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Procède de fabrication d'appareils électriques et radioélectriques complexes et produits en résultant.
Cette invention a pour objet un procédé de fabrica- tion d'appareils é lectri nue s complexes tel, par exemple, que des postes de T.S.F., de télévision, des appareils redresseurs de courant, des amplificateurs, etc., ainsi que les produits en résultante
Dans la fabrication des appareils électriques de ce genre nui comportent généralement un grand nombre d'organes à relier entre eux par des connexions, l'établissement de cel- les-ci désigné sous le terme "câblage" exige une main-d'oeuvre importante et qualifiée.
Ce câblage consiste, en effet, à réu- nir par des fils, généralement isolés, les divers organes de l'appareil, ces fils étant soudés des oeillets ou cosses dont les organes sont munis. '
Des propositions tendant à remplacer le travail du câblage par des modes de connexions plus faciles à réaliser et plus rapides ont été faites notamment dans le s brevets fran- çais N . 686 445 du 11 Décembre 1929 et No.
687 094 du 21 Décembre 1929, -Le premier de ces brevets décrit un procédé, selon lequel les dites connexions sont réalisées sur une ou les deux faces d'un panneau isolant, par pulvérisation de métal en fusion à l'aide d'un pistolet oxhydrinue et de caches ou pochoi @
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Le procédé décrit dans le second brevet, tout en para- tant de la même idée consistant à disposer les connexions sur une ou les deux faces d'un panneau isolant, les réalise à l'aide d'une feuille mince de métal placée sur le panneau et à l'aide d'un outil de découpage approprié, l'ensemble des connexions est découpé d'un seul coup de presse, les bords des bandes de matière découpées en même temps incrus- tés dans la masse du panneau isolant.
Enfin, il existe,pour la réalisation de telles conne- xions des procédés chimiques ou électrochimiques,
Toutefois, en dehors de l'établissement des connexions proprement dites, le montage et le soudage des organes de l'appareil sur le panneau muni ainsi de toutes les connexions nécessaires, absorbe également un pourcentage de main-d'oeuvre importante D'autre part, des moyens spéciaux, tels que des oeillets, douilles, etc, sont nécessaires pour relier en cas de besoin les connexions d'une face du panneau à celles de la face opposée.
Or, la mise en place de ces oeillets, qu'elle se fasse à la main pu par voie mécanique, cause également un travail importante
Pour parer en partie à ces inconvénients, on est allé jusqu'à confectionner certains organes, tels que les conden sateurs fixes et bobines de self, en ayant recours aux procé- dés décrits ci-dessus$ Ces organes disposés en prolongation des connexions, font ainsi corps avec le panneau-support.
Cette façon de procéder, avantageuse pour des appa- reils simples, présente des inconvénients graves pour des appareils plus complexes, tels que des postes de T.S.F. à nombre de tubes élevé et à montage compliqué, car elle oblige dans la plupart des cas, à mettre le panneau entier, c'est 'a dire, la pièce essentielle du poste au rebut si un seul de ces organes est devenu défectueux.
La présente invention a pour but, d'une part, de réa- liser une économie très importante de main-d'oeuvre dans
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@ l'établissement des connexions ainsi que dans le montage et le soudage des organes de l'appareil et de permettre d'autre part, le remplacement facile de pièces défectueuses.
Le procédé de fabrication, qui en fait l'objet, part du même principe fondamental que ceux énoncés ci-dessus, à savoir : disposition de toutes le s connexions de la par- tie essentielle de l'appareil sur une ou les deux faces d'un panneau isolant.
Toutefois, en dehors de leur rôle de servir de con- ducteurs du courant électrique, ces connexions sont, en outre, conçues pour pouvoir servir, le cas échéant, ou de supports des organe s fixes de l'appareil, ou de contacts pour les organes amovibles, Elles peuvent même former des organes ou parties d'organes de l'appareil, tels, par exem- ple, que des bobines de self, condensateurs, contacts de commutateurs, etc. A cet effet, elles sont fabriquées en du métal plus épais et plus rigide que précédemment, par exemple du laiton écroui et étamé*
D'une façon générale,on les obtient par un découd- page à la presse, à l'aide d'un outil de découpage approprié, qui les débite sous forme de grilles homogènes affectant "grosso modo" la forme des tracés des connexions à prévoir sur le panneau isolant.
