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Procédé et appareillage perfectionnés pour la fabrication de plaques ou. bandes alvéolées moyen de feuilles @ minces en matière plastique.
La présente invention a pour objet un procédé et un appareillage pour la production, en grandes séries, d'emprein- tes multiples dans des bandes ou plaques minces en acétate de cellulose ou autre matières plastiques équivalentes conforma- bles à chaud.
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On sait que pour conformer des feuilles en matière plastique déformable à chaud, on a généralement l'habitude de chauffer préalablement ces feuilles, soit dans des fours, soit sur des plaques, soit au moyen d'appareils spéciaux à rayonne- ment, soit encore par tout autre moyen approprié, de les trans- porter ensuite, aussi rapidement que possible, sur des matri- ces chauffées ou non que l'on ferme aussitôt en profitant de l'état de ramollissement de la matière, ce qui permet de leur faire prendre la forme voulue, et enfin de les laisser refroi- dir avant de démouler.
Une telle méthode est inapplicable avec des feuil- lesde très faible épaisseur telles que cellespour lesquel- les l'invention a été spécialement conque. En effet, si de telles feuilles sont susceptibles d'être chauffées instanta- nément dans toute leur masse (ou tout au moins dans la majeure partie de leur masse, celle qui est intéressée par la défor- mation à réaliser), par contre elles perdent instantanément la chaleur acquise dès qu'elles ne sont plus au contact ou en présence de la source de chaleur, de sorte que, pratique- ment, de telles feuilles minces deviennent à nouveau plus ou moins rigides, par suite de leur contact avec l'air ambiant, et, au moment où elles se trouvent en présence des matrices, elles sont ou bien complètement rigidifiées ou beaucoup moins plastiques, ce qui produit fatalement,
lors de l'emboutissage, des déchirures de la matière qui n'est plus déformable ou qui ne l'est plus suffisamment.
De plus, la manipulation de feuilles, minces comme des.feuilles de papier et ramollies par la chaleur, egt à peu près Impossible. Si, au contraire, on laisse les feuilles fixes et qu'on déplace l'appareillage, on aboutit à des dis-
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positifs plus compliqués et à des efforts supplémentaires inutiles dûs au poids plus grand à déplacer.
Enfin, on constate souvent, lorsqu'on exerce une pression en un point quelconque d'une feuille plane mainte- nue par ses bords, la formation de plis autour du point où l'on exerce la pression; ces plis donnent lieu,à des suré- paisseurs de matière qui confèrent une certaine raideur à la matière en ces points'et empêchent le glissement, ce qui provoque des ruptures immédiates.
La présente'invention a pour objet de remédier à ces inconvénients, en même temps qu'elle vise : a) à obtenir, en une seule opération, dans une même plaque ou bande, un certain nombre d'empreintes; b) à permettre de pousser au maximum l'étirage de la feuille pour obtenir éventuellement des empreintes très profondes, bien que celles-ci soient faites dans une même plaque ou bande et ne soient pas indépendantes les unes des autres, ce qui constituerait un problème tout à fait diffé- rent à résoudre, ne donnant pas lieu aux mêmes difficultés; c) à contrôler les pressions exercées sur la feuil- le de matière plastique, de façon à éviter l'amorce de plis en un point quelconque pendant l'étirage; d) à permettre de réduire au minimum les interval- les entre les empreintes voisines;
e) à conserver aux feuilles alvéolées une souplesse comparable à celle des feuilles elles-mêmes; f) à conserver impeccablement la transparence par- faite des fouilles, lorsqu'il s'agit de fouilles transparentes; g) enfin à arriver à un débit maximum au moyen d'un appareillage simple et peu encombrant*et avec un minimum de
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personnel (un opérateur par appareil ou deux pour des appa- reils couples ou un appareil à double effet).
Tous ces avantages représentent un progrès consi- dérable sur bout ce qui a pu être réalise jusqu'à. présent avec des feuilles d'acétate de cellulose ayant une épaisseur de quelques centièmes de millimètre.
Le procédé préconisé par la présente invention, en vue d'arriver à des résultats, est essentiellement; caractérisé par le fait que les feuilles ou bandes minces en acétate de cellulose ou matières plastiques équivalentes sont placées froides dans des appareils chauffés, à des températures main- tenues constantes, où elles sont instantanément chauffées dans leur masse entière et en tous leurs points et par le fait que les dites feuilles sont simplement étirées, d'une façon progressive, au cours d'une opération continue, tous les points de cette feuille ou bande, aussi bien les parties planes situées entre les alvéoles que les parties alvéolées elles-mêmes, participant à cet étirage, et concourant à la formation des empreintes. Il n'y a, de ce fait, aucun temps mort pour passer du préchauffage à l'étirage.
Le procédé est de plus caractérisé par le fait que, pendant le cycle complet de travail, la feuille reste sous l'effet permanent de sources de chaleur convenablement réglées et agissant par contact direct de parties métalliques chauf- fées, par rayonnement ou encore par l'intermédiaire de l'at- mosphère chaude créée dans des chambres ou espaces fermés par la feuille même.
Le procédé est également caractérisé par le fait que dans sa partie déformée, la feuille en question est lais- sée libre sur une de ses faces et ne se trouve pas pressée
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entre deux surfaces chaudes, l'étirage étant effectué au moyen d'une seule série d'outils disposés d'un côté seulement cia la bande ou feuille.
Ledit procédé est en outre caractérisé par le fait que la feuille ou bande d'acétate de cellulose (ou autre ma- tière plastique équivalente) peut n'être pas chauffée d'une façon uniforme dans toute son étendue, les parties soumises à la déformation la plus grande étant portées à une températu- re différente du reste de la feuille ou de la bande.
L'invention a également pour objet un appareil per- mettant la mise en oeuvre du procédé ci-dessus indiqué, cet appareil présentant les caractéristiques principales suivan- tes considérées isolément ou suivant toute combinaison : 1 ) Il se compose de trois pièces essentielles bien distinctes : une matrice comportant des parties ajourées dont le contour est celui de l'empreinte à obtenir, une contre- matrice constituée par une plaque analogue à la matrice, une série de pistons étireurs qui coulissent librement dans les parties ajourées de la contre-matrice et dont les extrémités libres (ou les contours de ces extrémités) sont façonnées à la forme et aux dimensions exactes de l'intérieur des alvéo- les à réaliser ;
2 ) Les pistons étireurs sont solidaires d'une pla- que communede support;
3 ) Les pistons étireurs sont amovibles; 4 ) La partie inférieure de chaque piston étireur peut être constituée par une pièce amovible;
5 ) Chacune de ces trois pièces est pourvue d'un système de chauffage particulier indépendant et réglable dont la température est rigoureusement contrôlée par un thermomè- tre; .
