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Dispositif de verrouillage à dégagement par pression applicable notamment aux portes de meubles.
Cette invention concerne les dispositifs de verrouillage spécialement applicables aux portes, tiroirs, fenêtres, meubles, et objets analogues.
Le but de l'invention est de créer un dispositif de verrouillage pouvant être monté par exemple sur la porte d'un meuble et commandable exclusivement par une pression exercée contre la paroi avant de la porte, oe dispositif étant entièrement dissimulé de telle sorte qu'aucune de ses parties ne fasse saillie ou ne soit visible du côté avant de la porte, celle-ci se trouvant verrouillée automatiquement dans sa position fermée lorsqu'on ferme la porte et se trou- vant automatiquement déverrouillée par la simple application
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d'une autre pression légère et dirigée vers l'intérieur contre la paroi avant de la porte.
Un autre but de l'invention est de créer un 1 dispositif de verrouillage tel qu'il vient d'être indiqué, et de cons- truction spécialement étudiée pour pouvoir retenir efficace- ment la porte en position fermée quelle que soit la force ou la vitesse avec laquelle on ferme la porte.
Ce dispositif de verrouillage est remarquable en ce qu'il comprend un nombre minimum, d'organes mobiles, tous ses organes étant de construction simple et de fabrication peu coûteuse, ce dispositif se prêtant à un montage dans n'importe quelle position, ce qui augmente notablement son utilisé.
Ce dispositif de verrouillage comprend, à titre carac- téristique,, un pêne étudié pour subir de la part d'un ressort une tension le ramenant à une position neutre, ce qui lui donne une action plus positive et supprime tous les risques de panne de fonctionnement de ce dispositif tout en permettant son montage dans toute positron angulaire par rapport à l'horizontale. C'est ainsi, par exemple, que ce pêne peut pendre par rapport à son pivot ou bien peut s'étendre verti- calement vers le haut à partir de son pivot ou bien encore se trouver dans un plan horizontal ou dans n'importe quelle autre position puisque ce pêne n'est plus actionné par la force de la pesanteur.
Une autre caractéristique très importante de ce dis- positif de verrouillage réside dans un organe assurant l'ali- gnement d'un de ses éléments (par exemple un élément solidaire
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de la porte) par rapport à un autre élément tel que l'élément qui est monté sur la paroi d'un meuble ou sur un rayon ou une tablette, cet alignement étant positif de telle sorte que le dispositif ne peut être amené, par exemple sous l'action de vibrations ou de trépidations, de sa position de verrouillage à sa position de déverr ouillage .
Une autre caractéristique importante également de ce dispositif réside dans un organe assurant l'arrêt positif du mouvement de fermeture d'une partie mobile (par exemple de la porte du meuble) quand les pièces sont rapprochées dans une mesure suffisante pour amener les éléments de verrouillage en position verr ouillante, de telle sorte que chaque mouvement de fermeture se traduise avec certitude par un verrouillage effectif.
Une autre caractéristique du dispositif réside dans un organe, grâce auquel le choc de la porte qu'on lance comme pour la faire claquer peut être rattrapé par le montage même du dispositif plutôt que par un élément quelconque de ce dernier, ce qui supprime les défaillances toujours possibles par suite de rupture ou de flexion d'organes de petites di- mensions.
Le dispositif est encore caractérisé par un organe de tension du ressort agissant sur le pêne, cet organe exerçant une pression entre l'axe du pêne et le pivot qui le supporte quand il se trouve en position neutre, afin d'empêcher que le pêne ne produise un grincement en heurtant son pivot de support.
Cette caractéristique est particulièrement importante dans les meubles contenant des phonographes ou des appareils de T.S.F.
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dans lesquels les vibrations produites par les sons transmis ou bien celles qui sont accordées sur les oscillations du courant électrique assurant le fonctionnement peuvent produire une certaine trépidation bruyante de toutes les parties bran- lantes, ce qui constitue une gêne pour les auditeurs.