Ces grilles sont constituées par les connexions proprement dites, bandes métalliques étroites munies aux endroits nécessaires de pattes ou appendices à plier à angle droit et à rouler éventuellement pour pouvoir servir de cosses et contacts pour le raccordement des organes fixes et amovibles de l'appareil électrique,, -. et par des ponts de matière destinés à maintenir toutes les connexions ensemble jusqu'à leur fixation définitive sur le panneau.
Celle-ci s'opère également à la presse. Cette opération con- siste à cisailler les ponts de matière et à les rabattre dans des ajourages sous,jacents ménagés à cet effet dans le panneau isolante En même temps que les ponts de matière, des pattes façonnées aux connexions sont rabattues dans des
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ajourages similaires et de cette façon les connexions sont séparées les unes des autres par le cisaillement de leurs ponts de liaison,
Une autre caractéristique du procédé consiste à disposer un nombre aussi élevé que possible de pièces sur un côté-'du panneau à connexions Pour un poste récepteur on placera,-par exemple, toutes les résistances fixes,
tous les condensateurs de moyenne fréquence ainsi que le bloc d'accord sur la face supérieure du panneau Les fils de branchement de ces organes passeront par des trous à travers le panneau à connexions pour rejoindre de l'autre côté les cosses pliées à angle droit et formant prolongation des connexions comme décrit ci-.dessus.
De même, les connexions placées sur la face supérieure du panneau à connexions qui doivent rejoindre des connexions placées sur la face inférieure, seront munies de prolongation pliées à angle droit qui traversent des ajou- rages pratiqués dans le panneau, et rejoignent les cosses respectives des connexions inférieures,
Tous les organes de l'appareil se trouvent donc dis- posés sur l'une des faces du panneau, de préférence le dessus, tandis que tous les endroits de contact à réunir par des sou- dures sont placés sur l'autre face du panneau,.
Lorsque tout est en place, il suffit de plonger horizontalement les endroits de contact, d'abord dans un bain de liquide décapant, et ensuite dans un bain d'étain en fusion pour réaliser d'un seul coup toutes les soudures à exécuter,, Comme les endroits de contact à réunir par sou- dure dépassent davantage de la face inférieure du panneau que les contacts dans lesquels sont emmanchées les fiches des organes amovibles de l'appareil électrique, ces contacts ne viennent pas toucher les bains de décapage et de soudure.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une réalisation pratique du procédé objet de l'invention,
La figure 1 montre en plan la grille métallique obtenue par un découpage à la presse et comportant, à la fois,
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les connexions 1, les ponts de matière 2, destinée à les maintenir ensemble et les pattes ou appendices , 4, 5, destinées à former ultérieurement, soit les cosses de raccor- dément pour les organes fixes de l'appareil, soit les douilles de contacts pour les organes amovibles, soit, enfin, les or= gane s d'agrafage des connexions.,
Le tracé choisi comme exemple pour la grille peut être considéré comme arbitraire et est sans importance pour l'illustration du procédé Les ponts de matière 2 sont rendus connaissables par une hachure fine.
Les pattes 1 et 4 se gref- fent sur les connexions,seront pliées à angle droit et roulées en oeillets ou douilles avant que la grille soit placée sur le panneau-support 6 en matière isolante telle, par exemple, que du carton bakélisé,
Ce panneau comporte des trous ± pour l'enfilage des fils de raccordement des organes fixes de l'appareil et, aux endroits où se situeront les ponts de matière 2 et les pattes 5, des ajourages 8, dans lesquels ces parties sont rabattues pour assurer l'assujettissement de la grille au panneau iso- lant,
Les fig. 2 à 5 représentent en coupe et à échelle agrandie différents endroits de la grille, où se pratique cette opération.
Dans la fig. 2, les poinçons % de l'outil de presse ne font que rabattre les pattes 2 greffées sur les branches de connexion 1, dans les deux ajourages 8 de mêmes contours pratiqués dans le panneau 6. Après ce rabattement, les dites pattes pourraient venir à fleur avec la face opposée du pan - neau ou en dépasser légèrement, Dans ce dernier cas, les bouts émergeants seraient rabattus sur ladite face, Dans les deux cas, ces pattes agissent à l'instar d'agrafes assurant le maintien en place de la connexion 1 sur le panneau isolante
La fig, 3, fait voir une opération sensiblement identique, exécutée au droit d'un pont de matière 2, d'une part, et d'une patte , d'autre part Ii, le poinçon 2,
de
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l'outil de presse est agencé de façon à sectionner d'abord unilatéralement le pont de matière 2 de la connexion 1 dont il assurait la liaison avec les autres parties de la grille, Puis, ce pont est rabattu tout comme la patte d'agra fage dans les ajourages " ad hoc Il 8 pratiqués dans le panneau isolant 6, -
La fig. 4 représente la coupe d'un endroit, où deux ponts de matière 2 seront sectionnés au milieu et leurs deux moitiés rabattues individuellement dans les ajou.- rages sous-jacents 8,
La fig.
