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"Perfectionnements aux installations de hauts-fourneaux". Priorité des demandes de brevet aux Etats-Unis d'Amérique déposées les
La présente invention est relative aux hauts-fourneaux et aux dispositifs auxiliaires de hauts-fourneaux destinés à fonction- ner sous des pressions supérieures à la pression atmosphérique.
On a déjà proposé de conduire les hauts-fourneaux à une pres- sion moyenne (dans la cheminée) comprise entre 0,35 kg/cm2 et 7 kg/cm2 environ, c'est-à-dire au-dessus de la pression atmosphé- rique normale de 1,03 kg/cm2. Mais, lorsqu'on a tenté de mettre en oeuvre ces procédés en utilisant les hauts-fourneaux existants et l'appareillage auxiliaire,) ueuel, en prévoyant seulement des souffleries de plus grand débit, on s'est immédiatement aperçu
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de la nécessité d'y apporter des modifications et des perfec- , tionnements.
C'est ainsi qu'il est difficile .de maintenir la pression vou- lue pendant que l'on charge la cuve du haut-fourneau avec du mi- nerai, du fondant et du coke, par l'intermédiaire des cloches de chargement ; d'autre part, lorsqu'on évacue en continu les gaz de cheminée, on constate que les cloches et trémies de charge- ment, même neuves, s'usent rapidement, et n'assurent bientôt voulue plus d'étanchéité/aux gaz du haut-fourneau ; lorsqu'on ouvre la cloche de chargement supérieure du haut-fourneau, il se dégage d'abondants nuages de poussière et de fumée ;
cas où le joint hydraulique du laveur humide usuellement utilisé pour le dépous- à siérage des gaz du haut-fourneau vient/être expulsé, par exemple à la suite d'une chute de la charge dans la cuve du haut-fourneau, il se produit dans le four une chute de pression brusque et impor- tante. Or, les changements brusques de pression troublent le fonctionnement du haut-fourneau, et les conséquences de ces per- turbations ne prennent pas nécessairement fin lors du rétablis- sement de la pression correcte.
L'installation objet de l'invention surmonte ces inconvénients accompagnant le fonctionnement des hauts-fourneaux aux pressions supérieures à la pression atmosphérique, et il comprend les ca- ractéristiques suivantes : a) il comprend des moyens assurant une atmosphère de gaz purs (dépoussiérés) dans la trémie de chargement entre les clo- une ches supérieure et inférieure, sous/pression voisine de celle régnant dans le haut de la cuve du haut-fourneau, en combinaison avec des moyens permettant de supprimer cette pression gazeuse à certaines périodes synchronisées automatiquement avec les ou- vertures et les fermetures des cloches de chargement;
b) un dispositif assurant un joint étanche et durable entre la trémie de chargement et la cloche inférieure pendant tout le temps que la pression régnant entre les cloches est réduite, au
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cours du chargement de la trémie; c) un dispositif automatique à action rapide pour maintenir et éventuellement rétablir le joint hydraulique d'un laveur hu- mide associé au haut-fourneau et à sa trémie de chargement.
Chacune de ces caractéristiques peut être avantageusement utilisée séparément; néanmoins, ainsi qu'il apparattra de la suite de la description, la combinaison des trois caractéristiques pro- cure des avantages considérables.
Sur le dessin annexé, les caractéristiques de l'invention dont représentées de façon semi-schématique: - la fig.l montre la disposition générale de l'installation, la partie du haut-fourneau située en dessous du sommet étant omise pour plus de clarté; - la fig. 2 montre, en plus grand détail, une partie de la partie supérieure du haut-fourneau, comprenant la trémie et la cloche de chargement; - la fig.3 montre une partie de la trémie et de la cloche de chargement, et fait apparattre un joint d'étanchéité de forme nouvelle; -les fig.4,5 et 6 montrent des détails du joint représenté sur la fig.3; - la fig.7 est un détail de l'extrémité supérieure du haut- fourneau et fait apparattre un dispositif destiné à maintenir les surfaces de joint entre la trémie et la cloche en état de propreté ;
enfin, - les fig.8,9 et 10 montrent des variantes du dispositif re- présenté sur la fig.7.
