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Perfectionnements apportés aux appareils pour mouler des lentilles de contact ophthalmiques à partir de matières plastiques.
L'invention est relative à des appareils pour mouler des lentilles de contact ophthalmiques à partir de matières plastiques.
Une lentille de contact ophthalmique a une forme telle qu'elle puisse être appliquée directement sur la surface avant ou antérieure du globe oculaire sous la paupière, ses parties marginales étant logées dans le pli de la conjoncti- ve. Une telle lentille comprend une partie comédie ou opti- que et qui, quand la lentille est appliquée sur le globe oculaire, se trouve devant et en regard de la cornée de l'oeil, ainsi qu'une partie sclérale ou haptique qui entoure la par- tie cornéale ou optique et qui, lorsque la lentille est mise en place, correspond à la partie sclérotique du globe oculaire
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et est appliquée sur celle-ci. La lentille de contact compor- te généralement des surfaces interne ou postérieure et exter- ne ou antérieure, constituées par des surfaces sphériques.
Les surfaces postérieure et antérieure de la partie cornéale de la lentille sont généralement formées par des segments de surfaces sphériques et les surfaces postérieure et antérieure de la partie sclérale sont ordinairement constituées par des segments annulaires de surfaces sphériques. La partie cornéale de la lentille est posée intégralement sur sa partie slérale en étant ordinairement centrée ou concentrique par rapport à. celle-ci mais dans certains cas une certaine exentricité de la partie cornéale par rapport à la partie sclérale de la len- tille peut être nécessaire.
Le diamètre intérieur de la lentil- le dans le plan où la périphérie de la pa.rtie cornéale touche la partie sclérale de la lentille est désigné ci-après comme étant celui de l'ouverture optique de la lentille et est mesuré comme si les surfaces internes des parties cornéalex et scléra- le de la lentille se touchaient suivant une arête vive ou net- tement définie formée par une ligne nettement circulaire,alors qu'en pratique cette arête prononcée est remplacée par un bord arrondi ou tangentiel à la partie sclérale de la lentille pour éviter la formation de cette arête vive et le risque de blesser le globe oculaire.
La partie cornéale de la lentille est celle qui procure la, correction optique etsa surface postérieure est générale- ment courbée de manière qu'elle se trouve à un léger écarte- ment de la cornée de l'oeil, les courbures des surfaces anté- rieure et postérieure de cette partie cornéale étant choisies d'une manière appropriée pour que l'on obtienne la correction optique désirée quand la lentille est appliquée sur l'oeil.
D'autre part, la partie sclérale de la lentille suit, de pré- férence et d'une manière exacte, le contour de la paroi sclé- rotique du globe oculaire. Dans certains cas et suivant la physiologie des maladies, la surface postérieure de la partie sclérale peut être ajustée de près sur le globe oculaire alors
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que dans d'autres cas on peut prévoir un certain dégré de li- berté pour l'adaption de la lentille sur la paroi sclérotique de l'oeil. Toutefois, la courbure de la surface antérieure de la partie sclérale est généralement un peu différente de celle de la surface postérieure de cette partie de la lentille de manière que l'épaisseur de cette dernière diminue d'une manière très graduelle vers sa périphérie où le bord de la lentille est, de préférence, arrondi.
Les rayons de courbure des surfaces antérieure et posté- rieure de la partie cornéale de la lentille sont désignés ci- après comme étant respectivement le rayon cornéal antérieur et le rayon cornéal postérieur, alors que les rayons corres- pondants de la partie sclérale de la lentille sont dénommés respectivement le rayon scléral antérieur et le rayon scléral postérieur. par l'expression "matières plastiques" on entend les substances transparentes et moulables, plus spécialement des résines synthétiques thermoplastiques, qui conviennent à des usages optiques.