Une autre caractéristique encore du dispositif réside dans ce fait que le ressort qui tend le pêne pour l'amener à sa position neutre peut occuper l'une quelconque de plu- sieurs positions, afin de permettre la réversibilité de la position neutre du pêne c'est-à-dire un montage indifférent à droite ou à gauche ou bien un montage dans les encoignures peu accessibles qui se trouvent en haut ou en bas d'un meuble.
Une autre particularité encore du dispositif réside dans une construction particulière grâce à laquelle le montage initial des éléments de ce dispositif sur la porte et le meuble peut être effectué aisément, cette construction étant étudiée de façon à permettre une mise en place par tâtonnements, puis avec l'exactitude requise en obligeant la porte à se fermer au moins une fois pour assurer l'alignement automatique de différents organes, après quoi ces derniers peuvent être im- mobilisés en permanence dans leurs positions d'alignement automatique. automatique.
Une autre particularité encore du dispositif réside dans l'équipement permettant l'alignement automatique de ses organes séparables dans des conditions telles qu'une porte qui présente un certain affaissement sera remise automatiquement enposition correcte lors de sa fermeture et sera maintenue dans cette position même si ses charnières ont pris du jeu ou
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si ses membrures se sont gauchies pour autant que la ferme- ture de cette porte soit encore possible.
Une autre particularité encore du dispositif c'est que, sans changement de la nature des organes assurant le verrouillage, il peut être réalisé avec une plaque de montage en différents styles, de manière à pouvoir être monté sur divers types d'encadrements, chambranles, piliers, montants, rayons ou autres membrures de bâtiment ou d'ameublement.
Une autre particularité encore de ce dispositif réside dans une paire de pênes capables d'être montés tout près l'un de l'autre, de façon qu'un meuble pourvu d'une double porte sans montant central entre les deux portes se prête au montage du dispositif, chacune des portes pouvant être ouverte sans que l'autre le soit, les deux portes pouvant aussi être ouvertes simultanément si cela est néces- saire.
Le but général visé par l'invention est de donner une apparence plus moderne grâce à un profilage harmonieux aux meubles tels que les meubles de cuisine, les meubles frigorifiques, les meubles renfermant des phonographes ou des appareils de T.S.F., les réfrigérateurs, les armoires ou buffets, les petits meubles destinés à renfermer par exemple des gants ou des chaussures et plus généralement les divers éléments d'ameublement appartenant au même type, de façon à les équiper de portes arasées sans poignées sail- lantes ou organes analogues, ce qui permet de réduire les travaux de nettoyage ménagers et de faciliter les manipulations
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puisque les portes de ces meubles peuvent être ouvertes par une simple pression exercée à l'aide des mains, voire des coudes,
des genoux ou de n'importe quelle autre partie du corps si la personne a les mains pleines.
Dans les dessins annexés
La fig. 1 est une vue en élévation de face d'un meuble pourvu d'une porte du type arasé pourvue du dispositif de verrouillage conforme à l'invention.
La fig. 2 est une vue en élévation de face d'une partie de ce dispositif de verrouillage à la hauteur de la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en élévation de face montrant l'autre partie du dispositif de verrouillage à la hauteur de la ligne 3-3 de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en élévation latérale faite par la ligne 4-4 de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue en plan faite par la ligne 5-5 de la fig. 2.
La fig. 6 est une vue en élévation latérale faite par la ligne 6-6 de la fig. 2.
La fig. 7 est une vue en coupe faite à peu près à la hauteur de la. ligne 7-7 de la fige 3 et montrant les organes dans les positions relatives qu'ils occupent quand la porte est presque complètement fermée.
La fig. 8 est une vue en coupe faite par la ligne 8-8 de la f ig. 7.
Les figs. 9 à 17 sont des vues semblables à la fig. 8 mettant en évidence les stades successifs du verrouillage et du déverrouillage de la porte.
