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" Perfectionnements apportés aux graines enduites ou enrobées et à leur procédé de préparation ".
La présente invention est relative à un enduit ou enrobage perfectionné pour les graines, et plus particulièrement à un en- robage extérieur, ou de finissage, pour une graine enrobée, en- robage formé d'un mélange d'une sous-bentonite naturelle et d'une matière cellulosique.
La présente invention a pour objet un enrobage perfectionné pour graines, comprenant un enrobage de finissage entourant un enrobage interne, l'enrobage de finissage étant formé d'un mélange
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d'une sous-bentonite naturelle et de matière cellulosique.
L'invention a également pour objet un procédé de traitement d'une graine avant semaille, procédé comportant l'enrobage de la graine au moyen d'une matière contenant de la sous-bentonite na- turelle, puis l'application d'un enrobage de finissage formé d'un mélange de sous-bentonite naturelle et d'une matière cellulosique.
La Demanderesse a déjà proposé de former sur une graine un enduit ou enrobage protecteur comprenant de la sous-bentonite naturelle et, si on le désire, de la vermiculite exfoliée. La quantité d'enduit appliquée à la graine est suffisante pour en augmenter les dimensions et le poids, et pour modifier la forme de la graine de manière que l'on puisse la semer au moyen d'un semoir mécanique. Le revêtement formé rapidement sur la graine, sans aucune addition d'aucune matière liante ni d'eau en excès, possède, une fois sec, une dureté suffisante pour résister aux manipulations, notamment dans un semoir mécanique. Lorsqu'on sème de telles graines, l'humidité du sol est absorbée par la matière de revêtement, et provoque la dilatation et l'amollissement du revêtement.
Ce dernier conserve l'humidité au voisinage de la graine et fournit à celle-ci l'humidité nécessaire pour la ger- mination. Le ramollissement et la dilatation du revêtement per- mettent à la graine de gonfler et de germer.
Pour que les graines traitées de la manière ci-dessus rap- pelée donnent satisfaction pour le but auquel elles sont desti- nées, et, en particulier, pour un travail précis dans un semoir mécanique, on a constaté que, lorsque de tels enrobages présen- tent une sécheresse excessive, ils ont une tendance indésirable à se fissurer et à se détacher de la graine, cet inconvénient se manifestant surtout lorsqu'on utilise des enrobages épais. La fissuration semble être causée par le retrait de l'enrobage lors- qu'il devient trop sec. On rencontre aussi cette difficulté avec les types de graines qui gonflent en présence de l'humidité qui est utilisée lors de l'application du revêtement.
Lorsque de
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telles graines ont été enrobées, puis séchées ultérieurement à la manière habituelle, elles se contractent pour revenir à leurs dimensions primitives ou à des dimensions voisines. Un tel re- trait provoque aussi la fissuration de l'enrobage, même lorsque celui-ci n'est pas extrêmement sec.
Conformément à la présente invention, on remédie à ces dif- ficultés en appliquant à la graine enrobée un enrobage extérieur ou de finissage formé de sous-bentonite naturelle ( c'est-à-dire de sous-bentonite naturelle se distinguant de l'argile activée par l'acide ) et une matière cellulosique.
La matière cellulosique contenue dans l'enrobage de finis- sage agit uniquement comme moyen de renforcement de l'enrobage tout entier, auquel elle confère une résistance mécanique accrue.
Le nouveau revêtement extérieur est encore susceptible de se rompre en présence d'humidité, et, lorsque la graine a été semée, l'humidité du sol peut provoquer le ramollissement de l'enrobage tout entier et permettre ainsi la germination.
L'enrobage extérieur ou de finissage peut être appliqué à une graine enrobée quelconque. Toutefois, cet enrobage est parti- culièrement avantageux pour les graines qui ont été enduites d'un revêtement exempt de matière cellulosique, en particulier d'un revêtement formé de sous-bentonite naturelle, soit seule, soit en mélange en couches séparées, ou en mélange avec dtautres ma- tières telles que le sable, l'argile d'alluvions, la sous-bento- nite activée par un acide, la vermiculite exfoliée, la poudre de roches, les agents fertilisants, etc...