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6 ) La plaque porte-piston est solidaire du coulis- seau d'une presse à main ou autre, tandis que la contre-ma- trice est montée sur la plaque porte-pistons, par l'intermé- diaire d'une liaison élastique réglable; 7 ).Des cales ou des butées réglables sont dispo- sées entre la plaque porte-pistons étireurs et la contre-ma- trice pour permettre de régler la profondeur des enfreintes; 8 ) Dans une variante, c'est la contre-matrice qui est fixe et la matrice qui est mobile en combinaison avec le déplacement des pistons étireurs;
9 ) Dans les parties ajourées de la matrice coulis- sent des pistons réchauffeurs dont le profil correspond à ce- lui de ces parties ajourées, ces pistons pouvant éventuelle- ment servir d'éjecteurs de la plaque alvéolée terminée;
10 ) Ces pistons réchauffeurs sont reliés, d'une façon réglable, à une plaque commune de support et de manoeu- vre; 11 ) La plaque porte-pistons étireurs, qui est soli- daire du coulisseau de la presse de manoeuvre, commande à. son tour, par l'intermédiaire d'une tige de commande portant des bossages et butées appropriés, la plaque porte-pistons réchauf- feurs, des systèmes élastiques étant intercalés dans cette transmission;
12 ) Un dispositif de blocage est prévu pour per- mettre de bloquer, le temps voulu, les pistons réchauffeurs dans leur position basse;
13 ) La matrice ou la contre-matrice peuvent com- porter des bords très légèrement surélevés pour empêcher une trop forte compression de la feuille de matière plastique entre ces deux pièces;
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14 ) On peut également prévoir des réglettes de préférence amovibles sur les bords de la matrice ou de la contre. matrice, ces réglettes jouant le même rôle et retenant ou con- trôlant le mouvement de retrait des bords des feuilles à con- former ;
15 ) Ces réglettes peuvent avoir une hauteur moin- dre ou nulle au-dessus de la matrice (ou de la contre-matrice) aux endroits correspondant aux parties ajourées de ladite ma- trice (ou contre-matrice);
16 ) L'appareil peut être à double effet.
D'autres caractéristiques et avantages de la présen- te invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé sur lequel on a repré- senté schématiquement et à titre d'exemple seulement un mode de réalisation de l'invention avec certaines variantes.
Sur ce dessin :
La figure 1 montre en perspective une plaque alvéo- lée du type que l'on peut obtenir suivant le procédé et avec la machine qui font l'objet de l'invention;
La figure 2 en est une coupe transversale suivant II-II de la figure 1;
La figure 3 en est une coupe transversale suivant III-III de la figure 1 avec les objets en place au fond des alvéoles ;
La figure 4 est une vue en élévation avec coupe partielle d'une machine établie suivant l'invention ;
La figure 5 en est une vue en élévation en bout;
Les figures 6 à 11 montrent un fragment de la ma- chine représentée sur la figure 4 dans diverses positions de fonctionnement avec , au-dessous, à titre d'indication, les
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positions de la came de blocage de l'appareil dans la position de fermeture;
La figure 12 montre une variante de la matrice et de la contre-matrice qui peuvent être utilisées dans la ma- chine représentée sur les figures précédentes;
La figure 13 en est une autre variante;
La figure 14 est une vue en plan d'une matrice tel- le que celle qui est utilisée dans la variante de la figure 13;
La figure 15 est une vue d'une autre variante de matrice;
La figure 16 est une vue d'une variante de piston étireur susceptible d'être utilisé dans la machine;
La figure 17 montre une autre variante despistons étireurs, combinés avec une variante du piston réchauffeur également susceptible d'être utilisé dans la machine;
La figure 18 est une coupe transversale analogue à la figure 3 mais relative à un emballage hermétique pour tétines;
La figure 19 montre en coupe transversale diffé- rentes profondeurs d'alvéoles qu'on peut obtenir avec le mê- me jeu de pistons étireurs, grâce à de simples cales ou butées réglables interposées entre la plaque porte-pistons et la contre-matrice;
La figure 20 montre, en coupe, un fragment de pis- ton étireur à tête amovible;
La figure 21 montre, en coupe transversale, deux formes modifiées d'empreintes qu'on peut obtenir en changeant simplement les têtes des pistons étireurs;
La figure 22 montre, en coupe, une partie de la ma- chine avec piston étireur permettant d'obtenir desempreintes coniques;
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La figure 23 enfin est une coupe verticale d'une variante de réalisation de l'invention suivant laquelle l'ap- pareil de conformation est à double effet.
Dans l'exemple représenté sur le dessin, on a sup- , posé que l'on désirait fabriquer une plaque en acétate de cellulose à partir d'une .fouille mince de cette matière (par exemple 12/100 de millimètre), cette plaque alvéolée étant destinée à loger dix tétines, ainsi qu'on l'a représenté sur les figures 1 à 3 uniquement à titre d'exemple non limitatif.
Habituellement, pour fabriquer une telle plaque, on utilise des matrices qui ont, en creux, la forme de l'emprein- te à obtenir et qui sont combinées avec des contre-matrices de forme correspondante, ces pièces ayant entre elles l'écart voulu pour contenir la matière à former. Ces matrices et con- tre-matrices sont chauffées de telle façon que la feuille se trouve pressée entre deux surfaces métalliques chauffées, ce qui présente de gravas inconvénients en ce qui concerne tout d'abord la résistance de la matière sous les épaisseurs consi- dérées, cette manière d'opérer produisant, semble-t-il, couune une sorte de cuisson rendant en tout cas, comme on peut le constater, la matière plus ou moins cassante.
En outre, cette compression ou ce serrage de la matière entre deux surfaces métalliques chauffées a aussi un grave inconvénient lorsqu'il s'agit de feuilles transparentes, car elle produit un louchis- sement, la transparence disparaissant.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention permet d'éviter ces inoonvénients du fait que la feuille de matière à conformer n'est jamais serrée.--entre deux surfaces métalli- ques chauffées ou non, mais simplement étirée par des organes convenables, la feuille d'acétate de cellulose se tendant en
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quelque sorte sur l'organe d'étirage en peu comme le ferait une fouille de caoutchouc, ce Qui permet de réaliser, au moyen de ces organes étireurs, des empreintes ou alvéoles avec parties rentrantes comme, par exemple, les alvéoles pour tétines représentées sur les figures 1 à 3.
En outre, ainsi qu'il a été expliqué précédemment, d'après le procédé objet' de l'invention, la plaque ou feuille d'acétate de cellulose ne subit pas de chauffage préalable, elle est directement chauffée dans l'appareil de conformation et en outre non pas d'une façon uniforme, mais d'une façon variable suivant les endroits.