L'installation représentée sur les fig.l et 2 comprend un haut-fourneau 10 équipé d'un système de chargement 11 à double cloche, des conduites montantes 12 d'évacuation des gaz, d'une ,soupape de purge 13 des gaz impurs, intercalée dans l'une des conduites d'évacuation 12, d'une conduite de descente 14 communi- quant avec les conduites 12, d'un dépoussiéreur à sec 15 relié à
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la conduite de descente 14, et d'un'laveur de gaz 16 relié au dé- puùssiéreur 15, l'orifice de sortie du laveur étant étranglé.
Une conduite 17 à gaz propre monte à partir de la partie su-," périeure du laveur 16 jusqu'à un niveau supérieur à celui du four et est munie d'un obturateur 18 pour le prélèvement des gaz propres. Un branchement 19 relie la conduite à gaz propre 17 à la chambre 20 formée par la trémie de chargement 21, la cloche supérieure 22 et la cloche inférieure 23 du système de chargement 11. Le branchement 19 est muni d'un obturateur 24 permettant de régler l'écoulement des gaz propres passant parce dernier. La chambre 20 de la cloche est munie d'une tuyauterie de purge 25 pourvue d'un obturateur 26.
Les obturateurs de purge 13 et 18 de la conduite montante 12 et de la conduite à gaz pro/pres 17 peuvent être actionnés contre de la pression gazeuse régnant dans l'appareil, en manoeuvrant de haut en bas les bras les plus longs 27 et 28 de leviers, dont les bras les plus courts portent des contrepoids.
Une conduite 29 est reliée à l'une des conduites montantes 12 ( ou à tout autre emplacement convenable près de la partie supérieure du four) et aboutit en un point commode à un niveau inférieur de la partie supérieure du four, où elle se divise en deux branches. L'une de celles-ci (30) conduit au diaphragme 31 d'un obturateur de régulation 32 qui commande le débit d'écoule- ment d'un fluide moteur, provenant d'un réservoir 33, vers un cy- lindre 34 muni d'un piston 35 fixé par un câble 36 au bras de le- vier 28 de l'obturateur de purge 18 des gaz purs.
L'autre branche 37 conduit de même au diaphragme 38 d'un obturateur régulateur 39 qui commande l'écoulement d'un fluide provenant d'un réservoir 40 vers un cylindre 41 muni d'un piston 42 fixé par un câble 43 au bras de levier 27 de l'obturateur de purge 13 des gaz chargés d'impuretés.
Les diaphragmes de régulation 31 et 38 sont réglés de manière à être actionnés pour divers niveaux de pression régnant dans la
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tuyauterie 29, le diaphragme 31 étant réglé de telle sorte qu' il actionne les obturateurs 32 et le cylindre 34 et piston 35 associés, de manière à ouvrir l'obturateur 18 de purge des gaz propres lorsque la pression dans la conduite 29 ( par exemple une pression de 0,91 kg/cm2) est inférieure à celle (1,27 kg/cm2 par exemple) pour laquelle le réglage du diaphragme 38 a été effectué. Le diaphragme 38 actionne l'obturateur 39 et le cylindre 41 et piston 42 qui lui sont associés, de manière à ouvrir l'ob- turateur de purge 13 des gaz impurs.
Ainsi, les accroissements brusques, mais modérés, de pression dans la partie supérieure du haut-fourneau, tels que ceux provoqués, par exemple, par les glissements, les roulements ou les chutes des charges ou accro- chages, d'importance moyenne, sont dissipés par la mise à l'air libre des gaz propres sans souiller l'atmosphère extérieure, et seuls les rares glissements, les roulements ou les chutes impor- tants, entraînent la mise à l'air libre, par mesure de sécurité, des gaz sales ou puussiéreux au sommet du haut-fourneau.
