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Pulvérisateur.
La présente invention concerne des pulvérisateurs pour des matières liquides, telles que de la peinture, et plus particulièrement des pulvérisateurs comprenant un en- semble gicleur pour la matière à pulvériser et pour un fluide gazeux sous pression pour pulvériser cette manière, ainsi que, sur le côté de l'axe de ce gicleur, un brûleur à gaz comportant des orifices pour l'éjection de gaz, afin ae former des flammes ayant sensiblement la même direction
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que la matière pulvérisée, de manière à entourer plus ou moins complètement le jet de cette matière. Par suite de la vitesse considérable du jet pulvérisé de la matière liquide, un vide tend à se produire autour du jet, ce qui a pour con- séquence que les flammes s'inclinent vers ce jet et peuvent converger par trop et même brûler le jet.
Le but principal de l'invention est de supprimer le vide entre le jet de matière liquide et les flammes et un deuxième but est de créer des moyens assurant cette suppres- sion sans refroidissement exagéré de la matière liquide ou du produis à pulvériser. Un autre but est de créer des moyens pour régler le degré de suppression du vide, au moins par- tiellement, dans le but d'agir sur la direction des flammes.
L'invention a aussi pour but de donner au dispositif pulvéri- sateur une construction telle qu'elle empêche les gaz com- bustibles du brûleur de se mélanger avec le fluide de pulvé- risa.tion ou tous autres gaz s'écoulant dans des canaux du dispositif et contenant de l'oxygène. Un autre but encore est de créer un pulvérisateur muni d'un brûleur facilement amo- vible ou inerghangeable de façon à permettre l'utilisation d'un seul et même pistolet pulvérisateur pour différentes applications.
Pour atteindre ces buts et obtenir d'autres avantages qui résulteront de la description suivante, le dispositif comprend au moins une conduite servant à relier l'espace compris entre l'ensemble gicleur pour la matière liquide et les orifices du brûleur à l'atmosphère environnante ou à une source de gaz sous pression, des moyens étant prévus, au moins
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dans ce dernier cas, pour chauffer le gaz sous pression.
On décrira maintenant l'invention plus en détail en se référant au dessin ci-joint, mais il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés.
Dans ce dessin : fig. 1 est une coupe transversale latérale schématique d'une tête de gicleur compacte ; fig. 2 est une coupe longitudinale d'un mode de réali- sation comprenant un brûleur séparé.
Comme l'invention est applicable notamment à la pulvéri- sation à chaud de peinture chauffée, on la décrira en se ré- férant à ce genre de matière liquide, bien qu'elle puisse être utilisée aussi avec avantage pour d'autres matières.
Un bloc ou corps métallique 1 est pourvu d'un alésage ou logement central 4 destiné à contenir l'ensemble gicleur décrit ci-dessous. A une certaine distance de cet alésage ou logement, sur le côté, se trouve un autre logement 2 et entre celui-ci et l'alésage 4 se trouve encore un autre logement 3.
Un tube 17 servant à amener la peinture chauffée est fixé sur le côté postérieur de l'alésage 4 et un corps de gicleur à bride 5 est inséré en partie dans l'extrémité intérieure du tube 17, la bride 7 de ce corps de gicleur s'appuyant sur un épaulement correspondant présenté par l'alésage 4. Le corps 5 comprend une chambre centrale 6 pourvue d'un orifice antérieur 15 dans un prolongement du corps 5. Les divers lo- gements 2, 3 et 4 sont fermés sur leur partie avant par un couvercle 9 fixé au corps 1 au moyen d'un pas de vis 11 de façon à former avec ces logements une chambre de brûleur à
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gaz 2, une chambre à gaz de protection 3 et une chambre à gaz de pulvérisation 8.
Ce couvercle 9 est pourvu d'une série d'orifices 12 le long de la chambre de brûleur 2 et d'orifices 13 le long de la chambre de protection 3. Un trou 14 est percé dans le couvercle 9 autour du prolonge- ment 15 du corps de gicleur 5 et a une grandeur telle qu'un orifice annulaire 16 soit formé autour de ce prolongement de façon à servir d'orifice de sortie pour la chambre 8.
Les différentes chambres à gaz 2,3 et 8 sont reliées à des conduites d'alimentation correspondantes lo, 19 et 20, amenant respectivement du gaz ou un mélange d'ar et de gaz pour le brûleur, du gaz de protection et du gaz de pul- vérisation. Un organe de chauffage est disposé au moins sur la conduite de gaz de protection 19, comme cela est indiqué par la résistance électrique 10, et, de préférence aussi, sur la conduite de fluide sous pression 20, comme cela est indiqué en 10'. Il est bien entendu que l'invention n'est nullement limitée au cnauffage électrique et que l'on peut toutaussi bien utiliser tout dispositif de chauffage pra- tique tel qu'une chemise de vapeur ou un brûleur à gaz.
L'organe de chauffage peut être disposé à l'intérieur ou autour de la source (le gaz de protection ou de gaz de pulvé- risation.
Toutes les conduites 17 à 20 aboutissant à la tête de gicleur, mais, notamment la conduite de gaz de protection 19, peuvent être pourvues de soupapes de réglage 21, 21' .
L'ensemble gicleur 5, 14-18 peut avoir toute forme appropriée pour fournir un jet de peinture de toute forme désirée. Ainsi, des orifices circulaires 15 et 16 formeront
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un jet circulaire et des dispositifs adéquats, bien connus des spécialistes, donneront un jet plus ou moins aplati.
