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LD.
Ministère des Affaires Economiques et des Classes Moyennes ROYAUME DE BELGIQUE
Direction Générale de l'Industrie et du Commerce.JsL
Administration du Commerce
Service de la Propriété Industrielle et Commerciale
N 480. 070
LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES MOYENNES..
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant, en raison des événements de guerre, les délais en matière de propriété industrielle et ladurée des brevets d'invention; Vu la loi du 30 mars 1948, portant modification à l'arrêté-loi du 8juillet1946,prorogeant,en raison des événements de guerre, les délais en matière de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention.
Revu l'arrêté ministériel du 28-2-48 , délivrant sous le N 480.070 , Mr. M.A. Chavannes un brevet d'invention pour: Perfectionnements apportés aux procé- cédés et dispositifs pour fabriquer des articles décoratifs, en forme de feuil les flexibles, et aux produits ainsi obtenus
ARRETE :
ARTICLE PREMIER. - Les considérants suivants sont insérés dans l'arrêté ministériel N 480.070 du 28 février 1948 , après le considérant "Vu la loi du 24 mai 1854 sur les brevets d'inven- tion" :
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant en raison des événements de guerre, les délais en matière de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention, modifié par la loi du 30 mars 1948;
Vu la Convention d'Union pour la Protection de la Propriété Industrielle;
ART. 2. - Le présent arrêté sera annexé à l'arrêté ministériel visé à l'article premier.
Bruxelles, le 11 janvier 1949.
AU NOM DU MINISTRE :
Le Fonctionnaire délégué,
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Perfectionnements apportés aux procédés et dispositifs pour fabriquer des articles décoratifs, en forme de feuilles flexi- bles, et aux produits ainsi obtenus.
La présente invention est relative aux procédés et dis- positifs pour obtenir une feuille ou bande flexible ou plasti- que, comportant des irrégularités superficielles en relief et en creux suivant un motif décoratif prédéterminé et aux,produits ainsi obtenus.
Les articles, qui peuvent être fabriqués conformément à la présente invention, ont une diversité très grande. Par exemple, il est possible de fabriquer un article, en forme de feuille, qui est constitué par une couche en une matière plastique ou rési- neuse et dont une face comporte des régions surélevées et en re- trait,suivant un motif ou dessin qui rappelle, par exemple, l'aspect de la peau d'un reptile. L'autre face de cette couche peut être liée, conformément à l'invention, à une couche de tissu faisant fonction de renforcement. Un article de ce genre est très
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utile et décoratif,, par exemple pour des objets d'ameublement ou analogues.
Au lieu de rechercherun effet imitant, la peau d'un reptile, on peut obtenir, à volonté, une variété d'autres effets, par exemple ceux de tissus, de surfaces granulées, de motifs artistiques, de dessins géométriques, y compris des indi- cations avec des lettres et des chiffres. La feuille en une matière résineuse peut être obtenue, si on le désire, sans son revêtement en tissu.
Conformément à un mode de réalisation de l'invention, la feuille obtenue présente, en plus d'une surface portant des motifs en relief et en creux, des régions ayant des couleurs différentes. Les variations de couleur peuvent être liées aux variations des surélévations superficielles. Ainsi, dans le cas d'une imitation d'une peau de reptile,, la surface peut avoir une couleur plus foncée aux endroits les plus élevés et une couleur claire aux endroits les moins élevés ou le contraire est également possible.
Un objet de l'invention est de réaliser une feuille flexible, plus spécialement un mince film plastique, qui com- porte des irrégularités superficielles suivant un motif ou des- sin prédéterminé et qui présente, entre autres, cette particu- larité qu'il est exempt de toutes tensions mécaniques internes.
