BE476734A - - Google Patents

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BE476734A
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Description


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  Perfectionnements aux plaques ou panneaux composés ou multiplex. 



   Cette invention se rapporte entre autres à des perfec- tionnements aux plaques ou panneaux composés, propres à être em- ployés dans les cas où il est désirable d'avoir des plaques ou panneaux de résistance durable, élastiques quoique rigides, bien planes et insensibles à l'humidité,   comm   pour la fabrication de   boltes,   bidons, caisses, cloisons, etc.. 



   L'invention se rapporte aussi à des perfectionnements aux plaques ou panneaux composés comprenant une mince feuille de bois de placage recouverte sur chaque face d'une feuille de papier Fourdrinier ou de papier calandré, non saturé mais préalablement encollé et séché. 



   L'invention concerne également des plaques ou panneaux composés perfectionnés qui sont particulièrement avantageux comme sous-tapis pour linoléums et autres couvre-parquet élastiques ou 

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 compressibles analogues, mais qui se prêtent aussi à d'autres applications, comme par exemple la fabrication des caisses   d'em-   ballage, des parois, etc. 



   Tout emploi d'un sous-tapis rigide pour des couvre- parquet de la nature du linoléum présuppose ordinairement l'exis- tence d'un plancher présentant des irrégularités de surface, des joints, etc., qui produiraient des empreintes dans le lino- léum ou autre couvre-parquet et se marqueraient aussi à la sur- face du couvre-parquet si celui-ci était placé avec ou sans thibaude directement sur le plancher.

   Ainsi, pour être efficace, un sous-tapis doit présenter une rigidité et une élasticité telles qu'il soit capable de couvrir d'une façon permanente les dépres-   sions   et les fissures du plancher et des précautions doivent aussi être prises pour empêcher le gauchissement ou les défor- mations du sous-tapis et permettre un glissement relatif du sous-tapis et du couvre-parquet pour tenir compte des dilata- tions et contractions qui, sans cela,pourraient détacher le linoléum du sous-tapis. 



   Il a été proposé précédemment d'employer du bois contreplaqué comme sous-tapis pour les couvre-parquet, ainsi que des plaques de fibres multiplex. Toutefois,   l'expérience   a montré maintenant que les sous-tapis en bois contreplaqué anté- rieurs sont sensibles aux attaques de l'humidité, qui les gau- chit et fait se décoller le linoléum du sous-tapis, et les dif- férentes couches de ce dernier les unes des autres. Le couvre- parquet se gondole ou se fend, ce   qui.en   plus de l'aspect dé- sagréable, occasionne encore une usure irrégulière des parties abîmées.

   Les plaques multiplex fibreuses employées précédemment n'ont pas donné satisfaction parce qu'elles sont compressibles et épousent graduellement les irrégularités du plancher, et que ces irrégularités se marquent bientôt à la surface du couvre- parquet. 

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   Le sous-tapis en contreplaqué proposé jusqu'ici était une plaque de bois de placage d'une épaisseur de l'ordre d'un dmi-pouce (12,5 mm) et comportait cinq feuilles superposées ou davantage, probablement en vue de réduire au minimum l'action de l'humidité. Un sous-tapis épais n'est pas recommandable car il élève la surface du couvre-parquet dans une telle mesure qu'il gêne fréquemment le bon fonctionnement des portes et est encore indésirable sous d'autres rapports.

   Aussi, l'un des buts de la présente invention est-il d'établir un sous-tapis en contre- plaqué mince suffisamment rigide pour résister aux déformations sous le poids d'une personne et assez élastique pour revenir à plan l'état/initial lorsque la pression normale à laquelle il a été soumis a cessé de s'exercer, et présentant des surfaces proté- geant l'âme en contreplaqué contre l'humidité. 



   Un autre but de l'invention est de fournir un sous-   tapis   qui présente une rigidité et une élasticité capables de masquer d'une façon permanente les inégalités d'un plancher et qui soit protégé contre le gauchissement et le gondolement sous l'action de l'humidité par des feuilles protectrices imperméables constituant aussi un moyen de rendre les différences de dilata- tions et de contractions inoffensives quant au décollement du couvre-parquet et du sous-tapis. 



   Un autre but est de combiner les qualités précitées de rigidité et d'élasticité dans un sous-tapis dont l'épaisseur totale soit commercialement admissible. 



   Un autre but de l'invention est d'établir un sous-tapis en contreplaqué comme décrit ci-dessus, présentant une surface protectrice qui joue le rôle de la thibaude usuelle à laquelle 'le couvre-parquet est fixé par un adhésif, de manière à éliminer la nécessité d'une thibaude spéciale. 



   Une particularité de l'invention réside dans l'utili- sation d'une substance imperméable à l'humidité qui reste indé- 

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 finirent quelque peu collante et d'une substance insoluble dans l'eau qui devient relativement dure en faisant prise et colle entre elles solidement et de façon permanente les différentes tout couches composant le sous-tapis/en formant avec la substance collante un véritable barrage s'opposant au passage de l'humidité. 



   L'invention a en outre pour but de perfectionner d'une façon générale les plaques ou panneaux composés et particulière- ment ceux destinés à servir de sous-tapis pour des couvre-parquet. 



   Pour atteindre ces buts et leurs résultats, on consti- tue l'âme du sous-tapis d'une feuille de bois rigide, de préfé- rence du bois contreplaqué, sur chacune des faces duquel on applique une feuille de papier   imprégné. j'une   substance imperméa- ble   à.   l'humidité,   l'une   des feuilles de papier au moins pré- sentant la caractéristique supplémentaire de rester indéfini- ment quelque peu collante. 



   Chaque feuille de barrage est collée à l'âme en bois par une mince pellicule d'un adhésif insoluble dans l'eau qui, conjointement avec les feuilles de barrage, assure un isolement efficace du bois contre l'humidité. De préférence la pellicule insoluble dans   l'eau   présente une forte affinitéà la fois pour le bois et pour les fibres du papier imprégné, mais elle ne pé- nètre pas beaucoup   au-delà   de la surface du papier imprégné. 



  Ainsi, lorsque la pellicule insoluble dans l'eau durcit en fai- sant prise, les fibres qui se trouvent au sein de la feuille de papier restent libres de glisser les unes par rapport aux autres, de manière à permettre les différences de dilatations et contractions telles qu'il s'en produit entre le couvre-parquet et le sous-tapis sans décollement de ceux-ci. 



