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pour un appareil de mensuration et de protections pour patrons de coupe et pour une méthode de développement de ces patrons.
Cet appareil a undouble but : augmenter la précision dans la mensuration, etdévelopper en un minimum de temps des patrons individuels exacts, quelle que soit la forme du corps
Il vise en somme à rendre inutiles les essayages, si fastidieux en général,à supprimer les retouches, cause de mul- tiples désegrémentset de grandes pertes de temps. Il systématise le travail de la mensuration et du développement de rtron de base prévenant ainsi l'initiative souvent malencontreuse.
Le système de mensuration actuellement en vigueur, n'est pas seulement imprécis, puisque l'horizontalité et laverticalité des mesures y est mal observée et que leur point d'application diffère, n'étant pns le même sur le corps que sur le patron, mais encore il est incomplet, puisqu'il ne procure qu'un des éléments néces- saires au développement du patron, à savoir les dimensions, né- gligeant l'autre élément aussi important, les angles en tant que fonction de la forme.
Il est vrai qu'on essaie de combler cette dernière lacune, en substituant à cette forme celle d'un corp- de mannequin, donné
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par un patron type, on ce qui ne vaut guère mieux, celle obtenue par une construction laborieuse ( en usage dans les écoles de coupe
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avec des moyennes d'aL?tres mesures, non relevées directement sur le corps du sujet.
Il est évident que les patrons individuels qu'on obtient ainsi
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ne sont que des déformations plus ou moins grossières d'un n,%trop-1.1 (S- t-P T-1 En effet pour obtenir le moule d'un coris donné , ^L? moyen du seul ruban métrique, il front relever sur ce corne, non seulement les étendues entre plusieurs points choisis, ruais encore la situa-
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tion de ces points, les uns -rr rspnort aux autres. Grâce a notre appareil,, cette situation peut être facilement relevée sur une feuille de fond, en y reportent les proj ections de ces points.
Cette feuille est la première ébauche du patron individuel: celui-ci s'obtient en intercalant dans le- deux sens entre ces points de projection les étendues relevées par les -ne sures.
Les écarts cinsm produits déterminent l'ampleur des pinces.
On détermine celles-ci en outre en rapportant les dimensions les plus faibles sur les dimensions les plus amples parallèles, grâce à des perpendiculaires érigées sur celles-ci; leur différence, en effet, indique l'ampleur pincer.
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Toute difformité s'accuse cl. M relent 8"ns l'ensemble der points de projection et res mesures: un vêtement pour difforme n'offre pas plus de difficulté qu'un autre' on n' r.Ll' ''WJZICILler le? mesures partir de? points fe protection.
II. description.Voir deS'1n. fla'. l V 11 e de devant, fi:: . 1: r u e de c8t. 1'a)pareill se compose: -d'un socle, d'une bTr8 support carrée., ¯de six traverses carrées (Fig 1 & II. i), coulissant sur cette barre, -de six paires de bras carrés (I&II, 2) , coulissant sur ces traverses, de huit baguettes-sustenteurs, appelées doigts, pivotant par une charnière sur des supports, qui eux coulissent sur les bras.
(Quatre doigts maintiennent les rubans derrière le
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corps et quatre devant, le s à'H1X--!lqig1lJà bras supérieurs n'ont pas de doigts,voir fig.I & II 6 & 4), -d'une barre d'appui (fig.I.S)
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dressée sur la troisième traverse, extensible et fixée par une vis, servant de point d'appui au corps entre les omoplates, de deux appui-coudes (I & 11.5), fixés sur des traverses extensibles et coulissant sur le barre support, -enfin d'un tableau movible, pla@@ sur un cadre basculant, dont le pied pivote sur un rye faisant saillie sur le côté du socle.
Les bras se terminent par derrière en pointes (11. 8). Celles-ci mises en contact avec le tableau basculant, perforent le papier tendu sur le capiton du tableau, et y créent -insi les points de projection du moule du corps.