La feuille, par exemple un film en une matière résineuse et thermoplastique, peut être reliée à une bande flexible par un collage à chaud. Quand on désire fixer, par la chaleur, une face d'une feuille résineuse à une bande de tissu et quand l'autre face de cette feuille porte un dessin en relief ou en creux, il est très difficile d'obtenir cette liaison sans dé- truire ou abîmer le dessin à cause de l'intervention simulta- née de la pression et de la chaleur, ainsi que de la nature ther- moplastique de la feuille. Une caractéristique importante de
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l'invention est que le collage de la feuille plastique à la bande de tissu peut se faire sans détériorer le motif ou dessin qui se trouve sur une face de cette feuille.
L'invention permet également de réaliser une feuille flexible qui comporte, en combinaison, des irrégularités super- ficielles et des colorations variables en différentes régions, suivant un dessin prédéterminé. Un problème, qui se présente pour des feuilles de ce genre, est l'effet de l'usure ou de l'abrasion des parties colorées, c'est-à-dire la disparition de la couleur aux endroits surélevés de la feuille quand ceux-ci sont légèrement usés. Cette difficulté est écartée par l'objet de l'invention, une feuille de ce genre conservant son dessin coloré même si ses parties en relief sont fortement usées.
On peut obtenir une grande diversité d'autres effets.
Ainsi, la surface du film peut présenter l'aspect d'un dessin très fin ayant de légères irrégularités en relief et en creux et cela en combinaison avec des motifs colorés qui sont grands ou petits. Suivant un autre mode de réalisation, le dessin en relief ou en creux peut coïncider avec certaines parties du motif coloré ou le film peut être plus épais dans certaines régions et moins épais dans d'autres, ce sui procure des effets optiques intéressants. De même, des épaisseurs variables des irrégulari- tés superficielles du film peuvent servir, de pair avec certains procédés chimiques indiqués ci-après, à former des dessins ou motifs additionnels, en relief ou en creux, sur l'autre face du film.
Les dessins ci-annexés montrent, à titre d'exemple, plu- sieurs modes de réalisation de l'invention.
La fig.l montre un cliché photolithographique d'une partie d'un article, obtenu conformément à l'invention, pour représenter la face apparente d'une couche en une matière plas- tique et qui présente des irrégularités superficielles, ainsi ,
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que des régions diversément colorées, suivant un motif ou dessin prédéterminé, pour imiter l'aspect d'une peau de reptile à deux tons .
La fig.2 montre, en coupe transversale selon 2-2 fig.l (avec son épaisseur fortement exagérée), ce même article dont la face inférieure porte une bande de renforcement en tissu.
La fig.3 montre, semblablement, un film ou une feuille en une matière résineuse ou plastique, dont la surface est uni colore et qui ne comporte pas une bande de renforcement en tissu.
La fig.4 montre, en vue de côté schématique, un mode de réalisation d'un dispositif qui peut être utilisé pour fabriquer un article analogue à. celui des figs. 1 et 2.
La fig.5 montre, en élévation, un rouleau à bossages qui peut faire partie du dispositif de la fig.4.
La fig.6 montre, en élévation et à très grande échelle, une partie du rouleau de la fig.5 à proximité de la surface cylindrique de ce rouleau.
La fig.7 montre, en vue de côté schématique, un ensem- ble qui peut remplacer certaines parties du dispositif selon la fig.4 pour relier un tissu à la face lisse du film.
Les figs.3 à 13 montrent,en coupe transversale, diver- ses phases pour obtenir, à l'aide d'un transportaur à bossages, un film ayant une face irrégulière à deux tons et qui est renfor- cé par un tissu appliqué sur son autre face, la fig. 8 montrant le transporteur avant la formation des bossages, la fig.9 le transporteur après la formation des bossages, la fig.10 le trans- porteur avec bossages et après application d'une matière filmo- gène sur ses parties saillantes, la fig.ll les éléments de la fig.10 et sur lesquels est appliquée une couche continue d'un film formé sur ces éléments, la fig.12 l'ensemble de la fig.ll après y avoir appliqué une autre couche de matière filmogène, encore à l'état fluide,
et la fig.13 l'ensemble de la fig.l2 après
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qu'on y a appliqué une bande en tissu, la matière filmogène étant ensuite séchée.