Les résines thermosplastiques de ce genre, qui sont déjà bien connues pour des usages optiques, sont cel- les obtenues à partir des résines scryliques et styrène, par exemple du polyméthyl-methacrylate et du polystyrène, qui tous deux ont un dégré de transparence élevé. Des matières qui conviennent tout particulièrement à la fabrication de len- tilles de contact, conformément à l'invention, sont celles qui sont mises sur le marché par la Société dite : Impérial Chemi- cal Industries (Plastics) Ltd sous la marque de fabrique dé- posée "Transpex" et décrites dans le Bulletin Technique N 7, publié par cette Société, en date de décembre 1943.
Une lentille, fabriquée à l'aide de ces résines, synthé- tiques,, peut, si on le désire, comporter une pellicule super- ficielle dure pour augmenter sa résistance aux égratignures.
On peut, par exemple, appliquer une mince couche de silice ou toute autre matière appropriée, qui est dure et résiste aux griffes, sur la surface d'une lentille polyméthyl-meth
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crylate.
Les lentilles de contact ont déjà été fabriquées en ma- tières plastiques mais jusqu'ici la fabrication de ces lentil- les n'a pas été possible, jusqu'à l'état final, en une seule opération de moulage et à l'aide de matrices standardisées.
Une méthode, appliquée jusqu'ici pour le moulage de lentilles de contact, consiste, en peu de mots, à faire une empreinte de l'oeil sur lequel la lentille x doit être posée et en se servant à cet effet d'une matière analogue au plâtre des den- tistes, à faire un moulage ou une transposition de cette em- preinte et à obtenir par pressage, à partir de ce moulage, une ébauche plastique (avec un apport de chaleur avant ou pendant l'opération de pressage) pour façonner correctement la partie sclérale de la lentille et grossièrement la partie cornéale de celle-ci, cette dernière partie étant ensuite meulée, doucie et polie selon la, technique courante pour le meulage et le po- lissage des lentilles, jusqu'à ce qu'elle ait une forme optique exacte.
Ainsi chaque lentille nécessite un long traitement in- dividuel et aussi important que celui des lentilles en verre.
Une autre méthode, utilisée jusqu'ici, pour obtenir des lentilles de contact, consiste à préparer des séries d'ébauches standardisées de ces lentilles avec des rayons scléraux posté- rieurs différents et des ouvertures optiques diverses, alors que leurs parties cornéales sont inachevées. On finit ensuite individuellement les ébauches choisies en se basant sur les indications fournies par les oculistes pour chaque malade, en particulier, et qui donnent les dimensions à prévoir pour la partie sclérale de la lentille, les dimensions de l'ouverture optique et les corrections optiques que l'on doit apporter aux parties cornéales des lentilles pour chaque malade. Avec ces indications le fabricant choisit l'ébauche appropriée et il meule et polit la. partie cornéale de cette ébauche.
Chaque len- tille nécessite donc un meulage et polissage spéciaux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur suivant la technique courante en optique.
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L'invention a pour but de pouvoir fabriquer tout au moins la majorité des lentilles de contact en matières plastiques de manière que l'on puisse donner les formes voulues, à la fois à leurs parties sclérales et cornéales, par une seule opération de moulage. Un autre but de l'invention est de pouvoir suppri- mer ou réduire la nécessité d'une intervention des opérations de meulage et de pouvoir éliminer ou simplifier les opérations de finissage à la suite du moulage.
L'invention a pour objet un appareil pour mouler, à partir de matières plastiques, des lentilles de contact ophthalmiques qui répondent à des conditions cornéales et/ou sclérotiques différentes et elle consiste, principalement, à faire comporter à l'appareil, du genre en question, un moule comprenant deux matrices en alignement axial, les faces de moulage de ces ma- trices servant respectivement à former les surfaces antérieure et postérieure de la lentille sur la matière plastique interca- lée entre les matrices, chaque matrice ayant un caractère compo- sé en ce sens qu'elle comprend une partie qui sert à mouler une surface cornéale et une partie, qui entoure la première et qui est propre à mouler une surface sclérale de la lentille,
ces parties des matrices pouvant toutes deux être remplacées par des parties correspondantes par lesquelles on obtient des for- mes différentes pour les surfaces moulées., alors que chaque matrice composée peut être montée, indépendamment, dans le moule nécessaire après avoir choisi, dans une série de parties façonnemses interchangeables, réservées, d'une part, au moula- ge d'une surface cornéale et, d'autre part, à celui d'une sur- face sclérale, les parties façonneuses dont les formes sont nécessaires pour donner à la cavité du moule une forme qui convienne aux conditions ophthalmiques de la lentille de con- tact particulière que l'on désire obtenir à l'aide de cet ap- pareil.