Les chambres 2 et 3 ont, de préférence, une forme telle qu'elles correspondent à la forme du jet de peinture. Les distances entre les orifices 12 et 13, d'une part, et le jet de peinture, d'autre part, seront dans ce cas sensible- ment égales. Dans le cas d'un jet circulaire, les chambres 2 et 3 sont, de préférence, annulaires et les logements correspondants peuvent alors être tournés facilement dans le bloc de gicleur 1. Pour des jets aplatis, les chambres 2 et 3 peuvent être plus ou moins rectilignes.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant.
@ De l'air comprimé est envoyé par la conduite 20 à la chambre 8 et un jet d'air sera éjecté par l'orifice 18. Du gaz pour le brûleur, qui peut être un mélange de gaz combustible et d'air,"est introduit simultanément dans la chambre 2 par la conduite !8 et ce gaz est enflammé sur les orifices 12.
Du gaz de protection est envoyé par la conduite 19 à la chambre 3 et la soupape 21 est réglée jusqu'à ce que l'on obtienne la direction désirée pour les flammes sortant des orifices 12. L'organe de chauffage 10 et, si on le désire, l'organe de chauffage 10' sont réglés suivant les conditions existantes. Si les soupapes 21 et 21' sont convenablement réglées et si une quantité appropriée de gaz pour le brûleur est envoyée par la conduite 18, les flammes sortant du brû- leur 2 couvriront tout juste la partie désirée de la surface de l'objet à peindre.
Lorsque le réglage convenable de l'ar- rivée des divers gaz a été obtenu, la peinture chauffée est
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amenée par la conduite 17 la chambre 8 et cette peinture est ensuite éjectée par l'aspiration créée par l'air sous pression chassé au denors par l'orifice 16.
La figure 2 représente un mode de réalisation dans lequel le orateur 31 est séparé de l'ensemble gicleur 22-29 par l'atmosphère et se trouve en avant de cet ensemble, ce dernier étant constitué par un gicleur extérieur à air 23 contenant un gicleur intérieur à peinture 22. La peinture ar- rive par le canal 24 et l'air de pulvérisation est refoulé dans le canal 25 formé entre le gicleur à peinture 22 et le gicleur à air 23, puis à travers l'orifice annulaire 28, ce qui fait qu'il entraîne de la peinture par l'orifice 29.Le gicleur est pourvu d'un collet fileté 26 sur lequel on peut visser la partie annulaire 30 du brûleur. Le brûleur 31 est fixé à cette pièce 30 au moyen de plusieurs tiges de support massives ou creuses 32.'Suivant la forme des orifices 28 et 29 le jet de peinture aura une section circulaire ou plus ou moins aplatie.
Le brûleur 31 a de préférence une forme cor- respondane et il peut ainsi être ou bien circulaire ou bien plus ou moins oblong, ou même constitué par des sections plus ou moins rectilignes pouvant être séparées les unes des autres.
Le brûleur 31 contient une chambre à gaz 33 compor- tant plusieurs orifices 34 dirigés en avant. Le gaz, par exem- ple un mélange de gaz combustible et d'air, peut être admis dans la chambre à gaz par un canal 35 percé dans une ou plusieurs des tiges de support 32 et 11 est fourni par une source de gaz fixée au raccord 36.
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Lorsque ce pistolet pulvérisateur est en action, le jet de peinture et d'air produit un vide qui est rempli par l'air environnant, cet air se précipitant dans les conduites formées entre les tiges de support 32. Bien qu'ils ne soient pas représentés au dessin, des dispositifs de chauffage, tels que des appareils de chauffage électriques, peuvent être mon- tés dans ces conduites, notamment si l'air environnant est froid.
Dans les deux modes de réalisation décrits, et notam- ment dans celui de la fig. 2, les canaux conduisant le gaz pour le brûleur sont effectivement séparés des canaux conduisant l'air ou les gaz sous pression, de façon que le gaz combustible ne se mélange pas avec de tels gaz sous pression. Le pulvéri- sateur représenté à la fig.2 a cet avantage que le brûleur peut être changé suivant les besoins dans chaque cas particu- lier, et même enlevé complètement, lorsqu'on désire employer le pulvérisateur sans chemise de flammes, comme par exemple pour peindre des pièces en bois.
En disposant le brûleur dans un plan en avant des orifices du gicleur, il sera parfois pos- sible d'obtenir un chauffage plus uniforme ou plus doux et plus efficace de la pièce à peindre et, en utilisant des brûleurs de différentes largeurs ou des brûleurs disposés à différentes distances du gicleur, on peut obtenir des effets différents.
Il rentre dans le cadre de l'invention de faire ar- river simultanément, dans l'espace compris entre le jet de matière liquide et les flammes, un gaz de protection provenant simultanément de l'atmosphère environnante et d'une source de gaz comprimé. Dans ce cas le tuyau 19 peut porter des branche- ments dont l'un aboutit à une source de gaz sous pression,
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tandis que l'autre débouche dans l'atmosphère ambiante. Des soupapes de réglage peuvent être montées dans ces branchements pour qu'il soit possible, à volonté, de mélanger du gaz sous pression avec de l'air atmosphérique.
Dans le cas où les flammes du brûleur seraient jugées inutiles pour la pulvérisation, il est possible selon une modification de l'invention de renoncer au brûleur et d'uti- liser simplement le gaz de protection chaud. C'est le cas, par exemple, quand on a à traiter un objet qui est suffisam- ment chaud par lui-même ou à pulvériser un liquide qui fond à une température suffisamment basse.