Les obturateurs 24 et 26 commandant le débit gazeux respecti- vement dans la conduite de branchement 19 des gaz purs et dans la conduite de purge 25 sont actionnés automatiquement dans un ordre déterminé à l'avance par la manoeuvre des cloches 22 et 23 du système de chargement 11. Comme on l'a représenté, plua particulièrement sur la fig. 2, un câble de commande 46 est atta- ché à un câble indicateur des descentes de la charge d'un type courant 44, muni d'un contrepoids 45 placé dans le haut-four- neau, le câble de commande 46 étant enroulé autour de poulies 47 et 48 respectivement clavetées sur les arbres des obturateurs 24 et 26. Un contrepoids 49 est fixé à l'autre extrémité du câ- ble de commande 46.
Les obturateurs 24 et 26 sont agencés de telle sorte que le déplacement du câble de commande 46, dans un sens ou dans l'autre, ouvre l'un des obturateurs et ferme l'au- tre. De la manière usuelle, les déplacements du câble 44 indica- teur des descentes de la charge, sont synchronisés avec les dé-
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placements des cloches de chargement 22 et 23, et par ltintermé- diaire de la liaison du câble de commande 46 avec le câble indi- cateur 44; le fonctionnement des obturateurs 24 et 26 est égalem ment synchronisé avec le mouvement des cloches de chargement.
Le fonctionnements de l'appareil de chargement que l'on vient de décrire est le suivant : en supposant que le haut-four- neau fonctionne en surpression, l'obturateur à gaz propres 24 est fermé, l'obturateur de purge 26 est ouvert, et le contrepoids 45 du câble de la tige indicatrice de descente de la charge est au repos sur le plan de la charge du haut-fourneau. Si, dans ces conditions, on désire charger celui-ci, on introduit une cer- taine quantité de la charge voulue dans la trémie 11 au-dessus de la petite cloche 22, on abaisse celle-ci, et la charge tombe dans la chambre 20 sur la grande cloche inférieure 23 ; ces opérations ont lieu sous la pression atmosphérique puisque l'obturateur de purge 26 est ouvert. On répète cette manoeuvre jusqu'à ce que l'on ait accumulé la quantité de matière voulue dans la chambre 20.
Ensuite, on élève la cloche supérieure ou petite cloche 22 ( de manière à la fermer) et on déplace le câ- ble 44 de la tige indicatrice du niveau des charges pour soulever son poids 45 jusqu'au dôme du haut-fourneau et pour fermer en même temps l'obturateur de purge 26 et ouvrir l'obturateur de gaz purs 24, remplissant ainsi la chambre de gaz purs sensiblement à la pression régnant dans le haut-fourneau.
On abaisse ensuite la grande cloche inférieure 23 pour provoquer la chute de la charge dans le haut-fourneau, puis on la relève à sa position de f ermeture. On déplace alors le cble 44 de manière à abaisser son poids 45 et à fermer simultanément l'obturateur à gaz pro- pres 24, tout en ouvrant l'obturateur de purge 26, ce qui a pour résultat d'évacuer les gaz purs par la conduite 25 jusqu'à ce que la pression dans la chambre de trémie 20 redevienne éga- le à la pression atmosphérique.
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Grâce aux moyens que l'on a décrits ci-dessus, il devient possible de charger un haut-fourneau, même lorsqu'il se trouve sous une surpression très notable, sans encourir de pertes sensi- bles en gaz haute pression et sans souiller l'atmosphère exté- rieure en dégageant des poussières abondantes par la trémie de chargement.
Il faut prévoir d'autres moyens, comprenant un obturateur d'étrangelemnt 50 prévu dans la conduite de sortie des gaz 51 du laveur de gaz 16, pour maintenir la surpression voulue dans le système; pour assurer le fonctionnement prolongé du haut- fourneau, il faut, en outre, prévoir d'autres dispositifs que l'on va décrire plus loin.
Lorsqu'on conduit un haut-fourneau sous une pression notable- ment supérieure à la pression atmosphérique, le problème posé par l'étanchéité, consistant à éviter toute fuite de gaz entre la cloche inférieure 23 et la trémie 11 ou à travers la trémie, est difficile à résoudre. Il est difficile, en effet, d'éssembler entre eux les parties d'une trémie classique, en plusieurs pièces d'une façon assez étanche pour empêcher toute fuite de gaz entre les parties de la'trémie; il faut, par suite, utiliser une tré- mie en une seule pièce.