En se servant d'un appareil établi selon l'invention il est possible de fabriquer, d'une manière économique, des len- tilles de contact en les moulant à partir de matières plasti-
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ques puisqu'il est possible de choisir dans une série prédé- terminée de parties façonneuses interchangeables celles qui sont nécessaires pour obtenir la combinaison voulue des rayons scléraux et cornéaux et l'ouverture optique nécessaire, toutes ces dimensions variant d'une manière très considérable pour les yeux de différentes personnes.
Ainsi, par exemple, pour fabriquer des lentilles afocales, ayant une même ouverture optique, il est avantageux de disposer d'une série de douze parties façonneuses pour la surface scléra- le antérieure et d'une série de cinq parties façonneuses pour la surface cornéale antérieure ainsi que d'un nombre de parties correspondant pour les surfaces sclérales et cornéales postéri- eures. Avec un assortiment pareil des parties façonneuses il est possible de constituer 60 moules différents pour obtenir une série standardisée et finie de 60 lentilles de conta,ct afocales.
De plus, quand on veut mouler des lentilles ayant des pouvoirs refracteurs différents en se servant de combinai- sons des cinq parties façonneuses de la, surface cornéale anté- rieure et des cinq parties pour la surface cornéale postérieure, il est evident que l'on peut ainsi obtenir 240 autres lentilles convenables.
Pour constituer les parties du moule, qui permet- tent d'obtenir une telle série de lentilles, il est nécessaire de choisir des parties façonneuses pour les surfaces sclérales antérieure et postérieure, qui ont des rayons différents et qui, de pair avec les parties façonneuses particulières utili- sées pour les surfaces cornéales, donnent une lentille moulés pour laquelle la partie sclérale de la lentille, qui se rac- corde à la partie cornéale de celle-ci, a une épaisseur sensi- blement égale à, celle de cette dernière partie, en cet endroit, alors que l'épaisseur de cette partie sclérale va en diminuant @ vers sa périphérie.
Pour l'obtention d'autres lentilles refractaires, l'inter- vention de chaque autre partie façonneuse pour une surface cornéale antérieure permet de fabriquer 60 autres. combinaisons pour des lentilles convenables en se servant des cinq parties @
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façonneuses pour une surface cornéale postérieure et des séries de douze parties façonneuses pour les, surfaces sclérales, dont question plus haut.
Dans certains cas, le raccord des épaisseurs des parties cornéales: et sclérales de la lentille, à leur jonction, peut être obtenu en se servant d'une partie façonneuse de la surface cornéale antérieure qui procure une partie cornéale ayant une ouverture optyque différente et en utilisant une partie façon- neuse de la surface sclérale antérieure qui correspond à cette première partie façonneuse. Dans ces cas spéciaux, les matrices, ayant des ouvertures optiques différentes et qui sont nécessai- res pour l'adaptation à des formes d'yeux différentes, comme il sera décrit ci-après, sont remplacées par d'autres ayant une ouverture optique différente pour obtenir le résultat voulu.
Il est à noter que, si l'évolution de la technique future de l'adaptation exige des variations plus importantes et plus précises pour les dimensions qu'actuellement, l'avantage obte- nu par les matrices interchangeables deviendra encore plus grand.