On va décrire maintenant l'appareil au moyen duquel des plaques, telles que celle qui est représentée sur les figures 1 à 3 à titre d'exemple, peuvent être réalisées, en appliquant le procédé qui faitl'objet de l'invention. La dite machine constitue elle-même également une partie impor- tante de l'invention.
Il est noter que, dans ce qui précède, on a parlé de matrices et de contre-matrices, expressions qui seront employées également pour la description de la machine, maisqu'en réalité, il ne s'agit pas à proprement parler de matrices et de contre-matrices, au sens où on l'entend ha- bituellement, ces pièces ne jouant pas, en effet, dans la confection de la plaque alvéolée, à proprement parler, un rôle de conformation, mais'simplement un rôle d'appui, de maintien de retenue, de guidage etde chauffage de la feuille à conformer, le rôle de conformation étant joué par des pis- tons étireurs dont il sera question plus en détail dans ce qui va suivre.
La machine qui fait l'objet de l'invention compor- te une matrice 1 fixe qui est formée d'une simple plaque pla-
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ne aveo parties ajourées 2 ayant la forme des contours exté- rieurs des alvéoles à obtenir. Autrement dit, cette matrice 1 ne comporte pas des creux de moulage contre lesquels viendra s'appliquer et se conformer la feuille d'acétate de cellulose 3. Il y a dans la matrice 1 autant de parties ajourées sem- blables que l'on désire produire d'empreintes à la fois, dans l'exemple représenté, où. il s'agit d'obtenir une feuille al- véolée telle que celle de la figure 1, il y aura dix parties ajourées 2 disposées suivant deux rangées comme les alvéoles 4 de la feuille 3.
Ces parties ajourées peuvent être très rapprochées, ainsi que cela a été indiqué, ce qui est d'un grand intérêt, d'abord au point de vue de l'économie de ma- tière, et ensuite au point de vue de l'encombrement,
Cette matrice 1 est chauffée par des résistances électriques qu'on a représentées d'une façon très schématique en 5 sur la figure 5, ces résistances étant réglables, par exemple au moyen d'un rhéostat, et étant disposées de façon à produire une chaleur uniforme dans toute la masse de la matrice. Un thermomètre ou un dispositif de contrôle de la température permet d'observer cette température, de la régler et éventuellement de l'enregistrer.
Sur la matrice ci-dessus vient se poser une con- tre-matrice 6 qui consiste en une plaque analogue à la plaque formant matrice et qui comporte des parties ajourées 7 sem- blables à celles de la'matrice et disposées de la même façon.
Cette contre-matrice 6 est également chauffée par un circuit de résistances électriques tél qu'on l'a représenté en 8 sur la figure 5, ces résistances étant, comme celles de la ma- trice, réglables et la température étant contrôlée par des thermomètres ou autres moyens appropriés.
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La troisième pièce principale de .-'appareil qui fait l'objet de l'invention consista en une série de pistons étireurs 9 qui sont fixés de toute façon appropriée à une plaque de support et de commande 10, ces pistons 9 coulissant librement dans les parties ajourées 7 de la contre-matrice 6.
L'extrémité libre des pistons étireurs est façonnée à la forme et aux dimensions exactes ce l'intérieur des alvéo- les 4 produire.
Il est à remarquer que ces pistons n'ont pas dans la matrice de contre-partie à leur forme afin qu'à aucun mo- ment les feuilles ne soient serrées entre deux pièces métal- liques chauffées 1-1 la température de ramollissement et qu'en conséquence les tachas entraînant un louchissement de la ma- tière à l'endroit où cette pression s'exercerait ne puissent se former. De cette façon, les feuilles conservent, après étirage, leur remarquable transparence.
Les pistons étireurs sont chauffés indépendamment de la matrice et de la contre-matrice. Ils reçoivent leur cha- leur de la plaque 10 qui est chauffée, par exemple. au moyen de résistances électriques 11 d'une façon réglable et contrô- lée, comme pour le' chauffage de la matrice 1 et de la contre- matrice 6.
La plaque 10 de support des pistons étireurs 9 est solidaire du coulisseau 12 d'une presse dont une amorce du coulisseau a été représentée sur les figures 4 et 5. Cette pressa peut être d'un type quelconque approprié; elle peut être commandée à la main ou de toute autre façon.
La contre-matrice 6 est montée également sur la plaque de support 10 des pistons étireurs. L'ensemble de la contre-matrice et des pistons constitue par conséquent un
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ensemble mobile qui monte et descend à chaque opération, c'est- à-dire à chaque mouvement du coulisseau de la presse, alors que la matrice 1 est fixe par rapport au plateau de la presse.
La plaque porte-piston 10 est fixée au' coulisseau 12 de la presse de toute façon convenable, par exemple au moyen d'une pièce filetée 13. La plaque contre-matrice 6, dans les parties ajourées 7 de laquelle viennent s'emboîter et coulisser librement les pistons étireurs 9, est supportée par des tiges 14 pouvant coulisser dans la plaque 10, l'extrémi- té supérieure de ces tiges étant filetée de façon qu'on puis- se régler la position de cette plaque par rapport aux pistons étireurs au moyen d'écrous 15.
Entre la contre-matrice 6 et la plaque de support 10 des pistons étireurs sont disposés des ressorts 16 inter- changeables dont la puissance de compression est connue.
La matrice 1 qui, comme on l'a dit, est fixe, est réglée de façon que les pistons étireurs 9 correspondent aux parties ajourées 2 de ladite .matrice.
Dans ces parties ajourées coulissent en outre les pistons réchauffeurs 17 qui sont reliés par des tiges 18 à une plaque de support 19' disposée au-dessous de la matrice.
Ces pistons réchauffeurs 17 sont réglés de façon que leurs parties supérieures planes viennent affleurer à la face su- périeure de la matrice lorsque l'appareil est ouvert (posi- tion des figures 4 et 5). La plaque 19 peut coulisser sur des tiges de guidage et de commande 20, lesquelles peuvent également coulisser, dans la plaque 10 de support des pistons étireurs 9, mais la plaque 19 'est soutenue par des ressorts 21 relativement faibles qui sont en outre réglables au moyen d'écrous 22. Le rôle de ces ressorts qui agissent de bas en
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haut est de remonter au maximum les pistons réchauffeurs 17, c'est-à-dire de les faire arriver au niveau de la face sapé- rieure de la matrice.