4 fait voir en même temps une variante de l'outil de presse qui comporte dans ce cas un presse-flan 10 pour guider les poinçons 2. et appuyer pendant l'opéra,' tion de cisaillement et de rabattement le panne au 6 sur la matrice 11.
Les parties des ponts de matière 2 non indis, pensables à l'agrafage des connexions seront éliminées lors de cette même opération-,
La fig. 5 représente en coupe le même endroit de la grille que la fig. 4 après le rabattement des bouts émergeants des ponts de liaison sectionnés.
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Il va de soi que grâce à l'agencement particulier de l'outil de presse qui comporte autant de poinçons qu'il y ait de sectionnements et d'agrafages à faire, toutes ces opérations se font par un seul coup de presse et, éventuelle- ment, par un second coup pour le rabattement des bouts émer- geants Il y a ainsi à la fois décomposition de la grille en un nombre prédéterminé de connexions, séparées les unes des autres et fixation de ces connexions, ainsi que des cosses et contacts qui en sont solidaires, sur le panneau- support,
La fig.
6 représente la mise en place d'un or- gane fixe 12 de l'appareil électrique sur le panneau-sup- port 6, Les fils 13 de cet organe passent successivement dans les trous 2 du panneau et dans les oeillets des pattes
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3 pliés en cosses et après un découpage au-delà des cosses, ils sont rabattus, comme représenté, pour assurer la retenue en place provisoire de l'organe 12; La liaison définitive entre cet organe et ses connexions, s'opère par soudure et simultanément pour tous les organes 12 à insérer dans les différents circuits de l'appareil électrique, A cet effet, les saillies formées par les cosses et les bouts de fil de raccordement sont plongées d'abord dans un bain de décapage, puis- dans un bain d'étain en fusion.
Cn conçoit aisément que cette opération de sou- dure collective en corrélation avec les autres phases du procédé décrit, permet de réaliser une économie importante de main-d'oeuvre qualifiée et partant, procurent un abaisse- ment notable du prix de revient des appareils électriques ainsi construits.
La fig. 7 représente le montage d'un organe amo- vible 14 sur le panneaux-support 6, II'n'y est pas fait-em- ploi d'un socle spécial rapportée au panneau, mais seulement d'un doublement 6' destiné à assurer un meilleur guidage des fiches de contact 14'de l'organe amovible qui sont emmanchées dans les trous 7 du panneau et passent ensuite dans les douilles de contact que forment les pattes 4 roulées en oeillets., On remarquera que ces douilles sont beaucoup plus courtes que les cosses 3.
Elles ne viendront donc pas plon- ger dans le bain d'étain lors de l'opération de soudure*
L'application ci-dessus décrite du procédé à la fabrication d'un poste récepteur de T.S.F, n'est évidem- ment qu'une des multiples applications que ce même procédé pourrait trouver dans la construction d'autres appareils électriques complexes.
Dans certains cas, toutes ou presque toutes les connexions pourront être placées d'un seul côté du panneau- support, Dans ce cas, il n'y aura pas lieu d'établir deux grilles à connexions, une seule étant suffisante, la deu- xième pouvant être remplacée par un ou plusieurs bouts de
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/ fils pliés en U et dont les parties courbées à angle droit rejoindront pour la soudure le côté du panneau portant la grille à connexions.
Le schéma représenté dans la figure I du dessin fait voir de telles liaisons 15 en traits poin- tillés,
Enfin, la grille métallique pourrait comporter, outre les connexions avec leurs appendices, des organes ou parties d'organes fixes de l'appareil tels-, par exemple, que les contacts fixes des commutateurs de gammes d'ondes, des bobines en spirale, des armatures de condensateurs, etc
Le procédé décrit pour la confection des grilles à l'aide d'outils de découpage se prête plus particulièrement- à la fabrication de grandes séries d'appareils, Pour des séries de moindre importance, il pourrait recevoir une mo- dification en ce sens, que le découpage mécanique de la grille soit remplacé par une corrosion -la l'acide des feuilles de métal, tel qu'on la pratique en photogravure.
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REVENDICATIONS
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