La lentille peut être moulée entre les matrices par un moulage par compression ou un moulage par injection ou sous pression. Si l'on adopte le moulage par compression, la matière plastique, qui peut,,par exemple, se présenter sous la forme d'une ébauche de dimensions convenables, est introduite entre les matrices antérieure et postérieure quand celles-ci sont écartées après quoi on rapproche les matrices dans le sens ax- ial pour donner à l'ébauche sa forme définitive. L'ébauche peut être introduite dans la mouleuse à l'état froid et les matrices ainsi que l'ébauche peuvent ensuite être chauffées jusqu'à la température appropriée pour laquelle la matière plastique se ramollit ou devient fluide pour que son moulage puisse se faire.
Les matrices et l'ébauche peuvent également être préchauffées avant que l'ébauche soit introduite dans le moulage de sorte que le moulage peut être effectué peu de temps après l'intro- duction de l'ébauche dans le moule. Si les lentilles doivent être obtenues par un moulage par injection, des moyens sont
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prévus pour introduire la matière plastique dans une condition appropriée dans la cavité de moulage entre les deux matrices.
Comme expliqué ci-dessus, il est indésirable de laisser subsister une arête vive à la jonction entre les surfaces des parties cornéale et sclérale de la lentille et en vue d'obtenir un chanfrein ou bord arrondi ou de toute autre forme appropriée à l'endroit de cette jonction on peut avoir recours à une partie façonneuse intermédiaire et interchangeable, de forme annulaire, que l'on établit entre la partie façonneuse de la surface corné- a.le et la partie façonneuse de la surface sclérale de la matrice postérieure ou des matrices postérieure et antérieure, la sur- face de moulage de cette partie intermédiaire ayant une forme telle qu'elle puisse mouler une partie annulaire de forme arron- die ou autrement appropriée à, la jonction des surfaces cornéale et sclérale de la,
lentille de contact moulée pour éviter ainsi la formation d'une arête vive en cet endroit. En, rendant cette ou ces parties façonneuses intermédiaires interchangeables, il est possible de tenir compte des variations qui se présentent, pour les différentes lentilles, pour la relation axiale de leurs surfaces cornéales et sclérales et pour les puvertures optiques de celles-ci. De plus, ces parties intermédiaires peuvent être utilisées comme des cales jointives annulaires comme décrit ci- après.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, on peut donner aux parties façonneuses des surfaces cornéales, des matrices mouleuses, la forme de saillies cylindriques cor- rectement finies, dont chacune comporte une surface de moulage exactement profilée à une extrémité et sur lesquelles sont enga- gées exactement et d'une manière amovible les parties façonneu- ses des surfaces sclérales ainsi que les parties intermédiaires ayant une forme annulaire et comportant chacune une face termi- nale constituant une surface de moulage exactement profilée, les parties façonneuses des surfaces scléra,les étant ajustées exactement autour desdites saillies ou autour desdites parties façonneuses intermédiaires, quand celle-ci existent et, dans ce
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dernier cas,
les parties intermédiaires sont engagées directe- ment'et avec précision sur les parties façonneuses des surfaces cornéalea.
On peut monter les aillies, formant les parties façonneu- ses des surfaces cornéales sur les pièces formant le corps du moule alors que des moyens sont prévus pour ajuster exactement ces pièces l'une par rapport à l'autre afin que l'on soit cer- tain que les parties façonneuses des surfaces cornéales des ma- trices antérieure et postérieure soient en alignement coaxial.
Les pièces susdites, qui forment le corps du moule, ont des formes, différentes conformément à la méthode générale pour la fabrication des lentilles, par exemple quand plusieurs len- tilles sont fabriquées dans un seul appareil en une seule opé- ration ou quand une lentille unique doit être obtenue pour cha- que opération. Dans ce dernier cas, lesdites pièces peuvent comporter des blocs cylindriques, exactement finis, sur les extrémités desquels lesdites saillies sont établies coaxialement, lesdits blocs étant logés, dans une boîte dont la face interne cylindrique et exactement dressée sert à maintenir ces blocs, en alignement. Cette boîte peut avoir la forme d'un manchon massif dans lequel au moins un des blocs est monté de manière à pou- voir se déplacer axialement par rapport à l'autre.