La tige 20 comporte une partie renflée 23 qui est disposée entre le fond d'un évidement 24 formant 'butée et la plaque 19 de support des pistons réchauffeurs. A sa partie supérieure, cette tige est combinée avec un système élastique constitué par un ressort 25 qui prend appui d'une part sur la plaque 10 de support des pistons étireurs et, d'autre part, sur un écrou de réglage 26. Enfin, la tige 20 comporte une butée 27 qui peut être constituée par un écrou de façon que sa position le long de la tige 20 soit réglable.
La matrice 1 porte à sa partie inférieure une tige 28 sur laquelle sont montées une série de cames 29 (voir éga- lement figure 5), ledit axe 28 étant solidaire d'un levier de manoeuvre 30. Ces cames sont disposées entre la partie inférieure de la matrice 1 et la plaque 19 de support des pis- tons réchauffeurs. L'axe 28 est librement monté dans ses sup- ports (fixés 1;
la matrice) de telle façon qu'au fur et à me- sure que la plaque 19 descend, entraînant avec elle les pis- tons réchauffeurs 17 de façon à permettre l'engagement des pistons étireurs 9 dans les évidements 2 de la matrice 1, les cames, sous l'effet de la gravité (le levier 30 formant en outre centre-poids) tournent vers le bas et viennent en définitive bloquer, comme on le verra plus loin, l'appareil dans la position de fermeture.
L'appareil tel qu'il vient d'être décrit permet, conformément au procédé qui fait l'objet de l'invention, de former en une seule opération rapide des empreintes dans les feuilles d'acétate de cellulose très minces, n'ayant que
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quelques centièmes de millimètre d'épaisseur. Conformément également au procédé qui fait l'objet de l'invention, les trois parties principales de l'appareil : matrice1, contre- matrice 6, pistons étireurs 9, sont chauffés par trois circuits indépendants et réglables indépendamment les uns des autres.
Il convient de noter que les feuilles de matière plastique, suivant leur nature, c'est-à-dire suivant leur composition et leur modé de fabrication, présentent ces caractéristiques différentes, c'est pourquoi il est nécessaire de pouvoir régler à des valeurs déterminées et différentes pour chaque cas, les températures respectives des trois éléments principaux de l'appareil ; par exemple, certaines feuilles d'acétate de cel- lulose seront suffisamment amollies à 75 , tandis que d'autres exigeront une température de 125 .
Suivant également une caractéristique du procédé qui fait l'objet de l'invention, les trois éléments principaux de l'appareil ne sont pas amenés à la même température. Sui- vant la profondeur des alvéoles à obtenir, suivant la vitesse de travail, laquelle dépend de la forme des empreintes et de leur profondeur, et suivant l'épaisseur de la feuille d'acétate de cellulose, on fait varier les unes par rapport aux autres les trois températures en question. D'autres fac- teurs influent également, à savoir la température ambiante, l'état hygrométrique de l'air, la fraîcheur ou l'ancienneté des feuilles, etc... Ces températures relatives des trois éléments principaux de la machine les unes par rapport aux autres sont établies d'après la connaissance des caractéris- tiques des feuilles à traiter et aussi par expérience dans chaque cas.
En tous cas, grâce aux circuits électriques indé- pendants réglables et contrôlés des différents éléments de
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la Machina, il est possible de réaliser en des points diffé- rents de la machine, et à des endroits différents de la feuil- le, des températures différentesles plus appropriées et don- nant les meilleurs résultats.
On va décrire maintenant, en se référant aux figures 6 à 11, le fonctionnement de l'appareil qui vient d'être dé- critdans ce qui précède.
Dans la position représentée sur la figure 6, l'ap- pareil est ouvert, la feuille mince 3 en acétate de cellulose provenant par exemple d'un rouleau, étant placée dans l'appa- reil. Le coulisseau 12 de la presse est relevé et retient la plaque 10 par, conspuent ces pistons eux-mêmes dans la position de soulèvement. La contre-matrice 6 est également maintenue relevée au moyen des tiges 14 et de l'écrou 15. Au moyen de cet écrou, on règle la hauteur de la contre-matrice 6 de telle façon que la partie basse des pis- tons étireurs 9 n'affleure pas tout à fait la face inférieure de cette contre-matrice, l'écart pouvant, par exemple, être de 1 à 2 2 millimètres.
Dans les parties ajourées 2 de la matrice fixe 1; les pistons réchauffeurs 17 se trouvent au niveau ('le la face supérieure de la matrice, étant soulevés par la plaque 19, elle-mêle soulevée par la tige de commande 20 et par le res- sort 21; cette tige 20 est elle-même soulevée par la plaque 10 de supportdes pistons étireurs par l'intermédiaire du ressort 25, les deux épaulements inférieur et supérieur de la partie renflée 23 de la tige formant double butée. La feuil- le 3 se trouve ainsi placée sur une véritable table chauf-- fante sans solution de continuité, puisque les pistons ré- chauffeurs bouchent les parties ajourées de la matrice 1.
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. Dans la position représentée sur la figure 7, le coulisseau 12 de la.presse a été abaisse,et, avec lui, l'en- semble supérieur mobile de l'appareil. On remarque que, dans cette position, la contre-matrice vient appuyer 'sur la feuil- le 3, alors que rien dans la partie intérieure de la matrice n'a encore été changé.
La feuille 3 se trouve alors chauffée d'une façon parfaite sur sa face inférieure par contact avec la matrice 1 et les pistons réchauffeurs 17, et sa face supé- rieure reçoit elle-même de la chaleur de la contre-matrice 6 par contact direct ; outre, dans les parties ajourées 7 de la contre-matrice se forment, comme on l'a représenté en 7, des chambres chaudes, les pistons étireurs 9 étant à cet ins- tant.légèrement maintenus au-dessus de leurs points de con- tact avec la feuille 3. On voit que les pistons réchauffeurs 17 ont été maintenus en place sous l'effet du ressort 25, le- quel s'est détendu au cours du mouvement.
Comme la feuille d'acétate 3 placée dans l'appareil n'a que quelques centièmes de millimètre d'épaisseur, à l'instant même où l'on ferme l'appareil, cette feuille est chauffée en-dessus et.en-des- sous et dans toute .sa masse et si les températures appliquées sont convenables, elle se trouve exactement dans les condi- 'bions convenant à son étirage, pourvu que celui-ci ait lieu sans aucun retard avant que la matrice ne subisse de trans- formation du fait de la chaleur.
Sur la figure 8, on a représenté la position qu'oc- cupent les différents organes' de l'appareil lorsque le coulis- seau 12 a encore été abaissé d'un millimètre ou deux.par rap- port à la position de la figure 7. A ce moment, la partie inférieure des pistons étireurs 9 est venue toucher la feuil- le 3 au point a.