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La fig. 18 est une vue en coupe faite par la ligne 18-18 de la fig. 1.
La fig. 19 est une vue semblable à la fig. 8 montrant la réversibilité du ressort et du pêne.
La fig. 20 est une vue en coupe faite par la ligne 20-20 de la fig. 19.
La fig. 21 est une vue en élévation de face d'une variante d'une partie du pêne montrant un mode de montage différent de cette partie.
La fig. 22 est une vue en élévation latérale faite à peu près à la hauteur de la ligne 22-22 de la fig, 21.
La fig. 23 est une vue en plan faite à peu près à la hauteur de la ligne 23-23 de la fig. 21.
La fig. 24 est une vue en élévation latérale montrant un montage double.
La fig. 25 est une vue en élévation de face faite par la ligne 25-25 de la fig. 24.
La fig. 26 est une vue inférieure faite par la ligne 26-26 de la fig. 24.
Comme représenté dans les figs. 1 à 18, le dispositif de verrouillage que prévoit l'invention est décrit dans son application à un meuble mais il est évident, comme cela découle d'ailleurs du texte, que ce dispositif peut trouver son utilité dans de nombreuses autres constructions partout où il y a lieu de verrouiller un organe mobile dans n'importe
Quelle position limite par rapport à un organe fixe.
Le meuble représenté en fig. 1 comprend une porte ou membrure mobile 10 reliée par des charnières 11 à un montant
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d'angle 12, cette porte étant du type arasé et étudiée pour être maintenue fermée par le dispositif de verrouillage dont les organes sont disposés en 13 sur le bord libre de la porte et sur l'autre montant d'angle 14. La feuillure qui entoure la porte est, bien entendu, exagérée pour faciliter la lecture du dessin. Le dispositif pourrait être monté de telle sorte que la partie 13 ne serait pas visible. Aucune partie du dispositif de verrouillage ne fait saillie par rapport à l'autre surface du meuble et elle est entièrement dissimulée à la vue à partir du côté avant du meuble.
Aucune poignée, au- cun bouton ou plus généralement aucun organe de traction ou de poussée n'a besoin d'être prévu, de sorte qu'aucune pièce métallique ne fait saillie par rapport à la paroi avant du meuble et ne risque de gêner l'époussetage, le nettoyage ou l'astiquage de la face extérieure du meuble.
La porte est sollicitée de se mouvoir vers l'extérieur, (au moins quand elle se trouve en position fermée ou par- tiellement fermée) par n'importe quel ressort convenable tel que le bouton à ressort 15 encastré dans le bord de la porte qui est muni des charnières comme représenté en fig. 18. Un système à ressort de n'importe quel autre type peut d'ailleurs être incorporé aux charnières ou bien monté sur la porte ou sur le meuble selon les exigences pratiques de chaque cas.
Le dispositif de verrouillage se compose essentielle- ment de deux éléments séparables: un élément formant gâche et un élément formant pêne, l'un de ces éléments étant étudié pour être monté sur l'une des membrures relativement mobiles du meuble, tandis que l'autre est monté sur l'autre membrure
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de ce meuble. Comme représenté dns les figs. 2 et 3, l'élé- ment formant pêne est monté, de préférence, sur la membrure fixe du meuble tandis que l'élément formant gâche est monté sur la porte mais les positions mutuelles des , deux éléments peuvent être inversées le cas échéant.
Comme le montrent les figs. 2, 5 et 6, l'élément formant pêne est constitué par un morceau de tôle ou de feuillard embouti ou matricé et comprenant une embase 20, une traverse arrière 21 , et une partie externe 22 s'éten- dant vers l'avant parallèlement à l'embase 20. Celle-ci mesure une largeur considérable et présente deux trous frai- sés 23 (Fig. 2) et 24 (Fig. 19) dont les axes longitudinaux sont placés, de préférence, normalement à l'axe longitudinal de la partie avant 22 . Une vis 25 peut être placée au centre de la fente 23 et peut être serrée à bloc, de manière à maintenir le pêne en position d'attente.
