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Améliorations relatives à des étançons de mine et engins simi- -laires
La présente invention a trait à des étançons de mine, des cales et des dispositifs de soutènement similaires, appartenant a l'espèce d'engins qu'on fait s'affaisser dans le sens de leur longueur pour les enlever. En particulier, mais non exclusive- ment, l'invention a trait aux étançons de mine munis d'un méca- bisme d'affaissement du type décrit dans la description du bre- vet belge n 435.502, mécanisme dans lequel une cale est dispo- sée entre une plaque inclinée et une partie supérieure mobile, le tout étant contenu dans une tête mobile qui, auparavant, reposait sur la plaque inclinée fixée à l'extrémité supérieure inclinée du poteau de l'étançon, comprenant un dispositif de calage à pivot,
situé sur l'étançon et destiné à maintenir la tête en position jusqu'a ce qu'on l'actionne pour le déclenche- ment, et comprenant encore une pièce de retenue ou un loquet situé sur l'étançon et destiné à garantir le dit dispositif de calage contre un déplacement accidentel.
Il a été trouvé que les frais de transport impliqués
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par le déplacement des étançons d'acier complets de ces types à partir de la fabrique des étançons jusqu'à la houillère ne sont pas économiques, et ils ne le sont spécialement pas lors- qu'il est nécessaire que les poutrelles d'acier dont on doit faire les poteaux soient d'abord amenés de loin (souvent de l'endroit de la houillère où elles doivent être employées) jusqu'à la fabrique d'étançons et, ensuite, de retour à la houillère, munies de leurs têtes mobiles.
En outre, les étan- cons de mine se gauchissent et/ou se détériorent autrement fré- quemment pendant l'usage jusqu'au point de les rendre peu sûrs, et c'est un gaspillage insensé (mais tel est l'usage) que de jeter au rebut tout l'engin, tête mobile et cale avec le poteau, pour la seule raison que le poteau seul est endommagé.
La présente invention vise, inter alia, à éliminer ces désavantages et, à cette fin, l'étançon amélioré comprend une applique ou enclume (appelée ci-après applique) disposée à son extrémité supérieure et destinée à servir de siège à la tête ou à la cale et agencée pour porter la tête mobile, mais pri- sonnière, et conformée, à sa partie inférieure, de façon à pou- voir être montée de façon amovible sur l'extrémité d'un poteau séparé, cette applique portant un support de pivotage pour le levier de calage lequel maintient ordinairement la tête et la cale en position, et l'étançon étant pourvu d'un dispositif de retenue coulissant sur le dit poteau séparé et retenu sur le poteau par la dite applique pour maintenir le levier de calage dans la position enclenchée.
Le poteau peut avoir toute section désirée, mais ordinaire- ment, il aura la section en double T et il est préférable que la dite applique ait une partie de base d'une forme correspon- dant à la forme de la section du poteau afin de bien se reposer sur l'extrémité du poteau et qu'elle ait des parties agencées pour s'adapter étroitement le long du poteau et y être boulon- née. Dans le cas d'un poteau en double T, l'applique aura des âmes parallèles dirigées vers le bas et s'adaptant de chaque
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côté de l'âme du poteau pour y être fixées par des boulons passant à travers le tout.
,Il est bon que l'applique améliorée soit une pièce d'acier coulé (bien que l'applique et le poteau peuvent être tous deux d'un alliage d'aluminium tel que l'alliage connu sous la marque déposée "Duralumin") et une partie du corps de la dite pièce coulée doit s'adapter sur l'extrémité du poteau et doit avoir la même forme que le poteau à leurs surfaces de contact, ayant des oreilles saillantes sur un côté pour porter le levier de ca- lage et ayant des joues s'étendant vers le bas et s'adaptant sur l'âme du poteau, les dites oreilles formant partie de la surface supérieure inclinée.sur laquelle repose la tête lors- qu'elle est en position calée.