Ces points sont : point latéral de l'encolnre, le haut le de- vant et le bas de l'emmanchure, le point latéral de la poitrine, de la taille et de la hanche (Fig. III).
Des coulisseaux, glissant sur les brs de l'appareil et pourvus de crochets, ainsi que des anneaux glissant sur les doigts (11,3), maintiennent des rubans métriques en parfaite horizontalité(Fig.IV.).
Les rubans y sont accrochés, soit directement, soit par l'inter¯ médiaire des boucles tendeurs.
Ces boucles sont composées de deux lamelles superposées, serrées à leurs extrémités par des vis réglable?; elles exercent sur le ruban une certaine pression. Cette pression est réglée rar la vis de telle façon que la boucle puisse maintenir le ruban tendu (quelques grammes), mais qu'elle le relâche à la moindre contre- pression du corps ; sont pourvues d'un crochet pour être accrochées au crochet du coulisseau, sans que la mesure en soit fauss sée .
Les rubans passent horizontalement par derrière et ppr devant du corps d'un "bras" à l'autre; accrochés à gauche, ils passent à droite par une boucle tendeur, elle-même accrochée au bras droit..
Egalement par derrière et par devant, environ à dix centimètres en dessous de l'encolure, une fourche formée de deux rubans atta- chés ensemble par un anneau, enserre le cou(Fig.III.i).
Un de ces rubans se continue jusqu'aux bruches et y est pourvu d'une boucle en plomb. Celle-ci maintient le ruban au milieu de la gorge et de la nuque..et du corps, tout comme un fil de plomb; ce ruban sort en même temps relever à partir du cou les mesures (de hauteur de la poitrine, do la taille, du ventre et des)
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de hauteur de la poitrine, de la taille, du ventre et des hanches.
Un douzième ruban, également pourvu d'une boucle de plomb, fait le même office à partir du point latéral de l'encolure.
Du point central de la fourche susdite partent encore deux rubans,appelés annexes,vers les "bras" du brut de l'emmanchure, et y sont attachés par des boucles tendeurs. De même un bout de ruban monte de ce point à la, gorge et à la nuque;
D'autres rubans, attachés à des coulisseaux, glissant sur les "Bras" derrière le corps, peuvent être employés. Ainsi sur le "bras" de la poitrine est prévu un second coulis-seau, dont le doigt est maintenu par un ressott contre le bas de l'emmanchure; il r est pourvu de deux rubans,dont l'un fait le tour de teille à hau- teur du bas de l'emmanchure, et l'autre mesure la distance entre ce point et le point plus bas.
Un dernier ruban est fixé au bras gauche de l'encolure; ilpasse par les anneaux dasbras droits de l'épaulière. Il sert à prendre les mesures de la base arrière du cou, de l'é-oaule et du bras' droit.
Des rubans, pour mesurer la distance au sol, ne sont pas né- cessaires, puisque, la feuille ^tant bien placée dans son cadre, et la distance de celui-ci au sol étant connue, on connaît la hauteur des points de projection.
III. Fonctionnement. La mensuration se fait de la façon suivante: Supposons l'appareil dans l'état où il doit se trouver normalement avant une prise de mesures: Il est pourvu de ses rubans de derrière; une extrémité des rubans de devant est fixée aux coulisseaux du côté gauche,, le restant est suspendu aux anneaux des doigts. La fourche est pendue au bras supérieur gauche de l'appareil. Chaque ruban est pourvu de ses boucles tendeurs; On a tendu deux nouvelles feuilles sur le capiton du tableau.