Lorsqu'on ferme la porte munie de l'élément formant pêne , il se produit comme il est décrit plus loin, un déplacement vertical de l'élément formant pêne ainsi que le permet la fente 23.
Les deux éléments peuvent ensuite être séparés, puis la vis 25 peut être serrée et une autre vis 26 engagée dans la fente,dans une position capable de maintenir le pêne dans la position choisie. Le bord avant de l'embase du pêne est pourvu, de préférence, d'une butée saillante 27 s'é- tendant vers l'avant sur la même distance que l'extrémité de la partie supérieure 22. Cette extrémité est, de pré- férence, arrondie comme représenté. Un robuste pivot 29 est monté entre l'extrémité avant de la partie supérieure du pêne et son embase 20 ; il est muni, de préférence, d'épau- lements (non représentés) pour maintenir l'extrémité libre
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de la partie 22 selon l'espacement désiré. Lès extrémités du pivot 29 sont, de préférence, matées ou autrement con- traintes de façon à le bloquer en position.
Le pêne désigné dans son ensemble par 30 tourillonne sur le pivot 29. Ce pêne présente une forme allongée, de façon à pendre verticalement au-dessous du pivot 29 dans sa position neutre telle que la montre la fig. 2. Il est prévu , ce qui constitue uneparticularité intéressante - un ressort de tension 31 accroché dans l'une d'une paire d'oreilles 32 (Fig. 8) à une extrémité et dans l'un d'une paire de trous 33 pratiqués dans la traverse 21 voisine de l'embase 20 du pêne (Fig. 20). Les oreilles 32 et les trous 33 occupent des positions telles que, quand le ressort 31 est tendu entre eux, le pêne 30 s'étende transversale- ment à l'axe longitudinal de la partie supérieure 22 du pêne.
Si le ressort 31 occupe la position que montre la fig. 8, le pêne 30 pend au-dessous du pivot 29 en posi- tion normale. Si, au contraire, la position du ressort 31 est inversée (comme le montre la fig. 19) le pêne 30 est dirigé vers le haut par rapport au pivot 29 . Une caracté- ristique spécialement importante de l'invention réside dans ce fait que le dispositif de verrouillage constitué comme il vient d'être dit fonctionne exactement de 'la mê&ie façon dans l'une ou l'autre des positions indiquées, de sorte que le pêne peut être monté indifféremment dans une encoignure inférieure ou supérieure le long d'une paroi latérale ou bien à côté de la paroi de gauche (Fig. 1) d'une porte à charnières placées à droite ou d'une paroi de droite pour une porte à charnières placée5du côté opposé.
Comme représenté dans la fig. 5, le
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ressort 31 s'étend tout près de l'embase 20 du pêne, de façon à ne pas gêner le mouvement des parties du dispositif qui sont représentées en fig. 3.
Le pêne 30 peut évidemment être usiné mais il est préférable, pour diminuer son prix de fabrication, de la couler ou matricer à l'aide d'un alliage convenable. Etant donné que ce pêne ne subit jamais de chocs importants, il peut d'ailleurs être formé d'un alliage relativement tendre de type ordinaire cest-à-dire d'un alliage se coulant faci- lement.
Ce pêne comprend une partie arrière piriforme placée à côté de son embase de montage 20 , une bosse 34 faisant saillie vers l'extérieur et présentant des côtés avant et arrière symétriques en délimitant un épaulement 35 formant butée orienté à l'opposé du pivot 29 , une lèvre 36 placée d'un côté de cet épaulement 35 et une lèvre 37 placée sur son autre côté, ces deux lèvres s'étendant vers l'extré- mité externe du pêne.