Il est difficile, d'autre part, de main- tenir une portée assez étanche entre la périphérie de la cloche inférieure 23 et le rebord de joint de la trémie 11 pour éviter toute fuite de gaz entre ces deux surfaces; or, aux hautes pres- sions envisagées, le moindre espace de fuite est vite agrandi sous l'influence de l'usure produite par l'écoulement des gaz sous pression élevée et chargés de matières abrasives. Il est utile de prévoir des surfaces de siège eu de joint en alliages résistant à l'usure, du genre utilisé, par exemple, dans les soupapes à va- peur ou à gaz de combustion; néanmoins, il est désirable de pren- dre d'autres garanties encore ; à l'invention, on prévoit à cet effet les-moyens que l'on va maintenant décrire.
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On améliore le joint entre la cloche et la trémie, conformé- ment à l'invention, grâce à une pièce en matière flexible, élas- tique, résistant à la chaleur, de forme tubulaire de préférence, montée entre les surfaces de joint de la grande cloche inférieure 23 et la trémie 11. De préférence, on fait circuler à travers ce tube une substance de refroidissement, de manière à le gonfler et à améliorer le joint, tout en lui évitant une destruction rapide sous l'effet de la haute température ; ce tube (ou pièce d'au- tre forme) est monté de telle sorte qu'il soit;protégé des con- tacts destructeurs avec le$ matières chargées dans le haut-four- neau par la trémie.
Les fig. de 3 à 6 montrent plus particulièrement un tube flexible élastique composite 52,53,54 disposé au bord inférieur de la trémie 11 où il s'engage contre la périphérie de la cloche de chargement inférieure 23. Le tube flexible 52, de préférence en "élastomère" ( caoutchouc naturel ou synthétique), est logé dans un tuyau souple 53 résistant à la chaleur et dans une chemise 54. Le tube 52 peut être en caoutchouc, le tuyau 53 en amiante, et la chemise 54 en poly-tétrafluoréthylène.
En deux points rapprochés l'un de l'autre sur le tube flexi- ble 52 sont fixés un raccord 55 d'admission et un raccord identi- que d'évacuation pour le liquide. Un bloc ( non représenté), de préférence en matière poreuse ou perforé, est placé dans le tu- be 52 pour assurer l'écoulement du liquide autour du tube sur toute la longueur de celui-ci. Ce bloc poreux ou perforé permet- tra un débit faible, mais efficace ; fluide suivant le court trajet séparant les raccords d'entrée et de sortie, pour refoi- dir cete partie du tube.
Le maintien, le support et la protection du tube composite 52,53,54 sont assurés en prévoyant au bord inférieur de la tré- mie 11 un rebord 56 comportant un évidement annulaire. Le re- bord évidé 56 comporte¯des nervures 57 réparties le long du re- bord, faisant corps avec lui, et des ouvertures 58 communiquant
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avec ledit évidement à intervalles réguliers. On ménage dans le rebord 56 deux ouvertures 59 semblables pour permettre le monta- ge des raccords d'entrée et de sortie 55.
Une série de blocs 60 rainurés à leur face inférieure et dis- posés à la manière de segments d'anneau autour de la trémie 11 sont disposés dans la chemise 54. Une seconde série, supérieure, de blocs 61 disposés de même à la manière des segments d'un an- neau, mais à l'extérieur de la chemise 54,coopèrent avec les blocs 60 pour maintenir en place la chemise 54. De préférence, les joints entre les blocs supérieurs 61 sont décalés par rap- port à ceux des blocs inférieurs 60. Les blocs supérieurs et inférieures 60 et 61 sont assemblés au moyen de courtes vis 62 à tête fraisée vissées uniquement dans les blocs inférieurs 60 ; et les blocs sont boulonnés sur le rebord 56 à travers les ou- vertures 58 ménagées dans celui-ci. Les raccords d'entrée et de sortie 55 contribuent aussi à la fixation des blocs au rebord 56.