Le sujet se place sur le socle, les coudes appuyés sur les ap- puie-coudes . On met les bras de l'appareil à leur hauteur respec- tive ; on rabats les doigts e devant, rapprochant ainsi les ex- trémités des rubans. On ferme les circuits, en accrochant les
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boucles tendeurs, (y compris celles de la fourche et de son annexe) aux coulisseaux des bras droits; on accroche le/ruban vertical droit de la poitrine ;
puis on/tire en même temps sur les rubans de derrière et de devant, pour mettre le- doigts et les bras tout contre le corps. L@s rubans se relâchent d'eux-mêmes jusqu'à la tension voulue, (celle de la simple adhérence)
Ensuite on place les pinces-rubans (semblables à de? pinces-linge pour décomposer les mesures: aux croisements de rubans, en haut et en bas de l'encolure et de l'emmanchure, et, s'il y lieu, aux creux et points saillants, non indiqués par les rubans .
Après on fait basculer le tableau, introduisant les pointes des bras dans la feuille ou les feuilles de fond.
Il ne reste plus qu'à décrocher les boucles, rendant ainsi la liberté au sujet.
On enlève le tableau; on introduit des pointes dans les trous des points de projection; on décroche l'ensemble des rubans de devant et on l'accroche aux ointes du tableau; on fait de même pour l'ensemble des rubans du dos.
IV. Développement du patron.Celui-ci peut .se faire en quelques mouvements. Seulement à cause de la variété dec pinces qu'on peut y créer, , il est nécessaire de montrer toutez les ressources- qu'offre l'ensemble de points de projection et des mesures.
Voir Fig. III. Les lettres minuscules désignent les points provisoires: ceux qu'il faut déplacer pour trouver les pinces .
Les majuscules désignent les points définitifs: c sont les points de projection (les petits ronds), ainsi que ceux indiqués par le ruban vertical central. Les lettres E,C,P,T,H signifient: épaule, carrure, poitrine, taille, hanches; les lettres et C qui les suivent signifient milieu et côté. EM signifie donc: épaule vers le milieu du corps etc.
Le dévelppp crient du patron se fait en deux étapes:
L'application des mesures.. Four la clarté de l'exposé, il faut se rappeler ce principe: qu'on applique d'abord les mesures les
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plus amples, c.a.d. celles plus amples que leurs parrllèles, en- suite qu'on les applique à partir d'un point fixe: qui est, pour la largeur,celui du milieu d' la poitrine et, pour la hauteur, celui de la poitrine; qu'on étend les petites mesures,à partir des perpendiculaires dressées sur les grandes, donc : hauteur des grandes. Leur différence est la rince.
On avise pu préalable la feuille en deux, en traçant e haut en bas une ligne entre des reprères marqués sur le cadre du ta@leau ; si le papier est quadrillé on n'aura qu'à suivre une de ses lignes.
Placer ensuite le ruban vertical central de façon que le ruban horizontal de la poitrine passe par le point de la poitrine (P) étendre verticalement le ruban épaule-hanches; marqur les points centraux G,CM,TM,et HM.; détacher les pince-rubans de ces points; ce ruban restera donc attaché seulement au ruban de la cnrrure; en étendant celui-ci horizontalement à partir du point c (c.a.d. sans bouger le ruban épaule-poitrine), on fait glisser le ruban vertical central un peu vers le haut. Etendre ensuite le ruben de la fourche vers l'encolure; on le fait glisser le long du ruban épaule-hanches et on marque em; avec le ruban annexe de la fourche on trace un petit arc autour du point EB (le haut de l'emmanchure).
Appliquer à partir du point em Ir distance relevée entre les points de projection de l'épaule et marquer ec au point de rencontre de cette ligne avec l'arc susdit ; (ce point 'obtient aussi en tra- çant simplement une parallèle à la ligne passant pr les -ooints de projection).
Il ne re@te plus qu'à tracer des courbes par les points de l'en- colure et de l'emmanchure et des lignes droites entre les autres points, et on obtient déjà le tracé du patron à pinces déployées, au moins pour les patrons ne comprenant que des pinces sur les bord- B. Le placement des pinces..Les écarts entre les -points provisoires et les points d@finitifs sont ceux/de l'ouverture des pinces.
