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Interrupteur à décharge par effluve.
L'invention concerne un interrupteur à décharge par efflu- ve qui comporte une électrode fixe et une électrode mobile thermo- sensible qui, sous l'influence de la décharge par effluve, peut toucher l'électrode fixe.
Ces interrupteurs sont essentiellement utilisés comme interrupteurs d'amorçage pour les lampes à décharge dans le gaz, en particulier pour les lampes fluorescentes à décharge dans la vapeur de mercure à basse pression, dont les électrodes à incan- descence sont chauffées avant l'amorçage. A cet effet, l'interup- teur à décharge par effluve est inséré entre les électrodes à in- candescence de la lampe à décharge et en série avec elles de sorte que lorsque l'interrupteur est fermé, l'intensité du courant dans les électrodes à incandescence peut atteindre une valeur très @ élevée.
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La tension d'amorçage de l'interrupteur peut être choisie de manière qu'elle se trouve comprise entre les tensions qui sont appliquées à l'interrupteur avant et après l'amorçage de la lam- pe, La tension d'amorçage de l'interrupteur dépend de la nature du remplissage de gaz ou de vapeur, de la pression de ce remplis- sage, du pouvoir émissif de la surface des électrodes et de l'é- cartement des électrodes.
Il s'est avéré que cette tension d'amorçage est souvent trop élevée ou trop basse, nonobstant le grand soin accordé au contrôle des facteurs précités. On en attribue la raison au fait que l'écartement des électrodes est influencé par la. températu- re ambiante. Lorsque l'écartement des électrodes est réglé par exemple à 25 C, pour une tension d'amorçage déterminée, cet écar- tement et la tension d'amorçage deviennent notablement plus petits, à 100 C. Dans la fabrication de l'interrupteur, il est d'usage de régler l'écartement des électrodes avant de sceller l'ampoule de l'interrupteur.
Le chauffage des organes de l'in- terrupteur, pendant le scellement, provoque une incurvation de l'électrode thermo-sensible et cette électrode est alors souvent poussée contre l'électrode fixe avec une force telle qu'elle subit une déformation permanente. Après le refroidissement, l'é- cartement des électrodes est alors plus grand que celui initia- lement réglé, de sorte que la tension d'amorçage dépasse la va- leur désirée.
L'invention permet d'obvier à cet inconvénient. Suivant l'invention, les électrodes comportent des parties qui, lors de la variation de la température, restent à des distances invaria- bles, distances qui,lorsque la décharge n'est pas amorcée, sont plus petites que la distance comprise entre les parties qui font contact des électrodes.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte
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que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
L'interrupteur représenté sur les figs.l et 2 consiste en une ampoule de verre fermée 10 munie d'un pont 12 à fils d'ali- mentation scellés 13, 14 et d'un queusot 15. Le fil 14 est relié à un support 16 auquel est soudée une électrode bimétallique 18 en forme de U. L'extrémité libre de cette électrode se trouve entre le support 16 et une électrode 17, qui est reliée au fil d'alimentation 13. L'extrémité libre de l'électrode 18 comporte un contact, par exemple en molybdène, qui se trouve en regard de l'électrode 17. L'ampoule 10 contient un remplissage approprié de gaz et/ou de vapeur, par exemple d'argon à une pression de 25 mm de mercure.
L'ordre de succession des couches consécutives de l'é- lectrode bimétallique 18 est cloisi de manière qu'à température croissante le contact 19 se déplace vers l'électrode 17.
L'électrode bimétallique en forme de U comporte une par- tie incurvée et deux bras dont l'un peut se déplacer librement par rapport à l'autre lorsque la température de l'électrode va- rie. Pendant cette variation, les bras tendent à se déplacer en sens inverses, tandis que la courbure de la partie incurvée change. De ce fait, l'intervalle compris entre la partie incurvée de l'électrode 18 et la partie en regard de l'électrode 17, ne se ferme pas lors d'une déformation de l'électrode bimétallique provoquée par les variations de la température. La distance com- prise entre les parties mentionnées des électrodes peut être considérée comme constante, car les variations éventuelles de cette distance sont si faibles que leur influence sur la tension d'amorçage de l'interrupteur est négligeable.
En veillant, conformément à l'invention, à ce que cet écartement constant des électrodes soit, pour toutes les tempé- ratures utilisées pendant la fabrication et/ou pendant le fonc- tionnement, toujours plus petit que l'écartement variable des électrodes, on obtient que la tension d'amorçage reste indépen- @
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dante de la. température ambiante.
Dans des cas concrets, avec un remplissage d'argon à 25 mm de pression, ou un remplissage d'hélium à 100 mm de pres- sion, des électrodes zinguées et un écartement entre électrodes constant de 0,12-0,5 mm, la tension d'amorçage était de 130-170 V.
Ces interrupteurs conviennent pour des lampes à décharge pour une tension d'alimentation d'au moins 185 V et une tension de fonctionnement de la lampe d'au maximum 120 V.
L'interrupteur représenté sur la fig.3 ne diffère de celui représenté sur les figs. 1 et 2 que par le fait que l'élec- trode 17 est plus longue et que son extrémité est pliée en équerre autour du sommet de la partie incurvée de l'électrode 18.
La plus courte distance de 0,12-0,5 mm entre les électrodes se trouve alors entre le milieu de la partie incurvée de l'électro- de bimétallique 18 en forme de U, et le prolongement 20 de l'é- lectrode 17.
L'interrupteur décrit offre un autre avantage : ladéchar- ge par effluve provoque un chauffage plus intense de la partie incurvée de l'électrode 18, ce qui assure une fermeture plus rapide des contacts.
La fig.4 ne montre que la disposition des électrodes d'un autre exemple d'exécution de l'interrupteur conforme à l'inven- tion. Lorsqu'une décharge par effluve se produit, l'électrode bi- métallique en forme de U 22 déplace la partie repliée 23 du con- tact 24 vers l'électrode fixe 25 disposée entre les bras de l'électrode 22. L'électrode 22 est soudée à un fil d'alimentation 26 dont la partie 27 est incurvée de manière qu'elle soit paral- lèle à l'électrode 25. La partie 27 fait partie de l'électrode 22.
Jusqu'à des températures ambiantes d'environ 100 C, la distance comprise entre l'électrode fixe 25 et la partie 27 est plus peti- te que la distance comprise entre le contact 24 et l'électrode 25 et est indépendante de la température.
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L'écartement constant des électrodes peut aussi s'obtenir d'autres manières. C'est ainsi que dans le cas de l'interrupteur montré sur la fig.4, la partie horizontale du contact 24 peut être disposée plus près de l'électrode fixe 25 que la partie repliée 23 pour les températures ambiantes qui se produisent pendant le fonctionnement. On peut aussi souder à une telle distance, une plaque à la partie centrale de l'électrode 25 en regard du bras de l'électrode 22 fixé au fil d'alimentation 26.