On suppose, tout d'abord, que l'on veut obtenir une feuille analogue à celle montrée sur les figs. 1 et 2 et qui comprend une partie plastique 10 liée à une partie 11 en tissu.
La face apparente de la partie plastique comporte, comme visible sur la fig.l, des irrégularités superficielles en relief et en creux suivant un motif ou dessin prédéterminé, par exemple celui imitant une peau de reptile. Aux endroits des saillies, comme dans la région 10a, la surface a une couleur ou teinte plus foncée. Aux endroits des creux, comme dans les régions 10b, la surface a une couleur plus claire. Ce contraste, dans l'aspect, est très décoratif et est conservé, si possible, malgré l'usure.
On voit, en examinant la coupe transversale montrée sur la fig.2, que dans les creux 10b sont logées des parties d'un film qui, dans ce cas, est de couleur claire et que ces parties s'étendent seulement jusqu'à une hauteur limitée depuis la face exposée du film. D'autre part, les saillies 10a du film font effectivement partie du corps principal de celui-ci et leur couleur correspond à la vraie couleur du film. Quand celui-ci est donc soumis à une usure normale, des parties réduites de ces saillies dispa- raissent ou sont enlevées alors que la matière, contenue dans les creux, ne subit pour ainsi dire aucune usure. Il en résulte que le motif ou dessin n'est pas abîmé quand des parties rédui- tes des saillies sont usées, puisque ces saillies ont la même couleur sur toute l'épaisseur du film ou de la feuille.
Sur la fig.4 on montre un dispositif qui convient à la mise en oeuvre du procédé pour l'obtention d'un article ana- logue à celui des figs.l et 2. Ce dispositif comporte un transporteur 12 qui avance d'une manière continue et une des caractéristiques de l'invention est que ce transporteur comporte des bossages. Il peut être muni de bossages ou saillies avant d'être utilisé pour le présent procédé ou des moyens, faisant
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partie du dispositif ci-dessus, peuvent être prévus pour lui procurer ces bossages ou saillies. Le transporteur 12 est flexi- ble et comporte une surface dont le film à obtenir peut être aisément détaché.
Un transporteur de ce genre peut être obtenu, avantageusement, en appliquant d'abord sur une bande de fond, en papier, une substance qui procure au papier une surface lisse et dure qui n'est pas abîmée par les diluants et autres substan- ces utilisées pour la formation du film sur cette surface et qui n'est pour ainsi dire pas détériorée par la chaleur des fours dans lesquels le transporteur passe, au cours du traitement. A cet effet on peut traiter le papier par une substance telle que la mélamine, des alkydes modifiés, des vernis, la nitrocellulose, des laïques, le pyroxylène, la caséine, la glycérine, l'alcool polyvinylique, le shellac, le caoutchouc, des gommes ou analogues ou par une combinaison de ces substances.
Après que ce revêtement a séché, le transporteur est muni de bossages afin que la face apparente du revêtement, adhérant en permanence, corresponde au négatif de la surface montré sur la fig.l, c'est-à-dire la face du revêtement comporte un creux à l'endroit où l'on désire que la surface susdite présente un bossage.
Pour l'appareil montré sur la fig.4 on admet que le transporteur 12 comporte déjà son revêtement dur et qui y adhère en permanence avant d'être utilisé pour le procédé mais que ce transporteur n'est pas encore muni de ses bossages. Il est en- roulé sur une bobine 13 et peut être dégagé de celle-ci par deux rouleaux coopérants 14 et 15 qui servent à la formation des bos- sages. Quand le transporteur 12 s'engage dans l'intervalle exis- tant entre ces rouleaux, sa face supérieure porte le revêtement dur et permanent. Les rouleaux 14 et 15 peuvent être en métal, le rouleau 14 étant un rouleau mâle et le rouleau 15 un rouleau femelle. La fig.5 montre, en élévation et schématiquement, comment se présente le rouleau 14 formateur de bossages.