Une butée d'arrêt 38 s'élève à partir de l'extrémité externe du pêne; elle est maintenue dans l'alignement central du pivot 29 de façon à constituer la bissectrice de l'angle formé par les lèvres 36 et 37 et se termine à son extrémité interne à quelque distance de la butée 35 .La construction est étudiée de façon à ménager un intervalle mesurant une certaine largeur entre la butée d'arrêt 38, l'épaulement de butée 35 et les lèvres 36 et 37.
L'élément du dispositif formant gâche qui est repré- senté en fige 3 et 4 est constitué par un morceau de tôle ou de feuillard estampé 40 comprenant une embase 41 et une
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partie limitrophe perpendiculaire 42 . Les extrémités de cette partie 42 sont, de préférence; arrondies et les extrémités de l'embase 41, de préférence, incurvées vers le haut de façon à se placer au voisinage des extrémités arrondies de la partie 42 afin que la gâche ainsi cons- tituée présente son maximum de longueur à l'endroit des surfaces arrondies, pour pouvoir être enfoncée dans une mortaise 43 pratiquée dans le bord de la porte 10 , la partie limitrophe 42 s'appuyant contre la face externe de cette mortaise.
Il est préférable que le bord interne de l'embase 41 de la gâche 40 affleure la face interne de la porte 10 et qu'un orifice fraisé soit ménagé dans celle-ci en vue de recevoir une vis de fixation 44 placée longitudi- nalement à la porte. Avec l'embase 41 font corps deux griffes 45 et 46 dirigées vers l'extérieur perpendicu- lairement à l'embase 41 et séparées l'une de l'autre par un certain espace représentant une distance telle qu'elles puissent enclaver les bords latéraux parallèles de la partie supérieure 22 du pêne qui est monté sur le meuble. Comme le montre la fig. 7, les griffes 45 et 46 ont une lon- gueur calculée pour leur permettre de venir en contact avec les bosses solidaires du pêne 30 mais pas avec le corps de celui-ci pas plus qu'avec le ressort 31 .
La partie supérieure 22 du pêne forme donc un guide à aligne- ment automatique, et son bord avant arrondi fait remonter ou descendre l'extrémité libre de la porte pour l'amener dans l'alignement correct si elle vient à s'infléchir ou à
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branler. Une autre fonction de la partie 22 formant guide est d'assurer positivement la mise en place correcte des griffes 45 et 46 par rapport au pêne afin de réaliser un verrouillage positif. Les griffes 45 et 46 s'étendent dans des plans verticaux parallèles au plan vertical passant par le pivot 29 et sont espacées symétriquement au-dessus et au-dessous du plan horizontal passant par lui. Quand le pêne est monté de façon à pendre (comme le montre la fig. 8) la griffe 46 fait office de loqueteau, tandis que la griffe 45 sert de guide.
Si, au contraire, le pêne occupe sa position inverse (telle que la montre la fig. 19) c'est la griffe 45 qui sert de loqueteau, tandis que la griffe 46 constitue simplement un organe de guidage et d'alignement.
Comme représenté dans les figs. 7 à 17, le mode de fonctionnement de ce dispositif de verrouillage est le suivant:- La fig. 7 représente l'alignement général des divers organes en élévation de face, et les figs. 8 à 17 en élévation laté- rale, plusieurs organes étant supposés brisés pour mieux mettre en évidence le fonctionnement.
On remarquera en parti- culier par la fig. 8 que la gâche 46 se trouve plus près du pivot 29 que l'épaulement de butée 35 du pêne. Au mo- ment où la porte du meuble est déplacée pour venir occuper sa position fermée, la gâche vient porter contre la lèvre avant 36 et oblige le pêne à pivoter vers l'intérieur autour de son axe, ce qui a pour effet de bander-le ressort 31 (voir la fig. 9) .Dès que la gâche 46 a dégagé la lèvre 36
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le ressort 31 rappelle le pêne vers l'arrière jusqu'à ce que la butée d'arrêt 38 s'oppose à son mouvement plus accentué (Fig. 10).