Un exemple de l'invention est illustré par les' dessins ci-joints où :
La fig. 1 est une vue en perspective partiellement en section de la partie supérieure d'un étançon rendu conforme à l'invention,
La fig. 2 estuae vue perspective de la partie de l'étançon comprenant l'applique,
La fig. 3 est une élévation latérale de la partie de l'é- tangon comprenant l'applique, et
La fig. 4 est une section transversale verticale de la même, suivant la ligne 4-4 de la fig. 3, mais avec une partie de poteau attachée.
Comme il est montré, l'étançon comprend un poteau en dou- ble T, dont la partie supérieure seulement apparaît sur le des- sin, et le poteau a des ailes 1 et une âme 2, le tout étant coupé d'équerre en 3, à l'extrémité supérieure. Des trous 4 sont forés a travers l'âme 2 près de cette extrémité supérieure Une plaque de sécurité ou pièce de retenue 5 coulisse sur l'une des ailes 1 du poteau, comme il sera montré plus bas.
Montée sur l'extrémité équarrie du poteau se trouve l'ap- plique d'acier coulé, laquelle a des bouts verticaux parallè-
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les 6 .qui s'appliquent sur les deux ailes 1 du poteau, un évi- dement 7 dans chaque côté appliqué dans les U du poteau, et deux oreilles 8 ayant la section en L et qui s'étendent à partir de l'un des bouts 6, l'une des branches 8a des fers en L formant les dites oreilles 8 et la partie supérieure 9 de l'ap- plique se trouvant dans le même plan et étant à angle aigu avec l'axe du poteau, correspondant avec l'angle de la face inférieu- re de la cale 10.
La partie centrale de l'applique comporte, en-dessous des dits évidements 7, deulaques parallèles 11 saillant vers le bas, plaques percées de trous 12 agencés pour coïncider avec les trous 4 du poteau lorsque l'applique est convenablement adaptée à l'extrémité du poteau, de façon que -l'applique et le poteau puissent être boulonnés ensemble par les boulons 13 passant par les dits trous. Il peut n'y avoir que deux trous 12, comme il est montré en trait plein aux fig.
1 et 3, ou bien les plaques 11 peuvent être prolongées comme il est montré en trait ponctué sur ces figures, dans lequel cas il y aurait trois trous 12 ou davantage. Dans tous les cas, les trous 12 ou 4 ou tous les deux peuvent être faits plus grands que les boulons, par exemple, ils peuvent avoir une forme verticalement allongée de façon à garantir que l'agii que repose sur le poteau et non sur les boulons. Cela soula- ge les boulons d'une fatigue de cisaillement excessive.
Une partie mobile de tête de la forme généralement connue est prévue; cette tête comprend deux plaques latérales 14 soudées à leurs extrémités supérieures à une bague ou cadre 15, une plaque inclinée 16 soudée à ces plaques latérales dans les rainures 16a, de façon à être parallèles a la face supérieure 8a de l'applique lorsqu'elle se trouve en position, une tête mobile 17 maintenue dans le dit cadre 15, mais libre de se mouvoir axialement dans le dit cadre, et la cale 10 coulissant entre la tête 17 et la plaque 16, ces parties étant prisonniè- res l'une de l'autre bien qu'elles puissent exécuter les mouvements relatifs nécessaires comme dans les constructions con-
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nues.
Par exemple, les goujons 18 des plaques 14 étant prolon- gée dans les évidements latéraux 7 de l'applique empêchent les plaques de quitter l'applique; les rivets 19 des plaques 14 étant prolongés dans les évidements 10a des bords de la cale, empêchent la cale de quitter la tête, le cadre 15 en coopéra- tion avec les rebords de la pièce de tête 17, empêche cette pièce de quitter la tête.
