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"Perfectionnements apportés aux couvertures pour toitures, notamment à celles en. tôle pour habi- tations coloniales".
L'invention a pour objet des perfection- nements apportés aux couvertures pour toitures, notam- ment à celles en tôle pour habitations coloniales, et ce en supplément aux perfectionnements leur ayant déjà été apportés par le brevet principal n 469.978 du 19 décembre 1946. lesquels perfectionnements consistaient, entre autres dispositions, pour constituer les disposi-
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tifs du genre en question, à avoir recours à une série d'éléments que l'on juxtapose en rangées et que l'on monte de façon telle, sur la charpente à recouvrir, que chacun d'entre eux forme un certain angle (dans la direction de la pente) avec le versant de la'toiture, en sorte que, une fois la couverture terminée elle présente, suivant sa ligne de plus grande pente,
une succession de gradins le long de chacun desquels les susdits éléments sont alors assujettis à la charpente par des organes de fixa- tion orientés selon une direction substantiellement pa- rallèle à celle du versant de la toiture.
Les perfectionnements faisant l'objet de la présente invention comprennent un certain nombre de dispositions permettant de réaliser, de façon particuliè- rement avantageuse, les conditions spécifiées dans le bre- vet principal, notamment une disposition plus particuliè- rement relative aux dispositifs du genre en question pour lesquels les éléments dé couverture sont constitués par des tuiles planes comportant chacune une bavette infé- rieure tournée vers le bas et une bavette supérieure tour- née vers le haut, lesdites bavettes étant destinées à permettre le recouvrement dans le sens de la pente du toit de deux tuiles situées lrune immédiatement en-dessous de l'autre et consistant, ladite disposition, à faire comporter en outre, aux susdites tuiles, des flancs la- téraux relevés susceptibles,
pour ce qui est des flancs latéraux en regard de deux tuiles sensiblement adjacentes, d'être coiffés par un cavalier Jouant le rôle d'élément de recouvrement, le susdit cavalier pouvant éventuellement présenter une largeur telle qu'il constitue en fait une tuile cavalière et contribue au recouvrement de la toiture au même titre que les tuiles à bavettes avec lesquelles il coagit.
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L'invention consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment : - en une deuxième disposition consistant, dans les dis- positifs de couverture du genre en question -- et en même temps qu'à faire comporter à chaque tuile une bavette inférieure tournée vers le bas et une bavette supérieure tournée vers le haut -- à séparer la bavette supérieure de chaque tuile de la bavette inférieure de la tuile si- tuée immédiatement en-dessous par un tasseau ou sembla- ble de hauteur inférieure à celle des bavettes et propre à empêcher les remontées d'eau, la susdite bavette su- périeure présentant, de préférence, un bord recourbé en forme de larmier, - et une troisième disposition consistant,
au lieu de faire prendre appui aux bavettes des tuiles contre les flancs latéraux des pannes, à faire reposer les tuiles, tant vers le haut que vers le bas, sur la face supérieure desdites pannes, l'immobilisation desdites tuiles étant assurée à l'aide des tringles constituant, avec les pan- nes, la charpente de la toiture.
Elle vise plus particulièrement un cer- tain mode d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des susdites dispositions ; elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits. industriels nouveaux, les dispositifs du genre en questi comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les bâtiments dont la toiture est couverte par de semblables dispositifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit,
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ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'in- dication.
La fig. 1, de ces dessins, est une vue en perspective de partie d'un versant de toiture recouvert conformément à linvention, les éléments de couverture étant enlevés sur la portion droite de cette figure, de façon à laisser apparaître la charpente.
La fig. 2 est une vue en perspective d'une tuile appartenant au dispositif de couverture représenté fig. 1.
La fig. 3 montre également en perspective une variante d'établissement de cette tuile.
La fig. 4 est une coupe longitudinale de partie d'un versant suivant IV-IV fig. 1.
La fig. 5 est'une coupe longitudinale pra- tiquée suivant V-V fig. 1.
La fige 6 est une coupe transversale selon VI-VI fig. 1.
La fig. 7 montre, en coupe transversale, le détail d'assemblage de deux tuiles adjacentes sur un élément de charpente.
La fige 8 illustre le même détail dans le cas où les tuiles sont établies selon la variante repré- sentée fig. 3.
Les fig. 9 à 11 représentent, toujours en coupe transversale, trois variantes du même détail d'as- semblage.
La fig. 12 montre, en coupe transversale, le détail du raccordement d'une tuile sur un arêtier ou une panne de rive.