   Les feuilles de papier de barrage sont de préférence relativement minces. Elles peuvent être faites,par exemple, de fibres feutrées, comme du   papier-feutre,,   dont le feutrage est 

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 effectué sous une pression considérable, de telle sorte que les feuilles de barrage sur les deux faces de l'âme en bois n'aug- mentent pas induement l'épaisseur totale du sous-tapis. Néanmoins la couche de fibres feutrées imprégnées de chaque feuille et la pellicule d'adhésif insoluble dans l'eau résistent efficacement au passage de l'humidité et permettent un glissement latéral relatif des fibres médianes, dans le but exposé ci-dessus. 



   Dans les dessins annexés : 
Fig. 1 est une coupe verticale d'un plancher sur lequel est appliqué le sous-tapis perfectionné et qui est pourvu d'un couvre-parquet en linoléum posé sur le sous-tapis; 
Fig. 2 est une vue en perspective, à plus grande échelle, d'un fragment d'un coin du sous-tapis perfectionné, les coins des feuilles de barrage étant détachés de l'âme. 



   Sur ces dessins, Fig. 1 montre un plancher brut 10 sur les solives usuelles 12 et un parquet 14 sur ce plancher. 



  Des parties usées 15 et des fissures 17 entre les planches du parquet sont représentées avec exagération sur cette figure pour accentuer les caractéristiques de rigidité du sous-tapis 
16 perfectionné/posé sur la surface irrégulière du parquet 14. Un couvre-parquet 18 est posé sur le sous-tapis. 



   Comme le montre la Fig. 2, le sous-tapis comprend une âme de bois à la fois rigide et élastique 20 constituée de pré- férence de trois feuilles de bois de placage qui, suivant une forme d'exécution pratique de l'invention,peuvent avoir chacune une épaisseur de 1/20 de pouce (1,25 mm) approximativement. 



  Elles peuvent être plus épaisses ou plus minces suivant qu'on le désire et sont contre-plaquées. Le nombre de feuilles peut varier suivant la destination. Les bois de placage sont,de pré- férence, mais pas nécessairement, des bois provenant d'arbres à feuilles caduques, tels que le hêtre, le bouleau, par exemple, 

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 qui ont des fibres serrées et sont suffisamment résistants pour permettre l'emploi d'une âme plus mince que si l'on faisait usage d'un bois plus fragile à fibres plus ouvertes. Les feuilles de barrage 22 appliquées sur les faces opposées du   contreplaqué   sont de préférence constituées par des feuilles de papier feutré imprégnées plutôt abondamment d'une substance appropriée imper- méable à l'eau, comme l'asphalte, par exemple.

   L'asphalte ou autre substance est de préférence d'une consistance et d'une nature qui lui permettent de pénétrer facilement comme un li- quide dans la feuille de papier feutré tout   en   restant indéfini- ment un peu collante. Sur la Fig. 2 du dessin, la substance im- perméable à l'eau est indiquée en 26 par les points irréguliè- rement dispersés parmi les lignes disposées   pêle-mê@e   28 qui représentent les fibres feutrées du papier. 



   Suivant   l'invention,   ces feuilles de barrage en papier 22 sont solidement collées à   l'âme   en contreplaqué par une   pel-   licule de colle insoluble dans l'eau, indiquée sur la Fig. 2 par le pointillé 30. Cette colle 30 peut être de tout genre approprié mais on a trouvé qu'une colle de résine d'urée possède une affinité suffisamment forte tant pour le bois que pour le papier imprégné et quelle ne pénètre pas considérablement ni dans la surface du bois ni profondément dans la structure du papier sous la pression et la chaleur requise pour la prise de la résine.

   Dans le cas de feuilles de barrage en papier, ceci est considéré comme étant très important parce que les fibres feutrées du milieu de la feuille de papier sont ainsi laissées dans un état où leurs déplacements relatifs dans le plan de la feuille ne sont restreints que par l'asphalte qui ne s'est pas   durcie   et cette .partie du papier peut de cette façon jouer dans la mesure nécessaire lorsque des dilatations différentes provoquent des efforts dans le plan de la feuille. Ce jeu des 

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 fibres du papier de barrage soustrait la colle reliant le couvre- parquet au sous-tapis aux efforts qui, sans cela,pourraient pro- voquer un décollement.

   On peut employer n'importe quel papier approprié pour les feuilles de barrage 22, mais on a trouvé que le papier feutre possède les caractéristiques désirables de résistance et d'aptitude à absorber de notables quantités d'as- phalte ou autre agent imperméable à l'humidité. Les feuilles de papier 22 peuvent être relativement minces, 16 millièmes de pouce (0,4 mm) d'épaisseur, par exemple, de manière à n'apporter qu'un faible supplément à l'épaisseur totale du sous-tapis. Néan- moins ces feuilles, traitées comme c'est indiqué ci-dessus,co- opèrent effectivement avec la colle de résine d'urée pour ga- rantir   l'âme   de bois contre l'absorption de l'humidité provenant de l'atmosphère et du ciment soluble dans l'eau, habituellement une variété de lignine, employé pour fixer le couvre-parquet au sous-tapis.

   Des feuilles de papier de l'épaisseur mentionnée constituent un moyen efficace d'assurer entre le linoléum et le sous-tapis le jeu nécessaire pour absorber les différences de dilatation et de contraction qui peuvent se produire notamment entre le couvre-parquet et le sous-tapis. 



   Le terme "plancher" est employé ici dans le sens le plus large pour signifier tout plancher rugueux et irrégulier, ou autre support sur lequel les plaques composées peuvent être posées. 



   En service, le sous-tapis perfectionné sera disposé comme c'est représenté sur la Fig. 1 et pourra,si on le désire, être collé au sous-plancher, bien qu'il soit préférable de le fixer par des clous ou des vis non représentés. Le sous-tapis est posé sur le plancher de préférence en disposant,les fibres parallèles de plus d'une de ses feuilles transversalement par rapport aux fissures du plancher. Comme on le voit sur la Fig. 1, le sous-tapis enjambe les places usées et les fissures du plan- 

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 cher, mais en raison de son élasticité, il peut s'enfoncer tem- porairement mais revient élastiquement da.ns sa position normale aussitôt que la charge est supprimée.

