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PROCEDES ET DISPOSITIFS DE CONSTRUCTION DE CLOISONS
Les cloisons de distribution d'appartements sont, jusqu'à présent, réalisées suivant plusieurs procédés, dont les principaux sont :
1 - La construction classique à l'aide de carreaux de plâtre et machefer bruts hourdés au plâtre, les murs étant ensuite finis à l'aide d'un enduit de platre dressé à la règle et coupé à la bretelle (méthode parisienne) ou lissé à la truelle (méthode lyonnaise).
2 - La construction par assemblage de carreaux de plâtre avec enduit deux faces finis en usine.
3 - La construction par la juxtaposition de panneaux verticaux de la hauteur, ou fraction détenteur, de la pièce, ou de panneaux horizontaux de la largeur, ou frac- tion de largeur, d'un trumeau. Ces panneaux sont, généra- lement, livrés avec enduits sur leur deux faces, finis en usine.
Les inconvénients, d'ordres divers, que présen- tent les méthodes de construction précitées, sont multiples
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et bien connus. En outre, la mise en oeuvre de ces procé- dés ne peut être effectuée que par des ouvriers qualif iés.
L'objet du présent brevet consiste en des procé- dés et des dispositifs de construction de cloisons rendant l'obtention de celles-ci plus rapide, plus économique et la mise en oeuvre des procédés qu'on va décrire ne fait pas appel à une main d'oeuvre professionnelle, cette der- nière pouvant être employée à des travaux où sa présence est plus nécessaire.
Le premier des procédés faisant l'objet de l'in- vention consiste à couler sur place la cloison en béton, à base de plâtre, le décoffrage donnant des murs finis sur les deux faces, sans aucun parachèvement.
La composition du béton utilisé peut résulter d'un mélange de plâtre et d'agrégats en scories, machefer, ou pouzzolane. Suivant les ressources locales, on peut substituer au plâtre, de la chaux, comme liant.
L'érection de la cloison se fait en plusieurs phases, à savoir :
1 - On trace sur le plancher brut, à l'aide de deux traits parallèles, tirés au cordeau bleu, l'implantation de la cloison. A l'aide de règles de hauteur appropriée, posées sur les traits d'implantation on coule une souche en béton de plâtre, qui sera arasée au-dessus du sol fini, cet arasement se faisant en appuyant l'outil sur le bord des règles, ces dernières étant avantageusement constituées par des fers profilés, genre cornière, par exemple.
Cette souche, une fois les règles enlevées, constitue une semelle de départ pour la cloison.
2 - De part et d'autre de la souohe ainsi constituée on dispose des banches métalliques en tôle convenablement renforcée, les banches se faisant face étant fixées l'une à l'autre à l'aide de boulons comportant un dispositif
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permettant l'expansion ou le retrait du béton de plâtre.
Dans le texte qui suit, ces boulons seront désignés par le terme "boulons élastiques". Ils sont disposés dans le bas des banches et passent dans des trous, forés dans la surface utile des banches, à proximité du bord inférieur tandis que les boulons disposés dans le haut passent dans des trous pratiqués dans des pièces rapportées sur les hanches et situées en dehors de la surface utile desdites banches.
Le nombre de banches utilisé dépendra de la lon- gueur de la cloison à ériger. Disposées à c8té les unes des autres, de part et d'autre de la souche, elles seront serrées sur celle-ci à l'aide des boulons élastiques du bord inférieur de la banche, ce serrage résultant d'un pincement de la souche entre les banches se faisant face.
La continuité des banches disposées d'un même c8té de la souche est assurée à l'aide de boulons. Ces boulons, outre leur but de solidarisation de deux banches successives, permettant de maintenir des pièces en forme de pince, com- portant une entaille recevant l'aile d'un fer profilé, ayant pour but de raidir l'ensemble des banches et le mettant à même de résister à la poussée du béton de plâtre.
La verticalité des banches est assurée par un guidage vertical des banches extrêmes à l'aide de règles fixées sur les murs, auxquels la cloison doit se raccorder.