La fig.6 montre,
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également en élévation, mais à une échelle beaucoup plus grande, la face latérale et cylindrique de ce rouleau pour indiquer les irrégularités superficielles de celui-ci. On peut avoir recours à d'autres dispositions, par exemple, le rouleau mâle 14 peut être métallique et le rouleau 15 peut être en une matière élas- tique telle que du caoutchouc.
Il est à noter que le transporteur ne doit pas nécessai- rement avoir un support en papier mais qu'il peut également être constitué par une bande métallique avec bossages. Dans ce cas on le constitue, de préférence, sous forme d'une bande sans fin et non pas par une bande enroulée et déroulée d'une bobine et recueillie par une autre.
Sur les figs.8 à 13 on montre diverses phases du procé- dé. Le revêtement du transporteur, qui a été mis en place préa- lablement et qui y adhère d'une manière permanente, n'est pas montré sur ces figures pour des raisons de simplification mais on doit admettre qu'il existe. Sur la fig.8, le transporteur est montré avant d'avoir reçu des bossages et tel qu'il se présente au poste A de la fig. 4. Sur la fig.9, le transporteur a reçu ses bossages comme au poste B. Dans le cas où l'on désire obtenir un effet à deux tons, comme sur les figs.l et 2, on applique alors seulement sur les parties surélevées du transporteur à bossages une matière filmogène dont la couleur contraste avec celle de la matière utilisée pour constituer le corps ou la par- tie portante du film.
La matière, appliquée seulement sur les parties suréle- vées ou sommets des bossages du transporteur, peut être une so- lution, une dispersion, une émulsion ou un organosol d'une résine dans un véhicule fluide. Les résines vinyliques, plus spéciale- ment les copolymères acétate-chlorure de vinyle, peuvent être utilisées avantageusement à cet effet. Il est à noter que le corps ou la partie portante du film est constitué, de préférence,
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à l'aide d'une dispersion, d'une émulsion ou d'un organosol alors qu'on ne se sert généralement pas d'une solution pour obtenir un film exempt de trous et de points faibles.
Une matière appropriée, qui peut être appliquée sur les parties surélevées ou sommets du transporteur, peut contenir une résine vinylique telle qu'un copolymère acétate-chlorure de vi- nyle est, par exemple, le produit mis sur le marché par la Carbide and Carbon Chemical Company sous le nom de "VYNS" ou un produit similaire, un plastifiant tel que le phtalate dioctyle, un sol- vant tel que la cétone méthyle éthyle et un pigment tel que le dioxyde de titane. Ce pigment,qui est blanc, donne à la matière résineuse, appliquée sur les sommets du transporteur, une couleur claire. On a admis, pour l'exemple en question, que l'on désire obtenir un film définitif dont les saillies ont une couleur fon- cée alors que les creux ont une couleur claire.
Il est à noter que les sommets des bossages du transporteur correspondent aux parties en retrait de la face apparente du film. Si l'on se sert d'une matière filmogène de couleur sombre, pour constituer le corps du film, alors que des matières, de couleurs claire, sont appliquées sur les sommets des bossages du transporteur, on ob- tiendra les résultats voulus, indiqués plus haut.
Les substances, indiquées ci-dessus, peuvent être avan- tageusement mélangées dans les proportions suivantes:
EMI9.1
<tb> parties <SEP> en <SEP> poids <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> copolymère <SEP> acétate-chlorure <SEP> de <SEP> vinyle <SEP> (VINS) <SEP> 100
<tb>
<tb>
<tb> phtalate <SEP> dioctyle <SEP> 33
<tb>
<tb>
<tb> cétone <SEP> méthyle <SEP> éthyle <SEP> ...................... <SEP> 1000
<tb>
<tb>
<tb> dioxyde <SEP> de <SEP> titane <SEP> 50
<tb>
Des moyens appropriés sont prévus pour appliquer une telle solution filmogène sur les parties surélevées ou sommets des bossages du transporteur. Pour l'exemple montré, on a établi, au-dessus du transporteur et de manière qu'il touche légèrement les sommets des bossages de celui-ci, un rouleau métallique 16.