De l'eau froide entre par le raccord 55 d'entrée et sort par le raccord 55 de sortie par l'intermédiaire de tuyauteries 63 qui traversent la paroi du haut-fourneau grâce à un ou plusieurs presse-étoupe 64. Cette eau peut être, par exemple, sous une pression de 0,7 kg/cm.
A la place des moyens d'étanchéité décrits ci-dessus en se référant aux fig. 3 à 6, ou, mieux encore, en plus de ces moyens, on peut, conformément à l'invention, établir un courant, un ri- deau ou une nappe de gaz relativement frais, par exemple à 37,8 ,que l'on envoie dans le four suivant une direction géné- rale descendante, cette nappe balayant les extrémités inférieures de la cloche inférieure 23 et de la trémie 11 au voisinage de leurs surfaces de rencontre, puis s'en écartant, de manière à refroidir ces surfaces et à empêcher dans une grande mesure les poussières de passer entre elles.
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Les fig. 7 à 10 représentent un dispositif permettant d'é- tablir cette nappe de gaz frais. On voit sur la fig.7 que le bord inférieur de la trémie 11 est muni d'un rebord 65, dont la surface inférieure fait un angle très aigu avec la surface oppo- sée dela cloche inférieure 23 et est percée d'une série d'ouver- tures axiales 66, régulièrement réparties et débouchant à coté de la surface de la trémie 11 en contact avec la cloche. Une tuyauterie 67 monte à partir de chaque ouverture 66 et sort par le d8me du haut-fourneau où elle est reliée à une source de gaz froid sous pression, par exemple à une soufflerie ( non re- présentée) alimentée en gaz provenant du laveur de gaz 16.
Le dispositif de la fig. 8 est une variante de la fig.7, et comprend un déflecteur ou bouclier cylindrique en tôle entourant les tuyaux 65 et la trémie 11 pour les protéger de la chaleur dégagée par la charge du haut-fourneau, et une chambre 69 for- mant collecteur d'admission desservant les ouvertures 66. Le col- lecteur 69 améliore l'uniformité de la répartition du gaz et di- , minue le nombre de tuyaux 67 d'injection de gaz qu'il est néces- saire de prévoir.
Le dispositif des fig.9 et 10 montre une autre variante de celui des fig. 7 et 8; le déflecteur 68 y est plus important et est placé à une plus grande distance de la trémie 11 pour délimi- ter une chambre 70 plus grande, servant de colle cteur du gaz de refroidissement, en permettant ainsi de supprimer les tuyaux 67 et le-collecteur 69 des fig. 7 et 8; une autre modification con- siste en ce que la série d'ouvertures 66 y est remplacée par un orifice 71 unique s'étendant tout autour de la trémie 11. L'ori- fice annulaire unique 71 livre passage à une nappe continue de gaz froid.
Dans ce qui précède, on a décrit les caractéristiques de l'in- vention destinées à résoudre les problèmes qui se posent pour le chargement d'un haut-fourneau sous pression,et pour le maintien d'une bonne étanchéité dans la zone de chargement.
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Ce problème d'étanchéité se pose encore à propos d'un autre point de l'installation du haut-fourneau, à savoir le joint hy- draulique de gaz 16.
Les gaz de hauts-fourneaux sont habituellement envoyés dans des dépoussiéreurs à sec, puis dans un laveur de gaz. Le laveur de gaz usuel comprend le plus souvent une colonne verticale mu- nie à son extrémité inférieure d'une trémie contenant de l'eau, d'un orifice d'admission au-dessus du niveau d'eau pour l'entrée des gaz, venant du dépoussiéreur à sec, d'un dispositif permet- tant de projeter une pluie d'eau sur le courant ascendant des gaz, et d'une conduite sortant par le haut de la colonne et par laquelle les gaz nettoyés s'échappent.
Il importe de maintenir le liquide dans la trémie au fond du laveur à un niveau sensible- ment constant ; effet, si ce niveau vient à monter jusqu'à l'orifice d'entrée des gaz, l'entrée de ceux-ci est gênée, tan- dis que s'il tombe trop bas, les gaz peuvent s'échapper à travers la trémie, ou bien il peut se produire des reniées d'air qui vient de mélanger aux gaz.
