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"couteau, notamment biatouri".
La présente invention concerne les couteaux et en parti- culier les bistouris. Il existe déjà des bistouris dans lesquels la lame et le manche sont en une seule pièce. Ces bistouris sont d'une construction robuste (ils ont environ 4 m d'épais- *sur) et comportent un poids notable de métal (environ 60 gr.), la lame présentant une section de forme triangulaire. Ces bis- touris sont destin'. , servir pendant une longue période, la lame étant réaiguisée et affûtée de temps en temps pour conaer - ves le fil nécessaire de son tranchait.
On conçoit que ces bistouris comportent les inconvénient) qu'ils sont relativement lourda, qu'il faut de temps en temps
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les faire réaiguiser et qu'il est en conséquence nécessaire qu'un chirurgien en ait une quantité importante afin qu'il dis- pose toujours de bistouris bien aiguisés.
En outre, ces bistouris sont relativement coûteux, car ils doivent Atre faits à la main et parce qu'il faut utiliser un poids relativement important de métal pour la fabrication de chaque bistouri.
Pour éviter le dernier inconvénient mentionné, on a pro- posé de créer un bistouri comportant des lames amovibles fixées à un lourd manche, les lames étant remplacées par des lames neu- ves lorsqu'elles sont émoussées. Le dispositif servant à fixer la lame au manche doit être simple et efficace, mais il doit 3tre approprié à être posé et retiré facilement.
Ces bistouris comportent un certain nombre d'inconvé- nients; la lame doit Atre fixée au manche après stérilisation à l'aide de pinces; c'est là une opération difficile qui a souvent pour résultat de couper les gants de caoutchouc de la personne qui pose la lame ; est nécessaire de stériliser de nouveau les instruments et il en résulte une perte de temps ; les opé- rations importantes, dans des cavités profondes, il y a danger que la lame se détache et se perde dans la plaie.
Dans de tels bistouris le procédé de fixation de la lame au manche est tel qu'il peut se produire un certain jeu ou lâche. qui a pour ré- sultat une flexion ou torsion lors de la coupe; il y a aussi le danger que de telles lames s'échappent du manche si elles ne sont pas convenablement posées, la saillie ou monture du manche, sur laquelle la lame est posée, ayant une section relativement faible et étant en métal doux, de sorte qu'olle peut facilement être endommagée lors de la chute sur une surface dure en la mettant hors d'usage ; les lames sont aiguisées en creux et sont destinées à être utilisées un grand nombre de fois, après quoi elles sont jetées.
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On conçoit donc que bien que ces lames soient relative- ment peu coûteuses, les manches qui sont en métal plein et qui reçoivent un dispositif spécial de monture pour la fixation de la lame sont relativement coûteux. Ces bistouris ont encore l'autre grand inconvénient que si le manche se trouve endommagé ou perdu, il n'y a aucune possibilité d'utiliser certaines des lames qui peuvent être disponibles.
L'invention vise entre autres à créer un bistouri qui évite les inconvénients des deux types mentionné* ci-dessus tout en combinant les avantagea.
Parmi ses buta, l'invention vise à créer un bistouri pouvant être fabriqué en grande série, qui comporte des avanta- ges jusqu'alors inconnus dans ce type d'instrument.
Plus particulièrement, l'invention crée un bistouri dans lequel la lame et le manche sont en une seule pièce, qui est de fabrication peu coûteuse de façon que l'on puisse le jeter, si on le désire, après une seule opération, qui est léger, mais rigide et qui n'a pas tendance à se tordre en cours d'usage, qui est facilement empaqueté sous un faible volume et qui est parti- culièrement approprié à la fabrication en série comparativement aux bistouris utilisés jusqu'à présent, dans lesquels il taillait faire à la main l'ensemble du bistouri ou le manche.
Conformément à l'invention, on crée des couteaux, en particulier des bistouris, dans luels la lame et le manche sont en une seule pièce et sont estampés sur une longueur de feuillard métallique, puis des moyens sont prévus pour conférer la raideur ou la rigidité nécessaire au bistouri au cours de l'o- pération d'estampage. Ces moyens peuvent consister à estamper le couteau ou bistouri avec des nervures et rainures xx ou ondula- tions, qui peuvent s'étendre dans le sens de la longueur de la lame et du manche ou à prévoir un renforcement affectant la forme d'une bande métallique disposée autour de la totalité ou d'une partie seulement des bords non coupante de la lame et/ou du man- che.
