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Bandage extensible.
La présente invention a pour objet un bandage préparé perfectionné et plus particulièrement un bandage destiné à être employé autour de l'articulation d'un doigt ou dans quelque au- tre position où l'extension en largeur du bandage donne plus de confort au porteur. Le bandage est formé de plusieurs feuilles possédant des propriétés physiques différentes et dont deux au moins - de préférence les deux feuilles extérieures - sont consti- tuées par une pellicule élastique et plastique. La surface du bandage contiguë à la peau est enduite d'un adhésif sensible à la pression et munie au centre d'une gaze ou analogue qui est placée sur la blessure. L'adhésif sensible à la pression et la
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gaze sont recouverts d'une matière protectrice.
Dans le bandage préféré selon l'invention la pellicule élastique et plastique est essentiellement composée de caoutchouc chloré.
Les bandages préparés actuellement en vente comportent un ruban de support en matière adhésive. Ils ne sont pas parti- culièrement propres à l'emploi autour de l'articulation d'un doigt ou autre en raison de ce qu'ils ne sont pas extensibles au degré voulu pour un bandage de cet ordre.
Le bandage selon la présente invention est formé d'une pellicule élastique et plastique étirable à un certain degré, particulièrement lorsqu'elle est chauffée à la tempé- rature du corps ou aux environs. Dans les essais effectués pour produire un bandage au moyen d'une pellicule de ce type, on a trouvé que la tension imposée à la pellicule, lors de son passage dans la machine, etc. utilisée pour la fabrication de bandages formés de plusieurs bandes, provoquait un étirage de la pellicule. Ceci constituait un inconvénient du fait que la pellicule utilisée dans un bandage doit être perforée pour per- mettre l'accès de l'air à la blessure.
Le degré d'étirage de la pellicule ne peut être réglé dans cette manipulation, de telle sorte que dans les bandages coupés à la largeur au moyen d'une machine automatique, les perforations étaient situées de façon irrégulière . Dans les bandages selon la présente invention, la pellicule est étirée au préalable à un degré qui empêche un nouvel étirage au cours de la fabrication du bandage et les per- forations sont par conséquent toujours au même endroit quand on découpe les bandages.
Pour étirer la pellicule, on la chauffe puis on la met sous tension. Le degré de tension voulu dépend de la composi- tion de la pellicule, de son épaisseur et de la température à laquelle elle est chauffée. Le caoutchouc chloré de toute épais-
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seur habituelle, plastifié au moyen d'une petite quantité de plas- tifiant habituel, peut être facilement étiré par chauffage vers 65 5 ou au-dessus. L'étirage de la pellicule aligne les molécules ou les agrégats moléculaires dans la direction de l'étirage.
Ainsi, si une bande de pellicule est tirée de chaque côté, la pellicule s'élargit. Après étirage au-delà d'une certaine quan- tité minimum, il convient d'augmenter la tension appliquée pour obtenir un nouvel étirage. Conformément à la présente invention, la pellicule est étirée latéralement au-delà de ce minimum, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'une augmentation de la tension soit nécessaire pour produire un nouvel étirage. Bien qu'une augmen- tation de tension soit nécessaire pour augmenter la largeur de la pellicule, celle-ci peut encore être étirée facilement dans le sens de la longueur. Une caractéristique d'une pellicule qui a été étirée dans le sens de la largeur, mais non dans le sens de la longueur, est la facilité avec laquelle elle peut se dé- chirer transversalement.
Pour empêcher la déchirure, la pellicule étirée est laminée sous forme d'une pellicule non étirée. Cette feuille non étirée ne s'étire pas quand la pellicule est tirée dans la machine en raison de ce que les feuilles étirées l'en empêchent.
Dans le bandage fini, les deux feuilles s'étirent assez facilement dans le sens de la longueur, en raison de ce qu'aucune d'elles n'a été étirée dans cette direction.
La structure du bandage est la structure habituelle, sauf que l'on emploie des pellicules élastiques et plastiques étirées et non étirées. Ces pellicules sont de préférence en caoutchouc chloré en raison de ce que cette pellicule est très imperméable à l'eau. Elle s'étire facilement. On emploie de même d'autres pellicules élastiques et plastiques que l'on désire pour une raison ou une autre. Ce sont par exemple des pellicules yinyliques, etc.
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D'autres caractéristiques de l'invention résulteront de la description qui va suivre, faite en se référant au dessin ci-joint, donné uniquement à titre d'exemple et dans lequel : la Fig. 1 est une vue en perspective d'un bandage fini; la Fig. 2 est une vue en perspective d'une variante ; la Fig. 3 est une vue du dessous du bandage de la Fig. 1; la Fig. 4 montre la feuille laminée de la pellicule dans laquelle on découpe les bandages, la flèche indiquant le sens de l'étirage de la feuille et les lignes en pointillé indi- quant de quelle façon la feuille est découpée.
La fabrication du bandage représenté est bien connue, sauf en ce qui concerne l'emploi d'une pellicule élastique et plastique. La pellicule est faite de deux feuilles plaquées 1 et 2. La feuille de base 1 (Fig. 1) est étirée dans le sens trans- versal et laminée sur la pellicule non étirée 2. La surface du dessus de la pellicule 2 est enduite, à la manière habituelle, d'un adhésif sensible à la pression (non représenté). Les deux pellicules 1 et 2 sont réunies au moyen d'un adhésif ou par collage à chaud, ou par tout autre moyen approprié.