.Ce rouleau peut être légèrement strié ou rendu rugueux de façon
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que sa face cylindrique comporte des petites irrégularités pro- pres à retenir des quantités réduites d'une encre ou dispersion.
A droite du rouleau 16 et coopérant avec celui-ci est établi un deuxième rouleau 17 pour former une auge qui contient la disper- sion, l'encre ou toute autre matière filmogène que l'on veut appliquer sur le transporteur. Cette auge est fermée, à ses extrémités, par des moyens non-montrés. La solution peut être fournie à cette auge par une cuve de mélange 18 et une tuyère 19.
Le rouleau 16 peut, dans ce cas, tourner dans le sens lévogyre et le rouleau 17 dans le sens dextrogyre. Il est à noter que ce rouleau 17 n'est pas en contact avec le transporteur. Par la coopération des rouleaux 16 et 17, un revêtement constitué par la solution susdite est appliqué sur le rouleau 16. Une raclette
20 est prévue pour enlever l'excès de solution de celui-ci. Sous le rouleau 16 @et sous le transporteur 12 est établi un contre- rouleau 21 qui peut, avantageusement, avoir une surface lisse et qui est métallique. Ce rouleau tourne dans le sens dextrogyre et facilite l'avancement du transporteur.
La pression entre les rouleaux 16 et 21 est très légère pour éviter un aplatissement du transporteur à bossages.L'intervalle entre des rouleaux est réglé de manière telle que la solution soit appliquée seulement sur les parties surélevées ou les sommets des bossages du trans- porteur 12.
La fig.10 montre le transporteur 12 dont les parties surélevées portent des portions 10b de la matière filmogène.
Le transporteur se présente de cette manière au poste C de la fig.4.
Le transporteur traverse ensuite un four de séchage 22 et est soumis à d'autres moyens de séchage.
Un revêtement continu eu une dispersion filmogène, qui, dans ce cas, a une couleur plus foncée que celle de la matière appliquée en premier lieu, est alors réparti sur le transporteur.
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Une raison additionnelle, dans le cas où on veut obtenir un film à deux tons, pour laquelle on se sert d'une dispersionpour constituer le corps du film au lieu d'avoir recours à une solu- tion, est qu'il n'existe virtuellement aucune tendance, dans le cas d'une dispersion, à dissoudre la matière filmogène appliquée en premier lieu ce qui évite la destruction du motif coloré qui se produirait vraisemblablement si l'on utilisait une solution pour constituer le revêtement destiné à former le corps du film.
On peut, avantageusement, utiliser, pour la matière ap- pliquée en premier lieu, un copolymère dont le poids moléculaire moyen est un peu moindre que celui de la matière à l'aide de la- quelle on veut former le corps du film. La raison en est que la solution, appliquée sur les parties surélevées ou les sommets du transporteur, doit avoir une teneur élevée en matière solide tout en restant néanmoins très fluide, cette condition pouvant être aisément obtenue quand on a recours à un copolymère ayant un poids moléculaire relativement bas.
Dans certains cas, plus spécialement quand on ne désire pas obtenir un effet à deux tons, on peut constituer le film par au moins deux couches successives de la même dispersion en sup- primant l'opération par laquelle on applique une matière filmogè- ne sur les parties surélevées du transporteur seulement.
La matière filmogène, qui sert à constituer le corps ou la partie portante du film, est, en général, une dispersion, une émulsion ou un organosol d'une résine dans un véhicule fluide.
