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"FRAISE A DENTS AMOVIBLES FOUR LA FABRICATION DES CHAUSSUKLS"
La. présente invention est relative à une fraise à dents amovibles pouf la, fabrication des chaussures.
On sait que les fraises utilisées actuellement dans l'industrie de la chaussure, dites "fraises à lisses" pour le fraisage du cuir, comportant un certain nombre de dents taillées dans la masse qui peuvent être usinées à partir d'un bloc d'acier commun. Malgré les traitements thermiques subis, elles sont de durée éphémère et, ce qui est plus grave, elles ne coupent que pendant un temps très court après chaque affûtage, le fil en étant très rapidement émoussé.
Enfin, le moindre échauffement provoqué par l'affûtage
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détrempe le métal, la dent perdant ainsi toute qualité.
La présente invention a pour but de fournir aux utili- sateurs une fraise répondant aux exigences du travail et permettant, pour une prix raisonnable, de fabriquer une fraise de haute résistance à l'usure en évitant les frais élevés causés par la nécessité d'un affûtage fréquent.
Conformément à l'invention, la fraise destinée d'une manière générale au meulage du cuir et matières analogues est caractérisée par le fait que ses dents sont des pièces rapportées amovibles et constituées par une matière beaucoup plus dure que le corps de la fraise.
Selon une première forme de réalisation de l'invention, on peut disposer les dents amovibles sur le pourtour et dans les créneaux d'un noyau préparé et usiné à cet effet, ces dents comportant dans la région coupante, une plaquette métallique de haute résistance à l'usure, des évidements étant creusés sur leurs queues, dans lesquels on viendra entrer à force un anneau sur chaque face de la fraise, ces anneaux étant destinés à bien maintenir les dents et à les presser vers l'axe du noyau, lesdits évidements ayant eux-mêmes une forme et une disposition telles, qu'ils aident à cette pression dans le sens voulu.
Selon une seconde forme de réalisation de l'invention, le noyau, en métal ordinaire, peut porter des créneaux formant à la fois la partie arrière de la dent et un support pour une plaquette qui sera fixée dessus, le devant ou partie tranchante de chaque dent étant constitué par cette plaquette qui est relativement mince et faite en carbure métallique ou autre matière à haute résistance; fixée sur chaque support par soudure; dont la fusion permet de changer seulement ladite
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plaquette, le support restant intact.
Selon un troisième mode de réalisation de l'invention, le noyau peut être obtenu par moulage, les plaquettes étant disposées avant le moulage aux places qu'elles devront occuper dans la fraise finie, se trouvant ainsi enrobéeset fixées lors du refroidissement.
Suivant d'autres formes de réalisation, on peut fixer, les dents rapportées sur le corps de fraise au moyen d'une goupille que l'on entre à force dans une rainure ménagée dans un logement du corps de fraise en regard de l'emplacement de la dent rapportée. On peut encore maintenir les dents rappor- tées dans des logements périphériques du corps de fraise au moyen de goupilles introduites à force dans des fentes ménagées à la périphérie du corps de fraise à proximité des logements des dents rapportées.
L'invention sera, en tous cas, bien comprise à l'aide de la description qui suit et du dessin annexé, lequel est un schéma donné surtout à titre d'indication. Dans ce dessin :
La Fig. 1 est une vue en élévation d'un noyau établi conformément au premier mode de réalisation de l'invention;
La Fig. 2 est une vue en coupe suivant AA' Fig. 1 dudit noyau ;
Les Figs. 3, 4 et 5 sont des vues d'une dent établie conformément audit premier mode de réalisation de l'invention, respectivement en élévation, de profil et en plan;
La Fig. 6 est une vue en plan d'un anneau de fixation;
La Fig. 7 est une vue en coupe dudit anneau suivait BB' Fig. 6;
La Fig. 8 montre en élévation un noyau établi selon ledit premier mode de réalisation, muni de ses dents et des
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anneaux de fixation;
La Fig. 9 montre de profil ledit noyau muni de ses dents et des anneaux de fixation;
La Fig. 10 montre en élévation un noyau établi selon le second mode de réalisation de l'invention;
La Fig. 11 est une vue en coupe de oedit noyau suivant CC' Fig. 10;
La Fig. 12 montre en élévation et à échelle relativement grande des plaquettes qui seront soudées sur le noyau;
La Fig. 13 est une vue de profil de ladite plaquette ;
La Fig. 14 montre en élévation une fraise dont chaque plaquette est maintenue en place par une goupille;
La Fig. 15 est une vue en élévation d'une variante de la Fig. 14;
Selon la première forme de réalisation de l'invention, le noyau 1 comporte deux rainures ou gorges 2 et 3, l'une sur la face interne, l'autre sur la face externe de la partie crénelée.