   La feuille de barrage 22 sur la face inférieure du sous-tapis coopère avec la pellicule de colle insoluble dans l'eau 30 comprise entre elle et   l'âme   de bois pour isoler l'âme en la protégeant contre l'humidité qui peut s'infiltrer à travers les fissures du plancher ou autre- ment entre le plancher et le sous-tapis. La feuille de barrage imprégnée supérieure 22 coopérant avec la pellicule conjuguée de colle insoluble da.ns l'eau 30 isole efficacement de la même manière la face supérieure de l'âme en la protégeant contre l'humidité provenant de l'atmosphère et du ciment du linoléum. 



   Le sous-tapis sera ordinairement fourni dans le com- merce en plaques ou panneaux rectangulaires présentant des di- mensions convenables pour pouvoir être transportés et manuten- tionnés   convenablement,   par exemple en carrés de 4 pieds   (1,20   m) ou de dimensions supérieures ou inférieures. 



   Les feuilles de bois de   l'âme   contreplaquée sont de préférence collées l'une à l'autre au moyen d'une colle ou d'un adhésif insoluble dans   l'eau,   comme,par exemple, une résine d'urée, qui forme une pellicule impénétrable à l'eau entre les feuilles de bois. 



   Bien que les feuilles de barrage aient été décrites ci-dessus comme étant identiques, ceci ne doit pas nécessairement être le cas lorsqu'il n'est pas indispensable que la feuille de barrage inférieure soit en papier feutre mais peut être plus dure, comme une feuille de papier Kraft ou autre feuille plus dure et peut être rendue imperméable à l'eau par un asphalte plus dur ayant un point de fusion plus élevé, son rôle principal étant d'empêcher l'âme de bois d'être soumise à   l'humidité   qui peut se trouver dans l'air en contact avec la surface inférieure du sous-tapis, ainsi que cela se présente lorsque celui-ci est placé 

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 au-dessus d'une cave, par exemple. 



   Le sous-tapis se'fabrique en assemblant les diffé- rentes couches ou lames de bois de placage et les feuilles jux- taposées imprégnées d'asphalte au moyen de pellicules liquides de résine à prise thermique dans une presse à plaques plates sous une pression appropriée, par exemple deux cents livres (90 Kg) par pouce carré (6,25 em2) et, dans le cas où les couches ou lames de bois sont compensées, comme lorsqu'il existe un nombre 'impair de couches, à une température suffisante pour assurer la prise de l'adhésif de résine ou l'amener à son état infusible. 



  La température peut être de deux cent cinquante degrés Fahrenheit, ou environ, et être maintenue assez longtemps pour effectuer la transformation. A cette température l'asphalte des feuilles de papier de recouvrement est liquide, ce qui empêche la résine liquide de pénétrer dans les feuilles de papier dans une mesure préjudiciable. 



   Lorsque les couches ou lames du contreplaqué ne sont pas compensées, c'est-à-dire, lorsqu'il y en a un nombre pair, il peut être parfois préférable de placer le panneau composé, après compression, dans un local chauffé à environ cent vingt degrés Fahrenheit;par exemple, pendant un temps suffisant, soit de six à douze heures, pour que l'adhésif fasse prise, un cata- lysateur approprié étant utilisé conjointement avec l'adhésif pour obtenir la prise ou la polymérisation de la résine dans les li- mites de cette température et de cet intervalle de temps pour produire une plaque ou un panneau composé   plan:.   



   Sur la Fig. 3, la plaque représentée est une variante ,où le bois de, placage possède des faces extrêmement dures pour résister à l'abrasion. La plaque composée, représentée sur la Fig.   3,   comporte une âme en bois de placage 1, de préférence en bois d'une essence à feuilles caduques, telle que le hêtre, le 

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 bouleau et autre essence semblable, d'une épaisseur de l'ordre de 1/20 de pouce (1,25 mm) bien que d'autres espèces de rois de placage plus épais ou plus minces puissent être employées dans des cas particuliers. La feuille de bois de l'âme 1 est recouverte sur ses faces opposées de feuilles asphaltées 2, 4 en papier, les feuilles de papier étant collées à   l'âme   par un adhésif 6 qui est de préférence une résine insoluble dans l'eau.

   On a trouvé que la résine d'urée convient particulièrement comme adhésif parce qu'elle a une forte affinité tant pour le bois que pour les fi- bres du papier asphalté et peut être insoluble dans l'eau. 



   Les feuilles de recouvrement en papier 2, 4 peuvent être en papier fort Fourdrinier qu'on peut trouver plus facile- ment en quantités nécessaires que le papier fort calandré. La feuille peut présenter, par exemple, une épaisseur de seize mil- lièmes de pouce   (0,4   mm) pour une épaisseur de un vingtième de pouce   (1,25.mm)   ou plus forte de l'âme. L'épaisseur de la feuille n'est pas critique bien que,d'une façon générale,il soit dé- sirable de faire varier   proportionnellement   les épaisseurs de   l'âme   et des feuilles de recouvrement.

   Toutefois, il doit être entendu que cette proposition n'exclut en aucune façon le papier fort calandré qui, si on en dispose, peut être utilisé suivant 7.'invention en assurant des avantages déterminés au point de vue de la résistance à la traction pa.r rapport au carton Fourdrinier et qui, s'il est traité suivant les indications données ici, procure une surface rigide et solide, plus ré- sistante à   l'abrasion   que le papier Kraft   précitée   ainsi qu'une plaque ou un panneau composé qui ne se gauchit pas rapidement lorsqu'il reste en contact avec de l'eau pendant de longues périodes.

   Toutefois, la présente invention assure des avantages spéciaux à la plaque composée qui peut utiliser le papier Fourdrinier et servir à de nombreux usages pour lesquels on avait   jusqu'ici   recours d'une manière satisfaisante aux panneaux de 

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 papier Kraft connus et d'une manière moins ou pas du tout sa- tisfaisante à d'autres systèmes de panneaux. 