On peut se servir, par exemple, d'une dispersion d'un copolymère acétate-chlorure de vinyle, d'un plastifiant, de diluants et d'un pigment. Les diluants peuvent, comme dans l'exemple spécifique indiqué ci-après, comporter un diluant à point d'ébullition re- lativement élevé et un diluant à point d'ébullition plus bas. Le copolymère acétate-chlorure de vinyle peut, avantageusement, être le produit fourni par la Carbide and Carbon Chemical Corpo-
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ration sous le non de "VYNV-I" ou analogue. Le plastifiant est, avantageusement, le phtalate dioctyle. Comme diluant à point d'é- bullition relativement élevé on peut utiliser le xylol ou analo- gue tel que le Solvesso fourni par la Standard Oil Company of New Jersey.
Comme diluant à point d'ébullition plus bas on peut utilisérle Apco qui est un produit de la Anderson Frichard Oil Company ou analogue. Comme pigment on peut avoir recours à du noir de charbon,
Les substances peuvent, avantageusement, être mélangées dans les proportions suivantes:
EMI12.1
<tb> parties <SEP> en <SEP> poids <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> copolymère <SEP> acétate-chlorure <SEP> de <SEP> vinyle <SEP> (VYNV-I) <SEP> 1000
<tb>
<tb>
<tb> phtalate <SEP> dioctyle <SEP> .......................... <SEP> 500
<tb>
<tb> xylol <SEP> ou <SEP> Solvesso <SEP> ............................ <SEP> 200
<tb>
<tb>
<tb> Apco <SEP> ......................................... <SEP> 400
<tb>
<tb> noir <SEP> de <SEP> charbon <SEP> ..............................
<SEP> 100
<tb>
La manière bien connue est utilisée pour préparer une dispersion des substances susdites, les divers constituants étant broyés ensemble dans un moulin à boulets ou à marteaux pendant une durée considérable et à une température convenable. La durée du broyage et la température optimum sont déterminées par la na- ture et les proportions des constituants. Par exemple, un broyage d'environ 24 heures peut être nécessaire et pour certains mélan- ges la température est d'environ 38 C.
Un enducteur, du type à rouleaux inversés et tel que montré, peut être avantageusement utilisé pour appliquer le dis- persion destinée à former le corps ou la partie portante du film.
Cet enducteur comprend un rouleau métallique lisse 23, tournant dans le sens dextrogyre et établi au-dessus du.transporteur, et un rouleau analogue 24 placé à droite du premier et qui tourne également dans le sens dextrogyre. Le rouleau 23 touche la face supérieure du transporteur et frotte sur celui-ci mais le rou- leau 24 n'est pas en contact avec le transporteur. Les rouleaux 23 et 24 sont légèrement séparés l'un de l'autre et forment une auge
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qui contient la matière filmogène à.' .appliquer sur le transporteur.
Cette matière peut être fournie à l'auge par une cuve de mélange 25 et une tuyère 26. En dessous du transporteur et en regard du rouleau 23 est établi un rouleau 27, revêtu de caoutchouc, qui tourne dans le sens dextrogyre et qui fait avancer le transpor- teur. Par la coopération des rouleaux 23 et 24 un revêtement, ccnstitué par la dispersion, est appliqué sur le rouleau 23 et est transféré par celui-ci, sous forme d'un enduit continu, sur le transporteur en recouvrant les parties de la matière filmo- gène appliquée préalablement.
Sur la fig.ll on voit le transporteur 12, à bossages, qui porte les parties 10b de la matière filmogène à couleur claire, ainsi qu'un premier revêtement continu de la dispersion filmo- gène, de couleur foncée, l'ensemble étant tel Qu'il se présente au poste D de la fig.4.
Le transporteur traverse ensuite un four de séchage 28.