La fig. 13 est une coupe longitudinale
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au niveau d'une panne, montrant un mode de réalisation particulier du système de raccordement de deux tuiles situées l'une immédiatement en-dessous de l'autre.
La fig. 14 est une coupe transversale d'in- versant de toiture recouvert à l'aide de tuiles à bavet- tes et de tuiles cavalières établies conformément à l'in- vention.
La fig. 15 illustre, toujours en coupe transversale* un autre mode de réalisation des susdites tuiles cavalières.
La fige 16 représente, en coupe longitu- dinale, un système particulier de fixation des tuiles sur les pannes de la charpente, ledit système étant des- tiné à assurer une étanchéité plus parfaite.
La fig. 17 est .une vue en perspective de partie d'un versant de toiture recouvert conformément à un mode de réalisation particulier de l'invention, les éléments de couverture étant enlevés sur la portion droite de cette figure, de façon à laisser apparaître la charpente.
Les fig. 18 et 19 représentent, en coupe parallèle à la ligne de pente, deux variantes du mode de fixation des éléments de couverture.
La fig. 20, enfin, est une coupe selon
XX-XX fig. 19.
Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la pré- férence, se proposant de revêtir d'une couverture une toiture dont la charpente comporte, entre autres élé': ments, un faîtage (non représenté sur les dessins) et
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des arbalétriers ou chevrons 2 servant de support à des pannes transversales 3, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On constitue un tel dispositif de couver- ture, dans'son ensemble, comme déjà indiqué dans le bre- vet principal, ce pour quoi, par exemple, - on prévoit, pour recouvrir la charpente, une série d'éléments 4 que l'on qualifiera, dans ce qui suit, de "tuiles" bien qu'ils diffèrent, par bien des points, des éléments de couverture -cour aiment connus sous cette ap- pellation, - on agence et on monte chacun de ces éléments de façon qutil forme (selon la direction de sa pente), un certain angle avec la ligne moyenne des arbalétriers 2, en sorte que, une fois la couverture terminée elle présente sui- vant sa ligne de plus grande pente, une succession de gradins, - et, après s'être arrangé de préférence pour que les gradins en question correspondent respectivement à cha- cune des pannes transversales 3,
on assujettit chaque tuile 4 à la charpente (en l'occurrence à la paroi laté- rale inférieure des pannes transversales 3) par des or- ganes de fixation-5 (par exemple des pointes ou vis) orientés selon une direction substantiellement parallèle à celle du versant de la toiture.
A cet effet, en ce qui concerne tout d'a- bord les tuiles 4, on pourra avantageusement les consti- tuer chacune par un élément rectangulaire dont les deux extrémités longitudinales 4 et 400 sont rabattues sen- siblement à angle droit, l'une dans un sens et l'autre dans le sens opposé, de façon à former deux bavettes propres, l'une (bavette inférieure), à venir coiffer une panne 3 et l'autre, (bavette supérieure) à venir
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s'engager sous la bavette inférieure de la tuile située immédiatement au-dessus.
Bien qu'on puisse envisager de fabriquer de telles tuiles en divers matériaux tels qu'argile, fibro-ciment, etc...il semble préférable, notamment lors- qu'il s'agit d'éléments destinés à la couverture d'habili- tations coloniales, de les constituer en tôle, chaque tuile étant, de préférence, plane.
Cela étant, conformément à la disposition principale de la présente invention, on fait comporter à chaque tuile 4, établie dans son ensemble comme il vient d'être dit, des flancs latéraux relevés 4 auxquels on attribue de préférence une hauteur moindre que celle des bavettes 4 ou 400.
Il sera alors possible d'assurer le recau- vrement de deux tuiles adjacentes qui peuvent être sé- parées par des tringles 16 prenant appui sur les pannes 3, en ayant recours à un cavalier 17'propre à venir coif- fer la tringle 16 et les deux flancs latéraux en regard des deux susdites tuiles adjacentes, flancs latéraux qui prennent appui contre les côtés de la tringle 16.
On fera alors avantageusement comporter à chaque cavalier 17, outre des flancs latéraux 17 , une bavette inférieure 17 et une bavette supérieure 1700.
On attribuera alors avantageusement, d'une part, aux falces latéraux 17a, une hauteur correspondant sensiblement à celle des tringles 16 et, d'autre part, aux bavettes 17 et 1700, une hauteur approximativement égale à la somme des hauteurs des pannes 3 et des trin- gles 16, les bavettes 4 et 400 des tuiles 4 présentant alors une hauteur correspondant à celle des susdites pan- nes 3, tandis que leurs flancs relevés 4a ont une hauteur correspondant à celle des susdites tringles 16.
