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" Procédé de fabrication d'un amalgam.e préamalgamé "
L'un des procédés connus de préparation d'un amalgame, particulièrement pour les soins dentaires, consiste à mélanger, immédiatement avant l'emploi, une poudre métallique appropriée - un métal ou un alliage - avec du mercure, par exemple par trituration ou mortier jus- qu'à formation de l'amalgame. Dans le but de faciliter ce processus, il a été suggéré d'utiliser un alliage en poudre préalablement soumis à un certain degré d'amalgamation dite préamalgamation. De cette façon la poudre d'alliage s'imprègne de mercure aussitôt qu'elle est triturée avec ce dernier, ce qui constitue un progrès notable du processus d'amalgamation.
Lors de la préamalgamation, il est important d'obtenir un produit homogène, c'est-à-dire où la répartition du mercure est aussi égale que possible. Soit le cas où un alliage binaire à base d'argent
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ou d'étain sert de base pour la confection de la poudre métallique il faut donc ajouter à cette base d'autres métaux, tels que le cuivre ou le zind. Par la fusion des divers ingrédients du mélange, on obtient des phases métalliques qui; pendant la coulée, ne forment pas toutes une solution solide avec l'argent de la base. Autour et à l'intérieur des grains de àg 5 Sn par exemple qui se forment en tant que phase principale, il apparaît certaines concentrations des autres composants intentionnellement ajoutés ou accidentellement présents.
Par le refroidissement, on obtient une masse résiduelle entourant la phase principale de Ag3Sn et particulièrement riche en cuivre, zinc et impuretés, par exemple.
Admettons que l'alliage métallique obtenu ait été mécaniquement réduit en copeaux, en grains ou en poudre; la préamalgamation se fait alors en faisant agir sur l'alliage divisé des réactifs contenant du mercure. Il est important que le processus de préamalgamation soit une simple substitution chimique, se passant par voie humide dans le cas de l'exemple choisi. Tout broyage des phases englobant les grains de Ag3Sn et de la masse résiduelle enrichie n'intervient donc pas dans le cas présent.
Des examens détaillés auxquels a procédé la Demanderesse révèlent que les phases entourant la phase principale des grains d'alliage - le Ag3Sn dans le cas présent - ainsi que les impuretés et la masse résiduelle possiblement enrichie de ce fait, peuvent gêner la précipitation du mercure par voie humide ainsi que l'alliage subséquent du mercure au Ag3Sn, par suite de variations pratiquement inévitables, soit des températures de fusion et de coulée, soit du procédé de préparation de la poudre. La Demanderesse a constaté par ailleurs que le chauffage à une température dépendant de la composition de l'alliage et des dimensions de ses particules individuelles, entraîne une dissolution et une diffusion des phases métalliques, en sorte que la préparation mercurielle peut effectuer une attaque uniforme.
A titre d'exemple, dans le cas d'une poudre comprenant deux composants (il ne s'agit ici que des deux composants principaux) par exemple une poudre à 25 % d'étain et 70 % d'argent, un chauffage à
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270 C durant environ deux heures est nécessaire à l'obtention du résultat susdit. Par suite de ce traitement thermique, la poudre préa algamée ne requiert pour pouvoir former un amalgame plastique, qu'une quantité de mercure relativement faible vis-à-vis d'une poudre préamalgamée n'ayant pas été traitée thermiquement. Le traitement thermique présente de plus une influence favorable sur la stabilité du produit préamalgamé.
I a également été constaté que le traitement thermique influe sur le temps de prise de l'amalgame, et des tables ont pu être dressées , basées sur un temps de prise utilement fixé à 30 minutes, pour le traitement thermique d'un matériau du type à deux composants, comme ci-avant, à différents poids spécifiques et valables pour le cas où le matériau préamalgamé thermiquement traité est trituré à poids égal avec le mercure, pour former l'amalgame. Par poids spécifique, il faut comprendre ici le poids d'une quantité ue matériau compris dans un volume correspondant unitaire, ce poids pouvant varier selon la grosseur des grains de l'ensemble pesé, par la variation résultante des interstices intergranulaires.
Dans les conditions décrites, ces tables montrent que pour une durée donnée du traitement thermique la température varie inversément avec le poids spécifique. Quelques chiffres extraits de ces tables sont reproduits ci-dessous:
EMI3.1
<tb>
<tb> Grosseur <SEP> des <SEP> Poids <SEP> Traitement <SEP> thermique <SEP> Temps <SEP> de
<tb> grains <SEP> spécifique <SEP> Durée <SEP> Température <SEP> prise
<tb> 3 <SEP> a <SEP> 90 <SEP> 5 <SEP> 280 <SEP> C <SEP> 30 <SEP> min. <SEP>
<tb>
2 <SEP> a <SEP> 100 <SEP> 5 <SEP> 270 <SEP> C <SEP> 30 <SEP> min. <SEP>
<tb> a <SEP> 110 <SEP> 5 <SEP> 260 <SEP> C <SEP> 30 <SEP> min. <SEP>
<tb>