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Collier d'assemblage pour échafaudages ".
Le collier d'assemblage faisant l'objet de la pré- sente invention constitue en fait un perfectionnement ou une va- riante du collier décrit dans le brevet anglais n 587.028 du
Le principal but de la présente invention est d'en simplifier la construction, au point de vue fabrication, et de réaliser un collier mieux apte à compenser les variations de diamètres des montants et des moises... Bien que le collier soit particulièrement destiné à fixer une moise horizontale contre un montant vertical, il peut également servir chaque fois que deux éléments d'échafaudage doivent être assemblés à angle droit, le collier faisant office de dispositif d'accouplement à an- ,,gle droit pour boulin, contrefiche ou poteau d'étayage.
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Le collier d'assemblage pour échafaudages selon l'in vention a une forme générale similaire à celle du collier faisant l'objet du brevet précitée Il est constitué par une pièce en U, dont les ailes sont encochées sur le bord supérieur pour recevoir la moise, les bords des encoches, apposés au montant lorsque le collier occupe sa position de travail, étant inclinés, vers le bas et vers l'intérieur, c'est-à-dire en direction du montant, les encoches ayant des dimensions telles et les bords inclinés placés de telle façon que, lorsque la pièce en IF est mise en place sur le montant et que la moise repose dans les encoches,
une charge appliquée à cette moise ait tendance à la pousser vers le bas le long des bords inclinés et à maintenir plus éner- giquement en contact de friction la moise et la pièce en U sur le montant * sans que cette pièce en U ait tendance à se déplacer obliquement hors de sa position d'équilibre, les encoches ayant une profondeur telle que la moise ne .repose jamais sur leur fond.
Pour maintenir plus efficacement la moise dans les encoches, on utilisait, dans le mode de construction antérieur du collier,, un organe en tôle en forme de fourche qui était ac- croché sur la moise et serré en contact, de friction contre la face inférieure des ailes du collier afin de constituer un ver- rou. Cet organe en forme de fourche, quoiqu'il soit efficace pour bloquer la moise en plance,est d'une fabrication coûteuse, par suite des dimensions du flan métallique nécessaire pour son matriçage.
Le collier d'assemblage pour échafaudages suivant l'invention présente les particularités précitées et décrites dans le brevet anglais déjà cité, mais l'organe en tôle en for- me de fourche utilisé jusqu'alors est remplacé par un coin cou- lissant dans les ailes de la pièce en U de façon à pouvoir être
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chassé dans une direction parallèle à l'axe de la moise vers une position dans laquelle il est en contact avec la surface péri- phérique de Cette moise le long d'une ligne située au-dessus du plan horizontal passant par l'axe de celle-ci, de façon à en empêcher tout déplacement vers le haut le long des bords incli- nés des encoches du collier*
L'utilisation d'un coin permet de compenser auto- matiquement les variations du diamètre de la moise et du mon- tant.
Etant donné qu'il peut être avantageux dans cer- tains cas de prévoir des moyens pour verrouiller positivement et solidement le coin dans sa position de travail, à l'encontre d'une poussée appliquée dans le sens de la longueur de la moise et dans une direction opposée à la rampe descendante du coin, celui-ci peut présenter sur sa face inférieure une srie d'en- tailles.
ou de dents- espacé dans lesquelles peut s'engager un verrou articulé à une aile du collier, l'agencement étant tel que, lorsque le coin est enfoncé à fond, le verrou puisse être engagé dans l'entaille appropriée lui faisant face pour immobi- liser le coincontre tout déplacement longitudinal*
Le collier avec ou sans dispositif de verrouillage se présente sous la forme d'une ferrure en une pièce ne com- portant pas d'éléments amovibles pouvant se détacher acciden- tellement au coura du montage ou pendant l'utilisation de l'échafaudage,
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien com- prendre comment l'invention peut être réalisée° les particu- larités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de la dite invention.
La fig. 1 est une vue en perspective d'un collier pour échafaudages, établi suivant l'invention.