Un levier de calage 20 est monté de façon à pouvoir pivo- ter sur les dites oreilles 8 de l'applique, levier dont l'extré- mité inférieure est conformée pour,être sous-jacente à la pla- que ou pièce de retenue coulissante 5 susmentionnée du poteau, et dont l'extrémité supérieure est pourvue de crocnets ou de mon de retenue 20a agencés pour s'engager dans une ou plusieurs fentes de la plaque inclinée 15 de la tête afin de maintenir la tête en position de la façon normale (voir fig. 1). La cale a des fentes longitudinales lOb destinées à recevoir l'extrémi- té saillante des crochets 20a.
La dite plaque ou pièce de re- tenue coulissante 5 est empêchée de quitter le poteau à l'ex- trémité supérieure par l'applique qui est attachée, et à l'ex- trémité inférieure par une plaque de semelle ou son équivalent (non représenté), ou par une pièce d'arrêt pivotante 21 montée sur le poteau dans ce but. Lorsque cette pièce est mise en po- sition horizontale, elle permet à la plaque 5 de se déplacer vers le bas pour libérer l'extrémité inférieure du levier 20.
Les poteaux améliorés peuvent comprendre un dispositif pour relier de façon amovible un étançon hors d'usage à un étan- çon en usage, comme il est exposé, et dans le but en vue duquel il est exposé, dans le brevet anglais n 551.766. De même, le poteau lui-même peut avoir la forme télescopique, si on le désire.
Le poteau peut être associé à un dispositif comprenant un levier pivotant à l'extrémité du levier de calage 20 destiné à déplacer la plaque coulissante 5 de la façon connue. Comme le montre la fig. 1, la pièce en fourche, pareille a un crochet
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22, s'adapte sur le levier 20 et se trouve montée sur celui-ci, de façon a pouvoir pivoter, par l'intermédiaire de la broche 23. Lorsqu'on tire la chaîne 24, le premier effet est que la pièce 22 pivote autour de la broche 23 et pousse la plaque 5 vers le bas, après quoi le levier 20 est tiré vers l'avant, tourne autour de sa broche passée dans les oreilles 8 et décro- che la plaque de tête 16, après quoi la traction subséquente a pour effet de "briser" l'étancon au joint entre la plaque 16 et l'applique, ce qui fait s'affaisser l'étançon.
En raison de la présente invention, si l'étançon est en- dommagé ou rompu, l'applique et la tête peuvent être enlevées en tant qu'assemblage indislocable en enlevant les boulons 13, la plaque coulissante 5 peut être enlevée du poteau et cette plaque et l'applique peuvent être montées sur un autre poteau.
En outre, aux endroits où la houillère peut se procurer des poteaux dans la région même où se trouve la houillère, il est seulement nécessaire de transporter les appliques et les têtes de la fabrique d'étançons jusqu'à la houillère, celle-ci se réservant de les monter sur les poteaux achetés dans le voisi- nage par la houillère sous la forme de poutrelles standard ou similaires.
Le rôle de la plaque 16 est de permettre aux crochets 20a de maintenir la tête sur le poteau et de relier les plaques la- térales 14 entre elles afin d'empêcher l'éclatement de la tête.
Dans une variante, non représentée sur les dessins, il n'est pas fait usage de cette plaque et pour obtenir le même effet, les goujons 19 sont remplacés par un boulon passant à travers des fentes longitudinales pratiquées dans la cale (fentes qui permettent un retrait et une insertion limités de'la cale) et à travers les plaques latérales, ce boulon étant disposé de façon a se trouver sur la trajectoire des crochets 20a et four- nissant ainsi la pièce d'ancrage nécessaire au levier de calage.
Bien qu'un poteau en double T ait été décrit, une section de poteau tubulaire ou autre peut être adoptée, l'applique
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étant, dans ces cas, conformée de façon correspondante à sa partie inférieure où elle repose sur le poteau.
L'invention peut encore être employée dans des buts de coinçage et de bourrage miniers, ou dans des buts similaires.