On peut utiliser dans l'enrobage de finissage une sous-ben- tonite quelconque. La sous-bentonite est une sorte de montmoril- lonite dans laquelle la capacité d'échange de bases de l'argile est largement satisfaite par les ions calcium et magnésium. De telles argiles sont habituellement des bentonites alcalino-ter- reuses et forment une classe de bentonites qui peuvent être acti- vées par un traitement acide en donnant des adsorbants activés et
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des catalyseurs pour le cracking du pétrole. Elles ne gonf lent pas de manière appréciable par comparaison aux bentonites ordi- naires, sujettes au gonflement, les ions d'échange de bases de ces dernières étant pour la plus grande partie des ions alcalins, en particulier des ions de sodium.
Des espècess typiques de sous- bentonites pouvant être utilisées pour la mise en pratique de l'invention sont celles que l'on extrait à Cheto, Arizona, près de Lemon and Avery, Mississipi, et près d'Ctay, Californie (Etats- Unis d'Amérique ). Voici des analyses-types de telles bentonites ne gonflant Pas sur une base exempte de matières volatiles ( c'est- à-dire après chauffage à environ 9300 0 sans nouvelle perte de poids ) : 59,6 à 69 % de SiOg; 19,5 à 26 % de Al2O3; 3 à 7 % de MgO; 1,5 à 3 % de CaO; enfin, Na2O en quantités inférieures à 1,5 %.
La capacité d'échange de bases de cette bentonite ne gon- flant pas est de 80 à 130 milli-êquivalents par 100 grammes d'ar- gile exempte de matières volatiles.
On peut utiliser une matière cellulosique quelconque pour la mise en oeuvre de l'invention. En général, une matière cellu- losique fibreuse qui a été broyée ou réduite en petits morceaux convient : c'est le cas de la farine de bois, de la paille fine- ment broyée, des fibres courtes de coton ou lints, et d'autres matières fibreuses. Les fibres courtes de coton ou lints peuvent être utilisées telles quelles, sans broyage ni réduction en pe- tits morceaux. Pour l'obtention d'un meilleur résultat, il est préférable d'utiliser la farine de bois que l'on trouve actuelle- ment dans le commerce, en vue de son utilisation comme matière de charge pour le papier, le plâtre ou le bois plastique.
Dans l'industrie, on prépare la farine de bois par broyage de la sciure de bois et de copeaux d'un bois d'espèce quelconque, plus parti- culièrement de bois tendres comme le sapin ou l'épicéa, le pin, etc... Il est préférable d'utiliser une farine de bois ou une au- tre matière cellulosique ayant des particules d'une dimension telle qu'elles passent toutes à travers un tamis de 30 mailles
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@ et qu'elles soient retenues sur un tamis de 40 mailles. Toutefois, on peut utiliser des dimensions inférieures et supérieures à cel- les indiquées.
La composition de l'enrobage de finissage peut être un mé- lange de 50 à 99 % en poids de sous-bentonite naturelle et de 5 à 50 % en poids de matière cellulosique. On peut ajouter au mélange jusqu'à 45 % en poids d'autres matières telles que du sable, de l'argile d'alluvions, de la vermiculite exfoliée, de la poudre de roches, de la sous-bentonite activée par des acides, des agents fertilisants, etc..., tout en réduisant de manière correspondante d'une quantité suffisante la teneur du mélange soit en matière cellulosique, soit en sous-bentonite naturelle, soit les propor- tions de ces deux parties.
Les deux matières mentionnées en premier lieu doivent cepen- dant être présentes en quantités comprises entre les limites in- diquées plus haut, et on doit utiliser au moins 50 % en poids de sous-bentonite naturelle. Pour l'obtention de meilleurs résultats, il est nécessaire d'adopter, dans le revêtement fini, 5 % de ma- tière cellulosique ( farine de bois de préférence ) et 95 % de sous-bentonite naturelle. pour la plupart des applications, et en particulier pour l'ensemencement mécanique avec un semoir de précision, on propose d'enrober une graine avec une quantité d'enduit telle que le poids de la graine soit augmenté de 4 à 500 fois, ou davantage. La grai- ne est ainsi transformée en boulette présentant des propriétés tout à fait différentes de celles de la graine seule.