La rangée de banches étant fixée comme précédemment décrit, on procède alors au remplissage du moule obtenu et ce rem- plissage peut s'effectuer de deux façons, à savoir : a) Le plâtre est gâché préalablement et reçoit une proportion convenable d'agrégats appropriée et le mé- lange obtenu est coulé dans les banches. b) Le moule constitué par les banches est rempli à l'aide d'agrégats appropriés. Ensuite, on coule dans le
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moule, un lait de plâtre qui remplit les interstices entre les agrégats, enrobant ceux-ci et les solidarisant.
30- Le béton de plâtre constituant la première assise de la cloison, étant suffisamment pris, on enlève les boulons élastiques maintenant le bord inférieur des banches et les deux rangées de banches sont relevées et immobilisées de façon à constituer le moule de la deuxième assise, la première assise jouant le rôle qu'a joué la sou- che au cours du réglage décrit dans la phase 2. Comme pré- cédemment, on procède au remplissage du moule de façon à obtenir la deuxième assise.
4 - Les opérations précédemment décrites sont répétées autant de fois que la hauteur de la cloison le nécessite. Généralement, trois assises suffisent. Le rac- cordement au plafond est assuré par un remplissage au plâtre très rapidement exécuté suivant la méthode tra- ditionnelle. Les trous de passage des boulons élastiques assurent une ventition très efficace pour accélérer le séchage du plâtre. Ils seront, par la suite, également bouchés au plâtre et ces opérations amples terminées, la cloison est achevée et se présente avec un lissé parfait ne nécessitant aucune retouche, ledit lissé étant bien su- périeur à celui obtenu par les méthodes traditionnelles.
En outre, le béton de plâtre, ainsi coulé, donne une cloison monolithe d'une homogénéité et de qualité bien supérieures à la cloison obtenue par la jaxtaposition de carreaux de plâtre.
De plus, cette façon de concevoir les cloisons permet la suppression des potelets intermédiaires distants d'environ 2m à 2m50, ainsi que des tendeurs en fil de fer galvanisé, indispensables dans les cloisons exécutées par les méthodes traditionnelles.
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Afin de bien mettre en évidence les caractéris- tiques de l'invention, on va décrire, à titre d'exemple, en regard des dessins annexés, l'outillage permettant de la mettre en oeuvre.
Dans les dessins ;
La fig. 1 représente, en perspective, l'ensemble de l'outillage et l'érection d'une cloison, l'avancement du travail étant le montage des banches de la deuxième assise.
La fig. 2 est un profil coupe suivant le plan déter- miné par l'axe a-b de la fig. 1.
La fig. 3 est une élévation du dispositif représenté par la fig. 2.
La fig. 4 est une perspective montrant une variante du dispositif représenté par les fig. 2 et 3.
Les fig. 5, 6,7 et 8 représentent en coupe; différen- tes solutions pouvant être données à la réalisation des boulons élastiques. Ces figures s'appliquent àux boulons élastiques situés à la partie supérieure des banches.
Les solutions apportées s'appliquent, également, à la réalisation des boulons élastiques situés dans la partie inférieure des banches.
Les fig. 9,10, II, 12, sont des profils coupes repré- sentant respectivement les différentes phases de l'érec- tion de la cloison.
Les fig. 13 et 14 schématisent la manière de procéder au coulage de la dernière assise de la cloison.
Ces figures ne sont données qu'à titre d'exemples et les détails représentés par les dessins ne sont pas li- mitatifs de l'invention qui comprend également les varian- tes et codifications éventuelles conformes à son esprit.
En se référant à la fig. ln on voit en 1, 2,3 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, les bqnches utilisées constituées par des planches d'aluminium raidies à l'aide d'un cadre
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formé par des profilés soudés, la planche d'aluminium étant fixée sur le cadre à l'aide de rivets noyés et co nvenablement arasés. On peut envisager le remplacement des planches d'aluminium par des tôles en acier inoxydable ou en acier galvanisé.
Les banches situées d'un même c8té de la cloison sont solidarisées les unes aux autres à l'aide des dispo- sitifs représentés par les fig. 2,3, 4.