Un morceau de gaze 3, qui peut contenir un désinfec- tant ou autre médicament, est disposé sur la surface du dessus de la pellicule 2. Pour protéger l'adhésif sensible à la pression et la gaze, la surface du dessus du bandage est munie d'une cou- verture temporaire formée de deux morceaux de tissu de coton ou autre 4 et 5. Chacun de ces morceaux est plus long que la moitié du bandage, et ils se recouvrent au milieu de la manière habi- tuelle.
Ce recouvrement facilite l'application du bandage; en effet on soulève les parties des tissus de coton 4 et 5 se re- couvrant, on met en place la gaze enduite de médicament sur le doigt ou autre partie blessée du corps, puis on détache les deux
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bandes de coton 4 et 5 des surfaces enduites de l'adhésif sensi- ble à la pression du bandage, que l'on applique en pressant à l'endroit voulu.
On trouve dans le commerce des bandages de ce type général ne comportant pas de pellicule plastique mais l'emploi de tissu. Ce tissu est tout-à-fait perméable à l'air. Néanmoins, on a l'habitude de perforer le support du bandage à l'emplacement de la gaze de manière à permettre l'accès de l'air dans le ban- dage et à empêcher la multiplication des bactéries anaérobies, etc., dans la blessure. Ces perforations sont encore plus né- cessaires dans la pellicule plastique parce que la matière plastique est imperméable à l'air. Ces perforations sont repré- sentées en 6 (Fig. 3). Elles traversent les deux feuilles de la pellicule.
L'attrait de l'article fini dépend dans une grande mesure de l'emplacement judicieux de ces perforations. Il ne faut pas que des perforations soient coupées en deux lors du dé- coupage de la pellicule en vue de la fabrication du bandage. Il est donc bon que les perforations soient espacées à une distance régulière des bords du bandage. Ceci est obtenu en laminant d'abord les deux pellicules, puis en pratiquant les perforations.
Les perforations sont faites avant assemblage de la gaze 3 et des tissus de coton 4 et 5 sur la pellicule. Lors de l'assemblage, la pellicule est étirée dans la direction indiquée par les flè- ches sur les Figs. 3 et 4. Ces flèches indiquent également la direction dans laquelle la pellicule 1 a été étirée. Après éti- rage de la pellicule, on peut la mettre sous une forte tension dans la direction des flèches sans qu'elle s'étire davantage.
Ainsi, la feuille laminée est d'abord perforée, puis étirée dans la direction des flèches, cependant que la gaze et les tissus de coton 4 et 5 sont assemblés, puis l'assemblage complet est coupé en bandes étroites.
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La feuille est ordinairement plus large que la longueur d'une seule bande, ainsi que le montre la Fig. 4, et les tissus de coton.4 et 5-sont assez larges pour deux bandages, et ils sont coupés en deux après assemblage des bandages en même temps que la grande feuille plastique est elle-même coupée. On emploie donc des feuilles longues et larges et chaque feuille, après assem- blage, est découpée en bandes longitudinales (suivant les lignes a de la Fig. 4), la largeur étant la longueur d'un bandage, les bandes étant ensuite coupées suivant les lignes b de la Fig. 4 à la largeur d'un seul bandage.
Il est important de noter que dans l'assemblage de la feuille on exerce la tension transversa- lement au bandage et que si l'on emploie dans la fabrication du bandage une bande de pellicule préalablement étirée dans cette direction, la grande feuille ainsi montée ne se tordra pas au cours de l'assemblage du bandage et les trous resteront correcte- ment espacés. On peut alors après assemblage découper les ban- dages suivant la mesure déterminée à l'avance et les trous seront dans lesdits bandages individuels dans la position désirée.
Bien que la feuille de base 1 soit étirée dans le sens de la largeur, elle n'est pas étirée longitudinalement. Elle s'étirera par conséquent d'une manière relativement facile dans cette direction, particulièrement lorsqu'elle se trouvera chauf- fée à la température du corps. La feuille non étirée 2 s'étirera aussi assez facilement dans cette direction. Si donc le bandage est enroulé autour d'une articulation, celle-ci peut facilement se plier parce que la circonférence du bandage peut facilement s'a- grandir. La pellicule élastique et plastique ne tend pas à res- ter étirée quand on la chauffe à la température à laquelle elle a été étirée, mais à cette température elle revient progressivement à sa dimension primitive.
Ainsi, l'étirage longitudinal effectué à la température du corps par la flexion d'un doigt, etc. dis- paraîtra bientôt parce que le bandage en cours d'utilisation est
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maintenu au-dessus de cette température. Cependant, la chaleur du corps n'affectera pas l'étirage latéral qui a été effectué à une température beaucoup plus élevée.
Il est évident que la pellicule étirée n'est pas néces- sairement à la base du bandage, mais qu'elle peut être disposée au-dessus de la pellicule non étirée, selon la disposition repré- sentée sur la Fig. 2. La pellicule non étirée 10 constitue la feuille de base et la feuille 11 est disposée au-dessus. La gaze 13 est disposée sur la pellicule étirée et les tissus de coton habituels se recouvrent par dessus. Les bandes représentées sur les Figs. 1 et 2 sont également satisfaisantes.
Bien que les bandages soient de préférence formés de pellicule en caoutchouc chloré qui peut être facilement plastifié de manière à augmenter la facilité avec laquelle la pellicule peut être étirée, il est évident que l'on peut employer d'autres pellicules élastiques et plastiques. Les deux feuilles de pelli- cule ne sont pas nécessairepent de même composition, et l'on peut employer des pellicules de compositions différentes.