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"APPAREIL CHAUFFE PAR UNE LAMPE ELECTRIQUE POUR LA CULTURE ARTIFICIELLE DES PLANTES".
Cette invention a pour objet un appareil pour la culture artifi- cielle des plantes présentant certains perfectionnements ou changements par rapport à celui qui est décrit dans le brevet belge n 467.841 déposé le 10 septembre 1946, cet appareil comprenant un châssis de forçage et de fertilisation pourvu d'une boîte délimitant une chambre munie d'une lampe électrique montée à côté de l'orifice d'admission de l'air ménagé dans le fond de cette chambre, de façon que l'air chaud contourne un plateau de réception des boîtes à semences, des pots de fleurs, etc..., et sorte de la chambre en passant par, un ori- fice réglable ménagé dans sa partie supérieure.
Le but de l'invention est de munir la boite ayant la construc- tion qui vient d'être rappelée d'un dispositif grâce auquel les plan- tes puissent être convenablement arrosées sans déranger la boîte et sans provoquer par conséquent de changements indésirables de tempéra- ture.
Tel étant son but, l'invention est matérialisée dans un perfec- tionnement à l'appareil de culture artificielle des plantes qui est décrit dans le brevet belge sus-rappelé n 467.841 et comprenant une
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enceinte chauffée dans laquelle les plantes ou semences peuvent être cultivées, et un tuyau ou conduit partant de l'extérieur de cette en- ceinte et traversant ses parois pour aboutir aux semences ou aux plan- tes, de façon telle que ces dernières puissent être alimentées sans qu'il faille ouvrir ladite enceinte ni déranger les semences ou les plantes qui s'y trouvent.
Dans le dessin annexé est représentée, à titre d'exemple illus- tratif mais non limitatif, une des réalisations possibles de cet appa- reil formant châssis de forçage ou de fertilisation et comportant les perfectionnements, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de l'appareil.
La fige 2 en est une vue en plan,
La fig. 3 en est une vue en coupe longitudinale.
La fig. 4 en est une vue en coupe transversale par la ligne A-A de la fig. 3.
Comme représenté, l'appareil est constitué par une- boîte délimi- tant une chambre rectangulaire a. et supportée par des planchettes ou baguettes b, s'étendant transversalement au fond c de cette bote, qui est muni d'un orifice d. pour l'admission de l'air à l'intérieur.
Un plateau e, formant étagère et servant à la réception de boîtes à semences et de pots de fleurs, qui peut être établi en zinc ou en un autre métal ou alliage convenable, voire en bois,est placé dans la chambre a au-dessus de son fond c. Les bords latéraux f de cette éta- gère µ¯ sont fixés aux parois latérales g mais de façon que les bords terminaux h soient espacés des parois terminales k, k', de manière à ménager des intervalles m pour le passage de l'air.
L'air chauffé par une lampe électrique n (constituée par une am- poule a incandescence de puissance convenable), placée au-dessous de l'étagère e mais au-dessus de l'orifice d'admission d, s'écoule au- dessous de cette étagère et vers les extrémités k et k' de la boîte, puis s'élève (conne représenté par les lèches) ,et passe par les inter- valles m pour longer la partie supérieure de l'étagère e et sortir de la chambre a par un espace c constitué par l'intervalle réglable ménagé
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entre les deux moitiés et p' du couvercle en verre qui sont montées à coulisse dans deux rainurs q et r pratiquées dans les extrémités su- périeures des parois latérales g.
On conçoit que, grâce L cette construction, n'importe quelle tem- pérature désirée peut être obtenue et maintenue dans la chambre a, puisqu'il suffit de changer la lampe électrique n à laquelle-on peut accéder en ouvrant la porte s. en vue de la remplacer par une lampe de puissance plus forte ou moins forte et (ou) de régler les dimensions de l'intervalle ± séparant les deux moitiés p. et p' du couvercle, afin de faire varier la quantité d'air chaud qui s'échappe en passant par là.
La possibilité de changer aisément la lampe électrique n présente cet avantage supplémentaire qu'une plante peut être automatiquement fortifiée en réduisant graduellement la puissance de la lampe et par conséquent la température de l'air qui s'écoule à travers la chambre.
Suivant l'invention, un dispositif est prévu pour arroser les se- mences et les plantes et pour évacuer l'excès d'eau hors de la chambre, sans enlever le couvercle, et augmenter l'espace compris entre ces éléments. Le dispositif prévu à cet effet est simple et peu coûteux; il comprend (comme représenté) un entonnoir t, emboîté par son extré- mité inférieure sur l'extrémité supérieure d'un tube flexible v à pro- fil en L (de préférence en caoutchouc) maintenu normalement par une agrafe u formant console, fixée à la paroi terminale k' de la chambre a. La base de la branche ascendante du tube Y est montée sur un ajuta- ge w qui traverse la paroi k',et l'extrémité h de l'étagère µ¯ pour communiquer avec sa capacité intérieure.
Grâce à ce dispositif qui est très simple comme on le voit, il n'est pas nécessaire d'enlever le couvercle de l'appareil pour agran- dir l'ouverture o, en vue de verser sur le plateau ou étagère e l'eau qui est nécessaire à l'arrosage des semences et (ou) des plante s.
L'eau qu'on verse dans l'entonnoir t passe par le tube v et par l'aju- tage w pour arriver directement sur le plateau e. L'excès d'eau s'é- coule de lui-même lorsqu'on dégage le tube v de l'agrafe u, de façon que l'entonnoir t soit dirigé vers le bas.
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Le plateau e, formant étagère est, de préférence, légèrement in- cliné vers la paroi terminale k' de la chambre a, de façon à faciliter le reflux de l'excès d'eau par le tube v.
La lampe électrique n constitue une source de chaleur comparati- vement plus économique et certainement plus propre que celle que con- stituerait une source de chaleur alimentée par du pétrole, du gaz d' éclairage ou du charbon. On remarquera, en outre, que la chaleur est plus forte au fond de la chambre a, au voisinage de la lampe n, qu'à sa partie supérieure, ce qui stimule la croissance des racines. De plus, l'écoulement de l'air chaud à travers la chambre, s'oppose à la formation des moisissures ou du mildiou. Enfin ce châssis de forçage chauffé, comme il vient d'être dit, n'a pas besoin d'être placé dans une serre, mais peut être employé n'importe où et notamment sur le rebord d'une fenêtre, au-dessous d'une fenêtre ou d'une haie analogue ou même à l'extérieur des habitations.