Dans le pre- mier cas, plusieurs de ces boites peuvent être établies dans ou sur les plaques ou platines d'une machine appropriée pour le moulage par compression ou injection.
@ Si on le désire, des moyens peuvent être prévus pour régler la position axiale des parties façonneuses des surfaces scléra- les et/ou des parties, intermédiaires des matrices par rapport aux parties façonneuses des surfaces cornéales, par lesquelles elles sont portées. Ce réglage peut être effectué par des cales jointives, un dispositif à vis et écrou ou de toute autre mani- ère appropriée.
Généralement, les différentes parties façonneuses inter- changeables sont constituées en acier ou chrôme et inoxydable mais elles peuvent être fabriquées en.toute autre matière appro-
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priée, telle que du fer, ces surfaces de moulage, en forme de portions de sphère, de ces parties f açonneuses étant optiquement finies et polies avec précision.
Pour tenir compte des cas rela- tivement rares où la forme de la sclérotique d'un oeil à traiter n'a pas la forme d'une portion de sphère et nécessite l'inter- vention d'une partie façonneuse de surface sclérale de forme non-usuelle pour la lentille de contact, cette partie peut être constituée par une pièce moulée ou transposée en une matière appropriée quelconque, par exemple en plâtre, en une matière plastique ou en métal, cette pièce étant obtenue l'aide d'un moulage de l'oeil particulier à traiter où de toute autre mani- ère appropriée, cette pièce façonneuse spéciale étant engagée sur la, partie façonneuse de la surface cornéale ou sur la sail- lie de la matrice postérieure et étant supportée extérieurement par ladite boité.
Le dessin ci-annexé montre, à, titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention.
Les figs. I et 2 montrent, respectivement en coupe axiale et en coupe transversale selon 2-2 fig. I, un appareil à moule unique et avec commande manuelle pour fabriquer une lentille de contact à la fois, cet appareil étant construit conformément à. l'invention.
La fig. 3 montre, en coupe verticale schématique, une par- tie d'une mouleuse par compression et à commande hydraulique, établie selon l'invention.
La mouleuse montrée sur le dessin comprend une boite ou un manchon cylindrique I avec uneface cylindrique interne 2 exactement dressée. Dans la boite sont logés des pièces ou blocs 3 et 4, formant le corps du moule et qui peuvent être ajustés sur cette boite I tout en pouvant coulisser dans celle-ci. Les extrémités internes des blocs 3 et 4 comportent chacune une saillie coaxiale 3a ou 4a, orientée vers l'intérieur et propre à former une partie façonneuse d'une surface cornéale d'une des matrices du moule de l'appareil.
La partie 3a est propre à for- mer la surface cornéale antérieure de la lentille de contact,et
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la partie 4a est propre à constituer la surface cornéale posté- rieure de cette lentille, les faces terminales 3b et 4b de ces deux parties ayant des formes qui correspondent respectivement à une partie concave et une partie convexe d'une sphère et étant moulées, doucies et polies exactement suivant les rayons des surfaces cornéales que l'on veut obtenir.
Les contours des saillies 3a et 4a sont cylindriques et sont meulés ou dressés correctement de toute autre manière afin de pouvoir recevoir et maintenir coaxialement, avec précision,les parties façonneuses. 5 et 6 des surfaces sclérales, ces parties étant généralement engagées directement sur ces saillies mais qui, comme visible sur le dessin, peuvent être montées indirectement sur ces saillies par l'interposition, entre ces parties façon- neuses des surfaces cornéales et sclérales, de parties façonneu- ses intermédiaires 13' et 13a.
Les parties façonneuses 5 et 6 ont une forme annulaire et l'extrémité interne de la partie 5 est constituée par une portion concave et sphérique pour servir au moulage de la surface sclérale antérieure de la lentille de contact, alors que l'extrémité interne de la partie 6 est con- stituée par une portion concave et sphérique pour servir au moulage de la surface sclérale postérieure de la lentille de contact.