Une deuxième couche d'une dispersion, analogue à celle appliquée en dernier lieu, est répartie alors par un enducteur convenable, par exemple un autre enducteur à rouleaux inversés 29, 30 et 31 La dispersion peut être fournie à cet enducteur par une cuve de mélange 32 et une tuyère 33.
Sur la fig.12 on montre l'ensemble tel qu'il se présente au poste E de la fig.4. Dans ce cas,, le transporteur à bossages 12 porte les parties 10b de la. matière filmogène de couleur claire sur les sommets dudit transporteur, ainsi que les deux couches de la matière filmogène, de couleur plus foncée, qui sont posées sur lesdites parties. Il est à noter que la couche supérieure de la dispersion foncée est encore humide. Eventuellement ces deux cou- ches, quand elles sont séchées, se confondront en une couche in- tégrale. Dans certains cas, il est possible démettre l'applica- tion de la dernière couche de dispersion et de supprimer le four de séchage 22 en utilisant seulement une première couche continue
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et lisse ayant une épaisseur plus grande.
On a constaté, toute- fois, qu'il est plus favorable de constituer le film par plusieurs couches au lieu d'avoir recours à une couche unique et épaisse.
Il est nécessaire que le film ait une épaisseur suffisante pour que les variations de la surface du transporteur ne provoquent pas des points faibles dans le film et l'épaisseur nécessaire peut être obtenue, dans les meilleurs conditions, par l'intervention de couches successives.
Quand la couche de dispersion, appliquée en dernier lieu, est encore humide, on pose une bande de tissu 11 sur l'ensemble.
Cette bande 11 est portée par une bobine 34 et est déroulée de celle-ci pour être entraînée, en même temps que le transporteur 12, par les rouleaux 35 et 36.
Le transporteur et les différentes couches qu'il porte traversent un four 37 comportant des compartiments 37a et 37b réservés respectivement au séchage et à la cuisson. Les diverses parties plastiques sont ainsi liées entre-elles ainsi qu'au tissu.
La, fig.13 montre le transporteur portant l'article terminé et avant que celui-ci soit détaché dudit transporteur.
Le transporteur et les couches qu'il supporte passent alors entre des rouleaux 38 et 39 au delà desquels le film ter- miné est renforcé par le tissu et détaché du transporteur revêtu, ce dernier étant enroulé sur une bobine 41 alors que le film est enroulé sur une bobine 40. On obtient ainsi un article fini ana- logue à celui des figs. 1 et 2.
Au lieu d'appliquer le tissu 11 sur le film à l'aide des rouleaux 35 et 36, on peut faire intervenir d'autres moyens tels que ceux montrés sur la fig. 7. Dans ce cas et avant d'atteindre le poste E de la fig.4, on fait passer le transporteur et ses revêtements dans un four de séchage ordinaire (non montré). Il passe ensuite dans l'appareil analogue à celui de la fig.7. Cet appareil peut comporter une courroie 42, montée sur une série de rouleaux de guidage et de tension 43 et qui contourne un rouleau
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ou tambour chauffé 44. Le transporteur 12, portant le film 10, peut passer sur un des rouleaux de guidage 43 et a.utour du tam- bour chauffé 44. La bobine 34 débite le tissu 11 qui passe entre le film 10 et le rouleau ou tambour 44 et contourne ce dernier.
La courroie 42 passe également autour du tambour 44 et exerce une pression sur le film 10 pour l'appliquer contre le tissu 11. La combinaison de la chaleur et de la. pression provoque la liaison entre le tissu 11 et le film 10. Après avoir quitté le tambour 44, le transporteur 12, le film 10 et le tissu 11 passent sur un autre rouleau de guidage 43 et se séparent de la courroie 42. Des rouleaux 38 et 39 peuvent être utilisés, comme indiqué ci-dessus, pour séparer le transporteur du film et du tissu.
Un avantage ainsi obtenu est que le film est en contact avec le transporteur muni de bossages au moment où la chaleur et la pression sont appliquées de sorte que le transporteur oblige le film à conser- ver se forme même si ce film est temporairement ramolli quelque peu.
