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Appareil d'éclairage, en particulier pour salles d'opération.
L'éclairage artificiel irréprochable d'un poste de travail est, dans bien des cas pratiques, une importante condi- tion préalable pour que le travail puisse être effectué avec succès. Dans certains cas même, seuls les appareils d'éclairage électrique modernes permettent d'effectuer certains travaux importants et délicats. Il en est ainsi, par exemple, pour la pratique médicale, où, notamment lorsqu'il s'agit d'opérations ou d'examens, les appareils d'éclairage électriques représentent un facteur très important, et sans doute une des conditions techniques les plus importantes dans l'état actuel de travaux de ce genre.
Cependant, les appareils d'éclairage à lampes à incandescence employés jusqu'ici dans les salles d'opération ont encore divers défauts; un inconvénient notamment résulte
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du fait que les lampes à incandescence n'émettent que dans certaines régions du spectre, ce qui rend plus difficile la distinction des diverses couleurs et par suite aussi la distinc- tion des diverses surfaces examinées; en outre, la chaleur déga- gée par ces appareils est gênante par ce qu'elle empêche de rapprocher l'appareil d'éclairage et de l'amener à proximité immédiate de l'opérateur, aussi bien que de la partie opérée.
Ces difficultés n'existent pas lorsqu'on emploie des appareils d'éclairage munis de tubes à décharge lumineuse, notamment des tubes luminescents. Toutefois, les appareils de ce type, utilisés exceptionnellement jusqu'ici, ne répondent pas encore à toutes les exigences. Un inconvénient consiste notamment en ce qu'il est nécessaire, pour obtenir l'éclairage désiré à l'aide des tubes luminescents de fabrication courante, de donner aux appareils d'éclairage eux-mêmes des dimensions beaucoup trop grandes, ce qui est un grave désavantage lorsqu'il faut pouvoir déplacer facilement les appareils d'éclairage et, le cas échéant, les enlever lorsqu'on opère à la lumière du jour.
La présente invention concerne un appareil d'éclaira- ge perfectionné, notamment utilisable dans les salles d'opéra- tion, l'appareil d'éclairage étant caractérisé en ce qu'il comporte un ou plusieurs tubes à décharge lumineuse, consti- tués en particulier par des tubes luminescents ayant, par unité de longueur, une intensité lumineuse plus grande que l'intensité usuelle et correspondant au moins à un flux de 20 lumens par centimètre de longueur axiale du tube.
Suivant un mode de réalisation, l'appareil d'éclaira- ge conforme à l'invention comporte plusieurs tubes luminescents rectilignes montés parallèlement sur les sommets d'un reflec- teur ondulé qui, pour le reste, est disposé et suspendu de ma-
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nière usuelle.
Conformément à l'invention, le réflecteur ondulé est avantageusement établi, de telle manière que sa section transver- sale soit composée de développantes de cercle ordinaires corres- pondant à la section transversale circulaire des tubes lumines- cents, les développantes de cercle correspondantes commençant non tangentiellement sur le pourtour du cercle des tubes et se terminant de manière que les surfaces lumineuses des tubes ne soient pas directement visibles dans les positions usuelles de l'appareil d'éclairage.
Les appareils d'éclairage décrits peuvent encore être associés à des lampes à incandescence montées, le,cas échéant, en série en avant des tubes à décharge.
Suivant un autre mode de réalisation d'un appareil d'éclairage suivant l'invention, cet appareil comporte un tube annulaire à décharge au centre duquel est disposée une lampe à incandescence montée sur le circuit électrique en avant du tube à décharge, ces deux sources lumineuses étant montées dans des réflecteurs appropriés dont la surface réfléchissante est encore établie,le cas échéant, de manière que sa section trans- versale soit en développantes de cercle.
De tels appareils d'éclairage permettent alors d'assu- rer un éclairage commode et irréprochable d'un poste de travail sans présenter les difficultés mentionnées, tant pour l'éclairage de surfaces ouvertes que pour l'éclairage de cavités et outre qu'ils sont économiques, ils ont encore d'autres avantages.
