d'ouverture du registre de tirage de la cheminée). Ce protectostat est pla- cé dans la position limite où les flammes ne doivent pas parvenir.
Sur la tuyauterie d'aspiration 20 du compresseur, est intercalé un robinet à trois voies 24 qui permet l'ali- mentation du brûleur en air ou en gaz combustible.
La présente'invention vise enfin un autre perfectio- nement aux fours du genre en question.. Etant donné qu'on n'a pas actuellement un approvisionnement convenable en tube "Perkins", on est obligé de les remplacer par des tubes doublés, ce qui augmente leur fragilité, surtout en ce qui concerne les deux premières rangées qui sont soumises direc- tement au feu. Conformément à l'invention, on prévoit, dans ce cas, le frettage des parties des tubes ainsi exposées au feu, au moyen de capotes en acier, nickel-chrome, "carborun- dum", ou tout autre matière.
Ces capotages protègent ainsi ces parties de tubes contre les coups de feu, sans toutefois les isoler thermiquement, ce qui diminuerait le rendement,
Il va d'ailleurs de soi que l'invention n'a été dé- crite et représentée ici qu'à titre explicatif et nullement limitatif et qu'on pourra y apporter toutes modifications utiles conformes à son esprit.