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' Siège pour tracteur "
La présente invention est relative aux tracteurs en général et concerne particulièrement des sièges pour ceux-ci.
Les tracteurs destinés aux usages agricoles généraux sont habituellement munis d'un siège en tôle du type à godet, supporté sur un ressort de tonne spéciale, afin d'assurer la suspension élastique nécessaire. En dehors de ce montage élastique, le siège est généralement fixe. Cependant, lors de certaines opérations, le siège fixe constitue un obstacle pour l'opérateur. Par exemple, le conducteur peut être obligé ou éprouver plus de facilité à se tenir temporairement debout alors que le tracteur est en marche.
L'espace disponible pour le conducteur est généralement très limité, vu que le volant de direction, les commandes du moteur,
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des pédales de frein et d'embrayage, le levier des vitesses, ainsi que les commandes pour les instruments agricoles, sont géné- ralement située à proximité immédiate du siège du conducteur; donc, lorsque le conducteur se tient debout, il peut très difficilement commandée convenablement le fonctionnement du tracteur.
Par contre, selon la présente invention, le siège du conducteur, tout en occu- pant une position commode a proximité immédiate de toutes les commandes précitées, peut être basculé aisément vers une position temporaire dans laquelle il ne gène pas le conducteur, lui per- mettant ainsi de se tenir debout sur les marche-pieds prévus utile- ment à cette fin et de continuer a manoeuvrer les commandes voulues du tracteur. Lorsqu'il désire reprendre la position assise, le conducteur peut, moyennant un seul mouvement simple, ramener le siège à sa position normale.
On utilise parfois des bâches pour protéger le siège d'un tracteur lorsque celui-ci est laissé denors pour toute la nuit.
Cependant, de telles bâches sont d'en emploi incommode et il arrive que le fermier les égare ou les abandonne. Lorsqu'un tracteur est laissé dehors pendant la nuit, il en résulte un dépôt de rosée sur le siège, et, comme les tracteurs sont généralement mis en service tôt le matin, avant l'evaporation de la rosée, le conducteur est obligé soit de s'asseoir sur un siège mouillé, soit de l'essuyer (alors qu'il ne dispose généralement d'aucun accessoire pour cet usage).Cet état de choses plutôt ennuyeux est éliminé grâce a la présente invention, selon laquelle le siège au tracteur est arti- culé sur son dispositif de support ae façon à pouvoir être aisément basculé de bas en haut et d'avant en arriere d'un angle d'au moins 900,
pour venir occuper une position telle que la banquette pro- prement dite du siège soit tournée vers le bas et se trouve ainsi à l'abri de la rosée nocturne, de la pluie et d'autres précipita- tions atmosphériques.
L'invention vise en outre à établir un siège de tracteur arti- cule sur une barre elastique de façon a pouvoir être basculé vers
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une position inactive, la construction du siège, de la barre elas- tique et de la charnière étant telle que le siège se trouve suppor- té rigidement dans sa position de travail, ce siège étant Main- tenu en prise par la barre élastique et la charnière afin d'amé- liorer sa stabilité. L'invention vise en outre à établir le siège de façon que le pivot de celui-ci soit situé a l'arrière de la paroi arrière du siège, au-dessus de la banquette. Grâce à cette disposition, le siège est supporté convenablement sur le ressort, tout en pouvant être aisément basculé vers une position dans la- quelle il ne gêne aucunement les mouvements du conducteur.
L'inven- tion vise également à établir un dispositif de retenue simple, destiné à maintenir le siège dans sa position de travail normale.
Dans les dessins annexés :
Fig. 1 est une vue en plan d'un tracteur comportant la pré- sente invention; Fig. 2 est une élévation latérale fragmentaire du tracteur selon Fig. 1, mais dont on a enlevé la roue arrière droite pour plus de clarté, cette Fig. montrant le siege du conducteur en traits pleins dans sa position relevée et, en pointillé, dans sa position de travail normale.