Des exemples de construction et de montage éventuel d'appareils d'éclairage conformes à l'invention sont représentés schématiquement dans les dessins ci-joints, dans lesquels :
La figure 1 est une coupe d'un appareil d'éclairage pour salles d'opération, comprenant quatre tubes luminescents rectili- gnes et un bras de support permettant de le fixer à un mur.
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La figure 2 est une vue de dessous de l'appareil d'é- clairage représenté par la figure 1.
La figure 3 est une coupe d'un appareil d'éclairage comportant un tube luminescent annulaire associé à une lampe à incandescence.
La figure 4 est une vue de dessous de l'appareil d'é- clairage de la figure 3, et
La figure 5 schématise le circuit d'alimentation de cet appareil d'éclairage.
L'appareil d'éclairage représenté par les figures 1 et 2 est constitué notamment par quatre tubes luminescents parallèles 1 d'intensité lumineuse accrue, correspondant au moins à 20 lumens par centimètre de longueur, comme déjà indiqué, la longueur totale des tubes étant d'environ 50 cm. Ces tubes peuvent être construits, pour le reste, suivant le brevet belge N 486.041 du 27 Novembre 1948.
Le nombre des tubes peut être quelconque. Toutefois, il est le plus avantageux d'en utiliser quatre, d'une part en raison de leur longueur, choisie de la façon indiquée, rapportée à leurs distances appropriées dans le sens transversal et, d'au- tre part, en considération du mode de montage électrique avanta- geux relativement à l'allumage, à la suppression du vacillement de la lumière et à la compensation du décalage de phase.
Le montage électrique des tubes luminescents peut être effectué avantageusement suivant le brevet belge N 485.190 du 7 Octobre 1948 .
Les tubes luminescents représentés aux figures 1 et 2 sont montés dans des douilles latérales 2 assujetties au cadre de support 3 de l'appareil d'éclairage. Les tubes luminescents sont disposés avantageusement aux sommets des ondulations de la surface utile du réflecteur 4, constituée d'une seule pièce ou composée de plusieurs pièces droites ou légèrement recourbées le cas échéant.
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Suivant le mode de réalisation représenté, le réflec- teur 4 est composé de surfaces réfléchissantes chacune en forme de développante de cercle ordinaire, correspondant au développe- ment de la surface cylindrique des tubes luminescents 1, commen- çant, comme indiqué à la figure 1, au sommet 5, cest-à-dire en un point de la surface du tube qui est opposé à l'objet à éclai- rer, et finissant au point 6 sur la tangente à la section trans- versale circulaire du tube luminescent, perpendiculaire à celui des diamètres de la section transversale circulaire qui passe par le sommet de la développante. Les surfaces réfléchissantes, ainsi établies, de tubes luminescents 1 adjacents se coupent, au moins théoriquement, au point 6.
Au-delà du point 6, les surfaces 4 peuvent encore se prolonger parallèlement à l'axe du tube luminescent par des surfaces planes 7, ce qui forme une grille lumineuse qui empêche l'éblouissement des opérateurs et des assistants en masquant partiellement la surface des tubes luminescents 1. Dans la figure 1, les surfaces 7 indiquées sont assez hautes pour que la surface des tubes luminescents ne soit pas visible sous des angles visuels inclinés de moins de 15 sur le plan horizontal. On obtient également ainsi une forme étendue et appropriée pour la courbe photométrique 8, comme cela est indiqué.
Suivant le cas, l'un des tubes luminescents 1 peut être un tube de stérilisation ou, ce qui est mieux, on peut monter entre les quatre tubes 1 indiqués, un cinquième tube ayant une action stérilisante, le cas échéant dans un réflec- teur plus petit semblable à celui qui vient d'être décrit.
L'appareil d'éclairage représenté par la figure 1 est suspendu au moyen d'une tige 9, à une articulation 10 si- tuée à l'extrémité d'une tige télescopique mobile 11, consti- tuant par exemple une applique articulée portée par une plaque 12 fixée à une paroi verticale 13.