Il comporte en outre une partie filetée extérieu- rement 4, qui servira à visser un contre-écrou 5 destiné à éviter la sortie de l'anneau et deux encoches 6 et 7 qui serviront à permettre la prise d'un outil de serrage pour monter la fraise sur la machine.
Comme montré sur les figures 3,4 et 5, la partie coupante de la dent est constituée par une plaquette métallique 8 faite en un métal ou alliage aussi résistant que possible à l'usure, tel qu'un carbure métallique, fixé par brasure sur le corps de la dent. Celle-ci comporte une queue plate 9 qui servira à sa fixation. Sur cette queue sont creusée deux évidements 10 et 11 qui seront les logements des anneaux de fixation; ces évidements ont une forme appropriée pour le maintien en place des anneaux.
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Les dents sont maintenues en place sur le noyau par deux anneaux 12 et 13 qui assurent un maintien des dents rigoureusement en place et sans jeu. Il faut d'ailleurs remarquer que chacun des anneaux tendra vers la forme d'un polygone dont les sommets sont représentés par les évidements de chaque dent, l'effort qui se fait sentir tendant à presser les dents vers l'axe du noyau.
Une fraise à dents amovibles telle que décrite aura les mûmes dimensions que celles taillées dans la masse; elle sera aussi facile à affûter et sa sécurité sera identique. les fraises ainsi établies selon l'invention sont faites sans gaspillage de matière ; pourra donc employer à leur fabri- cation des métaux très durs, tels que les aciers spéciaux, lesquels, malgré leur prix élevé permettront d'obtenir des fraises de prix de revient tout à fait acceptable et qui, cependant, grâce à la présence de la plaquette 8, présenteront une haute résistance à l'usure et une durée décuple ou même centuple de celle des fraises actuellement en usage.
L'enlèvement des dents usées et leur remplacement par des neuves se font très facilement*
L'importance de l'amovibilité des dents apparaît claire- ment si l'on considère que les plaquettes métalliques 8 ne peuvent s'usiner qu'au moyen de meules spéciales et de meules diamantées. Il est donc impossible, dans l'état actuel de la technique, de disposer lesdites plaquettes sur les fraises à chaussures taillées dans la masse : en effet, la distance périphérique qui sépare deux dents consécutives est de l'ordre de 5 millimètres, ce qui rend impossible l'usinage, le profilage et le détalonnage desdites plaquettes au moyen de meules, aussi petites qu'elles soient.
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Par contre, on comprendra facilement que l'usinage et le détalonnage des dents amovibles armées de plaquettes métalliques conformes à l'invention, soient extrêmement faciles en utilisant les montages spéciaux.
Cependant les essais qui ont été faits du susdit mode de réalisation ont montré que :
1 l'usinage est très minutieux,' donc coûteux;
2 l'usinage et le détalonnage de plaquettes en carbure sur leurs supports entraîne: entre le support et la plaquette, une poudre abrasive composée de débris de diamants et de débris de carbure. Cette poudre abrasive attaque la brasure elle-même et risque d'engendrer des décollements de la plaquette. L'effet ci-dessus mentioné est très apparent au microscope.
Les essais ont également permis de faire une observation importante : le travail de ces fraises sur les matières telles que cuir naturel ou synthétique, caoutchouc, matières plastiques, fibres, cartons, etc... ne donne lieu à aucun échauffement, à l'encontre de ce qui se produit dans le travail du métal. Ces essais ont donc amené deux autres formes de réalisation, repré- sentées sur les figures 10 à 13.
Selon la seconde forme de réalisation de l'invention, le noyau 14 porte des créneaux en nombre quelconque (en parti- aulier 16,12 ou 8) mais les supports sont dégagés dans la masse et ne forment qu'une seule pièce avec le noyau. Une fois usiné, ce noyau se présente donc comme montré sur le figure 10, les parties pointillées qui représentent les plaquettes en carbure métallique étant considérées comme vides, et la denture enscier ordinaire étant dé talonnée comme pour la fabrication d'une fraise classique.
Le devant de la dent, dressé assez profondément dans
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la masse prépare le logement de la plaquette 15. Les plaquettes étant inclinées sur le montage d'usinage beaucoup plus que sur le noyau sur lequel elles seront utilisées, se trouvent de ce fait détalonnées lorsqu'elles sont mises en place sur ledit noyau. Le montage peut également être fait à plat pour se déplacer sur le plateau d'une rectifieuse, à condition de maintenir l'exagération de la pente qui provoquera le détalonnage pour la même raison que plus haut,
Du fait que l'on usine seulement les plaquettes, on supprime l'inconvénient signalé, à savoir l'effet abrasif sur la brasure. De plus, les meules diamant ne sont pas encrassées par l'entraînement de parcelles d'acier ordinaire.
Une fois effectuée leur mise en place, sur le montage circulaire ou à plat, les plaquettes reçoivent un usinage oomplet qui les met à longueur fixe au centième, et leur donne, sur l'arête coupante, un profit réalisable à la demande, tel que celui représenté sur les figures 12 et 13, ou tout autre.
