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"Prooédé de fabrication de tiges de chaussures et artioles analogues ".
Les procédés habituels de fabrication des tiges de chaussures consistent à découper dans les peausseries, étof- fes ou autres matières en feuilles, soit à la main ou au moyen d'un tranchet sur un patron, soit à la presse mécanique au moyen d'emporte-pièce, une série de morceaux destinés, par assemblages et piqûres, à constituer la tige définitive.
. Pour ne prendre qu'un exemple, la tige de la chaus- sure du type derbyas ordinaire est le plus souvent consti- tuée de cinq ou six morceaux (deux demi-quartiers, une olaque, un bout, une baguette, une patte ou langue). Ce type de chaussure nécessite donc une série de cinq patrons à manipu- ler un par un, et, pour l'ouvrier ooupeur, six opérations successives de découpe. La doublure se oompose, au surplus, de deux ou trois éléments.
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Ce travail de découpe est long et délicat. Il exige l'intervention d'ouvriers spécialisés ayant une lon- gue expérience et un sens de l'économie des matières, per- mettant de tirer d'une surface de peau donnée le plus grand nombre possible de tiges,par une bonne disposition des pa- trons. Ceux-ci ,en effet, ne s'embottent pas parfaitement entre eux. Ce travail ne se prête pas non plus à une pro- duction à la chaîne par décomposition des mouvements, comme c'est le cas dans le piquage et la fabrication du pied. On ne conçoit pas, en effet, dans un cas de ce genre, un arti- cle à traiter placé par exemple sur un tapis roulant et che- minant d'un ouvrier à l'autre pour subir une série d'opéra- tions de découpage décomposées en "temps" successifs.
Le même coupeur doit, en principe, donner ici chaque coup de tranchet ou d'emporte-pièce jusqu'à épuisement de la matière à traiter, d'autant plus qu'il est souvent seul responsable de son prix de revient. Les coupeurs sont, en effet, parfois payés aux pièces découpées dans une surface de peau déter- minée. Bref, la division du travail est impossible dans les ateliers de coupe.
Il en est ainsi pour toutes les tiges, qu'elles soient simples ou compliquées, qu'il s'agisse de sandales à lanières comportant aussi plusieurs morceaux à découper et à réunir, ou d'articles de fantaisie d'un type différent.
Un des buts de l'invention est de simplifier et de diviser le travail. Un autre but de l'invention est de réaliser des économies de temps dans les phases successives de travail.et des économies dans la matière première traitée, Un autre but encore de l'invention est de prévoir des dé- coupes sur une pièce de peau ou d'étoffé qui soient com- binées à la façon d'un puzzle, en partant d'un patron ou pièce primaire de matière en feuille de forme géométrique, dans laquelle, au cours d'une première phase, on découpe...
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..d'une seule pièce la tige complète, puis, au cours d'une seconde phase, on subdivise cette pièce en les divers mor- ceaux oonstitutifs de la tige, en faisant intervenir des machines successives travaillant à la chaîne. Un autre but encore de l'invention est de prévoir des dessins de dé- coupes capables de se plier'4 certaines nécessités géomé- triques, en vue d'assurer un emboîtement rationnel, à, la façon d'un puzzle, des morceaux subdivisés de la pièce pri- maire, les parties constitutives de la tige de chaussure étant étudiées d"avanoe à oet effet pour former une ohaus- sure de type choisi et d'aspect régulier.
N'importe quel type de chaussure ou article ana- logue peut, en effet, se prêter à diverses combinaisons de "lignes" répondant au but 'cherché.
Les oréations résultant de ce procédé,peuvent pré- senter des aspeots imprévus, des lignes parfois inaccoutu- mées, imposées par ces règles rigides de découpage, mais ces lignes sont souvent d'un heureux effet.
Ce procédé de fabrication de tiges de chaussures, sandales et autres articles analogues consiste donc à dé- couper dans des patrons ou pièces de matière en feuille, (peau, étoffe,etc..) de forme géométrique régulière, des moroeaux de forme standard devant constituer diverses par- ties constitutives de la tige, puis à assembler ces morceaux constitutifs pour former cette'tige, les pièces pouvant être préalablement pourvues de leur doublure afin que le travail de déooupage et d'assemblage des morceaux affecte en même temps la doublure, certaines piqûres pouvant être faites avant déooupage.
Les dessins schématiques annexés représentent, à titre d'exemples purement illustratifs, des types de ahaus- sures obtenus grâce au procédé de l'invention dans le cas..
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..de sandales, de chaussures basses et de chaussures mon- tantes.