Mais les pistons réchauffeurs 17 ont alors
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commence à descendre comme on le voit sur la figure, ',le telle façon que la matière ne se trouve à aucun moment serrée entre deux pièces métalliques, mais se trouve par contre toujours entre deux chambres chaudes relativement tanches, c'est-à-dire dire dans une atmosphère parfaite pour l'étirage, la matière se trouvant en outre protégée de tout contact avec l'air froid (qui serait susceptible de rigidifier la matière) depuis son premier contact avec la matrice inférieure chaude sur laquelle on l'a posée.
On voit que dans la position représentée Sur la figure 8, la descente des pistons réchauffeurs 17 est comman- dée par la plaque 19 qui supporte ces dits pistons et qui est elle-même poussée par l'épaulement inférieur de la partie ren- flée 23 de la tige 20, cette dernière étant entraînée par l'écrou. 27-sous l'effet de la plaque 10 de supportdes pis- tons étireurs 9.
De cette façon, à partir de ce moment, la vitesse de descente des pistons réchauffeurs 17 est égale à colle des pistons étireurs 9, ce qui a pour effet de maintenir à peu près constante l'importance des chambres chaudes infé- rieure et supérieure créées autour des deux types de pistons.
Sur la figure 9. on a représenté la position des organes de la machine dans un stade un peu plus avancé. Les pistons réchauffeurs 17 continuent à descendre et les pistons étireurs 9 amorcent lesempreintes dans la feuille 3.
Sur la figure 10, on a représenté l'appareil dans la position qu'ont pris ses organes à la fin de la course du coulisseau 12 de la machine. A ce moment, la plaque 10 vient buter contre la contre-matrice 6 et bloque l'appareil qui se trouve à fond de course ; lesempreintes se trouvent alors fermées complètement dans la fouille 3.
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Tous ce qui vient d'être dit jusqu'ici à propos du fonctionnement de l'appareil s'est passé sans interrup ti on.
L'opération a été pour ainsi dire continue depuis la position représentée sur la figure 6 jusqu'à celle représentée sur la figure 10. Il convient de remarquer toutefois qu'avec certai- nes épaisseurs de matière, ainsi qu'avec certaines qualité et suivant en outre la forme des empreintes, il convient:
1 ) de marquer un temps d'arrêt (d'une seconde par exemple, ou une fraction de seconde), dans la position représentée sur la figure 7.
2 ) de réaliser lés opérations schématisées par les positions représentées sur les figures 8, 9 et 10 à des vitesses qui ne sont pas uniformes et qui peuvent aller, suivant les cas, soit en augmentant, soit en diminuant.
Il est à noter toutefois qu'au lieu de marquer le temps d'arrêt ci-dessus spécifié, on peut, dans certains cas, faire agir les pistons étireurs sur la feuille avec un certain retard, en les réglant .par exemple à quelques millimètres de la face inférieure de la contre-matrice '(au lieu de 1 ou 2 millimètres dans le cas précédent).
C'est d'ailleurs un des nombreux avantages de l'ap- pareil qui a été décrit ci-dessus de permettre de réaliser toutes ces conditions, soit à la-main,'soit de préférence d'une façon semi-automatique ou automatique au moyen.d'un jeu de leviers ou de cames.interposés entre la presse de com- 'mande et son coulisseau 12, ce qui, ajouté à la combinaison des trois températures différentes de la matrice, de la con- tre-matrice et des pistons étireurs,.permet d'étirer au maxi- mum des alvéoles multiples de formes et de caractéristiques variables dans des feuilles minces en matière plastique telle que l'acétate de cellulose dont les caractéristiques propres sont variables.
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Dans la position représentée sur la figure 10, un temps d'arrêt estmarqué, temps d'arrêt qui peutvarier d'une plusieurs secondes, suivant le cas, de façon à permettre à là matière de se stabiliser dans sa nouvelle conformation, c'est-à-dire de vaincre la résistance intérieure de la matière plastique par nature et susceptible, si aucun arrêt n'était prévu, de subir un retrait, c'est-à-dire un moulage imparfait.
Ce temps d'arrêt et cette immobilisation dans la posi- tion de fin de c ourse sont obtenus par l'immobilisation du cou-
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lîsseau. -Iiiiisi qu'on le voit, la came 29, lU fur et 2" masure que la plaque 19 descend tourne automatiquement, sous l'effet de son poids et de celui du levier 30 pour continuer 1; être en contact avec ladite plaque, et lorsqu'on est arrivé à la posi- tion de fin de course représentée sur la figure 10, c'est par son point le plus haut que ladite came se trouve en contact avec la plaque 19 et bloque de cette façon cette plaque 19 dans sa position basse.
De cette manière, lorsqu'on fait remonter le coulis- seau 12 de la presse comme on l'a représenté sur la figure 11, les pistons réchauffeurs 17 restent dans leur position basse, bloqués par la came 29, le ressort 21 se comprimant au cours de cette opération. L'appareil étant alors ouvert, on peut démou- ler, c'est-à-dire sortir la plaque alvéolée de l'appareil, cette opération pouvant se faire de deux façons. Dans le pre- mier cas, l'opérateur relâche la carne 29 en agissant sur le levier 30, et à ce moment les pistons réchauffeurs 17 jouent alors le rôle d'éjecteurs, cette manoeuvre du levier 30 pou- vant d'ailleurs être liée mécaniquement au relevage de la pres- se ou conduite à la main avec les précautions convenables.
Dans le deuxième cas, l'opérateur soulève la plaquette alvéo-
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lée 3 à la main lorsque la minceur et la fragilité de cette plaquette ne permettent pas de réaliser une éjection automa- tique ou semi-automatique.
Il convient de noter que lorsqu'on ouvre l'appareil, l'air 'froid qui se précipite sur la feuille 3 et dans les em- preintes produit une rigidification instantanée de l'ensemble, la rigidité de la feuille étant alors presque égale à celle que conservera la feuille complètement froide et ceci sans que la température de la matrice 1 cesse d'être constante.
Lorsque la feuille alvéolée a été relevée à la main par les soins de l'opérateur, celui-ci relève ensuite le levier 30 de la came 29 et les pistons réchauffeurs 17 reviennent à la position représentée à la figure 1, l'appareil étant alors prêt pour l'opération suivante. La feuille alvéolée est tirée à la main ou automatiquement en dehors de l'appareil, d'une quantité égale à sa longueur et une autre partie vierge vient alors en place prête à l'opération suivante. Bien entendu, on pourrait encore opérer avec des formats séparés qu'on place- rait successivement dans l'appareil.
Il y a lieu de noter qu'entre les partiés ajourées 7 de la contre-matrice et les pistons étireurs 9 existe un petit jeu grâce auquel la contre-matrice 6 peut se poser bien à plat sur la feuille d'acétate de cellulose et exercer sous l'action des ressorts 16, une pression égale en tous points.
