<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé pour réaliser des constructions en treillis, avec du ma- tériel métallique tubulaire, et constructions obtenues par ce pro- cédé" La présente invention se rapporte à un procédé, pour la métallique réalisation de constructions en treillis, avec du matériel/tubu- laire, et aux constructions obtenues par ce procédé.
L'emploi de matériel tubulaire dans la construction en treillis, tout en offrant des avantages remarquables, en particu- lier celui d'une plus grande légèreté de la construction à égali- té de résistance, présente néanmoins quelques difficultés quant à la construction, surtout à l'égard de l'attache des barres aux noeuds. Normalement, cette liaison est obtenue par soudure, par l'application de plaques rapportées,soudées elles aussi.
<Desc/Clms Page number 2>
Le procédé selon la présente invention élimine cette dif- ficulté de construction puisqu'il permet d'effectuer, @ par des opérations appropriées,une liaison au moyen de boulons ou de rivets, comme on le ferait avec des barres normales de fer plat ou avec des cornières ; il permet en outre d'effectuer des liaisons par soudure, d'une exécution plus simple et avec de meilleurs résultats au point de vue de l'esthétique et de la résistance.
L'idée fondamentale de l'invention consiste à déformer le tube aux sections d'extrémités ou en des sections intermédiai- res, où doit se faire l'attache d'assemblage, afin de créer des surfaces quasi-planes, que l'on rapproche l'une de l'autre et que l'on perce pour les unir par rivetage, boulonnage ou soudure.
L'invention sera mieux expliquée,sans toutefois être limitée, au moyen des dessins ci-joints, qui représentent des exemples de formes préférées d'exécution du procédé selon l'in- vention.
Aux dessins: la figure 1 représente une liaison selon l'invention, en vue latérale; la figure 2 représente la même liaison en vue frontale; la figure 3 représente une variante de la figure 1 (as- semblage de deux tronçons); la figure 4 représente, en vue frontale, le détail de la figure 3; les figures 5 et 6 représentent des variantes de l'as- semblage d'après les figures 1 et 2; les figures 7 et 8 sont des variantes des figures 3 et 4 ; les figures 9 et 10 sont d'autres variantes des figures 1 et 2; la figure 11 représente une coupe horizontale partielle suivant XI-XI de la figure 9;
<Desc/Clms Page number 3>
les figures 12 et 13 sont deux autres variantes de la figure 3; les figures Il. à 25 représentent schématiquement des exemples de réalisation des déformations selon l'invention.
Les figures 26 à 32 se réfèrent à quelques applications de tubes déformés partiellement et d'une façon particulière; la figure 26 est une coupe verticale partielle d'un montant; lure 27 est une vue latérale, avec coupe partielle, d'une liaison entre deux montants; la figure 27a est une coupe horizontale selon A-A de la figure 27; la figure 28 est une vue de face d'un noeud ; la figure 29 est une coupe horizontale d'un noeud; la figure 30 est une vue de côté d'un tronçon de mon- tant avec canal de renforcement; les figures 31 et 32 représentent des variantes par fapport à la figure 30.
Le procédé suivant l'invention est applicable à des types de construction extrêmement variés. Pour plus de clarté dans la description, on illustrera ci-après le cas de ces cons- tructions en forme de tour, qui sont très employées pour les py- lônes et charpentes analogues, destinés à supporter des lignes électriques, pour les tours de signalisation etc....
Les figures 1 et 2 illustrent le cas où l'on attache quatre diagonales, deux sur un plan et deux sur un autre, à un point intermédiaire d'une colonne montante creuse 1.
Dans ce cas, le montant 1 est écrasé en 2 par des moyens appropriés jusqu'à porter les deux parois du tube en contact l'une avec l'autre , pour créer ainsi une zone élargie mieux vi- sible à la figure 2.
<Desc/Clms Page number 4>
C'est sur cette zone écrasée que l'on fait arriver les extrémités, elles aussi écrasées et présentant des trous, dés dia- gonales 3, 4,5 et 6.
On dispose la partie écrasée 2 sur le plan d'une des fa- ces qui ont pour arête le mentant déjà mentionné : diagonales 3 et 4, qui se trouvent sur le même plan, ont leur extrémité en forme d'une simple pelle, tandis que les diagonales 5 et 6 ont leur extrémité en forme d'une pelle repliée pour former un angle, en 7, pour pouvoir s'adapter à la base d'appui.
Un seul boulon, en 8, sert à attacher les quatre diago- nales au montant.
La réalisation correspondant aux figures 3 et 4 est analo- gue et représente un noeud d'assemblage entre deux tronçons, c'est-à-dire entre le montant 1 et le montant successifla, avec leurs extrémités aplaties respectivement 2 et 2a, auxquelles ar- rivent les extrémités, également aplaties, des diagonales 3a @ 4a et 5a,6a; ces dernières déviées pour se placer, grâce à l'an- gle fermé par le pli, sur le plan formé par les parties aplaties 2,2a.
Selon une forme préférée, les parties écrasées des tubes constituant les montants et les diagonales ne sont pas réalisées dans le plan de l'axe du tube, mais elles sont décalées de ce plan d'une quantité égale à l'épaisseur du tube, afin que la sur- face de l'assemblage soit dans le plan de symétrie, pour éviter des efforts secondaires.
En certains cas, il résulte du calcul que les efforts de cisaillement dans les sections d'accouplement des montants sont beaucoup plus grands que ceux qui se produisent aux extrémités correspondantes des diagonales ; ce cas, il est possible, pour ne pas affaiblir les extrémités des diagonales par des trous d'un diamètre considérable, d'appliquer des boulons ayant le dia-
<Desc/Clms Page number 5>
mètre correspondant au moindre effort de cisaillement dans les diagonales et d'en élargir la section utile, dans la traversée des montants, par des viroles limitées aux zones de traversée de ces montants.
