<Desc/Clms Page number 1>
bobine à noyau coulissant
Lorsque, par exemple dans les radio-récepteurs, on utilise deux ou un plus grand nombre de bobines à noyau coulissant, en- traînées par le même organe de commande, il faut disposer de moyens correcteurs spéciaux pour obtenir une variation correspon- dante de la self-induction de deux bobines en fonction de la po- sition de l'organe de commande (courbe d'accord). Même dans le cas d'utilisation d'une seule bobine, il peut être désirable d'adapter la courbe d'accord à un autre élément, par exemple un cadran d'étalonnage..
En général, on s'efforce d'influencer séparément la courbe d'accord aux deux extrémités et dans la partie centrale. A cet effet, il existe plusieurs moyens.
<Desc/Clms Page number 2>
Le brevet Français No. 895.939 décrit une bobine à noyau coulissant muni d'un élément correcteur ferromagnétique sui se trouve à l'extrémité arrière (l'extrémité qui pénètre en dernier lieu dans la bobine), et qui suit donc le mouvement de ce noyau.
L'élément correcteur y affecte la forme d'un disque ou d'une cuvette, et peut se visser sur une tige filetée prévue à l'ex- trémité du noyau dans le prolongement de celui-ci. La distance de l'élément correcteur à l'extrémité du noyau influence la courbe d'accord essentiellement à l'extrémité de celle-ci qui correspond à la self-induction maximum.
L'invention concerne une bobine à noyau coulissant com- portant un élément correcteur appliqué d'une manière analogue et fournit une forme de construction simple et bon marché.
Suivant l'invention, l'élément correcteur est constitué par au moins une tige ou une bande de matière ferromagnétique céramique frittée, à perméabilité d'au moins 100, qui est fixée au support non magnétique du noyau à peu près parallèlement au noyau et d'une manière que cette tige ou cette bande puisse être déplacéeaxialement par rapport à ce noyau. Cette matière peut être essentiellement constituée de ferrite magnétique et sera appelée par la suite "ferrite".
La grande perméabilité de la ferrite permet d'obtenir une marge de correction suffisante à l'aide d'un élément correc- teur de petites dimensions en forme de tige, donc bon marché.
Une telle tige peut être disposée d'une manière très simple, sans l'intervention de parties filetées, avec un certain frotte- ment dans le support isolant du noyau. La correction étant effectuée le tronçon de la tige qui, dépasse l'enroulement de la bobine après l'enfoncement du noyau n'influence pratiquement pas la courbe d'accord et peut être coupé, ce qui limite au minimum la longueur de l'ensemble de la bobine.
La description qui va suivre en regard du dessin anneé,
<Desc/Clms Page number 3>
donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de la-dite invention.
Les figs. 1 et 2 montrent, en vraie grandeur la première en élévation et la seconde, de profil, une forme de réalisation d'un système de deux bobines conformes à l'invention.
La fig. 3 est une coupe axiale de l'une de ces bobines.
La fig. 4 est une coupe suivant IV-IV de la fig. 3.
Les figs. 1 et 2 montrent nettement la disposition re- lative des deux bobines. Celles-ci sont logées dans des douilles de protection métalliques 1 et 3, qui sont fixées sur un support en tôle 7 affectant la forme d'un U. L'entraînement s'effectue à l'aide de l'axe commun 9, qui porte deux engrenages Il et 13.
La fig. 3 montre, en coupe, la bobine arrière de la fig. 1.
Le noyau coulissant creux 15, de préférence en ferrite, est fixé dans une cloison transversale 17' du support isolant 17 en matière plastique de forme essentiellement tubulaire qui peut se déplacer dans la douille de protection 3 et qui, pendant ce déplacement est guidé par cette douille. L'entraînement s'effectue par le fait que l'engrenage 11 est en prise, à travers une ouverture ménagée dans le tube 1, avec une crémaillère formée à la partie extérieur du support 17. Dans la position représentée sur le dessin, le noyau 18 est presque entièrement enfoncé dans une bobine 21 enroulée sur une carcasse Isolante 23.