Dans cesdessins
Les figs. 1 à 13 se rapportent à la fabrication de sandale s.
Les figs.14 et 15 se rapportent à la fabrica- tion d'un type de chaussure basse.
Les figs.16 et 17 se rapportent à la fabrication d'un type de chaussure montante.
Les figs.18 et 19 représentent des détails de découpes.
Les figs. 1 à 5 représentent le oas d'une sandale non doublée et non piquée. La fig. 1 en représente le pa- tron ou la pièce primaire rectangulaire, la fig.2 la même pièce prête à découper en trois morceaux , x, y, z, la fig.
3 les trois morceaux découpés, deux morceaux y - z étant rectangulaire et un morceau x étant découpé en 1. Les deux morceaux rectangulaires y, z sont ensuite assemblés en croix après avoir été fendus, comme le montre la fig.4. La fig.5 représente une sandale terminée, comportant ces morceaux.
Les figs.6 à 10 représentent le cas d'une sandale doublée et piquée,de même type que oelle des figures précé- dentes. La fig.6montre la pièce ou patron primaire composé d'un dessus ? et d'une doublure légèrement collée w . La fig.
7 représente la pièce au oours du découpage.Les traits forts donnent le tracé des coups de tranchet. Les traits interrom- pus donnent le tracé des piqûres délicates. Les traits minoes indiquent le tracé du contour des morceaux dont sera subdi- visée la pièce. Après piqûre, la pièce sera subdivisée en morceaux, comme représenté en fig.8. Les fige.9 et 10 re- présentent deux modèles de sandales terminés, les morceaux ainsi découpés ayant été assemblés.
Les fig. 11 à 13 représentent le cas d'une
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..autre sandale. La fig.ll mont la pièce ou patron primaire rectangulaire avec le tracé des coups de tranchet . La fig.
12 représente la même pièce en deux morceaux x, y, qu'on retrouve assemblés dans la fig.I3 montrant la sandale ter- minée.
Si l'on considère ces différentes sandales, on constate que les doublures, découpées sur le même rectangle, ont pu, de ce fait, être bien ajustées et même oollées sur la pièce de dessus. L'assemblage de la doublure et de la pièce de dessus peut ainsi se faire par piqûre avant la dé- coupe. L'ajustement étant préalable à la découpe, et le dé- coupage étant simultané, les coupures sont parfaitement net- tes et bord à bord. Il n'y a plus besoin d'ébarber. La pra- tique du "bord brfllé" trouve ici une application excellente, puisque le dessus et la doublure sont brûlés en même temps.
Diverses oombinaisons de couleurs pourront être prévues puisque, pour une même pointure et pour un même type de sandale, ce sont toujours les mêmes patrons qui serviront de guide au découpage. Il suffira pour cela de prendre des peaux ou des étoffes de couleurs choisies.
Les figs. 14 et 15 représentent le cas d'une tige de ohaussure basse, la fig.I4 représentant le patron ou la pièce primaire avec le tracé de ses découpages ultérieurs. a et .2. désignent les quartiers, Il le bout, d la claque, e la patte, f et g les talonnettes. La fig.15 représente la tige montée, les morceaux en question ayant été assemblés avec leurs piqûres.
Les figs.16 et 17 représentent le cas d'une tige de chaussure montante. La fig.I6 montre le patron ou la pièce primaire avec le tracé de ses découpages ultérieurs. ! et Il représentent les morceaux qui correspondront aux futures ta- lonnettes, e la patte, d la claque, a et o les quartiers, h la baguette. Elles sont de surface insignifiante......
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La fig.17 représente la tige montée où. l'on retrouve les mêmes morceaux qu'en fig.16, mais assemblés avec leurs piqûres.
Pour certains modèles ou certaines pointures, les patrons ou pièces primaires à découper pourraient être de dimensions exagérées. En vue de les ramener à des pro- portions plus rationnelles, il suffit de diviser la ohaus- sure à fabriquer en un ou plusieurs groupes ou blocs de piè- ces géométriques, en adoptant les mêmes règles.
Les fig.18 et 19 en sont une illustration.
La fig.18 représente une pièce primaire dans laquelle on va découper une claque-! et un bout b. La fig.19 représente une pièce primaire dans laquelle on va découper deux quartiers a et c. Rien n'empêche de découper la pièce primaire comme d'habitude morceau par morceau. L'emboîtement des morceaux demeure parfait.
Il va de soi que cette invention peut s'appli- quer à toutes sortes de découpes et à toutes sortes de mo- dèles de chaussures, souliers, sandales et autres articles chaussante.