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La fig. 2 est une vue en perspective d'un collier placé sur un montant avant la mise en place de la moise.
La fig. 3 est une vue similaire, mais avec la moise mise en place et le coin de retenue serré à fond.
Les fig. 4 et 5 sont respectivement une vue de coté. et une élévation de face.
La fig. 6 est un plan avec coupe partielle, la moi- se étant représentée en traita mixtes.
Les fig. 7 et 8 montrent certains détails de construction.
Les fig. 9, 10 et 11 sont des vues partielles à plus grande échelle représentant une variante de réalisation du coin de retenue de la moise et du dispositif de verrouil- lage destiné à maintenir le coin en .place positivement.
Le collier pour échafaudages représenté sur le- dessin comprend une pièce en U conformée- de façon à épouser le pourtour du montant 1, et comportant deux ailes parallèles 2 encochées sur le bord supérieur pour recevoir la moise 3.
Les bords 4 des encoches, qui sont opposés au montant, sont inclinés vers le bas et vers l'intérieur, c'est-à-dire en di- rection du montant. Ces encoches sont proportionnées et dis- posées de façon que, lorsque le collier est mis en place sur le montant et que la moise est engagée dans les encoches, une charge appliquée à cette moise tende à la forcer vers le bas, le long des. bords inclinés, et à maintenir plus énergiquement en contact de friction la moise et le collier contre le montante sans que le collier ait tendance à se déplacer angulairement de sa position d'équilibre stable.
Il est donc essentiel que le tracé du collier soit établi de façon que la résultante des forces développées sur les bords inclinés des. encoches, par suite de l'application à la moise d'une charge dirigée vers le
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bas,. si elle est prolongée en direction du montant, passe entre les bords supérieur et inférieur de la partie du collier qui relie entre elles les ailes,et qui est en contact avec la sur- face périphérique du montant sur le côté de celui-ci opposé à la moise.
De plus, il est essentiel que les encoches: soient conformées de telle manière que la moise ne porte jamais con- tre le fond des encoches, même lorsque la moise et le montant ont un diamètre inférieur au diamètre normal, En outre, les bords des encoches opposés aux bords inclinés ne doivent pas nécessairement dépasser le diamètre du montant, ainsi que l'in- dique clairement la fig. 4- afin que la moise ne puisse pas venir au contact de ces bords, mais qu'elle prenne appui et frotte contre le montant, Le collier qui vient d'être décri-t est d'une constitution similaire à celle qui a été décrite et représentée dans le brevet anglais précité.
On comprend que, lors de l'établissement d'un collier d'assemblage pour échafaudages, on prenne soin que ce collier ne comporte aucun élément amovible qui puisse se déta- cher au cours du montage de l'échafaudage, et blesser éventuel- lement des passants ou. se perdre. Le collier perfectionné sui- vant l'invention a donc été conçu pour être à l'abri de toute objection de ce genre, et pour compenser d'une manière simple les variations du diamètre des organes- tubulaires de l'écha- faudage. De plus, et grâce aux perfectionnements qui seront décrits plus loin, on peut s'assurer d'un coup d'oeil si le collier- et la moise sont bien fixés sur le montant correspon- dant.
Ceci constitue un avantage de grande importance lorsqu' un échafaudage doit être élevé avec l'aide d'une main -d'oeuvre inexpérimentée*
Sur la fig* 1, on voit que le collier comporte deux coins, le coin inférieur 5 étant utilisé pour maintenir le collier en place sur le montant , de la manière indiquée
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sur la fig, 2, pendant que la moise est mise en place, sa péri- phérie portant contre les bords inclinés. 4 des encoches et contre le montant ¯! Bans les ailes du collier sont pratiqués deux trous rectangulaires 6 et 7 pour recevoir le coin 5. Les largeurs dea trous sont égales,. mais la hauteur du trou 7 est un peu supé- rieure à celle du trou 6.