   L'asphaltage des feuilles de papier, qu'il s'agisse de Kraft Fourdrinier ou de Kraft calandré, ou d'un autre genre de papier fort convenable, peut s'effectuer en faisant circuler le papier à travers un bain d'asphalte liquide chaud présentant la consistance voulue pour lui permettre de pénétrer facilement dans la feuille de papier. Toutefois, d'autres manières d'ef- fectuer une imprégnation satisfaisante sont connues des hommes du métier. De préférence on emploie un asphalte à point de fu- sion relativement élevé, comme par exemple de l'asphalte fon- dant à environ 1900 F tandis que la pellicule ou couche de colle de résine entre les feuilles possède une température de fusion et de conversion plus élevée. 



   Sans leur laisser le temps de'sécher ou attendre qu'elles soient à l'état sec, on peut combiner les feuilles de papier as- phaltées 2,4 avec une âme de bois de placage 1 en appliquant sur les surfaces de juxtaposition des feuilles une colle appropriée. 



  La colle peut être appliquée en bois de placage, mais comme celui-ci tend à absorber l'eau, particulièrement dans les fis- sures, et se gonfle en conséquence, il est préférable d'appli- quer la colle résineuse aux feuilles de papier. Après que l'adhé- sif a été appliqué au papier on peut fixer ce dernier immédia- tement au bois de placage ou on peut le sécher, l'enrouler et l'employer ultérieurement. La colle peut être à l'état liquide ou dans certains cas sous forme de feuilles sèches. Dans ce der- nier état, le dissolvant liquide, c'est-à-dire l'eau, l'alcool, l'acétone, etc. est pratiquement inexistant. En tout cas, même lorqqu'on emploie une colle à l'état liquide, la quantité de dissolvant doit être aussi faible que possible si l'on veut ob- tenir une bonne adhésion.

   Normalement, 5 à 20 livres (2,25 à 9 Kg) de dissolvant par 1000 pieds carrés (90 m2) de surface 

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 couverte de colle, approximativement, donnent de bons résultats pour la plupart des plaques. La colle est de préférence insoluble dans l'eau dans son état final et est thermo-durcissable   c'est-   à-dire est ou devient liquide une température élevée déterminée et fait prise en durcissant lorsque la température élevée est appliquée pendant un temps suffisant. La résine d'urée est une colle recommandable. Elle procure un solide assemblage entre   l'âme   en bois de placage et le papier asphalté dans les condi- tions combinées ci-dessous spécifiées et elle constitue un bar- rage insoluble dans l'eau entre une feuille de recouvrement et l'âme en bois.

   Bien que la résine d'urée soit particulièrement désirable comme colle et qu'elle soit par conséquent préférée pour ses propriétés qu'on n'a pas trouvées jusqu'à présent, au moins à un degré aussi prononcé, dans d'autres colles, il existe néanmoins d'autres colles, comme par exemple, les résines de   phénol-formaldéhyde,   qu'on peut utiliser lorsque l'emploi d'une pareille résine est admissible. D'autres résines, telles que les résines de   mélamine,   de furfural, de   polyvinyle,   et l'un quelconque des ciments de caoutchouc synthétique, tels que les   "pliobond",     "cycleweld",     "réanite",   etc. peuvent être utilisés. 



  Toutes les résines peuvent être employées dans des dissolvants tels que l'eau, l'alcool,l'acétone, etc. 



   La feuille qui constitue l'âme en bois et les feuilles de recouvrement asphaltées sont assemblées dans une presse à plaque chaude chauffée approximativement à 2600 F ou à une tem- péra.ture voisine, et sous une pression d'environ 200 livres par pouce carré. Dans ces conditions, la résine d'urée se trouve dans sa phase fusible et, si elle est solide, elle devient liquide, mais lorsqu'on continue à appliquer cette température pendant une durée de une à trois minutes, elle se transforme à l'état solide insoluble où elle s'interpose entre le papier et le bois 

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 sous forme d'une mince pellicule fortement adhérente à la fois au papier asphalté et à l'âme ou bois de placage.

   Dans la presse à chaud, l'asphalte des feuilles de recouvrement est aussi liqué- fié par la température élevée et il est refoulé par la pression en contact intime avec les fibres et éventuellement dans les fibres du papier et dans les interstices des fibres de papier feutré. La colle fluide est aussi refoulée dans les interstices du papier, aussi bien que de l'âme en bois, de manière à assurer ainsi un bon assemblage du bois et du papier lorsque la colle fait prise et devient solide. 



   Le degré d'imprégnation des feuilles de papier avec l'asphalte est de préférence notable sinon complet. Par exemple, des feuilles de papier Kraft Fourdrinier de seize millièmes de pouce (0,4 mm) d'épaisseur et pesant quarante deux livres (19 Kg) par mille pieds carré (90 m2) avant asphaltage et quatre-vingt- quatre (38 Kg) par mille pieds après asphaltage, ont donné en- tière satisfaction dans l'exécution pratique de l'invention. On imprègne le papier calandré dans unemesure similaire. Ceci est considéré industriellement comme une saturation à cent pour cent du papier par l'asphalte.

   Un degré d'imprégnation moindre n'offre pas d'inconvénients pour certains usages, comme par exemple s'il s'agit d'assurer la résistance aux effets de l'humidité, vu que la pression d'assemblage a pour effet sinon de faire pénétrer l'asphalte du moins d'en recouvrir les fibres du papier, et la colle insoluble empêche l'humidité qui peut passer à travers les feuilles de recouvrement de pénétrer dans le bois. Toutefois si l'on veut obtenir une grande résistance à l'abrasion superfi- cielle, un degré élevé d'imprégnation est préférable. 



   Si on le désire on peut employer un degré d'imprégnation moindre, par exemple une quantité insuffisante pour saturer la feuille. De même, si on le désire, l'une quelconque des résines 

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 ci-dessus mentionnées, telle qu'une solution aqueuse d'urée ou de phénol-formaldéhyde peut être utilisée non   seulement   comme colle, mais aussi comme agent d'imprégnation. 



   Lorsqu'on enlève la plaque ou le panneau composé de la presse, après que la colle a fait prise, l'asphalte contenu dans le papier se trouve à une température supérieure à son point de fusion et se durcit lorsque la température est suffisamment descendue. La colle à la résine agit comme un barrage qui tend à empêcher l'asphalte de pénétrer dans le bois et réciproquement, l'asphalte tend à agir comme un barrage pour empêcher la résine de pénétrer dans le papier traité. 