Suivant un premier mode de réalisation (fig. 2 et 3) les cornières 13 verticales de renforcement des banches, sont percées de trous dans lesquels passent des boulons 14, lesdits boulons maintenant, également, des pinces constituées par une chape 15 de tôle ou de fer plat, sur laquelle est rapportée, par soudure, une pièce 16 ayant pour objet de servir de support au profilé 17 (figuré en trait mixte) servant à assurer la rigidité, dans le sens latéral, de 1¯'ensemble des banches ainsi que le montre la fig. 1.
Bien entendu, et sans sortir du cadre du présent brevet, on peut construire la pièce de solidarisation re- présentée sur les fig. 2 et 3, sans faire appel à une opération de soudure, ladite pièce étant prise dans une tôle ou un fer plat, convenablement découpé et formé.
En se référant à la fig. 4, on voit un autre exemple de réalisation du dispositif de l'assemblage des banches et du raidissement de l'ensemble obtenu. Dans cette réalisation, les profilés 13 des cadres sont solida- risés au moyen d'une pince 18 formant serre-joint. Cette pince est constituée par une chape en fer plat, les bran- ches de la pince étant serrées à l'aide, soit d'un levier de manoeuvre 19, soit d'une vis da commerce à tête hexa- gonale, se vissant dans un écrou 20, soudé sur l'une des branches de la pince. La chape est complétée par une
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pièce 21, rapportée par soudure et servant de support à la règle constituée par le profilé 17.
Lorsque l'on utilise cet appareil, il est né- cessaire de prévoir, sur les cadres 13 des banches, des goujons 22 assurant l'alignement correct des banches.
L'écartement entre deux banches se faisant face, écartement déterminant l'épaisseur de la cloison, est as- suré à l'aide de boulons élastiques tels que 11 et 12 (f ig. 1) et dont les détails de réalisation sont repré- sentés par les fig. 5,6, 7 et 8, chacune d'elles donnant une solution différente du problème de compensation de l'extension suivie du retrait du plâtre lors de sa prise.
Le boulon élastique représenté par la fig. 5 se compose d'un boulon ordinaire 23 sous l'écrou duquel on a disposé des rondelles "Belleville" 24, l'aplatissement de celles-ci permettant une libre dilatation ou retrait du béton de plâtre effectuant sa prise entre les banches 25 et 26.
Dans la solution montrée par la fig. 6, l'élas- ticité du boulon 23 est réalisée à l'aide d'un ressort à boudin 27.
La variante donnée par la fig. 7 consiste à in- terposer entre l'écrou 28 et sa portée de serrage, un manchon de caoutchouc 29.
Enfin, une quatrième solution est représentée par la fig. 8. Dans cette réalisation, le boulon élastique 23, outre sa mission d'assurer l'écartement des banches 25 et 26 coopère avec la règle 17, à maintenir la rigidité de l'alignement des banches situées d'un même coté de la cloison à ériger. A cet effet, la tête 30 du boulon 23 est prolongée et comporte un épaulement fileté 31 reca- vant un écrou à oreilles 32 sous lequel est serrée la règle d'alignement 17.
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Le boulon élastique 23 comporte un prisonnier 33 l'empêchant de tourner au cours de la manoeuvre des écrous 28 et 32, ledit prisonnier pouvant être remplacé par un taquet 33a soudé sur le boulon. Dans la réalisation dé- crite par la fig. 8, l'écartement des branches 25 et 26 déterminant l'épaisseur de la cloison est assurée par des entretoises creuses 34, concentriquement placées sur les corps des boulons 23, ladite entretoise présentant exté- rieurement, une certaine conicité permettant son extrac- tion ultérieure de la cloison de plâtre, dans le cas où ces moyens de jonction sont utilisés à la solidarisation. de la partie inférieure des banches.
Ces entretoises coniques pourront être utilisées, si besoin est, dans les dispositions des fig. 5,6 et 7.
Les fig. 5,6, 7 et 8 illustrent les moyens de solidarisation possibles do la partie supéiroure des banches. Les solutions montrées par ces figures s'appli- quent, sans restrictions, à la solidarisation de la par- tie inférieure des banches, avec cette différence, toute- fois, que les corps des boulons élastiques sont, comme précédemment décrit, noyés, dans le béton de plâtre au cours de la coulée de la cloison.
Les fig. 9,10, 11 et 12 représentent, schéma- tiquement, les différentes phases de l'érection d'une cloi- son suivant le procédé de l'invention et à l'aide de l'ou- tillage précédemment décrit.
