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"Outils et instruments à poignées montées sur pivot".
Cette invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux outils à poignées montées sur pivot pour serrer, broyer, couper et perforer, tels que pinces, tenailles,cisailles, instru- ments coupants, instruments pour châtrer, pour tatouer, forceps de chirurgie et ahalogues. Elle s'applique plus particulièrement, quoique d'une manière non essentielle, aux outils et instruments du type ayant des poignées relativement longues qui nécessitent l'usage des deux mains pour appliquer la pression finale lorsque les mâchoires ont été rapprochées l'une de l'autre.
Dans les outils de ce genre,spécialement du dernier type, les poignées sont souvent construités pour s'écarter l'une de l'autre d'un angle très obtus (de l'ordre de 130 ou environ) quand les
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mâchoires sont écartées au maximum pour l'application sur l'objet ou la pièce à travailler,,,et on a trouvé qu'il était impossible ou extrêmement difficile de se servir seulement d'une main pour rapprocher les poignées avant d'appliquer la pression finale. Il découle de ce fait que l'opérateur n'a pas de main libre pour maintenir ou sentir l'objet ou la pièce, ni pour faire jouer les mâchoires et les placer dans la position requise au moment où il les rapproche dans une position correcte de serrage préliminaire.
L'objet de la présente invention est de permettre aux poi- gnées d'être amenées l'une contre l'autre, ou à peu près, à l'aide d'une seule main, en laissant l'autre main libre pour effectuer des opérations préliminaires nécessaires pendant la fermeture de l'instrument. La main libre peut alors saisir les poignées pour achever l'opération finale de l'outil, ce qui peut impliquer l'ap- plication de la. plus forte pression possible des deux mains sur les poignées. Une application très utile de l'invention est réali- sée avec un instrument de castration non sanglante, conçu pour écraser le cordon spermatique. Pendant cette opération, il est nécessaire de sentir les testicules pour localiser la région du cordon et placer les mâchoires à bord plat de chaque côté du cordon tandis qu'on referme graduellement les mâchoires sur le scrotum.
A ce moment critique, le scrotum est d'abord serré à l'en droit correct du cordon et la pression finale d'écrasement est alors appliquée. L'invention permet à un seul opérateur de réali- ser des opérations de ce genre.
Afin de permettre une meilleur compréhension de l'invention, une forme de réalisation de celle-ci, lors de son application à un instrument à châtrer, sera décrite plus en détail, à titre d'exemple, ,à l'aide des dessins ci-annexés, dans lesquels:
La figure 1 est une élévation frontale, mâchoires fermées,et la figure 2 est-une vue en perspective avec les mâchoires partiellement fermées.
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La construction exacte de l'extrémité de l'outil du côté des mâchoires n'entre pas dans le domaine de l'invention tant qu'el- le est conçue pour réaliser efficacement l'opération pour laquel- le l'outil est destiné. Dans le cas d'un instrument à châtrer, les mâchoires des tenailles de la figure 5 des dessins accompa- gnant une spécification antérieure du même inventeur doivent être remplacées par une paire de mâchoires à châtrer 1 et 2 qui doi- vent avoir respectivement des bords plats 3 et 4, travaillant parallèlement, la mâchoire 2 se terminant par un bec 5 s'étendant vers et, quand elle est fermée, recouvrant l'extrémité de la mâ- choire opposée 1, comme le montre la figure 1. Ce bec doit s'ac- crocher autour de l'extrémité opposée du scrotum quand la région du cordon a été correctement placée entre les bords actifs 3 et 4 des mâchoires.
Conformément à la caractéristique essentielle de ladite in- vention, une des poignées 6 de l'outil est munie d'une poignée auxiliaire fixe 7 qui s'étend vers l'intérieur en 8 d'aussi près que possible du pivot commun 9 des deux poignées, et qui, ensuite, se dirige vers l'extérieur en s'écartant du pivot 9 pour se trou- ver entre la paire de poignées usuelles 6 et 10.
Dans la forme de réalisation illustrée, cette poignée auxi- liaire 7 a la forme d'une gâchette courbe pour constituer une prise facile quand une main entoure cette poignée auxiliaire et la poignée opposée 10, comme on le voit sur la figure 2 (en lais- sant libre la poignée ordinaire 6 de laquelle part la poignée auxiliaire). En bref, une seule main, qui ne pourrait convenable- ment ni efficacement saisir les deux poignées ordinaires lorsqu' elles sont largement ouvertes, peut aisément saisir la poignée auxiliaire et la poignée opposée, de façon à rapprocher les mâ- choires en vue d'une mise en place préliminaire et d'un léger serrage, approximativement dans la position représentée à la fi- gure 2.
La prise de cette main peut alors être retirée de cette position pour saisir la poignée libre 6 seule, tandis que la
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main jusqu'ici inoccupée peut alors saisir l'autre poignée prin- cipale 10 pour pouvoir appliquer des deux mains une pression finale définitive.
Une telle poignée auxiliaire 7 en forme de gâchette, lorsque les poignées principales ont été rapporchées comme sur la figure 1, vient se placer aisément dans l'espace compris entre les deux poignées 6 et 10 et sa courbure, ou une autre forme, est telle qu'elle se conforme et s'aligne avec le bord intérieur de la poignée principale opposée ; poignées principales sont évidemment encore partiellement écartées, mê- me quand les mâchoires sont complètement fermées, afin de lais- ser la place nécessaire pour les doigts(voit figure 1).
La poignée auxiliaire 7 peut s'étendre vers l'extérieur dans la direction longitudinale sur n'importe quelle longueur requi- se, mais.,dans la plupart des cas et des usages, elle: doit être seulement d'une longueur suffisante pour que le pouce de l'opé- rateur puisse s'y accrocher, les dimensions proportionnelles convenables étant clairement visibles sur les dessins.
Le pivot commun 9 entre les poignées principales peut être amené près d'une ligne tirée entre les pavots 11 et 12 par les- quels les leviers 13 et 14 d'action subsidiaire sont attachés aux poignées, pour que la pression finale sur les poignées force le pivot commun 9 au delà du point mort, en réalisant ainsi une fermeture "bloquée".
Les bases des éléments de mâchoire 1 et 2 sont placées en position d'interengagement par coulissement, mais cette disposi- tion et les leviers auxiliaires 13 et 14 ne font pas partie de la-présente invention et une description plus complète de ceux- ci peut être obtenue dans ladite spécification antérieure.