   De pareilles feuilles de papier saturées d'asphalte forment lorsqu'elles sont appliquées sur une âme en bois de placage, sur les faces opposées de ce dernier et lorsque   l'as-   phalte a fait prise, des surfaces extrêmement dures et rigides qui résistent fortement à l'abrasion. Elles n'absorbent pas l'humidité et ne sont donc pas sujettes à se gonfler comme cela se produirait si l'humidité pouvait pénétrer dans le papier, et elles peuvent empêcher efficacement la pénétration de   l'humi-   dité dans l'âme en bois. 



   La colle de résine constitue un barrage supplémentaire      de chaque côté de l'âme en bois pour empêcher l'humidité d'at-   te.indre   celle-ci. 



   Une plaque ou un panneau composé pourvu d'une âme en .bois de placage recouvert de feuilles de papier mais dont le pa- pier n'est pas asphalté ni traité d'une autre manière suivant la présente invention se prêterait à l'attaque de   l'humidité   même si le papier était   imperméabilisé   conformément à la pratique courante appliquée dans la fabrication du papier qui comporte, en règle générale, l'emploi d'une colle de résine dans la pile à papier. Les papiers ordinaires sont plus ou moins résistants 

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 à l'humidité mais non imperméables à l'humidité.

   L'invention porte sur une imprégnation du papier par l'asphalte ou une ma- tière équivalente ayant la propriété, lorsqu'elle a fait prise, de former un recouvrement imperméable pour les fibres de papier et produire entre les fibres du papier un fort cimentage qui résiste efficacement à l'humidité et possède néanmoins une flexi- bilité suffisante pour permettre le pliage de la plaque composée, comme par exemple dans la fabrication des boites et autres objets analogues, sans rupture du papier traité. L'asphalte confère aussi de la durété et de la flexibilité aux surfaces exposées de la plaque composée, et il empêche le déplacement des fibres de la surface et rend ces surfaces extrêmement résistantes à toute action qui tend à les écorner ou les peler. 



   Les feuilles de recouvrement en papier imprégné sont relativement rigides et élastiques et tendent à maintenir plane la plaque composée. Alors qu'une feuille de papier Kraft calandré tend naturellement à rester plane, même lorsqu'elle a été main- tenue enroulée longtemps, le Kraft Fourdrinier, lorsqu'on le déroule, tend à prendre une forme de rouleau. L'imprégnation du Kraft Fourdrinier maintient toutefois ce papier plat, et le fait ainsi agir sous ce rapport dans la plaque composée d'une manière semblable au Kraft calandré. 



   Un asphalte ou une matière imprégnée ayant les qualités désirables de l'asphalte est préférable. La matière doit présen- ter une température de fusion relativement élevée, plus élevée que la température de prise de la colle, elle doit être dure et conférer une surface lisse compacte aux feuilles de recouvrement en papier, avoir une bonne élasticité, présenter, si elle est fluide, une faible viscosité pour pénétrer facilement dans le papier et s'unir convenablement aux fibres de papier, et être insoluble dans l'eau. Elle doit aussi être inerte chimiquement dans la plaque composée et posséder des qualités préservatives 

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 pour empêcher le développement des bactéries. 



   Une plaque composée suivant   l'invention   est imperméable à l'eau et insensible aux effets de l'humidité lorsqu'elle est employée en construction.   L'humidité   ne peut pénétrer dans l'âme que par les bords, si les bords sont exposés. Les fibres des feuilles de papier imprégné ne peuvent absorber l'humidité, de telle sorte que les feuilles ont peu tendance à changer de di- mensions. La colle insoluble dans   ].eau   empêche 1-'humidité qui peut pénétrer dans une feuille de recouvrement légèrement impré- gnée d'atteindre l'âme pour en provoquer le gauchissement. 



   Les caractéristiques ci-dessus mentionnées empêchant le gauchissement et provoquant le durcissement superficiel, ap- pliquées au Kraft   Fourdri-nier   peuvent être utilisées pour le Kraft cylindré qu'on trouve moins facilement,en donnant les mêmes   avantages;,   et comme ce dernier présente une plus grande résistance à la traction, la plaque composée résultante aura une résistance à la traction supérieure à la plaque composée pour- vue de feuilles de recouvrement en Kraft Fourdrinier. 



   Sur la Fig.   4,   la feuille de bois de placage indiquée en 34 présente des défauts 38, tels que des fentes ou des noeuds. 



  Une feuille de papier 36 est appliquée sur chaque face du bois de placage. Un papier Kraft ayant une prédominance des fibres dans un sens, comme celui produit à la machine à   calandrer.,   est préférable. Toutefois un autre papier que le papier Kraft et notamment du papier fabriqué à la machine Fourdrinier peut être satisfaisant lorsque la résistance maximum n'est pas né-   cessaire.   



   Le papier Kraft   calandré   est posé de telle manière que la direction des fibres dans chacune des faces est perpendi- culaire à la direction des fibres du bois de placage. Ainsi, on obtient un contreplaqué où la plus grande résistance des feuilles 

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 de papier se présente dans une direction transversale à l'axe de plus faible résistance du bois de placage et renforce celui-ci. 



  De même le bois de placage renforce les feuilles de papier. 



   La colle peut être appliquée soit au bois de placage soit au papier: Toutefois, si la colle est appliquée au bois, l'humidité peut être absorbée dans celui-ci particulièrement par les fentes et les fissures. De préférence, la colle est ap- pliquée au papier ou autre feuille fibreuse qui pourrait être employée comme recouvrement. On applique alors le papier immédia- tement sur le bois de placage, ou bien on le laisse sécher par- tiellement. Si on le désire le papier peut aussi être complète- ment séché et réenroulé pour être employé ultérieurement. Une pellicule séparée de colle sèche telle que le   "Tego"   peut aussi être employée. Evidemment les résultats sont meilleurs lorsqu'il y a moins de dissolvant dans la colle, car il y a moins d'humidi- té absorbée par le bois et le papier.

   Le dissolvant doit   compor-   ter moins de 10 livres (4,5 Kg) de dissolvant par 1000 pieds carrés (90 m2) de surface couverte pour obtenir les meilleurs résul- tats dans certaines planches. Si le papier est complètement séché, la chaleur, comme celle produite dans une presse à chaud,, a pour      effet.de rendre la colle visqueuse de manière qu'elle puisse être appliquée au bois de placage. 