L'affûtage ayant lieu sur la face 16 de la dent, il est facile de constater que le profil de l'arête coupante restera constant jusqu'à usure de la plaquette - technique habituelle du profil constant. Comme déjà dit, les dents du noyau auront un profil détalonné ajusté au plus près du profil des plaquettes.
Ainsi préparées, les dents seront soumises à un traitement spécial permettant soit l'argenture, soit l'étamage des faces devant être en contact avec le noyau. On fait subir au noyau un traitement similaire sur ses surfaces devant être au contact des plaquettes.
Le tout est mis ensuite dans un montage spécial ayant pour but de maintenir les plaquettes dans leurs logements, exactement centrées suivant l'axe du noyau et rigoureusement
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à leurs places. Le tout est ensuite plongé dans un bain de métal en fusion, argent ou étain. La soudure pénètre faci- lement là où elle doit se loger pour maintenir les plaquettes.
Lorsque le noyau muni de ses plaquettes aura été retiré du bain, l'ensemble refroidi et dressé sur ses faoes extérieures, la fraise à dents amovibles en carbure métallique à profil constant sera prête à l'usage.
Pour affûter les dents, il n'est pas besoin de les séparer du noyau : il suffit qu'une meule diamantée mince puisse passer entre les dents ; enarrosant copieusement, aucune élévation de température ne risquera de faire fondre la soudure. Pour changer les dents, ou plutôt les plaquettes, il suffit de chauffer le noyau : la soudure fond et les plaquettes tombent.
On conçoit facilement les avantages que présente cette méthode qui donne une plus grande rigidité à la denture et demande moins d'usinage, tout en conservant les avantages apportés par les plaquettes qui permettent un usage mille fois supérieur à ce que l'on obtient avec les fraises ordinaires.
Selon une troisième forme de réalisation de l'invention, on peut, en partant toujours des plaquettes usinées et détalonnées et à profil constant, fabriquer un moule permettant de mouler sous pression un noyau de la forme sus-décrite.
Dans ce moule, avant le moulage, on dispose les plaquettes maintenues bien à leurs places définitives. Ensuite, on coule dans ce moule un alliage léger, ou des poudres métalliques, ou des matières plastiques, etc. Par le fait du moulage sous pression, le noyau serait ainsi obtenu très rapidement et les plaquettes s'y trouveraient étroitement enrobées, sans risque de se détacher.
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Dans le cas représenté sur la Fig. 14, chaque plaquette est maintenue en place sur le noyau 1 au moyen d'une goupille telle que 17, que l'on entre à force dans une rainure pratiquée dans la plaquette, d'une part, et dans un logement pratiqué dans le noyau, d'autre part. La section de cette rainure et celle de ce logement peuvent avoir toute forme appropriée, circulaire, rectangulaire, ou autre. La rainure de la plaquette peut éventuellement ne pas exister.
Cette goupille 17 maintient à elle seule la dent, ou bien on peut aussi la mettre en oeuvre pour consolider une dent déjà soudée ou collée, ou qui sera soudée ou collée après- forçage de la goupille.
Il va de soi que ce mode de fixation ou de consolidation de la dent peut s'appliquer à une dent en acier ordinaire dont une faoe est durcie, ou à une dent composée d'un support sur lequel est fixée, par soudure ou par tout autre moyen, une mince plaquette en métal dur, - aussi bien qu'à une dent constituée tout entière par une plaquette en métal dur.
Selon une variante représentée sur la Fig. 15, les dents sont insérées dans des logements tels que 18 pratiqués dans le noyau 1, des fentes telles que 19 étant prévues sur le pourtour du noyau entre chaque dent, des goupilles telles que 20 sont forcées dans lesdites fentes, dont la dilatation par suite de l'élasticité du métal, serre fortement les queues des dents dans leurs logements.
L'invention ne se limite d'ailleurs aucunement aux formes de réalisation qui viennent d'être spécialement décrites; elle en comprend, au contraire, toutes les variantes, notamment : - celle dans laquelle les dents seraient réalisées par matriçage d'une plaque d'acier, ce qui permettrait d'obtenir
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d'un seul coup de presse une dent prête à être utilisée, après brasure de la plaquette 8; - celle dans laquelle la plaquette 8 aurait des dimensions plus grandes que dans les formes de réalisation décrites, la partie coupante et la queue de la dent, ou même la dent tout entière, pouvant être faites du métal ou de l'alliage consti- tuant la plaquette 8;
- celle dans laquelle les sections des anneaux de fixation et celles des évidements destinés à les recevoir auraient une autre forme que celle décrite.
REVENDICATIONS @
1. Fraise pour le meulage du cuir et matières analogues caractérisée par le fait que ses dents sont des pièces rapportées amovibles et constituées par une matière beaucoup plus dure que le corps de la fraise.