Les bords supérieur et inférieur du petit bout du coin 5 sont refoulés de la manière indiquée en 8, de façon que ce petit bout puisse passer à travers le trou 7 mais non pas à travers' le trou 6. Les bords supérieur et inférieur du groa bout du coin sont également refoulés de la manière indiquée en 9, de façon que ce gros bout ne puisse pas passer à travers le trou 6, Il en résulte que le coin 5 peut être retiré partiellement pour permettre la mise en place du collier autour du montante De fait, le coin peut être retiré un peu plus que ne le montre la fig. 1 de façon que son extrémité intérieure laisse passer le montant, mais il ne peut être séparé du collier.
Sur-la fig. 2, le collier est mis en place sur le montant, et le coin 5 est chassé à fond pour établir un contact de friction avec le montant, de sorte que le collier est main- tenu en place, prêt à recevoir la moise. La forme générale du coin 5 est clairement indiquée sur la fig. 6.
Sur les fig. 3 à 6 , la moise est en placer Quoiqu une charge appliquée verticalement sur la moise doive maintenir cette dernière fortement contre les bords inclinés 4 des enco- ches et contre le montante et en fait maintienne le collier en place sur le montant sans risque de le voir glisser vers le bas; même après le retrait du coin 5, l'invention prévoit un deuxiè- me coin 10 coulissant parallèlement à l'axe de la moise, dans des encoches 11 et 12 pratiquées dans les ailes 2. Les fig* 7 et 8 montrent plus clairement la forme générale de ces deux en- coches.
On voit que l'encoche 12 est beaucoup plus proionde que
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l'encoche 11 qui présente des bords latéraux parallèles et un fond incliné 13. Sous l'action du coincement, ce bord incliné sert à maintenir le coin dans une position horizontale, sa face supérieure étant en contact avec le bord supérieur des deux encoches,
L'action réciproque du coin et de la surface péri- phérique de la moise est analogue à celle d'un coin composé, Il existe donc, de plus, une composante de coincement produite par la pression entre la moise et le coin, composante qui re- pousse de bas en haut, le dos de ce coin contre le fond incli- né des encoches dans lesquelles le coin se déplace,, Lorsque ce dernier est chassé, l'élasticité naturelle des ailes du col- lier,
combinée avec les différents effets de coincement décrits ci-dessus,.a tendance à maintenir le coin en contact avec la moise même lorsque celle-ci est soumise à des vibrations.
Le coin 10 présente sur .la face inférieure un ren- flement 14 qui s'étend d'un bout à l'autre de sa longueur et qui coopère avec un évidement de forme correspondante 15 de l'en- coche 12 , afin d'empêcher le coin de sortir latéralement de l'encouhe 12. Le fond de cette encoche est également incliné comme celui de l'encoche 11. Le petit oout du coin est replié vers le bas en 16 pour empêcher son retrait complet hors de l'en- coche 12 et la séparation du coin d'avec le collier. L'extré- mité opposée du coin présente une saillie 17 prévue dans un but analogue .
D'autre part, la profondeur de l'encoche 11 est telle que le petit bout du coin puisse passer facilement lors- que celui-ci est chassé vers la position de travail que Montrent les fig. 3 à 6 après la mise en place de la moise. La fige 4 montre clairement que le coin porte contre la moise le long d'une line située au-dessus du plan horizontal passant par l'axe de celle-ci et que le coin se déplace parallèlement à cet axe
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lorsqu'il est chassé, L'angle du coin est tel qu'il puisse être facilement chassé à fond, et qu'il ne risque pas ensuite de se desserrer sous l'action des vibrations. De plus, la longueur du coin est déterminée. de façon que ce dernier puisse compenser les variations du diamètre du montant et de la moise.
On voit clairement sur la fige 7 que la tranche du coin, qui est en contact avec, la moise,est inclinée pour porter exactement contre la surface périphérique de cette moise lors- qu'elle est placée dans les encoches 4.