   Tout adhésif ordinaire, tel que les colles animales ou d'amidon, les compositions asphaltiques, ou diverses résines thermoplastiques ou thermo-durcissantes, comme celles mentionnées précédemment, peut être employé. Il est préférable d'utiliser une résine, telle qu'une solution aqueuse ou alcoolique d'urée-formal- déhyde ou de phénol-formaldéhyde étendue ou non de farine.' 
Les faces du papier peuvent être imprégnées dans une mesure limitée ou être complètement saturées d'asphalte ou de l'une des résines ordinaires mentionnées précédemment. Toutefois, lorsqu'on désire une plaque robuste quoique peu coûteuse, il est 

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 préférable d'employer un papier Kraft cylindré non saturé, lisse, auquel on applique un mince recouvrement superficiel de l'une des colles précitées.

   Ainsi, le papier consolide le bois de placage et masque en même temps toutes les imperfections de ce dernier. 



   La pression employée dans le dispositif représenté sur les   Figs.   1 à 4 est normalement une faible pression, notam- ment, une pression d'environ 200 livres (90 Kg) par pouce carré (6,25 em2) telle que celle utilisée dans la fabrication du bois de placage où il suffit que la pression soit assez élevée pour assurer un bon cimentage entre les lames du bois de placage. 



  Une autre variante de l'invention consiste à employer une haute pression,   notamment,   une pression voisine de 1500 livres (675 Kg) par pouce carré (6,25 cm2). Si l'on utilise la haute pression et si une feuille de support renfermant un pourcentage élevé de résine est introduite entre les lames alternées du bois de pla- cage, aucune opération séparée de collage n'est nécessaire, vu qu'un excès de résine s'écoule des feuilles de support. De même, on peut appliquer une face de papier externe sur la face exté-   @ieure   du   panneau.   En d'autres termes, cette variante ressemble à celle représentée sur la Fig. 2 mais où la colle de résine entre les lames de bois de placage est remplacée par une feuille de support contenant de la résine. 



   Un procédé de fabrication de plaque à haute pression consiste à   conreplaquer   trois lames de bois et à introduire entre ces lames une feuille de papier saturée ou à peu près sa- turée de résine. Des recouvrements externes en papier sont de préférence appliqués de part et d'autre du panneau. Le nombre de lames de bois de placage et de feuilles-support fibreuses ou en papier peut varier suivant la destination. 



   On peut recommander de constituer chaque feuille d'un 

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 papier légèrement feutré, de la nature d'un papier buvard, dur, compressible, absorbant et d'une épaisseur se rapprochant de celle d'une feuille de bois de placage sans devoir nécessaire- ment lui être égale. Chaque feuille-support est imprégnée d'une matière d'imperméabilisation pour les lames de bois, comme, par exemple, une résine artificielle ainsi qu'il a été mentionné pré- cédemment. Par exemple, une feuille-support contenant une résine phénolique a donné de bons résultats, la feuille de l'épaisseur ci-dessus indiquée contenant 40% de résine, c'est-à-dire que 100 livres (45 Kg) de feuille de papier contenaient 40 livres (18 Kg) de résine.

   La feuille de papier peut contenir plus de résine, mais pour de nombreux usages on a trouvé qu'il n'était pas nécessaire d'employer une plus grande quantité de résine. 



  La teneur en résine peut évidemment, être réglée pour répondre à des conditions spéciales que doit remplir la plaque suivant l'invention. 



   Dans le cas où il est fait usage d'un plus faible pour- centage de résine, la quantité de résine peut être trop faible pour saturer la feuille-support même lorsque la feuille est com- primée. Dans ce produit il n'y a pas d'excès, ou pas un excès suffisant, de résine s'écoulant de la feuille fibreuse pour donner un bon collage, de telle sorte qu'il sera nécessaire d'appliquer un recouvrement superficiel séparé tant sur la feuille fibreuse que sur le bois de placage. De préférence, on appliquera le recouvrement sur la feuille fibreuse plutôt que sur le bois de placage, en vue d'éviter que les fibres du bois ne puissent se dresser.

   Ce procédé de fabrication du produit comprend l'opération du recouvrement additionnel, mais la quan- tité totale de résine employée à la fois'pour l'imprégnation et le recouvrement peut être moindre que dans le cas de l'imprégna- tion seule tout en produisant encore une plaque à face de résine dure. Les résines pour l'imprégnation partielle et pour le re- 

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 couvrement peuvent,si on le désire, être différentes. Par exemple on peut employer une solution aqueuse d'urée-formaldéhyde comme agent d'imprégnation et une solution de mélamine-formal- déhyde comme recouvrement superficiel ou comme colle. La quantité de résine employée dans l'imprégnation partielle peut dépendre entièrement du degré de dureté qu'on désire donner à la surface de la plaque. 



   Pour   Inexécution   de la plaque imprégnée composée on assemble les feuilles de bois de placage sèches ouvertes ou non imprégnées avec des feuilles-support intercalaires sèches, les feuilles étant superposées et une feuille-support se trouvant sur le fond de la pile tandis qu'une autre feuille-support est placée sur le sommet de la pile, si la plaque doit présenter des surfaces lisses exposées à la résine. La pile est disposée entre les plaques chauffées d'une presse, dont les plaques présentent des surfaces plates lisses ou polies si les surfaces exposées de la pile doivent être plates et doivent aussi avoir un aspect lisse et poli.

   Les plaques chauffées sont alors amenées contre la pile et la pression est maintenue pendant un temps suffisant pour que la résine contenue dans les feuilles-support devienne fluide afin de pouvoir pénétrer dans les couches de bois de placage et finalement faire prise ou se transformer à l'état insoluble. On   comprendra   que la résine de la feuille- support s'y trouve, avant   l'application   de la chaleur et de la pression, dans son stade intermédiaire ou fusible. Sous l'ac- tion   combinée   de la chaleur et de la pression de la presse, la résine contenue dans les feuilles-support se fond ou se liquéfie et une quantité suffisante est forcée de s'écouler ou est exprimée des feuilles de support pour être refoulée dans le bois en con- tact intime avec les feuilles-support. 