Dans la solution selon les figures 5 et 6, le montant 1 a été écrasé en 11, en forme de L, dans la zone d'attache des diagonales 3, 4,5 et 6, avec l'avantage de constituer un siège aux pelles terminales de ces diagonales, sans qu'il soit néces- saire de plier ces pelles en angle.
Selon les figures 7 et 8, cette partie écrasée en L peut servir également à fixer les extrémités des montants 1,La entre elles et aux diagonales. Dans la figure 7, on voit aussi les ti- ges de cadre 12 et 13.
Dans les figures 9 et 10 est représenté un noeud inter- médiaire, où le tube du montant 1 est écrasé pour une partie de la section, tout en laissant un canal ayant un but de raidisse- ment (figure 11).
En outre, l'assemblage est effectué à l'aide d'une cor- nière 14, fixée au montant 1 par les boulons qui traversent les diagonales 3 et 4 ; cette cornière se fixent à leur tour les extrémités des autres diagonales 5 et 6.
Les attaches selon l'invention peuvent être effectuées aussi au moyen d'un couvre-joint plat (15 et 15a,figure 12) ou d'un couvre-joint 15 combiné avec un fer cornière 16 (figure 13).
Evidemment, beaucoup d'autres formes et de combinaisons d'assemblage sont possibles ; par exemple, on peut adopter le couvre-joint (même pour des sections à C) sur un seul côté; on peut grouper différemment les diagonales qui convergent vers un noeud, en les fixant avec deux boulons (ou plus); on peut adopter la liaison soudée simple ou combinée, avec des rivures et, ou la fixation avec des boulons etc...
Bien qu'il n'ait été question ci-dessus que de construc- tions du type des poteaux en treillis et des tours en matériel
<Desc/Clms Page number 6>
tubulaire, il est évident que la réalisation nouvelle, suivant linvention, est applicable aussi à des constructions en treillis de n'importe quel genre, comme par exemple : passerelles, ponts, installations de signalisation etc...; il est également évident que d'autres barres aussi, qui aboutissent aux noeuds, tels que contre-vents, consoles, etc ... peuvent être assemblées par le procédé selon l'invention.
Tandis que les figures précédentes se rapportent à un simple écrasement total (fig.14) ou en L (fig.18), ou partiel (fig.15), il est possible d'effectuer la déformation des tubes, aux fins de l'invention, de beaucoup d'autres manières, dont quelques formes préférées sont illustrées aux figures 16,17 et 19-25.
Selon la figure 15, la partie écrasée ne s'étend pas sur toute la section mais laisse libre un canal 9, utile par exemple pour l'écoulement de l'eau(et en outre pour augmenter la résis- tance).
A la figure 17, on a conservé le canal 9, mais de côté, afin d'augmenter la zone plane d'appui. La section suivant la figure 16 présente le canal 9 à l'une et l'autre extrémité.
A la figure 18, la section du tube, après écrasement, a été pliée en forme de L (à ailes égales ou inégales, à angle droit ou non) pour obtenir toutes les possibilités d'assemblage offertes par un fer cornière.
La figure 19, analogue à la précédente, présente aussi le canal d'écoulement de l'eau.
Les figures 20,21,22,23 et 24 représentent d'autres sec- tions, où les différentes parties écrasées forment comme des rayons 10 avec en sus la présence éventuelle du canal 9.
Enfin, la figure 25 représente un tube aplati d'un côté seulement.
<Desc/Clms Page number 7>
Dans certains cas, il est important de garder au tube dé- formé une résistance considérable au fléchissement latéral ; etil est utile, par conséquent, d'exécuter une déformation partiel- le ; certaines applications de ce principe sont représentées aux figures 26 à 32, avec des cas particuliers pratiques.
Selon la figure 27, on obtient la connexion entre le mon- tant 1 et le montant la en écrasant leurs extrémités de façon à donner à leur section la forme semi-circulaire (figure 27a) et en appuyant l'une contre l'autre les régions de surfaces quasi- planes, jointes à l'aide de deux boulons ayant leurs axes selon AA et BB.
Dans les trous des montants, on fixe une virole 17, qui en réduit la déformation (lors de l'effort de blocage) et empê- che l'eau d'y pénétrer.
Les boulons placés dans les positions A-A, B-B et qui opèrent la liaison des montants ,la, peuvent servir à fixer les extrémités de barres transversales ou diagonales.
Les figures 26 et 28 représentent un noeud intermédiai- re, auquel arrivent les diagonales 4 et 5. Dans le cas de la figure, il n'a pas été nécessaire d'écraser le montant 1, qui a été simplement troué et muni de la virole 17.
Les extrémités des diagonales, elles aussi, peuvent être simplement trouées (figure 29b) ou aplaties d'un côté puis trouées (figures 29a).
Enfin, suivant les figures 31 et 32, au lieu,de la virole 17 (figures 30), on a soudé dans le trou du montant 1 un boulon 18, avec filetage à son extrémité ou à ses extrémités pour y fixer des éléments tubulaires horizontaux ou inclinés.
Les applications décrites ci-dessus et les dessins an- nexés sont de simples exemples non limitatifs, étant entendu que des variantes et des modifications peuvent y être apportées dans les réalisations pratiques sans sortir du cadre de la pré-
<Desc/Clms Page number 8>
sente demande de brevet.