Dans ce qui précède, on n'a pas insisté sur le rôle joué par les dits ressorts 16 interposés entre la contre-ma- trice 6 et la plaque,10 de support des pistons étireurs 9.
Ce rôle est cependant important. Les dits ressorts en effet exercent une pression progressive sur la feuille au fur et à mesure que descendent les pistons étireurs 9 et empêchent la
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contre-matrice de se relever pendant cette opération, et par conséquent empêchent l'air froid de venir en contact avec la feuille, ce qui aurait pour effet de produire le glaçage et la rigidification des parties touchées par l'air froid, avec pour conséquence la rupture instantanée de la feuille avant même la fin de l'étirage.
La force des ressorts 16 est calcu- lée par conséquent de façon à bien presser la contre-matrice 6 sur la matrice 1, mais aussi de façon à ne pas exercer plus de pression qu'il ne convient entre les parties planes des matrices et contre-matrices sous peine d'empêcher la matière située en ces points de s'étirer et de s'allonger, ce qui empêcherait d'obtenir le maximum'possible ou voulu d'étirage en profondeur, et sous peine également de produire un serrage trop énergique de la matière entre deux sur-.L'aces métalliques, ce qui nuit, comme on l'a indiqué précédemment, à la conser- vation de la transparence de la matière.
Toutes ces précau- tions sont nécessaires dans le cas envisagé ici de la forma- tion d'empreintes profondes et multiples dans une feuille très mince d'acétate de cellulose ou matière plastique équivalente, donné en particulier la fragilité de la matière consi- dérée sous faible épaisseur, spécialement lorsque cette feuil- le est chaude, étant donné d'autre part que cette matière (contrairement à ce qui se passe dans le moulage de flancs destinés à recevoir une empreinte isolée, problèmetout à fait différent de celui examiné ici) est sollicité:;
en même temps suivant des directions opposées par la formation des deux ou des quatre empreintes voisines, et étant donné enfin qu'il faut, pour obtenir le maximum de profondeur de l'emprein- te amincir cette matière partout où cela est possible, c'est-
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à-dire aussi bien à l'endroit t XC#Oq;d:;::z:."TIiitLyro:tJl:Z:.1:;:jp
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des'parties planes qu'à l'endroit des mepreintes, sinon on ne tirerait pas parti de toutes les possibilités d'étirage de la matière et se da plasticité.
Il est à remarquer en ou- tre que les pistons êtireurs 9 pénétrant dans les parties ajourées de la matrice 1 avec un certain jeu; la matière ne se trouve pas pressée entre la surface extérieure de ces pis- tons et les bords intérieurs des parties ajourées 2 de la matrice 1, l'étirage se faisant uniquement sur les angles des matrices, sans aucun laminage de la matière. Grâce à ce jeu . également, on pourra réaliser avec le même appareil des em- preintes dans des feuilles d'épaisseurs différentes.
Si, par exemple, on a laissé un passage ou un jeu de 12/100 de milli- mètre entre les pistons étireurs 9 et les surfaces intérieu- res des parties ajourées 2 de la matrice on pourra, dans cet appareil, former des empreintes dans des feuilles d'acétate ayant moins de 12/100 de millimètre d'épaisseur, celle-ci pouvant descendre jusqu'à 2/100 de millimètre, épaisseur la plus faible des feuilles pouvant être fabriquées à l'heure actuelle.
Si l'on veut être absolument sur que tout contact de la feuille avec les bords intérieurs des parties ajouras 2 est évité, -on peut donner à celles-ci une forme légèrement rentrante.
Avec la machine qui fait l'objet de l'invention, on exerce sur la feuille de matière plastique des pressions contrôlées qui ne laissent, à aucun moment, des plis s'amor- cer en un point quelconque de la feuille pendant l'opération d'étirage, plis qui donneraient lieu à des surépaisseurs en- traînant une certaine rigidité en certains points en empê- chant le glissement de la matière, et qui, par conséquent, risqueraient de provoquer des ruptures de la feuille.
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La course ou descente d'étirage est, suivant l'in- vention, réglable, afin qu'on puisse obtenir, avec le même outillage, des empreintes plus ou moins profondes. A cet effet, on interpose, entre la contre-matrice 6 et la plaque porte- pistons étireurs 10, des cales (non représentées sur le dessin) ou on établit un système de butées réglables ou bien encore on limite, par tout moyen approprié réglable, la course du coulisseau 12 de la presse.
En même temps on règle en conséquence le dispositif cames 29, si l'appareil en comporte.
Dans ces condition:-), l'appareil décrit peut servir produire, par simple réglage etsans changement d'outillage, aussi bien des plaques alvéolées profondes telles que celles qui sont représentées sur les figures 1 à 3, que des plaques moins profondes au moyen desquelles on peut réaliser, comme on l'a représenté sur la figure 18 à titre d'exemple, par accollement de deux feuilles 3 et 3', des emballages herméti- ques pour tétines au lieu des simples berceaux ouverts repré- sentés sur les figures 1 à 3. Pour passer d'une forme à l'au- tre, il suffit de régler la descente des pistons étireurs 9 à la profondeur convenable.
Autrement dit, lors de la construction de l'appareil, on le prévoit pour la plus grande profondeur possible ou utile d'étirage, mais on peut l'utiliser, sans modifications ou transformations essentielles, pour toutes les profondeurs de- puis la plus faible jusqu'à la plus grande.
Cette posibilité constitue un Grès grand avantage; on a vu par exemple que, pour les tétines, on pouvait obtenir deux types d'emballages très différents en eux-mêmes et par leurs résultats (type de la figure 3 et type de la figure 18); s'il s'agit d'obtenir
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des plaques alvéolées pour emballer des comprimés par exemple, le procédé et la machine qui font l'objet de l'invention sont plus intéressants encore, car, avec un appareillage donné, on peut obtenir toute une gamme de plaques alvéolées de différen- tes profondeurs convenant à différentes épaisseurs de compri- més et à diverses façons de les emballer ;
c'est ce qu'on a représenté,. à titre d'exemple, sur :la figure la.
Il y a lieu de noter en outre que les pistons éti- reurs 9 sont amovibles, de telle façon qu'ils puissent être changés pour être remplacés par des pistons ayant une tête de forme différente,.. ce qui permet, avec la même machine, de pouvoir réaliser un grand nombre de formes d'empreintes.
Dans la variante représentée sur la figure 20, au lieu que ce soit tout le piston qui soit amovible, c'est seule- ment sa tête 9' qui l'est ; cette tête amovible 9' peut être montée sur le piston 9 par tout moyen convenable, par exemple au moyen d'une vis noyée 9". laquelle peut permettre en outre de régler éventuellement la profondeur des alvéoles ou em- preintes.