Fig. 3 est une élévation latérale fragmentaire à plus grande échelle, partiellement en coupe, d'une partie de la barre élastique et du siège du conducteur, ce siège étant partiellement relevé.
Fig. 4 eat une vue fragmentaire en plan et a plus grande échelle de la partie arrière de la barre élastique, ainsi que de la charnière, le siege étant enlevé.
Fig. 5 est une coupe transversale à plus grande échelle sensiblement suivant la ligne 5-5 de la Fig. 2.
Les dessins annexés représentent un tracteur dont le châssis comporte un moteur 11, une boîte de vitesses 12 et un pont arrière 13, chacun de ces éléments comprenant des pièces moulées réunies entre elles pour former un châssis-carter rigide pour le tracteur.
Des roues avant directrices 14 sont montées de la manière usuelle
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sur un essieu avant 16, tandis que des roues arrière motrices 17 sont supportées par un essieu arrière 18 partant du pont arriere 13. Les roues avant 14 sont commandées par l'intermédiaire d'une timonerie de direction habituelle 19 reliée au volant ae direction 21. Les autres commandes habituelles prévues à proximité du volant de direction consistent en le levier des vitesses 22, la manette des gaz 23, les pédales de frein 24, la pédale d'embrayage 26 et le levier de manoeuvre 27 pour le vérin hydraulique (non repré- senté) destiné a commander la tringlerie 28 permettant l'attelage des instruments voulus.
Le pont arrière 13 est muni d'un couvercle 29 qui, dans le présent exemple, est constitué par une pièce moulée et qui forme appui pour la barre élastique 31, laquelle supporte à son tour le siège 32. La barre 31, établie en acier à ressorts, est dis- posée longitudinalement par rapport au tracteur et présente genéralement la forme d'un U dont l'ouverture est tournée vers l'ar- rière. La branche inférieure 33 de la barre élastique est fixée rigidement par son extrémité arrière sur le couvercle 29 du pont arrière à l'aide de boulons 54. La branche supérieure 36 de la barre élastique est généralement horizontale lorsqu'elle n'est pas chargée ; elleprésente à son extrémité arrière une partie 37 coudée vers le haut.
Cette barre possède une élasticité suffi- sante pour constituer un support élastique du siège du conducteur.
Le siège 32 est du type à godet, c'est-à-dire qu'il est établi en tôle et présente une banquette 38, des parois latérales 39 qui s'élèvent à partir de la banquette et une paroi arrière 41 qui s'élève à partir du bord postérieur de la banquette et est convenablement cintrée pour assurer au conducteur un appui confortable. Les parois latérales 39 et la paroi arrière 41 se terminent par un bord roulé 42.
Bien qu'on puisse employer d'autres types de charnières, la charnière représentée dans les dessins est particulièrement adaptée
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au tracteur selon l'invention. ELle comporte une partie ou mâchoire inférieure 43 sous la forme d'un ajpport en tôle comprenant une base 44 et des flanques latéraux et postérieur, respectivement 46 et 47, qui s'élèvent depuis les borda de la base. Comme il ressort particulièrement de la Fig. 3, la base 44 de la partie inférieure de la charnière présente une courbure correspondant à celle de l'extrémité arrière coudée 37 de la branche supérieure 36 de la barre élastique, à laquelle cette base est fixée convenablement par des boulons 48, dont quatre sont prévus dans la construction selon l'invention.
On remarquera en outre que les bords supérieurs des flasques latéraux 46 de la partie inférieure de la charnière sont coudés de façon à constituer le prolongement du bord supérieur de la branche supérieure 36 de la barre élastique et a être con- formes à la courbure de la paroi postérieure 41 du siège. Grâce à cette disposition, la branche supérieure de la barre élastique et les flasques latéraux de la partie inférieure de la charnière forment un appui continu pour le siège dans la position de travail normale de celui-ci, de façon a assurer le maximum de stabilité et de solidité.
