<Desc/Clms Page number 1>
"Perfectionnements apportés aux pédales pour cycles."
L'invention est relative aux pédales pour cycles du genre de celles dans lesquelles la surface d'appui pour le pied se trouve suspendue à l'axe de pédale, donc au-dessous de cet axe, ces pédales formant ainsi une sorte d'étrier.
L'invention a pour but, surtout, de rendre telles, ces pédales, qu'elles répondent mieux que jusqu'à présent aux divers desiderata de la pratique, notamment en ce qui concerne la sécurité du cycliste qui les utilise, la possi- bilité d'utiliser les mêmes pédales pour des chaussures de forme et de taille différentes, leur effet physiologique et leur facilité de fabrication.
L'invention consiste principalement à suspendre la surface d'appui à l'aide de deux voiles, l'un du côté inté- rieur et l'autre du côté extérieur, le voile intérieur ayant en projection sur un plan normal à l'axe de pédale, une forme
<Desc/Clms Page number 2>
sensiblement triangulaire dont la base a une longueur sen- siblement égale à la longueur maximum de la surface d'appui du pied (semelle de la pédale), tandis que le voile extérieur ayant, en projection sur le même plan, des dimensions moin- dres, est oblique, vu en plan, dans le sens d'avant en ar- rière et de l'intérieur vers l'extérieur.
Elle consiste, mise à part cette première dispo- sition, en d'autres dispositions s'utilisant de' préférence en même temps et dont il sera parlé plus explicitement ci- après, notamment : - en une deuxième disposition consistant à donner à la semelle de la pédale une forme dont la largeur diminue de l'intérieur vers l'extérieur, cette semelle ayant de pré- férence la forme d'un pentagone dont le côté intérieur cons- titue la base du voile intérieur et dont les deux côtés voi- sins du susdit premier côté constituent les bords avant et arrière de l'a semelle, tandis que les deux côtés restants et formant un angle entre eux, constituent le bord exté- rieur de la pédale, le bas du voile extérieur se confondant de celui de ses deux derniers côtés event de le disposés du côté avant de la pédale.
- en une.troisième disposition consistant à obtenir la pédale en une seule pièce par moulage, la conformation gé- nérale de la pédale et de ses ouvertures d'allègement étant telle que la pédale puisas être obtenue par moulage à l'aide d'un moule ou coquille constitué par deux pièces seulement, le démoulage s'effectuant pour ces deux pièces du moule dans des directions différentes par rapport à la pédale obtenue par le moulage.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application, ainsi que certains modes de réalisation des- dites dispositions;et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les pédales comportant application de ces dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, notamment par fon-
<Desc/Clms Page number 3>
derie ou moulage, ainsi que les cycles comportant de telles pédales.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Fig.1 est une vue en plan d'une pédale établie conformément à la présente invention.
Fig. 2 est une vue de côté correspondante.
Figs. 3 et 4 en sont des vues en bout, respective- ment par l'avant et par l'arrière.
Fig. 5 en est une vue en plan par-dessous.
Fig. 6 en est une coupe suivant VI-VI (fig. 1).
Fig. 7 en est une vue en perspective.
La pédale représentée est la pédale droite d'un cycle, étant entendu que la pédale gauche est exactement symétrique. Cette pédale est une pièce en forme d'étrier, réalisée par moulage en alliage léger à la façon qui sera exposée plus loin. Cette pièce comporte un moyeu supérieur 1 terminé par deux renflements circulaires destinés à recevoir les cuvettes usuelles de roulement, deux voiles latéraux 2 et 3 solidaires de l'une et de l'autre extrémités du moyeu 1, et une semelle 4 supportée par les deux voiles précités.
Le voile extérieur 2 présente la particularité d' être fortement oblique, comme l'indique la ligne A-A de fig.1 Cette obliquité est notablement plus forte que celle qui correspondrait seulement-à l'obliquité du bord de la semelle de la chaussure du cycliste au droit du voile en question.
Elle vise avant tout à permettre d'engager, et surtout de dégager facilement et rapidement le pied de la pédale quand le besoin s'en fait sentir, sans aucun risque que la semelle reste coincée en place.
Le profil du bord arrière du voile 2 dans un plan perpendiculaire à l'axe (fig. 2) comporte un décroh -
<Desc/Clms Page number 4>
en avant marqué, d'au moins 10 mm, et préférablement de 30 à 40 mm, qui facilite également l'engagement et le dégagement rapides du pied.
On notera encore que le voile 2 est notablement incurvé, vue dans la direction arrière-avant de lédale (figs 3 et 4) d'une part pour mieux correspondre à la forme @ du pied en section verticale transversale, d'autre part pour se raccorder avec l'extrémité du moyeu 1 sans que celui-ci ait à présenter une longueur exagérée.