Celle-ci forme, de préférence, un ensemble en matière plastique avec le socle isolant 25, qui est fixé dans la douille de protection 3, à l'aide d'une vis 27, Sous la tête de cette vis, sont en même temps serrées une plaque isolante 29 et une extrémité d'une lame ou d'une plaque d'acier 31. L'autre extrémité de la lame élastique 31 est fixée au fond du châssis inférieur 7 en forme de U. bous l'effet de l'élasticité de la lame 31, les
<Desc/Clms Page number 4>
dents 19 du support 17 sont maintenues en prise avec l'engrenage 11. un robuste collier en fil 36 fait en sorte que la crémaillère et l'engrenage ne puissent débrayer. Quelques vis 32 fixent le système de bobines sur une plaque de châssis 33. Dans le socle 25 sont serties quelques languettes de soudure 34 qui font saillie à travers des ouvertures ménagées dans la douille 3.
La plaque de châssis 33 comporte aussi une ouverture pour le passage des languettes de soudure.
La self-induction de la bobine correspondant à la posi- tion entièrement ou presque entièrement enfoncée du noyau peut se régler à l'aide d'une tige lisse de ferrite 35. La matière de la tige peut être du genre décrit dans le brevet Belge N 447.683; sa perméabilité est d'environ 400.
La broche 35 traverse une ouverture ménagée dans la doison transversale 17' et peut s'y déplacer avec un certain frottement par le fait qu'elle est poussée par un ressort 37 dans une rai- nure ménagée sur la face intérieure dusupport tubulaire 17 (voir fig. 4).
L'enfoncement de la broche 35 dans le support 17 provo- que une augmentation de la self-induction de la bobine, mais essentiellement seulement dans la position finale du noyau ou à proximité de celle-ci (position entièrement enfoncée); en effet, dans la position initiale, la broche se trouve pratique- ment hors du champ de la bobine. Dans la position moyenne du noyau, l'influence de la broche est encore très faible. Après le réglage, on fixe la broche à l'aide de cire et on supprime la partie (représentée en pointillés) qui dépasse l'enroulement de la bobine.
Au sujet de ce qui précède, il y a lieu de noter que, dans la bobine ainsi finie, il n'est plus possible de déplacer la broche par rapport au support 17. Aussi le mot "coulissant" a-t-il été uniquement utilisé pour indiquer qu'au début,la broche @
<Desc/Clms Page number 5>
pouvait se déplacer, alors que,par des dispositions ultérieures, cette possibilité a été supprimée.
Au lieu de comporter une surface lisse, la broche peut aussi être filetée. Ceci facilite le réglage, mais entraine des complications de réalisation. Du côté du noyau 15 opposé à la broche 35, on a prévu deux tiges de ferrite 43 parallèles au noyau. Ces tiges ou broches sont cependant fixées à l'enroulement de bobine 21; elles sont portées par le socle 25 et par une bride isolante 39 fixée à l'extrémité de la douille 23, Les tiges 37 forment un blindage magnétique entre l'enroulement de la bobine 21 et la douille de protection 3. en effet, grâce à la haute perméabilité des tiges, une grande partie des lignes de force de la bobine se ferment à travers ces tiges; parmi les lignes de force qui ne sont pas canalisées par les tiges 43 certaines touchent la douille de protection 3 et y provoquent des pertes par courants tourbillon- naires.
Cependant, par suite de la présence de la ou des tiges 37, cette partie est très petite, de sorte que les pertes ne sont pas gênantes.
Un peut aussi prévoir des tiges analogues aux tiges 43 de l'autre coté de l'enroulement 21 (tourné vers la broche 35).
Il faut cependant tenir compte du fait que ces tiges atténuent l'influence de la broche 17 sur la self-induction et réduisent donc la marge de réglage de cette broche.
De préférence, l'une des extrémités de l'axe est suppor- tée dans un palier isolant 41 (voir fig. 2). On évite ainsi que le socle 7 forme, avec l'axe 9, une spire fermée qui pourrait provoquer un couplage indésirable entre les deux bobines par l'intermédiaire des champs de dispersion qui s'échappent à travers les ouvertures prévues, pour les engrenages 11, dans les douilles de protection 3.