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Il y a lieu de noter que l'on pourra, selon une variante qu'illustre la fig. 3, en vue de ' faciliter le transport et le stockage des tuiles 4, faire en sorte que les bavettes et flancs relevés des- dites tuiles forment un angle obtus avec le fond plan de la tuile.
On devra alors, bien entendu, attribuer aux tringles 16 et aux cavaliers 17, une section trapé- zoïdale, comme représenté fig. 8.
On conçoit que l'on dispose, dans ces conditions, d'un dispositif de raccordement assurant une étanchéité quasi parfaite, chaque tuile état assu- jettie à la charpente par ses quatre côtés (organes de fixation 5 des bavettes sur les pannes 3 et organes, de fixation 5a des flancs relevés 4 a des tuiles et des flancs latéraux 17. des cavaliers 17 sur les tringles 16). En outre, sur la totalité de son pourtour, la tuile est pro- tégée contre les infiltrations de pluie ou de vent par recouvrement, soit d'un cavalier, soit de la tuile située immédiatement au-dessus, le côté inférieur de ladite tui- le jouant lui-même le rôle d'élément de recouvrement pour la tuile située immédiatement en-dessous.
Ce système de fixation ne comporte aucun organe s'enfonçant perpendiculairement aux flancs du ver- sant à couvrir et, de ce fait, aucun risque d'infiltra- tion n'est à craindre aux points de fixation.
Par ailleurs, ce mode de fixation des tuiles par'quatre côtés permet l'utilisation de tuiles plus longues, ce qui amène à réaliser une économie pour la couverture d'une surface donnée. Enfin, du fait de leur fixation latérale sur les tringles 16, les tuiles
4 sont moins sujettes à des vibrations du genre de celles qui risqueraient de se produire avec une couverture en tôle usuelle par vent violent.
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Pour ce qui est alors du raccordement de la couverture à la faîtière, on la réalisera de la même façon que dans le cas envisagé dans le brevet principale c'est-à-dire en disposant éventuellement, entre les ba- vettes inférieures des tuiles de la dernière rangée et la panne située immédiatement en-dessous de l'arêtière, une cale propre à compenser l'excès de longueur présenté par les susdites tuiles, eu égard à la hauteur de la ban- de restant à couvrir.
Quant au recouvrement en largeur d'un ver- sant, il suffira simplement, lorsque la largeur desdits versants ne constitue pas un multiple exact de la largeur des tuiles, de diminuer la largeur de la tuile venant s'appuyer contre la panne de rive (au cas où une telle pièce existe) et de reformer le flanc latéral correspon- dant.
Dans le cas particulier de versants de' forme trapézoïdale ou triangulaire, les tuiles d'angle devront être découpées de façon à épouser les arêtières, de nouveaux flancs relevés étant formés qui viennent alors se.fixer contre les susdites arêtières que l'on recouvre alors par des cavaliers d'arêtières.
Les fig. 4 à 7 sont des coupes pratiquées dans les régions les plus caractéristiques du dispositif de couverture illustré fig. 1, lesdites coupes étant destinées à faciliter la compréhension des dispositions exposées ci-dessus.
On a supposé, dans ce qui précède, que, la tuile plane à bavettes était destinée à être posée sur une charpente en bois, mais il est bien évident qu' elle pourrait être utilisée semblablement dans le cas d'une charpente métallique pour laquelle les tringles 16 en bois seraient remplacées par des profilés 16a, C'est
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ainsi, par exemple, que dans le cas où chaque tringle est constituée par deux profilés en équerre écartés et orien- tés en sens inverse, on pourra engager les flancs relevés 4 des tuiles 4 derrière les faces intérieures des susdite profilés, les flancs latéraux 17a du cavalier 17 venant alors coiffer extérieurement les profilés 16 .
Dans le' cas où la tringle 16 est constituée par un profilé unique en cornière, on pourra doubler cette tringle métallique par une tringle de bois 16 qui est alors coiffée par le cavalier 17, des tirants transversaux 18 étant avantageu- sement prévus pour maintenir fortement appliqués les uns contre les autres les divers éléments de l'assemblage et, dans le cas où la tringle 16a est constituée par u pro- filé en T inversé, on pourra venir appuyer les flancs la- téraux 4 des tuiles 4 contre les faces latérales de l'âme du susdit profilé, les trois épaisseurs de tôle ainsi juxtaposées étant alors coiffées par le cavalier 17 dont l'écartement des branches 17a correspond substantiellement à la triple épaisseur en question.