Dans le cas d'un haut-fourneau fonctionnant aux pressions usuelles, dépassant une pression de 0,14 à 0,21 kg/cm2 environ dans le haut-fourneau au-dessus de la ligne de charge, on n'éprou. ve aucune difficulté particulière pour maintenir la surface du liquide dans la trémie à un niveau à peu près constant. Par con- tre, lorsque le haut-fourneau fonctionne sous une pression éle- vée, supérieure à 0,35 kg/cm2 environ, il devient beaucoup plus nécessaire de disposer d'un moyen de réglage plus complet de ce niveau.
En effet, les volumes de gaz à manutentionner sont plus grands et les quantités d'eau requises sont plus importantes en conséquence. Les accroissements brusques de volume des gaz quittant le four, et qui peuvent être provoqués par des "glis- sements" ou "roulements" de la charge dans le four, augmentent encore la difficulté éprouvée pour maintenir un niveau liquide
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constant dans la trémie du laveur: Ces augmentations brusques de pression peuvent expulser assez d'eau hors du laveur pour permet- tre à l'air d'entrer et de se mélanger avec le gaz, en donnant naissance à un mélange dangereux. Il peut y avoir également des fuites de gaz hors du laveur, dangereuses pour le personnel.
Quoi qu'il en soit, on perd du temps à arrêter le haut-fourneau et à refaire le plein d'eau dans la trémie.
La présente invention permet le lavage de volumes de gaz plus importants à une pression plus élevée, et d'assurer la présence constante d'un bon joint empêchant toute rentrée d'air, en dépit des glissements ou roulements éventuels de la charge dans le haut-fourneau. Conformément à l'invention, le niveau de liquide est maintenu automatiquement à une valeur sensiblement constante dans le laveur, et les surpressions brusques des gaz sont automa- tiquement déchargées par un évent de sécurité qui est, lui aussi, commandé automatiquement par le dispositif de maintien du niveau liquide.
L'installation comprend essentiellement un laveur pour haut- fourneau, une conduite de trop-plein, une conduite d'évacuation de sécurité, et un dispositif de commande à flotteur pour mainte- nir le niveau de liquide dans le laveur sensiblement constant.
Comme le montre plus particulièrement la fig.l, le laveur lui-même est de forme classique, et comprend un cylindre pourvu d'un orifice d'entrée des gaz impurs près du fond, d'un orifice de sortie des gaz lavés près du sommet, d'un dispositif d'arro- sage intérieur (non représenté) pour projeter une pluie d'eau de haut en bas à travers le courant de gaz ascendant, et d'une t ré- mie pleine d'eau à la partie inférieure du cylindre.
La trémie 72 comporte un tuyau de sortie 73 muni d'une sou- pape 74 à son extrémité inférieure. Cette soupape peut être ma- noeuvrée à la main au moyen d'un câble 75 ; lorsqu'elle est ouver- te, elle évacue l'eau et les matières solides dans un raccord d'égoût 76.
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Une conduite de trop-plein 77 monte à partir du tuyau d'éva- cuation 73 jusqu'au niveau désiré de l'eau dans le laveur 16, et débouche dans un raccord d'égoût 78. Un obturateur 79, inter- calé dans la conduite de trop-plein 77, porte un levier 80 par l'intermédiaire duquel il peut être actionné par les moyens que l'on va décrite un peu plus loin.
Un tuyau d'évacuation de sécurité 81, incliné vers le haut, part de la trémie, à un niveau supérieur à celui du tuyau d'éva- cuation 73, puis redescend pour déboucher dans un raccord d'égoût 82. L'extrémité inférieure du tuyau d'évacuation de sûreté est commandée par un obturateur 83, actionné de la manière décrite plus loin.
Un commutateur 84 à commande par flotteur est disposé près du laveur au niveau voulu de la masse d'eau dans le laveur 16.
