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" Lame entièrement métallique pour métier à tisser "
Les lames connues jusqu'ici munies de verges for- mées par des profilés métalliques ne se sont imposées en pratique que lorsqu'elles comportent des entretoises de liaison latérales en bois de largeur convenable et d'épais- seur adaptés à la répartition du mécanisme d'armure. Ces entretoises de liaison latérales en bois présentent norma- lement une largeur de 16 mm. Pour les lames destinées à des métiers à tisser servant à la fabrication d'un tissu ayant une largeur de 170 cm. et plus, ou à des métiers à tisser servant à la fabrication de tissus lourds, même s'ils ont
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une largeur plus réduite, il est nécessaire d'accroître la largeur des entretoises jusqu'à 40 mm.
Ces entretoises de liaison latérales en bois présentent toutefois cet incon- vénient que la réduction de la largeur utile de la lame entraînée par leur emploi ne rend plus possible dans bien des cas l'utilisation complète de la largeur de tissage, c'est-à-dire qu'il est nécessaire le plus souvent, pour pouvoir tisser un tissu de largeur déterminée, d'utiliser un type de métier à tisser correspondant à la largeur im- médiatement supérieure. Afin d'obtenir une liaison satis- faisante entre les verges métalliques et les entretoises de liaison latérales en bois, il est nécessaire de munir ces dernières, par un décolletage convenable, d'un ergot destiné à son engagement et à sa solidarisation par rive- tage dans la verge métallique creuse sur sa partie dirigée vers la face interne de la lame et fraisée à cet effet.
On comprendra par suite que les entretoises latérales ainsi rivées sur des lames de ce type ne peuvent être démontées qu'avec beaucoup de peine et avec une perte de temps cor- respondante, par perçage et dégagement à force des rivets.
Ces opérations ont toutefois habituellement pour consé- quence de rendre inutilisables les verges métalliques ou les entretoises de liaison latérales en bois.
Une interchangeabilité rapide des entretoises latérales sans endommagement quelconque des verges ou de ces entretoises est toutefois nécessaire le plus souvent dans la technique du tissage. Une lame dont les entretoises latérales peuvent être changées ou remplacées sans une perte de temps élevée présente cet avantage important que le tis- seur, lors d'une modification éventuelle de ses articles, peut transformer les lames se trouvant en fonctionnement
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d'une façon relativement rapide en vue d'obtenir des lisses plus courtes ou plus longues, sans que les lames ou des éléments de celles-ci deviennent utilisables ou doivent être emmagasinés pendant un temps assez long dans des conditions gênantes.
Comme indiqué plus haut, des entretoises de liaison latérales en bois doivent en outre être usinées à leurs extrémités pour être rendues plus fines afin de permettre leur engagement dans les verges métalliques creuses. On a constaté dans la pratique du tissage que des entretoises de liaison latérales en bois ainsi amincies et par suite rendues trop faibles se rompent souvent par suite des effets de cisaillement importants qu'elles subissent à la jonction entre le corps de l'entretoise, d'épaisseur normale, et l'ergot obtenu par décolletage.
Les rivets devant être disposés dans un espace relativement faible et étant nécessaires au nombre de deux à quatre par assemblage angulaire, ils provoquent également par la transmission aux entretoises des forces engendrées par les éléments d' entrainement des lames, par l'intermédiaire des verges, des fissures ou éclatements des entretoises de liaison latérales en bois aux points de fixation par rivets. Cette particula- rité a en outre pour conséquence de donner du jeu aux rivets en acier dans le bois, et la paroi relativement mince des verges en métal léger est par suite déformée aux points de rivetage et peut amener lors du tissage un endommagement de la lame et des dérangements pouvant avoir des conséquen- ces importantes.
La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de mieux comprendre l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation d'une lame.
La fib.2 est une vue en coupe partielle de la
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fixation angulaire entre une verge et une entretoise la- térale .
La fig. 3 est une vue en coupe par la ligne A-A de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en coupe par la ligne B-B de la fig. 2.
Les figs. 5 à 13 sont des variantes de détails avec coupes partielles.
Les références 1 et 2 (fig. 1) désignent les deux verges, et les références 3 et 4 les deux entretoises la- térales de la lame. Comme montré sur la fig. 3, les verges 1 et 2 sont formées par des profilés creux, judicieusement en métal léger. Les entretoises latérales 3 et 4 sont for- mées comme montré sur la fig. 4 par des tiges creuses, qui peuvent être également en métal léger. La longueur des en- tretoises latérales 3 et 4 dépend de la lagueur des lisses utilisées ou de la distance entre leurs oeillets extrêmes.
La liaison entre les verges 1 et 2 et les entretoises la- térales 3 et 4 est assurée par des pièces de raccordement 5, qui sont de préférence obtenues par emboutissage à chaud et sont en métal léger. Comme montré sur la fig. 2, la pièce de raccordement 5 présente à une extrémité un rail 6 disposé à angle droit, dont les dimensions sont telles qu'il vient se loger exactement dans le profilé creux for- mant la verge voisine. La liaison entre le rail 6 et la verge correspondante est assurée par exemple par des crevés 7 prévus dans la verge. L'extrémité de la pièce de raccor- dement 5 opposée au rail 6 a la forme d'un goujon 8 venant se loger dans l'extrémité voisine de l'entretoise latérale et qui est relié à celle-ci par exemple par des renfonce- ments 9.
Les extrémités des rails 10 de support des lisses
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viennent se loger dans des orifices correspondants des en- tretoises latérales 3 et 4. Afin que les rails de support des lisses, qui sont en acier trempé, ne pénètrent pas dans les entretoises latérales à paroi mince relativement molles, il est prévu des douilles en acier 11 (Figs. 2 et 3).