Les dispositions des paragraphes précédents ont également pour effet commun de donner à ce voile une très grande rigidité transversale-, ce qui évite le moindre dépla- cement latéral de la semelle de la pédale par rapport au moyeu sous un effort oblique du pied, et une remarquable ré- sistance aux chocs latéraux, notamment en cas de chute de la bicyclette. Cette disposition oblique du voile extérieur, combinée avec la direction longitudinale des deux bras du voile intérieur 3 décrit ci-après, constitue une sorte de tripode rigide dans tous les sens.
Le voile intérieur 3 a, en projection sur un plan normal à l'axe de pédale, une forme sensiblement triangulaire sa base se raccordant avec la semelle 4 sur toute la longueur de celle-ci. De préférence, le voile 3 est ajouré dans sa partie centrale et se trouve en fait réduit à deux jambes divergentes, ce qui lui suffit pour transmettre au moyeu les efforts de traction et même de flexion provenant de la semelle de la pédale.
La semelle'4 de la pédale est fortement ajourée de manière à avoir un poids relativement réduit sans que son épaisseur soit par trop faible. Elle est concave, d'abord transversalement au pied (figs 3 et 4) et en se relevant de façon sensible en direction de l'extérieur du cycle. On sait en effet que le pied tend à chasser vers l'extérieur sur une
<Desc/Clms Page number 5>
pédale usuelle, et cette inclinaison tient compte de dette tendance et contribue ainsi à centrer le pied qui ne tend plus à porter contre le voile extérieur. Elle relève en outre la pédale vers l'extérieur du cycle réduisant ainsi les ris- ques de chocs contre les obstacles en saillie sur la route, notamment dans les virages.
En outre, et comme le montre bien la vue en pers- pective de fig. 7, l'épaisseur de la semelle est renforcée le long du bord arrière et extérieur de celle-ci de manière à créer une sorte de nervure reliant les deux voiles 2 et 3, nervure disposée à la manière d'un rebord de cuvette augmen- tant l'effet de la deuxième concavité de la semelle. Cette concavité, longitudinale, a pour but non seulement d'augmenter le confort du pied en s'adaptant à son profil inférieur, mais encore de localiser la pression du pied sur la pédale surtout à ses deux extrémités opposées, arrière et avant, afin d'évi- ter leur basculement longitudinal respectif.
Le rebord arrière contourne pour ainsi dire la partie arrière extérieure plus fortement bombée de la semelle de la chaussure et permet de garder le contact du creux qui la sépare du talon, mettant ce creux à profit pour que le pied puisse, en reculant, tirer la pédale en arrière jusqu'à une hauteur relativement grande.
Pour faciliter cette action, ce rebord est terminé vers le haut par une facette f de deux à cinq millimètres de profon- deur, formant avec la déclivité de la nervure arrière qu'elle surplombe un angle dont l'arête est plus aigue si le plan de ladite facette est légèrement ascendant en direction de l'a- vant.
En ce qui concerne la forme générale de la semelle, vue en plan, on fait en sorte que la largeur de cette se- melle diminue de l'intérieur vers l'extérieur, en donnant aux bords avant et arrière de cette semelle une certaine conver- gence vers l'extérieur. De préférence on donne à ces deux bords en même temps une certaine inclinaison de l'intérieur
<Desc/Clms Page number 6>
vers l'extérieur et de l'avant vers l'arrière, l'inclinaison du bord avant étant plus forte que l'inclinaison du bord arrière.
On notera que la facette f de la nervure du bord arrière de la semelle se raccorde par une nervure faisant un fort congé avec l'arête arrière du voile intérieur, ce qui complète l'encastrement de la semelle avec ledit voile.
On donne avantageusement au bord extérieur de la pédale une forme anguleuse, le côté de cet angle situé vers l'avant se confondant avec la base du voile extérieur de la pédale. On obtient ainsi une semelle ayant la forme générale d'un pentagone et qui présente de nombreux avantages.
La forte obliquité du bord avant de la semelle, d'une part conserve à celle-ci la longueur longitudinale né- cessaire du côté intérieur pour empêcher le roulement du pied ou de la chaussure bombée du cycliste sur la pédale, et d'au- tre part diminue le poids de la pédale, et d'autre part en- core permet qu'on se contente à l'extérieur d'un voile 2 constitué par un bras unique. Ladite obliquité correspond également à la disposition des orteils du pied.
En outre, on fait en sorte que le point p dans lequel se raccorde la partie 4a du bord extérieur de la se- melle au bord arrière de la semelle, soit la point situé le plus en arrière de la semelle et se trouve sensiblement sous la région partante de la plante du pied du cycliste.