La partie inférieure 43 de la charnière coopère avec une partie supérieure 49 ayant la forme d'une main ae tôle comportant une plaque de base 51 rivée ou soudée par points à la paroi ar- rière du siège. Des branches 52 s'étendant vers l'arrière depuis la plaque de base 51 de la partie supérieure de la charnière se terminent par des parties roulées formant coussinets pour le pivot de charnière 53.
Ce pivot traverse des orifices alignés, formés dans des flasques latéraux 46 de la partie inférieure 43 de la charnière et est empêché ae se déplacer transversalement grâce à la tête 54 du pivot et une goupille 56 qui traverse le pivot et forme butée pour une rondelle 57 disposée près du bord intérieur de l'une des brandies 52.On voit donc que le pivot de cnarnière 53 détermine une articulation entre les parties supérieure et
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inférieure, respectivement 49 et 43, de la charniere, et permet de faire basculer le siège 32 da sa position de travail horizon- tale normale, indiquée en pointillé dans la Fig. 2, d'un angle supérieur à 90 , dans la position représentée en traita pleins dans la Fig. 2.
Le basculement du siège en arrière au-delà de cette position est empêche par la rencontre entre la plaque de base 51 de la partie supérieure 49 de la charnière avec le bord supérieur de la paroi arriere 47 de la partie inférieure de la charnière. La disposition est telle que, lorsqu'il est relevé au maximum, le siège du conducteur occupe une position dans laquelle la banquette 38 est tournée vers l'arrière et vers le bas, de façon à être protégée de la rosée nocturne ainsi que de la pluie et autres précipitations atmosphériques.
De plus, on voit aisément que, lorsque le siège est relevé, le conducteur dispose d'un es- pace suffisant pour se tenir debout à califourchon sur la barre élastique 31 et les pieds sur les marchepieds 58 montés de part et n'autre sur le châssis du tracteur, immédiatement au-dessous de la position normale du siège.
Un organe de retenue 59, ayant généralement la forme d'un U, est rivé ou fixé d'une autre manière appropriée a la face infé- rieure du siège, a proximité du bord antérieur de celui-ci. Cet organe est formé en tale et comporte des ailes latérales opposées 61, en forme de V (Fig. 5), appelées à s'engager par détente sur la branche supérieure 3$de la barre élastique, pour maintenir le siège dans sa position horizontale normale, mais qui peuvent être dégagées aisément de cette barre afin de permettre le basculement du siège en arrière.
Il réaulte de ce qui précède que la construction selon l'in- vention permet de réaliser le but poursuivi, à savoir un siège qui, peut être amené, pendant la marche du tracteur, dans une position permettant au conducteur de se tenir debout sur lesmarchepieds et manoeuvrer les commandes du tracteur sans être gêné par le
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siège, le basculement du siège dansla position précitéeayant également pour effet de protéger la banquette de la rosée et d'autres précipitations atmosphériques, de façon que le conducteur dispose au matin d'un siège sec, ces objectifs étant atteints sans que la robustesse et la stabilité du siège aient été sacrifiées dans la moindre mesure.
Cette dernière caractéristique a été rea- lisée pour une part importante grâce à la disposition de la barre élastique et de la partie inférieure de la charnière, de manière à assurer un support rigide et continu pour la base et les parois postérieures respectivement, du siège, lorsque celui-ci occupe sa position de travail normale.
Bien que l'on ait représenté et décrit ici certains modes ae réalisation de l'invention, il va de soi que celleci n'est pas limi- tée à ces exemples précis, mais que de nombreux changements et modifications peuvent y être apportés sans dépasser le cadre de cette invention.
REVENDICATIONS.
1 - Tracteur comportant un châssis supporté sur des rous et un siège de conducteur supporte par ce châssis dans une position normalement horizontale, pour pouvoir être occupé par le conducteur pendant la marche du tracteur, caractérisé par des moyens d'arti- culation du siège au châssis, disposés pour permettre le bascule- ment du siège d'un angle d'au moins 90 depuis sa position de travail généralement horizontale jusqu'à une position dans laquelle le coté normalement supérieur du siège est tourné vers le bas.