A ce moment, la partie limitrophe 42 de la gâche heurte l'extrémité arrondie de la partie 22 formant guide, ce qui limite le mouvement plus prononcé vers l'intérieur de la porte même si on la pousse avec une certaine violence. La porte se trouve à ce moment déplacée légèrement vers l'extérieur (voir la fig. 11) par suite de la force du bouton à ressort 15 . Ce faisant, la porte oblige la gâche 46 à pénétrer dans l'espace compris entre la butée 38 et la butée 35. Le ressort 31 continue à exercer contre le pêne une certaine pression qui l'oblige à venir au repos, la gâche 46 qui est maintenue dans l'encoignure entre la butée 35 et la lèvre 37 exercant alors un effort de retenue. La pression continue exercée vers l'extérieur par le bouton à ressort 15 immobilise la porte dans sa position verrouillée telle que la montre la fig. 12.
Pour dégager la porte, il suffit d'exercer sur elle une légère pression dirigée vers l'intérieur jusqu'à ce que la partie limitrophe 42 vienne heurter l'extrémité arrondie de la partie 22 formant guide et oblige la gâche 46 à faire pivoter le pêne légèrement vers l'intérieur (voir la fig. 13) jusqu'à ce qu'il libère la lèvre interne 37. A ce moment, le ressort 31 amène le pêne à la position neutre que montre la fig. 14. Dès que la pression cesse de s'exercer sur la paroi externe de la porte, le bouton à ressort 15 repousse la porte vers l'extérieur, la gâche 46 glissant tout d'abord contre la face externe de la lèvre 37 (Fig.15) puis sur la butée d'arrêt 38 (Fig. 16). Le pêne pivote vers
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l'extérieur pour permettre ce mouvement.
Après que la gâche a achevé son mouvement de dégagement, le pêne est rappelé par la tension du ressort 31 qui, ayant franchi le centre, ramène alors positivement le pène à la position neutre qui est représentée dans la fig. 17.
Dans les figs. 21 à 23 est représentée à titre d'exemple une des nombreuses variantes que peut présenter l'organe de montage du pêne pour permettre l'adaptation de celui-ci à divers types de rayons, tablettes, etc.,. Suivant cette variante, l'organe de montage en question présente une forme qui permet d'adapter le dispositif à un montant étroit, à un poteau, à un rayon, tasseau ou membrure d'angle tel qu'indiqué à titre d'exemple par 50 . On voit, par la position occupée par les trous de réception des vis, dans la réalisation représentée en fig. 2, que les vis @ être assez voisines de la face arrière 51 pour qu'un ébranlement violent tel que celui qui se produit quand on lance la porte avec violence pourrait fendre la partie 50 .
C'est pourquoi l'organe formant monture est conformé de manière à permettre d'appliquer les vis normalement à la face arrière 51. Ce résultat est obtenu en ménageant les parties espacées usuelles 52 et 53 entre lesquelles s'étend le pivot 54 du pêne 55 , ces parties espacées étant jonctionnées par la partie 56 à laquelle est attachée le ressort 57 du pêne. La partie interne 52 est découpée et conformée de façon à constituer des ailettes 58 s'étendant à l'écart de cette partie et se terminant par des pieds 59 dans lesquels sont prévues des fentes transversales 60 de réception de vis 61.
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L'opération de façonnage supplémentaire qui est rendue nécessaire peut être compensée par le fait que les fentes 60 n'ont pas besoin d'être fraisées pour recevoir des vis à tête plate arasée par rapport à la surface de la mon- ture. Les vis peuvent d'ailleurs appartenir à n'importe quel type comme le type à tête ronde qui est représenté.
Dans cette réalisation du dispositif, la poussée de la porte se fait dans la direction des axes des vis, ce qui repré- sente évidemment une construction rationnelle. Le dispositif ainsi constitué peut être monté sur un pilier d'angle large ou une membrure analogue à condition de le mortaiser comme il faut dans son encoignure interne. Diverses variantes de l'organe formant monture destinées à des applications spé- ciales seront évidentes pour les hommes de l'art.