On obtient ainsi une véritable "pédale physiolo- gidque". Le bombé de la semelle dans les deux sens procure en même temps deux avantages importants : 1 la cambrure générale qu'il constitue augmente considérablement, à épais- seur et ajourage égaux de la semelle, sa rigidité, donc per- met la diminution de poids ; 2 il permet de réduire au mi- nimum la hauteur de la nervure arrière nécessaire pour "rat- trapper" le creux du pied et assurer son appui, ce qui ré- duit encore le poids.
<Desc/Clms Page number 7>
L'ajourage de la semelle est effectué de manière à réaliser en particulier deux bras croisés sensiblement rec- tilignes formant poutres ; le premier a ses deux extrémités diredtement suspendues au voile extérieur d'une part, au bras arrière du voile intérieur d'autre part ; le second peut ainsi prendre sur le premier en son milieu un¯appui solide qui lui permet de supporter le côté 4a en travaillant à la flexion.
On remarque que la semelle de pédale conformée à la façon décrite et représentée peut recevoir sans difficul- té les chaussures les plus larges susceptibles d'être ren- contrées, notamment les chaussures à semelle débordante, cette dernière trouvant toujours à se loger à l'emplacement du dég= gement du /voile extérieur, en reculant au besoin le pied et quitte à ce qu'elle déborde légèrement le profil en plan de la pédale vers l'extérieur. Le débordement intérieur de la semelle peut lui-même trouver place dans le bas de l'ouverture tri- angulaire ménagée dans le voile intérieur 3, d'autant plus que les deux bras qui le constituent ont leurs bords intérieure en biseau et que l'ouverture descend presque jusqu'au niveau de la semelle.
La pédale sus-décrite est en outre établie de ma- nière à pouvoir se mouler entièrement par le moyen d'un moule en deux pièces (coquille, de préférence), sans noyaux ou autres organes additionnels compliquant le moulage.
Si l'on considère en effet fig. 1 et 6, on remarque que toutes-les parties de la pédale sont en dépouille pour un démoulage effectué suivant une ligne oblique indiquée par la flèche B dont les projections horizontale et verticale sont indiquées sur ces deux figures. Fig. 6 montre bien que les ouvertures de la semelle 4 sont conformées de manière à permettre ce démoulage et l'on conçoit sans peine que l'ouver- ture du voile 3 puisse être conformée d'une manière analogue.
<Desc/Clms Page number 8>
Pour permettre ledit démoulage, on fait en outre en sorte, ainsi que cela résulte de la fig. 1, que les deux renflements terminaux la et lb du moyeu soient désaxés en sens inverse l'un de l'autre par rapport à l'axe de la partie sensiblement cylindrique du moyeu se trouvant entre ces ren- flements, cependant que l'alésage intérieur est disposé obli- quement de manière que ses extrémités soient centrées dans l'un et l'autre renflements.
Les renflements terminaux du moyeu 1, s'ils étaient centrés, risqueraient de gêner ce démoulage en raison de l'e bliquité de la projection horizontale de la flèche B. Mais le décentrage permet de ne les laisser apparents que du côté où ils sont en dépouille directe et,au contraire,de les effacer du côté où ils sont en contre-dépouille. En disposant convenablement le plan de joint de moulage, il est donc parfaitement possible de mouler la pédale représentée sans avoir à faire intervenir aucun noyau.
Le moulage de la pédale décrite présente d'ailleur cette particularité que les deux moitiés du moule ne se dé- gagent pas de la pièce suivant la même direction, au con- traire de ce qui est le cas dans la technique du moulage.
Il suffit de considérer fig. 1 pour s'en convaincre. Il ré- sulte de cette disposition un avantage accessoire notable, savoir qu'on peut dégager d'abord la moitié mâle du moule ou coquille sans danger de dégager en même tempdla pédale de la partie femelle, alors que le métal est encore très
<Desc/Clms Page number 9>
chaud, la pièce restant retenue et maintenue par la partie femelle dans laquelle elle ne risque nullement de coincer au retrait. Pour obtenir, lors du moulage, le logement axial pour l'axe des pédales, on peut se servir d'une broche en deux parties.
Une autre caractéristique à signaler de la pédale suivant l'invention est qu'une bonne part des dispositions précédentes conduisent à lui donner un centre de gravité en avant de l'axe de pédale, ce qui, au repos, la fait pencher en avant et facilité l'introduction du pied.
Il va au surplus sans dire qu'on ne sortirait pas de l'invention en apportant à la pédale décrite des modifi- cations de détail, ou bien en n'appliquant que certaines des caractéristiques sus-énoncées à l'exclusion des autres, et cela en dépit de l'avantage que comporte la combinaison judicieuse desdites caractéristiques à la façon représentée et exposée.