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Le mode de suspension indiqué convient particulière- ment bien par exemple pour la chirurgie dentaire. Dans les salles d'opération et les salles analogues, une suspension fixée au plafond est ordinairement plus avantageuse ; bien des cas on peut employer des câbles de suspension passant sur trois ou quatre groupes de galets, comme dans le cas des lampes à suspen- sion usuelles. Ceci permet d'incliner l'appareil d'éclairage suivant les besoins pour obtenir l'angle d'incidence désiré pour les rayons lumineux.
La disposition proposée pour le réflecteur et le mode de montage proposé pour les tubes luminescents permettent d'obte- nir une répartition plus avantageuse du faisceau lumineux du tube luminescent, comme cela est indiqué par la courbe 8 déjà mention- née ; la surface correspondante 14 est éclairée très uniformément et la lumière pénètre notamment avantageusement aussi, le cas échéant, dans des cavités 15 (Fig. 1).
L'appareil d'éclairage représenté par les figures 3 et 4 comporte un tube luminescent annulaire 16 dont la puissance lu- mineuse est aussi accrue de manière à correspondre à 20 lumens par centimètre au moins, ce tube étant fixé dans un réflecteur annulaire 17 dont la surface réfléchissante de rotation est dis- posée de manière à concentrer le flux lumineux principal du tube à décharge 16 sur une surface 18 relativement petite autour de l'axe de l'appareil d'éclairage, pour une distance appropriée de celui-ci.
La surface réfléchissante du réflecteur peut avoir dif- férentes formes. Dans la figure 3, on a représenté un réflecteur dont la surface utile a une section transversale radiale, est en développante de cercle, comme celles de la figure 1. Dans ce cas, la développante commence au point 19 et se termine aux points 20 et est, dans ce cas, prolongée à partir des points 20, par des surfaces coniques 21 et 22 empêchant la lumière du tube lumines- cent 16 de se disperser au-delà de la surface de travail.
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Le réflecteur 17 est fixé à un cadre 23 suspendu comme précédemment, par exemple au moyen d'une tige 24, à une articula- tion 25 portée par une applique articulée, ou suspendu de toute autre manière.
Une lampe à incandescence 26, fixée au cadre 23 dans l'axe de l'appareil d'éclairage et montée en série en avant du tube, est aussi munie d'un réflecteur 27, le cas échéant d'un diffuseur ou d'une enveloppe dispersante appropriée. A la figure 3, on a représenté un réflecteur 27 dont la surface réfléchissan- te est aussi'en développante de cercle pour concentrer la lumière de la lampe à incandescence 26 sur la surface de travail 18, sur laquelle la lumière du tube luminescent est aussi concentrée, ce qui assure un éclairage très avantageux. On voit, en outre, par le dessin, comment l'appareil d'éclairage décrit éclaire l'intérieur d'une cavité 28, par exemple. Un tel appareil d'é- clairage convient alors très bien aussi, entre autres, pour les dentistes.
Le tube luminescent employé peut être muni avantageu- sement d'électrodes unipolaires suivant le brevet belge déjà mentionné N 486.041. Dans ce cas, le circuit est, de préfé- rence, celui qui est schématisé par la figure 5. Le tube lu- minescent est branché sur des bornes 29,30 d'un réseau, en série avec la lampe à incandescence 26 montée en avant et avec une bobine de réaction 31 ; uncondensateur 32 est monté en paral- lèle avec le tube luminescent et la lampe à incandescence 26. Ce condensateur est choisi de manière à entrer en résonance avec la bobine de réaction 31 au moment de la mise en circuit sur le ré- seau, afin de provoquer l'allumage du tube luminescent par accrois- sement de la tension appliquée aux bornes de ce tube.
Il ressort des exemples décrits que les appareils d'é- clairage conformes à l'invention, destinés notamment à des salles
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d'opérations, sont de construction très simple et se prêtent très bien aux applications envisagées, abstraction faite de leurs autres avantages déjà indiqués.
Il est évident que les caractéristiques indiquées peuvent, pour d'autres emplois, être appliquées moins rigoureu- sement qu'il n'a été indiqué pour les appareils d'éclairage décrits qui sont utilisés pour des opérations, c'est-à-dire dans des conditions particulièrement rigoureuses.
Les exemples décrits ne limitent d'ailleurs pas l'in- vention.