1 Phase - Le tracé de l'implantation de la cloison étant supposé effectué, on dispose sur les traits de tra- çage, deux règles 35 et 36 (fer cornière, par exemple) et on procède par coulage, à la réalisation de la souche.
2 Phase - Les règles 35 et 36 sont enlevées et l'on monte sur la souche obtenue, lesbanches les unes à la suite des autres; la solidarisation de celles-ci
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sur la souche étant obtenue par le serrage des boulons élastiques placés à la partie inférieure des banches. La fixation et l'alignement des banches successives sont assurés par les serre-joints soutenant les règles d'ali- gnement 17. La verticalité de l'ensemble des banches est donnée par un guidage vertical constitué par des règles 38a et 39a (fig. 1), fixées à l'aide de crampons ou de scellements, sur les murs principaux.
Cet appareillage mis en place, on procède alors à la coulée de la première assise (fig. 10)
3 Phase - Les boulons élastiques de la partie infé- rieure des banches sont enlevés et l'ensemble du disposi- tif est relevé de façon à occuper la position montrée par la fig. 11. Les boulons élastiques précédemment enlevés sont remis en place, pinçant par leur serrage, la partie supérieure de la première assise et immobilisant l'ensem- ble du dispositif. On procède alors à la coulée de la deuxième assise.
4 Phase - La manoeuvre décrite précédemment (3 phase) se répète autant de fois que le nécessite la hauteur de la cloison à étriger (trois assiscs sont généralement suf- fisantes).
Il est préférable de couler les cloisons avant la pose des planchers pour obtenir une plus grande facili- té d'exécution. Ceci est, généralement, possible, avec des planchers préfabriqués et assemblés sur place, quelque soit leur principe.
Par contre, si'l'on était dans l'obligation de terminer le plancher en premier, il faudrait, autant que possible, adopter un système à nervure, sans hourdis ni corps creux, afin de disposer d'un vide au-dessus de la cloison, permettant la coulée jusqu'en haut, de la façon montrée par les fig. 13 et 14.
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Lorsqu'on veut économiser le plâtre, dans les régions où il est rare et cher, ou bien lorsqu'on veut obtenir une cloison ayant un coefficient d'isolation thermique et phonique élevé, on ménagera dans ladite cloison, des alvéoles qui, en combinaison avec le procédé précédemment décrit, seront obtenus de la façon montrée par les fig. 15,16.
Dans ces figures :
La fig. 15 est une coupe verticale de la cloison en construction.
La fig. 16 est une coupe horizontale partielle de la cloison obtenue.
En se référant à la fig. 15, on voit l'érection de la première assise. On utilise, à cette fin, le procédé et le matériel décrit précédemment, avec cette différence que, préalablement à la coulée du béton de plâtre, on dis- pose entre les banches, des noyaux 46, de section quelcon- que et par exemple, cylindriques, Ces noyaux présentent une certaine dépouille premettant de les extraire aisé- ment après la prise du béton de plâtre constituant l'as- sise, de manière à obtenir les alvéoles montrés par la coupe horizontale de la fig. 16. Ces noyaux peuvent être constituée en bois, ou encore en métal, et les alvéoles obtenus peuvent être garnis, après l'extraction du noyau, de matériaux isolants ou insonores.
Au lieu d'envisager l'utilisation de noyaux ré- cupérables, on peut employer des noyaux qui, après la pri- se du béton de plâtre, restent dans la cloison et en font partie intégrante. Ces noyaux seront préfabriqués avec des matériaux appropriés, propres à conférer à la cloison un excellent coefficient d'isolation.
On peut, encore, en liaison avec le procédé ci- dessus, intercaler, entre les noyaux amovibles ou perdus,
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des entretoises préfabriquées, en matériau isolant, for- mant liaison entre les parements de la cloison.
Tous ces procédés de construction de cloisons ne sont que des variantes de réalisation, répondant à des cas particuliers, et on peut imaginer bien d'autres formes d'exécution qui ne sont qu'apparemment différentes les unes des autres et ne sortent pas du cadre de la présante invention.