Il est évident que l'application d'une bande de tissu pourrait être supprimée plus spécialement dans le cas où l'on désire que le film ne comporte pas une couche de renforcement.
Si, en plus, on supprime l'application d'une matière filmogène, de couleur différente, sur les parties surélevées ou les sommets des bossages du transporteur, on obtient un film de couleur uni- forme mais dont une face est irrégulière et qui est analogue à celui montré en coupe transversale sur la fig.3.
On a constaté que des films obtenus à partir d'une matière filmogène fluide sur un transporteur à bossages et tels que décrits plus haut sont,, en substance, exempts de toutes tensions internes ce qui est favorable en soi.
Si un film est obtenu sans couche de tissu et avec des parties épaisses et des parties minces et si les creux formés dans ce film sont relativement profonds, le film peut être telle-' ment mince au fond de ces creux qu'une quantité de lumière nota-
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blement plus grande sera transmise en ces endroits qu'aux endroits où se trouvent les parties plus épaisses du film ce qui procure un effet à deux tons nettement visible.
Suivant un autre mode de réalisation de l'invention on donne au transporteur une surface bosselée de manière que les couches de matières filmogènes appliquées sur celui-ci soient relativement épaisses en certains endroits et relativement minces en d'autres. On applique ensuite sur l'ensemble un agent de gonflement du genre de ceux dont question dans une demande de brevet belge n 372.243 déposée le 30 Décembre 1947 au même nom et sous le titre: "Perfectionnements aux films plastiques et procédé et dispositif pour leur fabrication", cet agent étant ap- pliqué sur la face exposée du film porté par le transporteur. Il en résulte que des ondulations ou rides sont formées, à des de- grés variables, dans la région plus épaisse du film plutôt que dans les régions minces de celui-ci.
La constitution de cet agent de gonflement et la manière d'appliquer celui-ci sont indi- quées en détail dans la demande antérieure susdite. Le film peut alors être séché, cuit et détaché du transporteur sans qu'on y applique une couche de tissu. Il en résulte que ce film comporte des parties en relief sur une face et des ondulations ou rides relativement profondes sur l'autre face et en regard de ces par- ties en relief alors que les autres régions ne comportent guère ou pas d'ondulations.
Une autre méthode pour se servir d'un transporteur à bossages en vue d'obtenir un film à deux tons est la suivante.
Au lieu d'appliquer la première couche colorée et en une matière filmogène sur les parties surélevées ou les bossages du transpor- teur seulement, cette matière peut être répartie sur toutes les parties du transporteur, par exemple à l'aide d'un enducteur à rouleaux inversés et elle peut être effacée des parties saillan- tes ou sommets du transporteur par des moyens appropriés, par
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exemple à l'aide d'un rouleau en feutre ou d'une raclette. De cette manière, le matière filmogène subsiste seulement dans les parties en creux du transporteur. Après que cette matière a séché,, on forme une ou plusieurs couches continues d'une matière filmo- gène de couleur différente sur le transporteur et on complète l'ensemble, si on le désire, par une couche de tissu.
Après que l'article a été séché, cuit et détaché du transporteur, la face de cet article qui était en contact avec ce dernier aura un as- pect à deux tons. Les parties en relief du film comporteront des couches relativement minces d'une matière dont la couleur est différente de celle de la partie restante du film.
A la place d'une bande de tissu on peut constituer la couche de renforcement du film par d'autres matières, par exemple par des feuilles en une matière plastique calandrée.
On peut également se servir d'une bande de renforcement en tissu qui porte un motif décoratif imprimé et le film, formé sur le transporteur à bossages, peut être rela.tivement transpa- rent ou translucide pour que ce motif soit visible à travers le film,
Comme il va de soi et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties,, ayant été plus spécialement indiquée ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.