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De plus, conformément A l'invention, le couteau ou bistou- ri est fait en acier mince, plat, ayant une épaisseur de par exemple moins de 2mm et il est estampé sous la forme désirée, puis le manche peut être raidi, pat exemple au moyen d'ondula- tions longitudinales pour lui conférer la rigidité nécessaire, de façon qu'il n'y ait pas de flexion en cours d'usage.
En outre, conformément à l'invention, le bord seulement de la lame est aiguisé, ce bord étant meule creux dans une machi- ne de précision.
Une partie se trouvant à l'extrémité du manche du bistou- ri peut être établie sous la forme d'une bande plate non ondulée, de façon qu'elle puisse être utilisée comme dissecteur et un trou peut être prévu dans la bande plate de façon que le manche du bistouri puisse être enfilé sur un fil ou une tige pour la stérilisation en évitant la possiblité d'endommagement des bérds du bistouri lorsqu'il est stérilisé de la manière usuelle dans une cuvette.
Des cannelures transversales, nervures ou conformations équivalentes peuvent être prévues à la partie avant ou près de la partie avant saisie du manche pour donner une prise suffisante et régler la pression.
Les bords du manche du bistouri peuvent être courbés ou être munis autrement de surfaces plates sur lesquelles les par- ties de la main ou le doigt peuvent prendre appui sans gêne au cours de l'utilisation.
Un bistouri de ce type, qui est fabriqué en acier, est léger, il ne pèse environ que 7 gr. et a une épaisseur de 0,7mm; sa fabrication est donc bon marché; le bistouri peut être jeté dès que la lame est trop émousaée pour l'usage particulier auquel il sert.
Il n'y a aucun assemblage à faire avant l'usage et, étant donné que la lame et le manche sont en une seule pièce, le bis-
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touri peut être utilisé avec une sûreté complète.
Le bistouri peut être fabriqué en tout métal convenable, mais il est avantageusement fait en tale d'acier trempée.
L'invention est illustrée schématiquement, à titre d'exem- ple, au dessin annexé.
La fig.l est une élévation schématique illustrant le procédé de fabrication des bistouris selon l'invention.
La fig.2 est une vue en perspective d'un bistouri confor- me à l'invention.
La fig. 3 est une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fige 4 est une coupe transversale suivant la ligne 4-4 de la fig. 2.
La fig, 5 est une vue en perspective d'une variante dans laquelle la partie supérieure de la lame est également ondu- lée.
La fig. 6 est une vue en perspective d'une autre varian- te.
La fig. 7 est une vue en perspective d'une autre varian- te.
Les fig. 8 et 9 sont des coupes transversales suivant les lignes 8-8 et 9-9 de la fig. 7.
Les fig. 10 et 11 sont des vues en perspective d'autres variantes.
Suivant le procédé de l'invention, le couteau peut être fait à partir d'un mince feuillard d'acier continu 1 ayant envi- ron 0,6 mm d'épaisseur que l'on peut faire passer à travers une machine 2 dans laquelle les lames 3 et les manches 4 sont estam- pés, les bistouris demeurant reliés à leurs extrémités sous la forme d'une bande continue par de minces parties de métal. Après avoir été trempée en 5, la bande 3 est aiguisée en la faisant passer par une machine aiguiseuse de précision 6 de type connu pour produire un tranchant meule creux d'environ 1,5 mm de lar- geur. Le manche 4 du bistouri est établi avec des ondulations longitudinales 7 ou eat formé de façon analogue au coure de l'o-
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pération d'estampage, de manière à raidir et renforcer ce manche pour son utilisation.
Les ondulations 7 ainsi formées servent à la fois à assurer la rigidité du manche et à améliorer sa tenue.
On comprend que la lame n'est pas meulée en creux sen- siblement sur toute sa largeur, comme les lames connues, et qu'il ne serait pas possible, en raison de la faible épaisseur de la bande métallique, de former un bord creux couvrant la totalité ou sensiblement la totalité de la lame.
A la fig. 5, le bord supérieur de la lame présente une ondulation 8.
A la fig. 6, le bistouri est représenté avec une partie d'extrémité 9 du manche qui n'est pas ondulée pour servir de scalpel, cette partie étant appropriée à servir de dissecteur au cours de l'opération dans laquelle le bistouri est utilisé.