Les parties 5 et 6 pour le moulage des surfaces sclérales font partie d'une série d'une paire de surfaces de moulages ayant des rayons différents, les paires des matrices corres- pondantes étant engagées, d'une manière interchangeable, sur les parties façonneuaes des surfaces cornéales correspondantes de sorte qu'un grand nombre de combinaisons avec des rayons différents pour les surfaces cornéales et sclérales peuvent être obtenues. De même, plusieurs paires de parties façonneu- ses pour les parties cornéales sont interchangeables dans la boite I et chacune de ces parties à une surface de moulage 3b ou 4b ayant un rayon légèrement différent de celui de la surfa- ce correspondante de l'autre de ces parties.
Ainsi les combi- naisons possibles pour les rayons des surfaces sclérales et
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cornéales, dont on dispose, sont encore augmentées davantage.
Pour tenir compte des variations qui se présentent pour les ouvertures optiques des différents malades, il est égale- ment nécessaire que l'on puisse disposer de parties façonneu- ses pour ces surfaces cornéales avec des diamètres différents et de parties façonneuses correspondantes pour les surfaces sclérales et, si nécessaire, de parties façonneuses intermédi- aires.
Une pièce tubulaire 7 est engagée sur les parties façon- neuses des surfaces sclérales de manière à remplir périphéri- quement la cavité de moulage 8 tout en permettant à l'air de s'échapper hors de cette cavité pendant la compression de l'ébauche en matière plastique. La pièce tubulaire 7 peut également servir de butée ou de pièce d'écartement pour déter- miner la longueur suivant laquelle les matrices antérieure et postérieure peuvent être rapprochées en fixant ainsi la dimen- sion axiale de la lentille obtenue. Si on le désire, la pièce tubuleire 7 peut être remplacée par une ou plusieurs pièces similaires mais ayant des longueurs axiales différentes et/ou plusieurs cales annulaires peuvent être prévues pour être uti- lisées avec une pièce annulaire dans le même but.
Une goupille 9 traverse diamétralement la boite 1 et le bloc 3 afin que ces deux pièces soient reliées rigidement entre- elles mais si on le désire on peut séparer le bloc 3 et la boîte I en enlevant la goupille 9.
La goupille 9 dépasse des deux cotés hors de la boite 1 et est sollicitée par des ressorts de compression 10, qui sont en contact avec ses extrémités, ces ressorts étant engagés sur les parties terminales de tiges IOa qui prennent appui sur une traverse II au centre de laquelle est engagée une vis de pres- sion 12 dont l'extrémité interne repose sur l'extrémité externe du bloc 4 afin que la pression, nécessaire au moulage, puisse être exercée sur ce dernier.
Des parties façonneuses intermédiaires et interchangeables 13 et I3a, de forme annulaire, peuvent, comme expliqué plus
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haut et comme montré, être intercalées entre les parties façon- neuses sclérales et cornéales de chaque moitié du moule, ces parties intermédiaires ayant des extrémités internes, de forme appropriée, pour mouler des surfaces annulaires qui ont une forme arrondie ou autre appropriée sur la face postérieure de la lentille à la jonction entre les surfaces cornéale et sclé- rale de cette face et, de même sur la face antérieure de la lentille. Dans la plupart des cas, les matières intermédiaires ne sont pas nécessaires et les parties façonneuses des surfaces sclérales se raccordent alors directement aux parties façonneu- ses cornéales dont question plus haut.
Comme déjà dit, les ouvertures optiques des différentes lentilles doivent avoir des diamètres différents et, par consé- quent, les parties façonneuses doivent elles-mêmes avoir divers diamètres alors que les parties façonneuses des surfaces sclé- rales doivent être adaptées à ces diamètres différents.