C'est ainsi qu'on peut également concevoir une cloison formée d'un complexe de matériaux hétérogènes, de densités les plus faibles possible, et à grand coefficient d'isolation thermique et phoniqàe.
Les fig. 17 et 18 en donnent des exemples de construction.
Sur la fig. 17, à l'intérieur du banchage pré- cédemment décrit, on dispose des plaques juxtaposées bout à bout, d'une épaisseur inférieure à celle de la cloison finie. Ces plaques sont préfabriquées en plâtre expansé, béton cellulaire, paille comprimée genre "Solomit", laine de verre, bardeaux en terre cuite, ou encore, en ponce, pouzzolane, etc... agglomérés au plâtre, chaux, ciment ou tout autre liant.
Dans l'intervalle resté libre entre les maté- riaux de remplissage et la face intérieure des banches, on coule, simultanément de chaque coté, soit un mortier fin de plâtra ou ohaux ot agrégats, soit du plûtre pur.
En utilisant, à cette opération, un mortier composé de plâtre à modeler ou de ciment anglais genre "Keen" et de poussière de pierre, on obtient, directement, un parement en stuc.
On peut encore, comme représenté sur la fig. 18, procéder à la construction de chaque assise de la cloison par deux coulées de matériaux différents, ayant chacun
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leurs caractéristiques propres. A cet effet, à l'intérieur du banchage proprement dit, on accouple des panneaux mé- talliques 47 et 48 de faible épaisseur, formant, en quel- que sorte, un banchage intérieur dont la hauteur pourra être la moitié de celle du banchage principal, afin de faciliter les opérations de coulée.
Dans l'intervalle séparant les banchages 47 et 48, on coule un mortier à haute,teneur de matériaux iso- lants, dans le genre de ceux cités précédemment, ensuite, dans les intervalles laissés libres entre les banches 47 et 48 et les banches principales, on coule soit du béton. de plâtre ou ohaux, Doit du plâtre pur, afin de former le parement fini.
L'enlèvement des banches intermédiaires peut s'envisager de deux manières :
1 - Le noyau et les parements étant coulés simultané- ment, on retire immédiatement les banches intermédiaires afin de permettre le contact et la liaison des matériaux hétérogènes, par leur prise simultanée et on recommence l'opération pour compléter la hauteur de l'assise.
2- On coule d'abord le noyau intérieur isolant, on retire les banches intermédiaires et on coule, ensutte, dans l'intervalle resté libre, le parement en plâtre pur gâché liquide. Dans ce dernier mode d'exécution, le ban- chage intermédiaire pourra être de même hauteur que le banchage extérieur.
On remédie ainsi ux inconvénients occasionnés par la fragilité et la faible résistance aux chocs que présentent les matériaux isolants et leur inaptitude à constituer un parement fini.
Le présent brevet a, également pour objet, un procédé et des dispositifs de construction de cloison en carreaux de plâtre ou analogues. Le procédé de l'inven-
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tion consiste à poser les carreaux par rangées successives, leur alignement étant déterminé par l'appui desdits car- teaux, contre un dispositif de réglage mobile,.' dans le sens de la hauteur et relevé après la pose de chaque ran- gée de carreaux. La solidarisation des carreaux est obte- nue à l'aide d'un coulis de plâtre fin, tamisé, gâché très clair et versé dans les gorges verticales.
Le dispositif utilisé comprend deux poteaux ver- ticaux extensibles, maintenus automatiquement, grâce à leur extansion entre le plancher et la plafond. Sur ces poteaux, coulisse une traverse horizontale, également ex- tensible, de façon à s'adapter à la longueur de la cloison , ériger. Sur la traverse horizontale, sont disposés des butoirs dont la position est réglable le long de ladite traverse et dont les semelles, soigneusement dressées, servent d'appui et de guidage au cours de la pose des caneaux.
Afin de faire ressortir les caractéristiques du procédé et des dispositifs utilisés, on va, dans ce qui suit, décrire, en regard des figures annexées, un exemple de réalisation, concrétisant l'invention.
Dans les figures :
La fig. 19 est une perspective montrant l'en- semble du dispositif mettant en oeuvre le procédé.
La fig. 20 est une élévation partielle montrant l'appareillage vu du c8té opposé à la cloison à ériger.