Les extrémités des coins sont, de préférence, con- formées: de façon que les saillies qui empêchent la séparation accidentelle des. coins d'avec le collier puissent être facilement formées après l'insertion des coins dans le collier, ou en va- riante et, de préférence* on peut également refouler une ex- trémité de chaque coin au cours de sa fabrication, l'autre ex- trémité étant ensuite rabattue après la mise en place dans le collier,
Lorsque le coin est enfoncé, la charge normale ne peut faire apparaître de jeu le long de sa ligne de contact- avec la moise.- Cependant, dans le cas de charges extraordinaires ou de chocs importantsla moise, par suite de l'autoserrage du collier, peut descendre davantage dans les encoches et perdre ainsi le contact avec le coin,
Le dispositif de verrouillage que montrent les fig. 9 à 11 a donc été créé pour maintenir le coin dans une position dans¯ laquelle la moise ne puisse être soulevée pour sortir des encochas,
Ce dispositif se présente sous la forme d'une pla- quette 18 pivotant autour d'une vis de fixation 19 ou d'un organe équivalent immobilisé dans l'aile 2 adjacente au gros bout du coin. Le renflement 14 du coin 10 présente une série
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d'encoches 20, faites par exemple au cours du matriçage. La. tranche supérieure 21 de la plaquette de verrouillage peut s'en- gager dans l'une quelconque de ces encoches suivant la profondeur de pénétration du coin, et lorsque la plaquette est placée dans la position indiquée en trait, plein sur la fig. 9.
Cette tran- che supérieure de la plaquette est biseautée pour faciliter sa pénétration dans l'une des encoches. Cette plaquette occupe la position indiquée en traits mixtes pendant que le coin est en- foncé, Elle présente également un talon 22 destiné à venir s'ap- pliquer contre le dos du coin et à former ainsi une butée d'ar- rêt. Pour retenir la plaquette de verrouillage dans la position de travail ou dans la position de repos, l'aile 2 présente des trous borgnes 23 dans l'un ou l'autre desquels peut s'engager un petit bossage 24 prévu sur la plaquette.
Une rondelle à res- sort 25 est intercalée sous la tête de la vis de fixation 19 pour maintenir élastiquement les différents éléments les uns contre lea autres.,
Bien que dans la disposition représentée, il n'y ait pas de risque de' séparation entre le coin et le collier t ou que ce risque soit très faible, ce ne serait plus le cas si les en- coches du coin avaient une largeur supérieure à l'épaisseur des ailes%, Afin d'éviter ce risque, il peut être indiqué de prévoir sur la plaquette de verrouillage un deuxième talon situé par rap- port à la tranche 21 sur le côté opposé du talon 22.
L'agence- ment est alors tel que, lorsque la plaquette occupe la position de repos, le talon supplémentaire ne puisse pas s'engager dans une encoche, mais forme avec l'aile correspondante une épaisseur de métal supérieure à la largeur d'une encoche ,.et empêche ain- si le détachement du coin*. L'extrémité de la plaquette de ver- rouillage est coudée à angle droit en 26 pour permettre la pré- hension et la manoeuvre* Dans la face supérieure du coin, on peut tracer un certain nombre de traits parallèles 27, permettant @
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de voir si le coin a été chassé d'une quantité suffisante pour que l'une de ses encoches soit placée en regard de la tranche biseautée 21 de la plaquette de verrouillage.
On comprend aisément que, grâce à la plaquette de verrouillage, le coin soit maintenu positivement dans la posi- tion de serrage, malgré les vibrations ou autres forces ayant tendance à le desserrer et à permettre un déplacement vers le haut de la moise et sa sortie des encoches..
Il ressort de la description qui précède que l'uti- lisation de coins pour le but envisagé procure des avantages im- portants par rapport aux boulons et écrous ou autres dispositifs d'assemblage similaires, étant donné que les coins peuvent être mis en place et chassés avec un simple marteau, tandis qu'un simple coup d'oeil permet de voir si les coins, et plus parti- culièrement le coin maintenant la moise t ont été suffisamment chassés pour produire la friction nécessaire entre les éléments d'un échafaudage, l'enfoncement du coin maintenant la moise in- tervenant pour abaisser cette dernière davantage le long des bords inclinés des encoches pratiquées dans les ailes du collier,.