Le commutateur 84 comprend un bottier 85 communiquant par des tu- bes 86 et 87 respectivement, d'une part avec la trémie 72 au-des- sus du niveau d'entrée de la tuyauterie d'évacuation 73 et, d'au- tre part, avec le cylindre laveur bien au-dessus du niveau nor- mal du liquide dans celui-ci. Le bottier 85 est également relié à une canalisation 88, qui se raccorde à son tour à une canalisa- tion 89 fournissant de l'eau d'appoint au laveur. La canalisation 88 porte un obturateur 90 qui règle l'écoulement d'eau dans le bottier 85 par la canalisation $9.
Dans le bottier 85 se trouve un flotteur courant porté à l'ex- trémité d'un bras dont l'autre extrémité est fixée à un axe d'ar- ticulation 91, articulé dans les parois du bottier 85. La disposi- tion de ce dernier est telle que lorsque le niveau d'eau dans le laveur 16 est à la hauteur voulue, le bras du flotteur est hori- zontal. L'axe 91 porte un bras dont l'extrémité de gauche 92 in- dique visuellement la position du bras du flotteur et dont l'ex- trémité de droite 84 joue le rôle d'un bras de commutateur pou- vant brancher une source 93 d'énergie électrique à trois plots différents 94,95 et 96.
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Le plot inférieur 94 est relié à un solénotde 97 qui commande un obturateur 98, qui commande à son tour le débit d'écoulement d'un fluide sous pression provenant d'une source 99 par un tuyau 100 vers un cylindre à piston 101 actionnant l'obturateur 83 de la conduite d'évacuation de sécurité 81,
Les plats intermédiaires 95 et supérieur 96 sont respective- ment reliés aux moteurs de poussoirs 102 et 103 actionnant l'ob- turateur 79 prévu dans la conduite de trop-plein 77. Ces pous- soirs peuvent présenter de nombreuses formes bien connues ; préférence, chacun comprend un cylindre et un piston actionné par un fluide pompé par une pompe centrifuge entraînée par un mo- teur électrique.
Lors du fonctionnement, l'obturateur 74 du tuyau d'évacua- tion 73 et l'obturateur 83 de l'orifice d'évacuation de sécurité 81 sont fermés et l'obturateur 79 de la conduite de trop-plein 77 est réglé de telle sorte que le débit normal du trop-plein de l'eau soit à peu près égal au débit de l'eau pénétrant dans le laveur, le niveau d'eau dans le laveur étant sensiblement aligné avec le bras indicateur 92 du commutateur 84. La quantité de matières solides dans la trémie 72 est variable et provoque des variations du débit de trop-plein de l'eau par la conduite 77, et le niveau d'eau dans le laveur tendra à varier aussi.
Lorsqu'il se produit de telles fluctuations du niveau d'eau, le bras de commutateur 84 établit et rompt le contact avec le plot central 95, rapidement et à intervalles fréquents. A chaque éta- blissement de contact, l'obturateur de trop-plein 80 est plus largement ouvert par le poussoir 102. Lorsque le niveau baisse, le bras 84 rompt le contabt, et le poussoir 102 retombe sous son propre poids à sa position première, en ramenant ainsi l'ob- turateur de trop-plein 80 à sa position primitive. Ces commuta- tions ont pour effet de maintenir le niveau d'eau pratiquement constant, lorsque les conditions opératoires du haut,-fourneau sont normales et stables.
S'il se produit un affaissement, tel qu'un glissement ou un roulement dans la charge du haut-fourneau,
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il y a une brusque surpression de gaz dans le laveur, et le dé- bit du trop-plein augmente de sorte que le niveau d'eau dans le laveur tombe rapidement ; bras commutateur 84 établit alors le contact avec le plot supérieur 96, en actionnant le poussoir 103 et en fermant sensiblement l'obturateur de trop-plein 80. Lorsque le contact avec le plot supérieur 96 est interrompu, le pous- soir 103 retombe par son propre poids dans sa position initiale.
Si le niveau d'eau dans le laveur s'élève beaucoup au-dessus de la hauteur voulue, par exemple par suite d'une obstruction partielle de la trémie ou de la conduite de trop-plein, le bras de commutateur 84 établit le contact avec le plot inférieur 94, en actionnant par suite le solénolde 97, en ouvrant l'obturateur 98 et en ouvrant l'obturateur de sécurité 83.