   La température à laquelle la pile est soumise dans la presse dépend de la nature de la résine et de la température à 

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 laquelle celle-ci devient fluide et à laquelle elle est finale- ment amenée dans son troisième et dernier stade d'infusibilité permanente. Pour une résine phénolique à une pression de quinze cents livres par pouce carré ou davantage, une température d'ap- proximativement trois cent cinquante degrés Fahrenheit pourra généralement convenir, cette température et cette pression étant maintenues pendant un temps suffisamment long pour permettre la pénétration des lames de placage et la solidification de la ré- sine dans les lames ou couches et les feuilles-support.

   Pour as- surer l'imprégnation et le collage d'une plaque composée, de lames de bois d'une épaisseur de un vingtième de pouce, il est avanta- geux de maintenir une pression de quinze cents livres et une température de trois cents degrés Fahrenheit pendant quinze minutes. Pour des bois de placage formés de cinq lames d'un vingtième de pouce d'épaisseur, la même température et la même pression sont maintenues pendant vingt cinq minutes. Ces tempé- ratures pressions et intervalles de temps sont variables et dé- pendent entre autres choses de la nature de la résine et du nom- bre de piles dans la pressée La feuille-support actuellement utilisée renferme une résine qui fait prise en dix minutes ap-      proximativement à une température de trois cent cinquante degrés Fahrenheit. 



   La haute pression indiquée ci-dessus a pour effet im- portant de rendre compactes ,les feuilles -. support et, dans-'une mesure moindre, les lames ou couches du bois de placage, de telle sorte que les fibres des feuilles de support sont refoulées en liaison intime avec les fibres des lames du bois de placage de manière à occuper les vallées entre les nervures formées par les fibres des lames de placage. La compression de l'ensemble assure une réduction de l'épaisseur de 50% approximativement dont la majeure partie se produit dans les feuilles-support tendres et compressibles dont le volume se réduit probablement de 75% ou 

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 davantage.

   La compression de la feuille-support augmente sa teneur en résine de manière à dépasser le point de saturation, de telle sorte qu'une certaine quantité de résine est disponible pour l'imprégnation ou la pénétration des lames ou couches de bois de placage. Ainsi, un panneau ou une plaque établi de cette manière et comportant trois lames de bois de placage et quatre feuilles-support se rapproche comme résistance et rigidité d'un panneau ou une plaque à sept lames ou couches de bois de placage. 



   Il est clair qu'on obtient une nouvelle plaque ou panneau qu'on peut employer efficacement et économiquement pour remplacer les bois d'oeuvre ou le contreplaqué dans tous les types de construction ou de bâtiments. En d'autres termes, le matériau suivant l'invention peut être employé partout pour remplacer des constructions en bois d'un prix plus élevé de   100%.   



    REVENDICATIONS.    

**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.

Claims (1)