Par le changement de la simple tête amovible 9', on peut passer d'empreintes présentant un certain fond (par exemple à fond plat, comme on l'a représenté sur la figure 19) à des empreintes de même diamètre ou largeur mais présentant un fond de forme différente convenant à la forme du produit à emballer (par exemple un fond bombé ou un fond avec chan- frein, comme on l'a représenté sur la-figure 21).
On peut également, suivant l'invention, substituer aux pistons étireurs normaux des pistons de plus faible dia- mètre 9a (voir figure 22) grâce auxquels on peut réaliser, comme on l'a représenté sur la figure 22, des empreintes ou
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alvéoles coniques. Bien untendu, cette réduction de diamètre pourrait être obtenue également simplement par changement de la tête du piston, comme on l'a indiqué à propos de la figure 20.
Lorsqu'on a à réaliser des empreintes a fond plat,
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et toujours dans le même but ':I.l1e celui '.i.ui a été indiqué prié- cédemment, à savoir éviter dans toute la mesure du possible une pression de la matière entre deux surfaces métalliques, on peut donner à l'extrémité inférieure du piston étireur9 la forme représentée sur la figure 16. cette partie inférieure des pistons comportant un simple bord de contact 51 avec la feuille.
Lorsque le fond de l'empreinte doitprésenter des parties rentrées ou des nervures, on fait toujours porter le travail d'étirage sur les angles seulement. On peut donner au piston étireur 9 une forme correspondant à celle de la figure 16, mais avec une bordure en saillie 31' plus accentuée et prévoir sur le piston réchauffeur une nervure 32 permettant de réaliser dans la feuille, en combinaison avec la bordure 31' du piston 9, une nervure 33. De cette façon, au-dessus et au.-dessous du fond de l'empreinte se trouvent ménagés en 34 des espaces vides réduisant au minimum le contact entre la feuille de matière 3 et les pistons 9 et 17. On obtient de cette manière des empreintes parfaitement claires aussi transparentes que la feuille elle-même.
Lorsqu'on a affaire à des empreintes plus faciles à réaliser, des empreintes rondes relativement peu profondes par exemple, on peut simplifier 1' outillage en supprimant les pistons réchauffeurs 17, le fond de la matrice étant fermé et formant alors une chambre chaude suffisante puisqu'on
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a peu à demander à la matière. On peut simplifier de même les temps d'arrêt et les vitesses de descente et se contenter par exemple d'un circuit de chauffage pour la partie mobile du dis- positif, ce circuitintéressant soit la contre-matrice, soit la plaque porte-pistons étireurs, l'autre prenant sa chaleur par contact et par rayonnement.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, pour que la feuil- le d'acétate de cellulose conserve toute sa transparence, il , ne faut pas qu'elle soit comprimée ou serrée à la température d'étirage entre deux pièces d'acier, si parfaites et polies que soient les surfaces de contact de ces pièces avac les feuil- les d'acétate de cellulose.
D'après ce qui précède, il semblerait que lors que la contre-matrice 6 a été abaissée sur la matrice 1, le poids de cette contre-matrice, auquel s'ajoute l'action des ressorts
16 qui pressent sur celle-ci, la matière se trouve serrée entre ces deux pièces et se trouve par conséquent dans les conditions appropriées à en détruire la transparence.
En réalité, comme on l'a expliqué précédemment,.la pression exercée par la contre-matrice est une pression élas- tique qui peut être réglée à la valeur convenable au moyen des ressorts 16. Mais en outre, 'afin que ce, serrage ne puisse se produire, toute la surface de la matrice est, comme on l'a représenté sur la figure 12, légèrement abaissée grâce à un décrochement 35, sauf sur les quatre bords de la matrice.
Cet abaissement de la surface de la matrice, sauf sur ses bords, est extrêmement faible (il peut être évalué à un ou quelques centièmes de millimètre), mais il est suffisant pour éviter la pression de la contre-matrice sur la matrice; il n'empêche pas cependant que touilla surface de la feuille 3 reste prati-
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quement en contact avec le métal chauffe. Cette disposition a en outre l'avantage de permettre à la matière de glisser relativement librement entre les parties planes 36 existant entre les parties ajourées correspondantes 2 et7 de la matri- ce et de la contre-matrice.
La matière, en effet, étant chaude et par conséquent assez ramollie, on risquerait de provoquer une rupture de la feuille si elle était retenue, ne serait-ce qu'en un seul point, entre ces parties planes 36 portant les parties ajourées. Grâce à la disposition qui vient d'être signalée, on permet donc le plissement, tout en fournissant ,., la feuille la chaleur qui convient son étirage et sans lui faire supporter des poids qui entraîneraient; la rupture ou qui nuiraient à sa transparence. Bien entendu, au lieu de réaliser un creux dans la matrice comme on l'a représenté sur là figure 11, on pourrait réaliser ce creux dans la contre- matrice 6.
Dans l'obtention de certaines empreintes, on a souvent besoin, tout en cherchant à obtenir l'effet ci-dessus dans lequel il y a en somme liberté de toute la feuille sauf sur ses bords extrêmes; de contrôler le mouvement de ces bords qui ont une tendance évidente, sous l'effet de l'éti- rage, à rentrer légèrement vers le centre de la feuille.
Si l'on a sur la feuille des impressions, qui doi- vent tomber à des emplacements déterminés précis, il faut que l'on puisse retenir les bords de la feuille ou contrôler leur mouvement. Dans ce but, ainsi qu'on l'a représenté sur les figures 13 et 14, on crée tout autour de la matrice un cadre formé au moyen de ,,uatre réglettes amovibles 37 qui s'engagent dans des saignées correspondantes 38 de la contre-matrice 6.
Bien entendu, les réglettes 37, au lieu d'être placées dans
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la matrice 1, pourraient être placées dans la contre-matrice 6. En faisant déborder plus ou moins ces réglettes qui vien- nent pincer le bord extrême de la feuille 3, on peut arrêter tout glissement des bords ou bien, si on en a besoin, on peut le régulariser, l'égaliser ou le contrôler.
La réglette étant en effet amovible, il est possi- ble de l'enlever et de corriger le glissement du bord de la matière d'après l'expérience, jusqu'à ce qu'on obtienne satis- faction. On peut également, comme il a été dit ci-dessus, coincer la matière entre la réglette 37 et la saignée 38 de la contre-matrice, et immobiliser la dite matière suivant' ses bords, ou bien on peut adoucir plus ou moins les rayons et permettre un glissement plus ou moins grand.
Ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 15, on peut, dans certains cas, réduire la hauteur de la réglette 37 à une valeur presque nulle en face de certaines parties ajourées de la matrice 1, comme on l'a représenté en 37a, afin de permettre le glissement de la matière en'ces endroits pour aider à la formation du fond de l'empreinte, la matière se trouvant retenue dans son ensemble sur ses bords par les parties 37b de la réglette 37.
Il y a lieu de noter que, lorsque les empreintes' sont très profondes, on peut, pour faciliter le démoulage pratiquer de petits trous de rentrée d'air dans les pistons étireurs; on évite ainsi que, pour certaines empreintes,'la matière étirée remonte avec le piston étireur en s'y collant.
Avec les appareils du type ci-dessus décrit, un ouvrier ou même simplement une ouvrière, peut, au moyen d'une presse à main, actionnée par un levier et sans le secours d'aucune forme extérieure, obtenir normalement par exemple
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48.000 empreintes à l'heure pour des empreintes de 16 milli- mètres d'entre-axes dans les deux sens, et dans des feuilles, d'acétate de cellulose ayant de 3 a 15/100 de millimètre,et cela avec un pourcentage de rupture inférieur à 1/1000.
Avec ces mêmes appareils, on obtient des empreintes très rapprochées pouvant avoir 1 millimètre d'écartement par exemple pour 6 à 7 millimétrés de profondeur, et cela avec des matières ayant également une épaisseur de 3 à 15/100 de millimètre, le mil- limètre d'écartement ci-dessus indiqué étant d'ailleurs celui qui est nécessaire pour la construction des matrices..
Bien entendu, les chiffres qui viennent d'être in- diqués ci-dessus n'ont été donnés qu'à titre d'exemples de réalisations courantes et normales et uniquement pour.montrer les avantages que permettent d'obtenir le procédé et la ma- chine qui font l'objet de l'invention.
Il est à noter que la feuille chaude,eten même temps plastique, se tend sur les pistons étireurs, ainsi qu' on l'a indiqué précédemment, un peu comme se tendrait une feuille de caoutchouc sans qu'il soit nécessaire d'utiliser de contre-partie pour obtenir des parties rentrantes comme dans le cas des tétines indiqué sur les figuresl à 3.
Le procédé selon 11 invention permet également de porter des impressions ou marques quelconques sur les emprein- tes, quelles que soient leurs formes, ces impressions pouvant couvrir une grande partie de la surface des empreintes et pouvant être réalisées en outre dans les conditions les plus économiques.
@ cet effet, les feuilles d'acétate de cellulose, sont préalablement imprimées à plat, les impressions étant bien entendu disposées aux emplacements convenables, en te-
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nant compte du fait que la'feuille, au premier contact avec l'appareil chauffé, subit un allongement, lequel dépend de la nature de la matière.-
En même temps que l'on imprime les feuilles, on perce deux ou quatre petits trous au coin des feuilles, ces trous devant servir de repères et venir se placer sur des broches de même diamètre-convenablement placées sur la ma- trice, de façon que les, impressions viennent bien en regard des parties ajourées de celle-ci.
Ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus, à aucun mo- ment, les pistons étireurs qui agissent à l'intérieur de l'empreinte, ne rencontrent de contre-partie dans la matrice, et de ce fait, les impressions étant toujours dans le vide de la chambre chaude ne rencontrent jamais de partie métalli- que susceptible de les détériorer.
Dans ce cas, on décale les pistons réchauffeurs 17 très légèrement (quelques dixièmes*de millimètre), mais cela n'est pas toujours nécessaire, car généralement leur tempéra- ' tare ne suffit pas à altérer l'impression pendant le court instant de contact au moment ou. l'on place la feuille dans l'appareil.
Lorsqu'on désire porter des impressions sur les parties planes comprises entre les alvéoles, il faut évidem- ment prendre des dispositions spéciales, car la contre-matri- ce faisant plus-ou moins pression.. sur la matrice, les parties imprimées se trouveraient plus ou moins serrées entre les deux pièces métalliques et l'impression pourrait être détrui- te.
Pour éviter cela, on peut creuser très légèrement'la ma- trice à l'endroit des impressions en conservant seulement les angles des parties ajourées, seuls en fait nécessaires
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puisque, ainsi qu'on l'a exposé précédGHllJ1ont, la caractéristi- que essentielle du procédé qui fait 1'objet de l'invention est d'effectuer un étirage de la matière sur les angles et non de la mouler entre des surfaces concave et convexe correspondan- tes.
On pourrait évidemment, en utilisant les caracté- ristiques essentielles ci-dessus décrites, réaliser une machi- ne à double effetcomportant une double série d'organes et au moyen de laquelle, pendant le temps d'arrêt prévu à la fin de l'étirage,, dans une partie de l'appareil, pour une plaque, on retirerait une autre plaque dans l'autre partie de l'appareil.
Sur la figure 35, on a représenté, à Litre d'exemple, un mode de réalisation d'une machine à double effet, dans le cas simplifié où. l'on n'a pas besoin d'utiliser de pistons réchauffeurs. Dans ce cas, on n'utilise qu'une seule matrice double face l' (ou deux matrices disposées dos à dos) qui est servie alternativement par deux têtes d'appareils (contre-ma- trice et pistons étireurs avec leurs organes de commande) or- ganisées comme on l'a indiqué précédemment. Cette machine d'ailleurs @ pourrait/être horizontale, aussi bien que verticale.
Bien entendu, l'appareil qui a été décritdans ce qui précède, et qui a été représenté sur le dessin n'a été donné qu'à titre d'exemple seulement non limitatif. Il pour- rait recevoir certaines modifications dans ses détails de réalisation sans que l'économie générale de l'invention s'en trouve pour cela altérée. C'est ainsi par exemple que le dis- positif de blocage de la plaque 19 supportant les pistons ré- chauffeurs en fin de course descendante, pourrait être dif- férent de celui qui a été représenté. J'est ainsi également, par exemple, que le fonctionnement de certains organes pourrait
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être inversé, par exemple la contre-matrice pourrait être rendue fixe, la matrice étant au contraire mobile en combi- naison avec le déplacement des pistons étireurs.
La procédé et la machine qui ont été décrits ci- dessus convennent à l'obtention d'empreintes de toutes formes et de toutes dimensions et permettent de traiter toute matière plastique conformable à chaud et dont les caractéristiques plastiques s'apparentent à celles de l'acétate de cellulose.
REVENDICATIONS
1 ) Procédé pour la production d'empreintes multiples dans des feuilles ou bandes minces en acétate de cellulose ou matière plastique équivalente, caractérisé par le fait que les feuilles ou bandes minces,en matière plastique sont pla- cées froides dans des appareils à chauffage constant où elles sont instantanément chauffées dans leur masse entière et en tous leurs points.