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Dispositif électrique à vapeur.
L'invention concerne les dispositifs électriques à va- peur et particulièrement la construction d'un tel dispositif pou- vant résister aux chocs ou aux vibrations.
Les dispositifs électriques à vapeur employés jusqu'ici ont toujours été montés sur des bases relativement stables. Mais quand on les utilise sur des véhicules en mouvement, tels que des navires ou des locomotives, les dispositifs sont soumis à des vi- brations et chocs excessifs et variables. Les vibrations ont plu- sieurs effets nuisibles sur le fonctionnement des dispositifs. En premier lieu, la matière cathodique liquide peut être déplacée de façon à entraver le fonctionnement normal du dispositif. Les vi- brations peuvent aussi briser les scellements à l'épreuve du vide qui assemblent de manière isolante certains éléments du dispositif.
Conformément à l'invention, ces effets nuisibles peuvent être sérieusement diminués en utilisant un bain cathodique dans le-
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lequel sont prévues des chicanes transversales qui entravent for- tement le mouvement de la matière cathodique.
En outre, suivant l'invention, les scellements peuvent être nettement renforcés en éliminant en majeure partie le scelle- ment vitreux classique et en le remplaçant par une pièce métal- lique, et en donnant aux scellements la forme de perles en anneaux fermés dont les tensions sont pratiquement entièrement absorbées par les parties métalliques du scellement. Pour empêcher les arcs de contournement sur la paroi extérieure du scellement, on peut enrober les parties métalliques formant la majeure partie du scel- lement, entièrement ou partiellement avec de la matière isolante.
L'invention ressortira clairement de la description dé- taillée suivante d'une forme d'exécution choisie de l'invention, représentée à titre d'exemple au dessin annexé, dont l'unique fi- gure est une vue de face, partiellement en coupe, d'un dispositif électrique à vapeur.
Comme indiquée le dispositif électrique à vapeur com- porte une enveloppe métallique 1 comprenant plusieurs électrodes associées,telles qu'une anode 2 faite en une matière appropriée quelconque, de préférence du graphite, une cathode liquide 3 dans le fond du récipient une électrode d'allumage 4 pour amorcer des étincelles cathodiques sur la matière cathodique, l'électrode d'al- lumage 4 étant munie d'un conducteur d'amenée à manchon isolant 5, passant de préférence par le fond 6 de l'enveloppe 1.
On utilise aussi d'habitude entre l'anode 2 et la cathode 3 plusieurs écrans 7 et 8 mis ou non à des potentiels de commande suivant les conditions de fonctionnement du dispositif.
L'anode 2 est suspendue à une tige d'anode 10 pénétrant : par une ouverture 11 dans l'enveloppe 1 et scellée de manière iso- lante et à l'épreuve du vide au moyen du scellement d'anode perfec- tionné conforme à l'invention.
De préférence, le scellement perfectionné comprend un col-
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lier pratiquement vertical 12 attaché à l'enveloppe 1, habituel- lement soudé; la tige d'anode 10 porte un capot de même matière avec des rebords 13 dirigés vers le bas qui sont de préférence alignés axialement sur les bords dirigés vers le haut du collier 12.
D'habitudes pour obtenir un gradient de potentiel assez .faible, on utilise une ou plusieurs pièces intermédiaires 14 en métal séparées entre elles par des scellements de verre 15-16. Pour que ceux-ci puissent résister aux chocs, chaque bord de jonction a au moins un contour 18 en forme de U, et les pièces de jonction sont assemblées de façon à entrer l'une dans l'autre sans se tou- cher, la partie en U 18 dépassant le bord de l'autre pièce de jonc- tion. Quoique n'importe laquelle des pièces de jonction 12, 13,
14 puisse avoir un bord 18 en forme de U, l'expérience a montré qu'il est préférable de donner des bords 18 en forme de U à la pièce de jonction intermédiaire 14 seulement.
Quoique l'on puisse employer une seule pièce annulaire
14 en fendant les bords en deux et en les ouvrant pour former un
U, il est plus facile d'utiliser deux pièces repoussées 19 et 20 qui s'adaptent l'une à l'autre et que l'on soude ou brase ensuite ensemble pour former une pièce unique 14, dont les extrémités op- posées ont des bords 18 en forme de U qui viennent entourer le collier vertical 12 et le capot suspendu 13.
Le scellement des parties métalliques entre elles se fait en enrobant la pièce annulaire en forme de U de perles 15-16 de matière vitreuse, que l'on chauffe pour les sceller aux bords de la pièce en U 18 et au bord de la pièce de jonction voisine y engagée. Cette perle annulaire 15 a des proportions telles qu'elle enrobe entièrement non seulement le bord simple qui y est noyé mais aussi les bords en forme de U dirigés vers le haut 18 de sorte qu' il n'y a pas de bord effilé à l'extérieur de la matière isolante.
Il est possible qu'un seul scellement en forme de perle 15-16 suffise pour obtenir le gradient de potentiel désiré, mais
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d'ordinaire il en faut deux ou plus. Comme les scellements en forme de perles 15-16 présentent une distance d'éclatement rela- tivement courte,avec une tension élevée il peut se présenter des arcs à l'extérieur de l'ensemble. C'est pourquoi au moins une partie de la pièce métallique est recouverte de matière isolante
25. Cette matière peut être du verre pulvérisé ou déposé en une couche mince que l'on fond ensuite au four pour former un recou- vrement 25 qui s'étend sur toute la surface de la pièce métallique.
Ce recouvrement isolant peut être appliqué à n'importe quelle par- tie ou à toutes les pièces métalliques 12-13-14 du scellement; il est préférable d'appliquer la matière isolante sur toute la sur- face extérieure de la pièce métallique 14. Si on le désire, le recouvrement isolant 25 peut être appliqué aussi sur la surface intérieure du scellement, mais cela n'est d'ordinaire pas néces- saire à l'intérieur de l'appareil mis sous vide.
Les scellements en perles annulaires 15-16 sont pratique- ment emprisonnés dans la partie en forme de U 18 de sorte que les vibrations ne font pas sauter la matière vitreuse mais sont amor- ties dans le métal plus élastique.
Pour que les vibrations ne projettent pas le mercure de cathode 3 hors de contact de l'électrode d'allumage 4, on place dans le récipient cathodique 29 plusieurs amortisseurs contre le soulèvement de la matière cathodique. Ceux-ci ont de préférence la forme de plaques rigides ou écrans 30. Ces écrans 30 sont moins larges que le récipient 29 pour donner des passages latéraux 31 afin de permettre un mouvement limité du mercure. Les plaques 30 s'entrecroisent de façon à empêcher pratiquement tout mouvement brusque du mercure provoqué par un choc ou des vibrations.
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