Dans la variante de réalisation de l'invention qui est représentée dans les figs. 24 à 26 est représenté un montage double, ce qui permetde placer deux pênes dans des condi- tions telles que des portes pourvues de charnières placées à l'opposé soient maintenues mais que les bords libres de ces portes soient contigus quand elles sont fermées. Cette réa- lisation comporte également un organe formant monture étudié pour être fixé à la partie supérieure ou inférieure d'une tablette ou d'un rayon.
Dans l'exemple représenté, la monture est fixée à la face inférieure d'un rayon, de façon à laisser la totalité de sa face supérieure exempte d'obstacles. L'or- gane formant monture comprend une partie de fixation 70 percée d'au moins une fente allongée 71 pour recevoir une
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vis 72 qu'on peut monter sans serrage au début, de façon à permettre un réglage longitudinal de l'organe formant monture en fermant les portes par tâtonnement, après quoi on peut monter une deuxième vis 73 dans un trou rond nor- mal, afin de maintenir fermement dans la position choisie cet organe de montage.
Les bords longitudinaux de la partie 70 sont rabattus vers le bas, de manière à constituer des ailettes 74 s'étendant vers l'avant au delà du bord du rayon 75. Les bords avant de ces ailettes peuvent dans le voisinage de la partie 70 être échancrés vers l'intérieur comme figuré en 76 pour ménager un passage suffisant aux parties de guidage des organes de verrouillage qui sont montés sur les portes. Les becs en saillie vers l'avant des ailettes 74 sont arrondis comme indiqué en 77 , et les bords situés entre ces becs arrondis et les extrémités postérieures des fentes 76 sont rectilignes et horizontaux, de façon à cons- tituer des glissières de guidage capables de soulever des portes présentant un léger infléchissement, pour les ramener à la position correcte.
En outre, les bords inférieurs des parties en saillie vers l'avant sont, de préférence, arrondis vers l'arrière de façon à obliger une porte gauchie vers le haut à revenir à la position correcte. La distance séparant les bords opposés peut aller en augmentant vers l'arrière (comme représenté) à condition que la partie qui se trouve vis à vis de la fente 76 mesure une largeur telle qu'elle soit enclavée par le guide et la gâche de la porte, afin de maintenir positivement les membrures séparables en position verrouillée. Ceci est esquissé par la partie 78 qui est montée sur une des portes et par la partie 79 qui est montée sur l'autre porte.
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' Un pivot 80 s'étend entre les ailettes dans le voisi- nage de leurs becs, de façon à permettre le montage de deux pênes 81 qui sont identiques à tous égards au pêne précé- demment décrit et qui sont montés dos à dos sur le pivot 80 et maintenus légèrement espacés par une rondelle 82. Les pênes 81 sont maintenus en position neutre transversalement à la direction du mouvement des portes par des ressorts 83 s'étendant entre des oreilles prévues sur les pênes et deux encoches 84 prévues sur le bord postérieur de la partie 70. Chaque pêne et son ressort fonctionnent exactement comme décrit ci-avant et agissent indépendamment des autres. Il en résulte qu'en exerçant une pression sur l'une ou l'autre porte, on peut l'ouvrir ou la fermer ou bien que les deux portes peuvent être ouvertes ou fermées simultanément s'il est besoin.
Il est évident que des pênes multiples peuvent être prévus pour faire face à toutes les applications où cela peut être nécessaire. C'est ainsi par exemple qu'un grand nombre de pênes peuvent' être montés côte à côte, de façon à maintenir des supports ou râteliers coulissants de faible largeur. Un seul pêne peut aussi être monté sur une pièce matricée de ce type.
Les détails de réalisation du dispositif peuvent être modifiés bien entendu sans s'écarter de l'invention