  1. 1.- Sous-tapis pour couvre-parquet élastique, caracté- risé en ce qu'il comporte une mince âme de bois composée de trois couches ou lames de bois de placage mince combinées avec une colle insoluble dans l'eau et disposées de manière que leurs fibres se croisent de manière à former un panneau ou une plaque composé, compensé pour résister au gauchissement dans n'importe quel sens, rigide pour résister à la.
    déformation due aux pres- sions normales qui s'y exercent et flexible pour revenir élasti-' quement dans sa position initiale lorsque les pression anormales auxquelles il est soumis cessent, une garniture feutrée collée sur une face de l'âme à l'aide d'une colle imperméable à l'eau, ce feutre étant imbibé d'une substance insoluble dans l'eau suffisamment plastique pour permettre le déplacement des fi- bres du feutre parallèlement à sa surface, et une feuille de papier imperméable à l'eau fixée sur l'autre face de l'âme. <Desc/Clms Page number 23>
    2.-,Plaque ou panneau composé comportant une âme en bois rigide et élastique, pourvu sur chacune de ses faces d'une feuille de barrage en papier imprégné d'asphalte, et une pelli- cule insoluble dans l'eau d'une colle de résine thermo-durcissa- ble ayant de l'affinité tant pour le bois que pour le papier imprégné d'asphalte et adhérant fortement à la fois au' bols et aux fibres'de la surface de la feuille de barrage.
    3.- Plaque ou panneau composé comportant une ne formée d'une série de couches ou lames de bois de placage,et pourvu, sur chacune de ses faces d'une feuille de barrage de papier feutré mince imprégné d'asphalte et d'une pellicule de résine thermo-durcissableinsoluble dans l'eau ayant de l'affinité à la fois pour le bois et le papier imprégné d'asphalte et adhé- rant fortement tant à la surface du bois qu'aux fibres de la sur- face de la feuille de barrage.
    4. - Plaque ou panneau composé, comportant une âme mul- tiplex constitué, d'une série de couches ou lames de bois de placage et pourvu, sur chacune de ses faces d'une feuille de bar- rage d'un papier feutré relativement mince imprégné d'asphalte, et d'une pellicule de colle de résine d'urée adhérant fortement tant à la surface du bois qu'aux fibres de la surface de la feuille .de barrage.* 5.- Plaque ou panneau composé, comportant un élément- foTmé d'une feuille de bois, combiné avec une.feuille de barrage de recouvrement en papier feutré plus mince que la feuille de bois et imprégné d'asphalte, et une pellicule de colle de résine d'urée fortement. adhérente tant à la surface du bois qu'aux fi- bres de la surface de la feuille de barrage.
    6.- Plaque ou panneau composé, comportant un élément formé d'une feuille de bois garnie sur l'une de ses faces au moins d'une feuille en matière fibreuse plus mince que la feuille de bois et imbibée d'une substance imperméable à l'humidité ayant les caractéristiques de l'asphalte y compris la propriété <Desc/Clms Page number 24> de rester collante à la surface exposée de la feuille de re- couvrement.
    7.- Sous-tapis pour couvre-parquet, comportant une âme en bois. une feuille de recouvrement fibreuse feutrée recou- vrant cette âme, une colle thermo-durcissable collant ensemble traîne en bois et la feuille de recouvrement, une substance imper- méable à l'humidité imprégnant la feuille de recouvrement, la colle présentant une température de prise de 7¯?ordre de deux cent cinquante degrés Fahrenheit, et la substance imperméable à l'humidi té ayant la propriété d'être à l'état liquide à la température de prise de la colle.
    8. - Produit. manufacturé constitué par une plaque ou un panneau composé dont les éléments coopérants consistent en une couche de bois de placage intermédiaire suffisamment peur fléchir facilement dans une direction et, de chaque côté du nais, une .feuille de papier sur laquelle est appliquée une colle rési- neuse et qui est fixée pratiquement sur toute sa surface à l'une des faces du bois de placage, chaque feuille de papier étant caractérisée en ce qu'elle présente la, plus grande résis- tance à la. traction dans un.e direction par suite de l.a.
    présence d'un nombre considérablement prépondérant de fibres orientées dans cette direction et possédant un fil accusée le fil accusé de chaque feuille étant orienté à peu près perpendiculairement au fil du bois de placage.
    9.- Produit manufacturé constitué par une plaque ou un panneau composé, formé d'une couche intermédiaire de bois de pla- cage suffisamment mince pour fléchir facilement dans une direc- tion et sur chaque face de cette couche une feuille de papier Kraft calandré à laquelle est appliquée une colle résineuse et qui est fixée pratiquement sur toute sa surface sur celle du bois de placage, chaque feuille du papier Kraft calandré étant caractérisée en ce qu'elle présen.te sa plus grande résistance ' <Desc/Clms Page number 25> à la traction dans une direction, par suite de la présence d'un nombre de fibres sensiblement prépondérant s'étendant longitudi- nalement par rapport à la feuille et possédant un fil accusé,
    le fil accusé de chaque feuille étant orienté à peu près perpendi-' culairement a.u fil du bois de placage.
    10. - Boîte d'emballage consistant en deux cadres d'about fermés par des panneaux, une plaque composée faite d'une couche intermédiaire de bois,de placage assez mince pour fléchir facile- ment dans une direction,. et sur chaque face de cette couche une feuille de papier à laquelle est appliquée une colle résineuse et qui est fixée pratiquement sur toute sa surface à celle du bois, chaque feuille de papier étant' caractérisée en ce qu'elle présente une résistance maximum à'la traction dans une direction par suite de la présence d'un nombre sensiblement prépondérant de fibres s'étendant dans cette direction et possédant un fil accusé, le fil accusé de chaque feuille étant disposé à peu près perpendiculairement au fil du bois de placage,
    cette plaque reliant les cadres d'about de manière à former une boîte et étant pliée plusieurs fois pour former des arêtes vives aux angles de la. boite, le fil des feuilles de papier étant disposé transver- salement à ces arêtes et la majorité des fibres étant transversa- les aux arêtes de la boîte pour former charnières.
    11.- Procédé de fabrication de produits en bois à revê- tement fibreux consistant à recouvrir superficiellement d'une colle résineuse une face du revêtement fibreux, à presser la face ainsi encollée contre une surface en bois pour la (coller à celle-ci, et à chauffer les surfaces pressées ensemble, pour unir les éléments de manière à masquer toutes les imperfections de la surface du bois:
    12.- Procédé de fabrication de produits en bois contre- plaqué à revêtement fibreux, consistant à diffuser une disper- sion résineuse dans le revêtement fibreux de façon qu'il retienne <Desc/Clms Page number 26> une quantité de résine insuffisante pour le saturer. à le sécher, à. recouvrir l'une de ses faces d'une colle rE:
    sineuse, presser cette face contre un bois de placage età chauffer l'ensemble pour unir le revêtement au bois de placage, 13.- Produit multiplex pressé à chaude comportant un bois de placage et, recouvrant une face de ce bois auquel elle est une feuille fibreuse lâchement feuliez da.ns laquelle est diffusée en quantité insuffisante pour la saturer, une résine thermo-durcissable, le joint entre le bois et la feuille fibreuse présentant une plus forte concentration en particules de résine que la feuille fibreuse et cette dernière, avec la résine qui y est diffusée formantune surface souple et dure uniformément lisse qui masque complètement les fibres du bois.
    14.- Procédé de fabrication de produits en bois multi- plex à revêtement fibreux, consistant à recouvrir le revêtement fibreux d'une colle résineuse dont la teneur en dissolvant est déterminée de manière qu'à la surface elle soit inférieure à 10 livres (4,5 kgs.) de dissolvant par 1000 pieds carrés (90 m2) de surface couverte, à presser cette surface recouverte contre une feuille de bois, à chauffer tout sous pression pour chasser. le dissolvant de la colle et unir d'une façon permanente le re- vêtement fibreux au bois de façon à masquer complètement toutes les imperfections des surfaces du bois.
    15.- Procédé d'imprégnation d'une feuille de bois de placage, consistant à appliquer sur une face de la feuille de bois une feuille fibreuse sèche contenant de la résine et ayant la propriété d'être compressible au point de réduire son épaisseur. de plus de la moitié lorsqu'elle est soumiseà une pression de quinze cents livres par Douce carré approximativement) sa teneur en résine permettant d'en expulser une quantité relativement grande lorsque cette feuille fibreuse est comprimée, à presser les deux feuilles ensemble à chaud sous une pression de quinze cents <Desc/Clms Page number 27> livres par pouce carré approximativement,
    de manière à comprimer la feuille fibreuse jusqu'à ce que son épaisseur soit réduite à la moitié de son épaisseur initiale et à refouler une quantité relativement grande de résine qui en est expulsée, dans la feuille de placage, et à maintenir cette pression et cette cha- leur jusqu'à ce que la résine ait pénétré dans de notables régions internes de la feuille de placage et ait fait prise.
    16.- Procédé de fabrication d'une plaque ou panneau composé multiplex imprégné de résine, consistant à assembler en superposition une série de feuilles alternativement en bois et en fibres lâchement assemblées, les feuilles de fibres contenant une quantité relativement grande de résine thermo-durcissable et étant compressibles au point de pouvoir réduire'leur épais- seur initiale à moins de la moitié sous une pression prédéter- minée suffisant à comprimer notablement les feuilles de bois, à appliquer aux feuilles assemblées à chaud cette pression pré- déterminée, de manière à comprimer les feuilles fibreuses jusqu'à ce que leur épaisseur soit inférieure à la moitié de leur épais- seur initiale en comprimant en même temps les feuilles de bois,
    et à refouler dans le bois la résine expulsée des feuilles fi- breuses pour sceller et coller des fibres internes des feuilles de bois qui ont été "réorganisées" par la pression.
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