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"Appareil ajoureur"
Jusqu'à présent, le découpage de troua dans la tôle d'acier, l'ébonite, le bois, etc, s'effec- tuait au moyen de mèches, de fraises et dans certains cas au moyen d'une lame de scie montée dans un arc gé- néralement métallique.
Ces outils présentent de grandes difficul- tés d'emploi, résultant, notamment, de la forme, des di- mensions et de l'emplacement soit, de la pièce ou de l'élément à travailler, soit, du ou des ouvertures à créer.
La présente invention est relative à un appareil ajoureur permettant de découper avec facilité des trous ou ouvertures de forme quelconque et réunis- sant des caractéristiques avantageuses tant au point de vue de la maniabilité que de l'encombrement. Cet appa- reil supprime tous les inconvénients et surmonte les difficultés que présentait l'emploi des montures de
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scies connues et utilisées à ce jour. Il peut en outre être réalisé de manière à permettre le découpage de trous de 20 mm à 300 mm. de diamètre, quelque soit l'em- placement que ceux-ci devront occuper et quelque soit leur forme.
En principe, l' ajoureur suivant la présente invention se compose d'une tige métallique à section géométrique quelconque portant à une de ces extrémités un manche amovible. Le manche ou la tige ou les deux sont conditionnés de façon que le dit manche puisse oc- cuper une position quelconque, pratiquement perpendicu- laire, autour de l'axe longitudinal de la tige.
Su@ la tige peut coulisser d'une manière quelconque une monture d'un type quelconque destinée à la fixation de la scie ou de la lime et se composant, par exemple, de deux mâchoires pouvant être serrées par un boulon muni d'un écrou.
Une seconde monture, d'un type similaire à celui décrit ci-dessus, s'adapte librement sur l'extré- mité de la tige, opposée au manche.
Cette dernière monture est, comme la première, fixée sur un coulisseau, mais ce dernier est muni d'une partie filetée et d'une tête moletée engagée sur le dit filetage et prenant appui contre l'extrémité de la tige.
Cette disposition permet de tendre la scie ou la lime qui sera fixée entre les deux montures.
La première des montures engagée sur la tige peut être, au moyen de crans ou d'encoches portés par la dite tige, placée dans une position correspondant à la longueur des lames de scies couramment utilisées.
Eventue llement, les montures peuvent être
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disposées pour recevoir des rallonges amovibles per- mettant d'augmenter le rayon d'action de l'ajoureur.
Dans une forme d'exécution simplifiée, le corps de l'ajoureur se compose d'une pièce, en acier rond ou carré, affectant la forme d'un U. Les deux bras de cet U étant destinés à recevoir, chacun, une monture de scies se composant de deux mâchoires, comme décrit plus haut. Deux formes d'exécution, données à simple titre d'exemples non limitatifs sont représentées aux dessins ci-annexés: la fig.l représente un ajoureur complet avec tendeur ; la fig. 2 est une vue en plan d'une rallonge de monture ; la fig.3 est une vue en profil de la pièce représentéeà la fig. 2 et la fig.4 représente un ajou- reur dans son exécution la plus simple.
L'ajoureur représenté par la fig.l se compose de la tige ronde 1 portant le manche 2.
L'extrémité de la tige 1 destinéeà recevoir le manche est usinée de manière à présenter une partie carrée 3 se terminant par un bout fileté 4. Le manche se termine par une douille carrée de dimension appro- priée pour être engagée sur le bout carré 3 de la tige.
Le manche est maintenu en place par l'écrou papillon 5 vissé sur le filetage 4.
Cette disposition permet au manche d'être placé à volonté dans quatre positions perpendiculaires à l'axe de la tige.
Sur la tige 1 est engagée la monture 6 soli- daire d'un coulisseau 7 équipé d'une vis de pression avec tête papillon 8. Cette monture se compose de deux
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mâchoires destinées à maintenir l'extrémité de la lame de scie et pouvant être serrées l'une contre l'autre par un boulon 9 muni d'un écrou papillon 10.
Sur l'extrémité antérieure de la tige 1 est engagée une seconde monture comprenant un dispositif de serrage semblable à celui décrit ci-dessus.
Cependant l'alésage du coulisseau de cette seconde monture est carré et l'extrémité 11 de la tige 1 est fraisée en conséquence.