En don- nant aux parties intermédiaires 13 et 13a des épaisseurs radia- les différentes, il;est possible de les utiliser pour diverses combinaisons avec des parties façonneuses des surfaces cornéa- les et sclérales pour obtenir les différences voulues entre les diamètres externes et internes de ces surfaces et pour réduire le nombre des différentes parties façonneuses des surfaces sclé- rales qui sont nécessaires, les parties intermédiaires remplis- sant deux fonctions, notamment celle de constituer des cales de remplissage annulaires et celle de mouler les parties inter- médiaires des lentilles.
Les parties façonneuses des surfaces sclérales et/ou inter- médiaires peuvent être ajustées axialement par rapport aux par- ties façonneuses des surfaces cornéales et ceci peut être obte- nu en les constituant de manière qu'elles puissent être vissées 1 les unes sur les autres ou en intercalant des cales ou rondel- les 15 (fig.I) entre les blocs des matrices et la ou les par- ties façonneuses dont on veut régler la position axiale.
Sur la fig.3 on a montré schématiquement une partie d'une mouleuse par compression et à commande hydraulique avec une
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platine supérieure 16 et une platine inférieure 17, ces platines pouvant être rapprochées ou écartées l'une de l'autre par des moyens à commande hydraulique (non montrés) comme dans une mou- leuse usuelle de ce genre. Sur la face inférieure de la platine supérieure 16 est fixé un bloc rigide 18 en métal ou toute autre matière appropriée alors que sur la face supérieure de la platine inférieure 17 est monté un bloc analogue 19, les blocs 18 et 19 jouant, à eux deux, la fonction de la boite cylindrique I et de la pièce d'écartement 7, dont question plus haut.
Dans ces platines sont ménagés des trous cylindriques servant de lo- gement à deux groupes de parties façonneuses de surface corné- ales et sclérales ainsi qu'au besoin de parties intermédiaires du moule. Les faces terminales inférieures des parties façonneu- ses 3c, 13b et 15a, des surfaces,antérieure cornéale, intermédi- aire et sclérale de la lentille, et qui sont montées sur la platine supérieure 16, sont meulées exactement pour pouvoir coopérer correctement avec les faces supérieures des parties façonneuses 4c, 13c et 6a correspondantes montées sur la platine inférieure 17, de manière telle que les axes de ces parties soient perpendiculaires à ces platines, alors que les joints formés entre les parties contigues de la face de moulage de la matrice composée se trouvent exactement les uns en regard des autres,
l'ensemble étant tel que l'on donne à la lentille la forme voulue et une épaisseur standardisée au droit de l'ouver- ture optique, avec des faces antérieure et postérieure continues, pour la lentille.
L'extrémité supérieure du trou cylindrique, ménagé dans le bloc inférieur 19, dans lequel sont logées les parties fa- çonneuses de la face postérieure de la lentille, peut avoir une forme légèrement évasée vers l'extérieur pour pouvoir guider correctement la partie façonneuse 5a de la surface sclérale antérieure quand elle s'engage dans le bloc inférieur 19, les parties façonneuses supérieures, pour la face antérieure de la lentille étant en alignement coaxial parfait avec les parties. façonneuses inférieures pour la face postérieure de cette len tille;
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Les parties façonneuses, ayant des courbures sphériques différentes et qui peuvent remplacer celles dont question plus haut, peuvent intervenir en vue d'obtenir des dimensions axiales standardisées différentes.
Suivant une variante on peut obtenir un réglagedans le sens coaxial des parties 5a et 6a pour les surfaces sclérales et/ou des parties intermédiaires I3b et 13c en établissant une liaison par vissage entre ces parties et cel- les 3c et 4c réservées aux surfaces cornéales ou en intercalant des cales ou rondelles, ayant une épaisseur appropriée, entre ces parties 5a et 6a ou 13b et I3c et les blocs 16 et 17.
On peut adopter un agencement analogue à celui décrit plus haut pour les parties façonneuses dans le cas d'une mouleuse sous pression ou par injection mais dans ce cas on ménage au moins un passage dans le bloc 19, ce passage débouchant dans la cavité formée entre les matrices composées pour permettre l'in- jection de la matière plastique dans le moule, pour chaque opération.