Pour empê- cher la fissuration de l'enduit interne, ou pour réduire au mini- mum la possibilité pour un enduit interne exempt de matière cellu- losique, notamment lorsque l'enduit est formé de sous-bentonite naturelle, de se détacher de la graine en cas de fissuration du revêtement, il est désirable que l'enrobage de finissage prévu soit appliqué en quantités de 1 à 10 % en poids environ, et de préférence à raison de 5 % en poids du poids total de l'enrobage
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appliqué à la graine. Le nouvel enrobage ne se fissure pas lors- qu'il est extrêmement sec ou lorsque la graine contenue dans la boulette se contracte et, lorsqu'on l'applique à une graine en- robée dans les proportions indiquées ci-dessus, il confère à l' enrobage tout entier, grâce à son action de renforcement,
une résistance additionnelle mécanique suffisante et telle que la fissuration de l'enrobage se trouve empêchée; si la fissuration se produit quand même, l'enrobage ne se détache pas de la graine.
En même temps, une graine pourvue du nouvel enrobage de finissage se ramollit d'une manière satisfaisante lorsqu'elle est exposée, après avoir été semée, à l'humidité du sol. Il n'est pas désira- ble d'accroître la résistance de l'enrobage de manière trop im- portante, car cela gênerait la rupture de l'enrobage et la ger- mination de la graine après ensemencement. :Pour cette raison, la matière cellulosique ne doit être utilisée que dans l'enrobage de finissage, et celui-ci ne doit pas être appliqué en quantités dépassant 10 % du poids total de l'enrobage formé sur la graine.
L'invention sera illustrée plus complètement par le dessin -annexé, celui-ci n'étant toutefois donné qu'à titre d'exemple et ne limitant en aucune manière l'invention considérée sous son aspect général.
Sur ce dessin, on a désigné par 10 une bassine d'enrobage, semblable à celle utilisée habituellement par les confiseurs.
La bassine 10 peut tourner sur un axe Incliné 11. On place dans la bassine une quantité appropriée de graines désignées sur le dessin par le numéro de référence 12. La matière de revêtement appropriée, désignée sur le dessin par le numéro de référence 13, est ajoutée lentement dans la bassine d'enrobage par la tubulure 14.
Les graines et la matière d'enrobage sont en outre humectées
15 par un jet d'eau @ très finement pulvérisée formé par de l'eau arrivant par le tuyau 16, et par de l'air comprimé amené par le tuyau 17.On fait tourner de manière continue la bassine d'enro- bage 10 pendant l'addition de la matière de revêtement 13, et on
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peut continuer la pulvérisation d'eau 15 et la rotation après qu'une quantité suffisante d'eau et de matière d'enrobage a été ajoutée. Une fois formée la couche désirée de matière de revête- ment interne sur la graine, on ajoute par la tubulure 14 une quantité appropriée de la composition de finissage.
Le jet d'eau 15 humecte légèrement les graines 12 et la matière d'enrobage 13. Pendant la rotation de la bassine d'enro- bage 10, les graines se trouvent revêtues de mélange humide ou matière de revêtement. Cette dernière se trouve appliquée uni- formément sur la. graine, et on obtient des boulettes de forme et de dimensions sensiblement uniformes. On peut contrôler l'é- paisseur de l'enrobage en réglant la quantité de mélange d'argile introduite par la tubulure 14. La quantité d'eau doit être limi- tée à celle qui est nécessaire pour assurer un enrobage conve- nable, et on peut la déterminer facilement par l'observation et une surveillance appropriées.
On retire les graines de la bassine à enrober et on les manipule avec le soin approprié tant que l'enrobage est humide, et on sèche l'enrobage à une température inférieure à celle qui produirait la stérilisation de la graine. On le sèche suffisam- ment pour empêcher toute possibilité de germination prématurée de la graine, mais il ne doit pas être séché au point de produire l'élimination de l'eau de réseau ou eau de cristallisation des composants du mélange d'enrobage. On a constaté qu'il convenait de sécher l'enrobage à un point tel qu'il contienne de 5 à 25 % environ en poids de matières volatiles et, de préférence, 10 % environ.
REVENDICATIONS.
1.) Enrobage perfectionné pour graines, formé d'un enduit de finissage entourant un enduit interne, ledit enduit de finis- sage comprenant un mélange de sous-bentonite naturelle et de ma- tière cellulosique.