Une certaine longueur de la partie extérieure est munie d'un filetage 12 sur lequel est vissé un bou- ton moleté 13 affectant la forme d'un bonnet. Lorsque le coulisseau est mis en place, l'extrémité de la tige vient buter contre le fond du bonnet. Il résulte de cette dis- position que lorsque une scie ou une lime est montée entre les deux montures il est possible de la tendre en agissant sur le bonnet fileté. Les montures à mâchoires 6 et 6' peuvent être remplacées par des pièces de ral- longe tels que représenté par les figures 2 et 3.
Ces pièces se composent essentiellement d'un U métallique se prolongeant par une partie recourbée 14 dont les deux joues sont réunies par un rivet 15 formant. ainsi une espèce de pont qui peut être glissé sur les montants 6 ou 6'.
Dans la réalisation représentée aux dessins 2 et 3, chacune de ces rallonges se complète par une fourrure 16 disposée entre les joues de la pièce en U et d'une plaquette 17 faisant office de mâhoire. Cette pla- quette peut être serrée sur le corps de larallonge au moyen des boulons 18 et 18' et des écrous papillon 19 et 19'. Le dos des mâchoires et des plaquettes de ser- rage peut être muni de graduations permettant de disposer
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les scies ou les limes à une distance bien définie de la tige de l'ajoureur.
Cette graduation peut,par exemple, être exécutée en centimètres et en demi-centimètres. En outre, une des mâchoires peut être munie de lumières longitudi- nales, d'une longueur bien déterminée, de manière à pouvoir être déplacée par rapport à l'autre mâchoire et à per- mettre, au moyen des graduations, toutes positions in- termédiaires de la scie ou de la lime.
Dans la forme d'exécution simplifiée représen- tée par la fig.4 le corps de l'ajoureur est constitué d'une pièce 20 en acier rond, façonnée de manière à former les bras 21 et 22 et la poignée 23.
Sur le bras 21 est placé un dispositif d'ac- crochage ou de serrage des scies ou des limes constitué par un coulisseau évidé et deux mâchoires pouvant être serrées l'une contre l'autre par un boulon et un écrou papillon. Cette pièce peut être maintenue en place sur le bras par une vis de serrage à tête-papillon 24.
Sur le bras 22 est glissé une pièce métallique constituant, d'une part, l'organe de serrage de la scie ou de la lime et disposé, d'autre part, de manière à pouvoir réaliser la tension de cette dernière.
Cette pièce destinée à pouvoir occuper une position quelconque sur le bras 22 est percée d'un trou oblong permettant le passage du bras 22. Une vis de ser- rage permet de la bloquer en une position quelconque sur le dit bras tandis qu'une vis de rappel, disposée à 90 de la première, permet d'opérer une traction suffisante sur la scie ou sur la lime pour lui donner la tension convenable. L'examen des deux formes d'exécution décrites ci-dessus permet de se rendre compte immédiatement des avantages présentés par l'appareil ajoureur faisant l'ob-
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jet de l'invention.
Parmi ceux-ci sont à citer notamment:
1) le fait que la lame de scie ou la lime peut être disposée à une distance variable, à volonté, du corps principal de l'appareil.
2) Le fait que l'appareil est muni des dispo- sitifs appropriés pour assurer la tension convenable de la scie ou de la lime.
3) Le fait que l'ajoureur permet de travailler par l'intérieur de la pièce à découper et que par con- séquent, il est possible d'exécuter avec celui-ci des travaux qui n'auraient pu être effectués avec les arcs de scie utilisés jusqu'à présent.
4) Le fait que la position de la scie ou de la lime par rapport au corps de l'ajoureur peut être réglée dans la monture de tête avant son enfilage, der- rière la pièce à découper, sur le dit corps.
L'emploi de l'ajoureur est des plus simple, par exemple: pour découper un trou rond, il faut en tracer le centre et percer un trou de 2 mm. de diamètre sur le tracé du cercle à découper, ensuite percer au centre, un trou dont le diamètre est légèrement supérieur à celui du corps de l'ajoureur. La scie ou la lime étant bien fixée, à une distance du corps de l'ajoureur correspondant au rayon du trou à percer dans la monture destinée à être placée à l'extrémité du corps de l'ajou- reur, l'extrémité libre de la scie est glissée dans le trou de 2mm. et le corps de l'ajoureur est introduit dans le trou central, de manière que l'extrémité libre de la scie vienne dans la position voulue pour être serrée dans la seconde monture solidaire du corps de l'ajoureur.
Il suffit à ce moment de tendre convenablement la lame et d'effectuer le découpage.