Dans la variante de détail suivant la fig. 5, il est prévu un goujon 8 plus long que celui décrit dans 1' exemple précédent, auquel cas il nrest plus nécessaire d' utiliser une douille en acier pour le montage des rails de support des lisses, étant donné que les extrémités de ceux-ci sont logées dans un orifice correspondant de cet ergot, de sorte que les parois minces des entretoises laté- rales ne sont pas endommagées.
Dans le mode de réalisation de la fig. 6, le gou- jon 8 de la pièce de raccordement 5 est muni d'une fente 12 traversée par la douille de portée 13 engagée à force, de sorte que le goujon 8 est maintenu élastiquement dans l'en- tretoise latérale et est empêché de s'en dégager de façon intempestive.
Dans la variante suivant la fig. 7, la liaison entre le goujon 8 et la pièce de raccordement 5 est assurée par la vis 14 traversant lrextrémité voisine de l'entetoise latérale.
Dans le mode de réalisation de la fig. 8, le gou- jon est muni d'un filetage externe et l'entretoise latérale 4 se présente sous la forme d'un tube dont lrextrémité diri- gée vers le goujon 8 est munie d'un filetage correspondant.
Par l'utilisation d'un filetage à gauche et à droite ou de deux filetages de pas différents, il est pos- sible d'augmenter ou de diminuer la distance entre les deux rails de support parallèles 10 des lisses par rotation des
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deux entretoises latérales de liaison 3 et 4. Outre le montage et le démontage rapides de la lame, de même que son adaptation à une longueur de lisse différente par utilisa- tion d'entretoises latérales d'une autre longueur, ce mode de construction présente également cet avantage que le jeu des lisses, générateur de bruit, peut être réglé suivant le type de métier à tisser ou le poids de l'article devant être tissé.
Pour la protection des entretoises latérales en métal léger contre les effets de choc et de frottement, les surfaces soumises à ces fatigues peuvent être munies en- tièrement ou partiellement d'un revêtement protecteur 16 comme montré sur la fig. 4/ Ce revêtement protecteur peut être en matière synthétique, fritte synthétique, etc...
Dans la variante de détail représentée sur les figs. 9 et 10, la pièce de raccordement 5 présente à son extrémité dirigée' vers l'entretoise latérale 4 un goujon 8.
Celui-ci est muni d'une cavité 15 ouverte vers l'extérieur et qui coïncide avec une lumière rectangulaire prévue dans la paroi latérale voisine de l'entretoise 4 (fig. 10).
La douille 17 est montée à coulissement dans la cavité 15. Cette douille 17 est ouverte à une extrémité et est soumise à la sollicitation d'un ressort hélicoïdal 18.
-Elle comporte une tête 19 de section rectangulaire légère-, ment plus réduite que celle de la douille 17, de sorte que cette dernière, comme montré sur la fig. 9, est appliquée dans la position de verrouillage contre l'épaulement de butée 20 du goujon 8 et est ainsi empêchée de se dégager.
Dans cette position de verrouillage, l'extrémité libre de la tête 19 affleure la face externe voisine de l'entretoise latérale 4.
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Dans la lame conforme au dernier mode de réalisa- tion décrit, les entretoises latérales peuvent être rem- placées rapidement dt d'une façon commode sans qu'il soit nécessaire d'utiliser aucun outil. Cette particularité est notamment désirable lorsque la lame doit être adaptée à une autre longueur de lisses. En exerçant une pression sur la tête 19, il est possible de repousser cette dernière en antagonisme avec l'action du ressort hélicoïdal 18 d'une distance telle que le verrouillage soit supprimé et que le goujon 8 puisse être dégagé par traction de l'entretoise latérale 4. Lors de l'assemblage des verges avec les en- tretoises latérales, la tête de pression 19 vient s'engager automatiquement, sous l'influence du ressort hélicoïdal 18, dans la lumière correspondante de l'entretoise latérale 4 et assure ainsi le verrouillage.
La variante de détail de la fig. 11 se différencie de celle décrite par le fait que deux parois opposées de l'entretoise de liaison 4 sont munies de lumières à travers lesquelles passent les têtes 19,19'. La tête de pression 19 est montée à une extrémité de la douille'17, dans laquelle la douille 21 est montée à coulissement axial. Entre les têtes 19 et 19' se trouve le ressort hélicoïdal 18, logé dans cet intervalle en étant soumis à une compression préa- lable, et qui a tendance à maintenir les têtes 19 et 19' dans la position de verrouillage représentée sur la fig. 11.
Le dernier mode de réalisation décrit permet d'obtenir un verrouillage absolument sûr, même pour les ébranlements les plus forts des lames.
Dans le mode de réalisation suivant les figs. 12 et,13, il est prévu comme organe de verrouillage un fil d'acier 22 replié deux fois à angle droit, dont une branche
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est logée dans l'alésage horizontal 23 du goujon 8 de la pièce de raccordement 5, et dont l'autre branche est en- gagée, dans la position de verrouillage représentée sur les figs. 12 et 13, dans une lumière correspondante de la paroi voisine de l'entretoise. Le goujon 8 est muni d'une cavité ou entaille 24 verticale allant en s'amin- cissant, afin que le bras vertical du fil d'acier 22 puisse être replié vers l'arrière au moins dans sa moitié inférieure lors du dégagement.
Il va de soi que l'on peut apporter des modifi- cations aux réalisations décrites, dans le domaine des équivalences techniques.