Exception est faite pour les écarts horizontaux entre les points de projection de la poitrine, de la taille et des hanches et
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leurs vis à vis sur le côté. En effet ces écarts sont résorbés par le seul fait que le tissu tourne autous du corps, sans que ce mouvement provoque une pince. Il faut donc se représenter les me- sures du buste comme qi elles étaient étendues sur la moitié d'un cylindre régulier, ayant pour contour la plus grande mesure, celle du tour du poitrine. Il s'agit donc de faire dans ce cylindre les creux indiqués par les écarts.
Notons encore qu'une pince agit en même temps en profondeur (vers le creux) du côté de son ou de ses ouvertures et en surface du côté de ses flancs( en direction opposée à celle du pincement). On peut la comparer à un oiseau qui descend (ou fait monter l'espace) en fermant sec riles. Sans doute ce mouvement en profondeur se traduit aussi par un déplacement en surface des points vers le point saillant; mais il se fait automatiquement, si, connaissant l'écart produit par le mouvement en surface (celui du côté des flaqu on fait une pince dont l' ouverture a la même grandeur et direc- tion et qu'on ferme cette pince. Il suffit donc de connaître les écarts dans un sens, pourque deux dans l'autre sens se réduisent automatiquement.
Fn outre les pinces, rayonnant autour du point saillant, sont solidaires (ou complémentaires),c.a.d. une travaille pour les autres par la réduction d'un écart par l'une d'elles, on réduit auto- matiquement les écarts des autres dans la même proportion. Donc seuls doivent être réduits/les écarts maxime à l'épaule et aux hanches, dans un sens, oula somme de ces écarts.
N'oublions pas qu'une pince est d'autantplus belle qu'elle est longue, les pinces courtes et profondes produisant des cor- nets à leur pointe et des brides.
Commençons à partir du point central PM. L'écart entre CM et/cm peut être réduit par une pince horizotale au creux de la poitrine; en ce cas on peut le rendre plus profonde de la quantité entre TF et tm; en même temps tous les autres écarts seront réduits de la quantité équivalente.
Liais au lieu d'une pince la poitrine, on peut en frire une à l' encolure eu à l'épaule. Cette dernière pince peut être rendue plus profonde de la quantité de ce qui
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reste de l'écart entre etec ou entre EM etem.; en ce cas le¯ point ec sera d'placé de la même quantité vers la droite (ceci se fait automatiquement en tirant le papier edans le tracé du patron)
Ou bien cette pince peut être placée à hauteur de la poitrine entre et PC.; en ce cas de nouveau le point S glissera vers le haut de la même quantité. Cette pince peut russi résorber l'écart entre TS et te , eten même temps entre H@ ethc, au moins partiellement.
Mais l'écart en #dessous de la poitrine est généralement résor- bé par une pince verticale, en dessous de la mesure épaule-hanches.
En ce cas le point te glissera vers le côté de la quantité équi- valente. Cette quantité se trouve facilement en reliant par une droite les points PC et hc. Par cette rince rentrante tous les autres points se relèvent.
Si l'on veut négliger le creux au milieu de la roitrine, il est requis de placer le doigt en dessous du ruban, au moment de la prise des mesures; en ce cas la mesure verticale centrale de- vient pratiquement superflue, étant la même que celle passant sur la poitrine.
On procède pour le dos comme pour le devant, à part que là le point fixe est le point central entre les omoplates et que la ligne fixe est celle qui passe horizontalement sur les omoplates.
Ce travail peut ce faire aussi bien directement sur le tissu.
R Résumé.
C'est un appareil, assurant la -précision dans la mensuration des dimensions et des angles du corps, dans la dét@rmination des pinces et dans le développement des patrons individuels de coupe-.
Par ses bras et ses doigts, réglables à hauteur de certains points choisis, il maintient les rubans métriques dans une posi- tion bien horizontale; par ses boucles en plomb il les maintient bien verticalement; par ses pointes à l'extrémité ries bras, il rapporte ces points sur une feuille de fond, fixe sur un tableau basculant, cette feuille devenant ainsi la première ébauche du patron; par ses boucles fondeurs, il tend les rubans juste assez