La fig. 21 est une vue en coupe longitudinale d'un des poteaux verticaux extensibles.
La fig. 22 est une vue en profil coupe montrant la disposition et le mode de fixation des butoirs.
Bien entendu, ces figures sont données en tant qu'exemples de réalisation non limitatifs et il est évi- dent que de nombreuses variantes de détails peuvent être
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apportées aux appareils représentés sans, pour cela, sortir du cadre du présent brevet.
En se référant à la fig. 19, on voit en 55 et 56 les deux poteaux extensibles sur lesquels coulisse la traverse horizontale 57 amenée à la hauteur requise par les cordes 58 passant par les poulies de levage 59, tour- nant dans une chape fixée à la partie supérieure des po- teaux extensibles.
Des butoirs 60 sont disposés verticalement sur la traverse horizontalo, aux endroits roquis, correspon- dant généralement aux joints verticaux des carreaux de plâtre.
La traverse horizontale extensible est mise en évidence par la fig. 20. Cette traverse se compose d'un ensemble de tubes 61,62, 63, 64, supportés par des pièces 65, coulissant sur les poteaux verticaux extensibles.
La pièce 66 sert de jonction entre les tubes 61 et 63 d'une part et les tubes 62 et 64 d'autre part.
La fig. 21 montre, à plus grande échelle, la constitution des poteaux verticaux extensibles. Ces po- teaux se composent de deux tubes télescopiques 65 et 66.
Le tube extérieur 65 se termine, à sa partie supérieure, par un renfoncement 67 en forme de bague et est percé sui- vant un diamètre d'une trou recevant une goupille 68. Le tube intérieur 66 comporte des trous donnant un réglage grossier de la longueur de poteau (les trous seront espa- cés de lcm, par exemple) le réglage final étant assuré par le vérin à rotule situé à la partie inférieure du tube 65 et se composant d'une vis 69 se vissant dans un écrou 70, d'une sphère 72 formant rotule, emprisonnée dans une boite à rotule formée par les pièces 72 et 73. Une barre 74 permet la manoeuvre du vérin.
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La partie supérieure du tube 66 est munie d'une pièce d'assise 75 recevant la chape 76 dans laquelle tour- ne la poulie à gorge 59 sur laquelle s'enroule la corde servant au relevage de la traverse horizontale.
Les parties extrêmes des poteaux extensibles sont munies de semelles de bois 77 et 78 et la rotule peut être protégée contre l'introduction des gravats à l'aide d'une garniture de protection en cuir ou en caout- chouc.
La mise en place des poteaux est grandement fa- cilitée par les indications fournies par un fil à plomb visible en 60b sur la fig. 20. Ce fil à plomb est suspendu à demeure à l'intérieur des poteaux, à un point fixe placé à proximité de la partie supérieure dudit poteau, tandis que l'extrémité libre du fil à plomb se déplace en regard d'un index 60c fixé au poteau. L'observation des indica- tions fournies par le fil à plomb est possible grâce aux fenêtres 60d.
La fig. 22 montre le détail de réalisation des butoirs qui se composent d'une pièce de bois 79, soigneu- sement dressées, formant semelle, fixée sur une pièce mé- tallique 80. Un taquet 81, en bois dur, coopérant avec un ressort à lame 82, supporte l'ensemble du butoir dans la position requise, à l'aide de deux biellettes en fer plat 83 ; des boutonmières 84 et 85 constituent un logement de l'axe inférieur 86 des biellettes 83, suivant que.le talon 81 repose sur le tube supérieur 63 ou sur le tube inférieur 61, des fig. 20 et 22.
L'ensemble de cet appareillage est constitué en métal léger et son poids, relativement peut élevé, permet un transport aisé à pied d'oeuvre.
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Sur les figures annexées, on a représenté un appareillage comportant deux poteaux verticaux ; nombre est, en général, suffisant pour l'exécution des cloisons. de dimensions courantes, mais n'est nullement limitatif et, étant donné que de nombreuses formes de réalisation, apparemment très différentes les unes des autres, peuvent être données aux dispositifs précédemment décrits, tous les détails de réalisation mentionnés ou représentés sur les figures, doivent être considérés comme des exemples et non pas comme limitant la présente invention.