Si maintenant on établisati au!-lieu de tuiles métalliques, des tuiles de fibro-ciment ou produtis semblables, on devrait avoir recours à une solution parti- culière, en ce qui concerne le raccordement desdites tui- les après sectionnement avec une panne de rive ou arêtiè- re, car il ne serait pas possible, avec les matières en- visagées, de reformer un flanc relevé après que la tuile a été sectionnée. On pourra alors, comme représenté fig.
12, - prévoir un flanc relevé indépendant 19 en forme de cor- nière dont l'une des ailes prend appui sur la tôle 4, tan- dis que son autre aile vient porter contre l'arêtière 16a que coiffe alors un cavalier d'arêtière 17, - et, avantageusement, prévoir des organes de fixationdu
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flanc indépendant 19 sur les pannes 3 ainsi qu'un mastiquage propre à empêcher toute infiltration ou suintement d'eau entre l'aile inférieure dudit flanc indépendant et la tuile 4 sur laquelle cette aile prend appui.
Toutefois, on pourra éviter d'avoir re- cours à un tel mastiquage en posant préalablement con- tre l'arêtière ou la panne de rive une feuille 100, par exemple de zinc, recourbée à sa partie inférieure de fa- çon à former un collecteur 100b, l'eau qui aurait pu s'infiltrer éventuellement venant alors se déverser sur le gradin inférieur du fait que le collecteur 100b se prolonge au travers d'une saignée ménagée dans la panne 3 pour la recevoir.
On a représenté* surlla fig. 13, un mode de réalisation particulier de l'invention selon lequel, au. lieu de maintenir en contact les bavettes supérieures des tuiles et cavaliers avec les bavettes inférieures des tuiles et cavaliers correspondants de la rangée si- tuée immédiatement au-dessus (cas de la fig. 4), on éta- blit des tuiles et cavaliers sensiblement plus longs que l'écartement des pannes 3, en sorte qu'il puisse subsis- ter un certain espace entre les bavettes supérieures 400 et inférieures 4 en regard, chaque tuile et cavalier débordant alors légèrement (vers le bas) la panne 3 sur laquelle l'élément correspondant (tui'le ou cavalier) prend appui.
On comblera alors le'vide compris entre les susdites bavettes par un simple tasseau 111.
EMI11.1
En outre, on pourra, notammentvue de réduire la hauteur à attribuer aux diverses bavettes et flancs latéraux des éléments de couverture et également de réduire la charge supportée par chaque bavette;. faire reposer la partie supérieure des tuiles 4 sur un tasseau
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de support 112 disposé le long de chaque panne 3 du côté aval de celle-ci.
Il est à noter que le tasseau 111 tendra, par sa présence, à s'opposer aux infiltrations d'eau en- tre les deux bavettes situées en regard l'une de l'autre. on-pourra encore améliorer l'étanchéité de l'assemblage en recourbant en forme de larmier, comme représenté fig.
16, le bord supérieur 4a00 de la bavette supérieure 400 de la tuile. Dans ce cas, le tasseau de décalage 111 sert en outre à éviter tout écrasement du larmier 4a00 lors de la pose.
Lorsque la panne 3 est en bois, elle sera avantageusement protégée de l'humidité par une feuille de zinc ou semblable 113 plaquée contre la face latérale inférieure de ladite panne.
Dans un autre ordre d'idées et en vue de simplifier la fabrication des éléments de couverture, on peut envisager de substituer aux cavaliers 17 décrits précédemment des éléments de plus grande largeur consti- tuant des tuiles cavalières. En fait, de tels éléments qui sont représentés fig. 14 et 15 ne sont autres que des tuiles planes à bavettes 114 posées à l'envers.
Bien entendu, ces tuiles c-avalières pour- ront être à flancs rabattus à l'équerre ou à un degré moins prononcé.
Eventuellement, on pourra faire comporter aux tuiles 4 et/ou 114 des nervures de renforcement.
Le mode de pose de telles tuiles cavaliè- res est suffisamment évident pour qu'il soit inutile d'en- trer à ce sujet dans aucune explication complémentaire.
On notera seulement que l'on peut avoir intérêt à prévoir, comme représenté fig. 15, des tuiles cavalières 114 de largeur moindre que les tuiles ordinai- res 4.