Les fig. 7, 8 et 9 montrent un bistouri dans lequel la partie antérieure du manche est cannelée ou nervurée en 10 pour assurer une meilleure tenue, puis un trou 11 est percé dans l'ex- trémité du manche pour permettre de suspendre facilement le bis- touri sur un fil métallique pour la stérilisation.
La partie supérieure de la lame 3, de même que le manche 4 ( fig. 5) peuvent être établis avec des nervures, rainures ou ondulations 7, 8 s'étendant dans le sens de la longueur du bis- touri, qui sont formées lors de l'estampage pour conférer la ri- gidité nécessaire au bistouri, mais l'invention n'est nullement limitée en ce qui concerne la forme ou l'étendue des nervures, rainures ou ondulations.
La rigidité ou raideur du bistouri peut être assurée d'autres façpns que par nervurage. Ainsi, le bord du manche et/ ou le bord supérieur de la lame peuvent être renforcés pour em- pêcher leur torsion ou flexion en prévoyant sur une bande mar- ginale de métal 12, présentant une section en U, qui s'étend autour des bords de la lame et qui y est fixée de toute manière convenable, par exemple par serrage, comme représenté à la fig.
10.
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La fig. 11 montre une variante dans laquelle le réglage de la pression est assuré en formant une partie 13 s'étendant latéralement en un endroit auquel le doigt ou les doigts portent sur le bord supérieur du bistouri, de façon que celui-ci puisse être maintenu sans être gène. La forme de la partie qui fait saillie latéralement peut varier de diverses manières pour se conformer à celle de la partie du doigt ou de la main portant sur le bistouri. En outre, ces parties peuvent être prévues en tout endroit le long du dessus ou du bord inférieur du bistou- ri afin d'éviter toute gène au cours de l'utilisation.
Après que le bistouri a été estampé à partir de l'ébau- che, il peut être trempé et le tranchant peut être formé sur le bord inférieur de la lame dans une aiguiseuse de précision de la façon connue.
Les lames peuvent être revêtues de graisse et empaque- tées en les plaçant les unes contre les autres en tout nombre convenable pour la vente.
Le bistouri est particulièrement approprié à la stéri- lisation, car il ne comporte pas de cavités ou parties analo- gues dans lesquelles de la crasse pourrait s'accumuler et il est particulièrement approprié à être utilisé dans les forces ar- mées, dans lesquelles il faut souvent opérer sur place dans des endroits où il n'y a pas de facilité pour aiguiser les lames.
En outre, ce bistouri est léger et on peut facilement l'empaquet< en grand nombre sous un faible espace, de sorte que l'on peut toujours disposer d'une provision suffisante de ces bistouris sans inconvénients, soit au point de vue de l'accumulation, soit au point de vue du transport,
Le couteau selon l'invention a été décrit comme étant réalisé sous forme de bistouri ou de scalpel, mais il peut aussi affecter la forme d'un couteau pour amputations ou autres analo- gues; il peut aussi être utilisé pour d'autres usages, par exem-
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ple par les pédicures, pour le travail de découpage et de monta- ge photographique, la forme des lames étant modifiée suivant le travail particulier pour lequel le couteau est utilisé.
L'épaisseur du métal avec lequel le bistouri est fait est un facteur important. Comme indiqué dans ce qui précède, l'invention vise en particulier à fabriquer un bistouri bon marché et efficace, qui soit léger et rigide; il est en consé- quence essentiel que ce bistouri soit prdduit par les procédés de fabrication en grande série et ne soit pas fait, comme jus- qu'à présent, manuellement. Le métal avec lequel le bistouri est fabriqué doit en conséquence être suffisamment mince pour permettre de l'estamper. Du métal de dimension convenable pour l'estampage doit être renforcé pour conférer la rigidité néces- saire. Cette dernière est assurée avantageusement selon l'inven- tion au cours de l'estampage en produisant des ondulations sur le manche seulement ou à la fois sur le manche et sur la partie supérieure de la lame.
L'épaisseur du feuillard d'acier qui peut être utilisé est en conséquence déterminée par sa faculté d'estampage et de conformation avec un manche rigide, avanageu- sement au cours de l'opération d'estampage. Les limites imposées quant à l'épaisseur seront bien évidentes pour les personnes au courant de ce travail. On a trouvé qu'un feuillard d'acier ayant une épaisseur rentrant dans la limite de 0,5 à 2 mm peut être utilisé, mais qu'il est préférable d'employer un feuil- lard d'une épaisseur de 0,5 à 0,75 mm.