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Quant au- raccordement de la couverture avec une arêtière ou une panne faîtière, il s'opérera comme indiqué précédemment, le vide subsistant éventuel- lement entre les bavettes en regard les plus proches de la susdite arêtière ou panne faîtière étant comblé par un simple tasseau.115.
On a représenté, fig. 17 à 20, un autre mode de réalisation de l'invention selon lequel on fait prendre appui, à chaque tringle, par son extrémité supé- rieure, directement sur la face supérieure de la panne amont et, par son extrémité inférieure, sur l'extrémité supérieure de la tringle située dans le prolongement de la précédente et prenant appui directement sur la panne aval, l'assemblage de la triple épaisseur constituée par une panne et les extrémités superposées de deux tringles reposant sur ladite panne, s'opérant, par exemple, à l'aide d'un boulon 200.
Cela étant, on fait reposer chaque tuile directement sur les faces supérieures des deux pannes entre lesquelles elle est disposée, la bavette inférieure 4 de ladite tuile venant coiffer la bavette supérieure 400 de la tuile située immédiatement en aval.
Il y a lieu. de noter que l'intervalle entre deux pannes consécutives devra être prévu légère- ment inférieur à la longueur de la tuile, en sorte que cette dernière puisse prendre appui sur lesdites pannes.
On pourra, par exemple, prévoir cet intervalle tel que l'extrémité supérieure de chaque tuile empiète sensible- ment sur le quart de la largeur de la panne amont.
On peut alors se contenter de fixer les tuiles à la charpente à l'aide d'organes 5 , tels que clous, vis ou rivets (dans le cas de tringles métalli-
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ques), assujettissant les flancs latéraux 4 aux tringles 16, ces dernières étant avantageusement recouvertes d'un cavalier 17 dont les ailes q7a enveloppent les susdits flancs latéraux 4a
Toutefois on pourra, si on le désire, parfaire là fixation des tuiles en disposant, sur la face supérieure de chaque panne 3, comme représenté fig. 18, un tasseau de fixation 201 contre la face aval duquel puissent être fixées, à l'aide de clous ou vis 2029'les bavettes des tuiles prenant appui sur la panne considé- rée, un tasseau d'étanchéité 111 pouvant être interposé entre lesdites bavettes.
On réalise ainsi une toiture pour laquelle l'assemblage des tringles sur les pannes se trouve être considérablement simplifié par rapport aux solutions en- visagées précédemment.
Bien entendu, ce mode de montage des tui- les sur les faces supérieures des pannes peut être adopté aussi bien pour les tuiles à flancs droits que pour cell- à flancs obliques. Il convient également aux cas où des tuiles cavalières seraient substituées aux cavaliers 17 (cas de la fig. 20).
Lorsque les tuiles 4 sont à section tra- pézoïdale (flancs relevés obliquement), on est amené à donner aux tringles 16 une section trapézoïdale comme montré fig. 20, cette figure étant relative au cas où les cavaliers 17 sont remplacés par des tuiles cavaliè- res plus larges.
On peut alors utiliser, pour le blocage des tuiles à leurs angles amonts, les redents r formés par la grande base des tringles intéressant le gradin dominant, tringles qui prennent appui, comme déjà indiqué sur l'extrémité supérieure des tringles relatives au gradin considéré.
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On aura intérêt, à cet effet, à prolonger les tringles 16 en aval de la panne inférieure du gradin considéré, comme montré clairement fig. 19, en sorte que la longueur de recouvrement 1, par les redents r, des tuiles du gradin immédiatement inférieur se trouve accrue d'autant.
Ainsi, les tuiles se trouveront immobili- sées sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à des or- ganes de fixation. En effet, leurs angles supérieurs se- ront engagés, sous les redents r et les bavettes inférieu- res 17. des cavaliers ou. tuiles cavalières 17 les empê- cheront de glisser vers le bas.
Bien entendu, ce mode de montage n'exclut pas la fixation des tuiles aux tringles 16 par les flancs latéraux 4a ou aux tasseaux 201 par leurs bavettes.
De toute façon, et quel que soit le mode de réalisation adopté, un tel système de couverture pré- sente de nombreux et réels avantages, notamment quant à son étachéité,m sa facilité de pose et la simplicité de construction de ses éléments.
Comme il va de soi et comme il résulte, d'ailleurs, de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses par- ties, ayant été plus spécialement indiquée ; elle en em- brasse, au contraire, toutes les variantes.
RESUME.
Ltinvention a pour objet des perfectionne- ments apportés aux couvertures pour toitures, notamment à celles en tôle pour habitations coloniales, et ce en supplément aux perfectionnements leur ayant déjà été