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MACHINE A MULTIPLIER. -
Le brevet principal est relatif à une machine à multiplier plusieurs nombres l'un par l'autre et dans laquelle un élément correspondant à la valeur d'un des produits partiels obtenus en multipliant l'un par l'autre un chiffre de chaque nombre se trouve dans l'ensemble des éléments qui correspondent aux diverses valeurs du dit produit quand on donne à chacun des chiffres l'une ou l'autre de toutes leurs valeurs possibles dans un système de numération donné.
Dans une machine suivant le brevet principal, chaque élément est constitué, de préférence, par un groupe d'unités mesurables formées par des résistances électriques.
Une machine à multiplier, suivant la présente invention, est basée sur le même principe que la machine décrite dans le brevet principal mais au lieu d'utiliser des résistances électriques, on préconise pour constituer les groupes, l'emploi d'unités qui, par leur nature, peuvent être associées en série et dont la valeur de chacune d'elles s'ajoute à la valeur de l'ensemble si elle est associée dans un sens donné ou sens direct et se soustrait de la valeur du dit ensemble si elle est associée dans le sens opposé ou sens inver- se. Chaque unité est formée par une pièce présentant une différence de poten- tiel constante entre ses deux extrémités et peut être constituée par une pile électrique; les piles toutes de même potentiel sont reliées en série pour com- poser les groupes.
Suivant la présente invention, ces piles électriques en série, sont en rapport avec des blocs analogues à ceux dont il est question dans le bre- vet principal, dans lesquels les tiges sont constituées de barres conductri- ces isolées les unes des autres. Chaque barre est reliée à la série de piles de manière qu'elle possède un potentiel en rapport avec la valeur du chiffre auquel elle correspond dans le bloc. Puisque les barres correspondent dans chaque bloc aux chiffres allant de zéro à neuf, les piles seront au maximum en nombre égal à neuf dans chaque bloc; les barres seront connectées aux neuf piles pour correspondre aux valeurs qu'elles représentent.
De cette façon, les barres correspondant à zéro seront connectées à l'entrée de la première pile, les barres correspondant à un, à la sortie de la première pile, qui est
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évidemment l'entrée de la seconde pile, les barres correspondant à deux, à la sortie de la seconde pile, et ainsi de suite jusqu'aux barres correspon- dant à neuf qui sont reliées à la sortie de la neuvième pile.
Une caractéristique additionnelle de la présente invention consis- te à se servir de voltmètres en vue d'évaluer les potentiels et en vue d'ef- fectuer les reports d'une série de potentiels d'un rang donné à la série de potentiels du rang immédiatement supérieur. A l'ensemble des unités à poten- tiel constant constitué par les unités d'un rang donné auxquelles s'ajoutent les unités reportées du rang précédent, est opposée une suite d'unités analo- gues mises en série ; entrées respectives de la première, de la onzième, de la vingt et unième, de la trente et unième de ces unités ou piles dispo- sées en sens opposé se trouvent reliées au sol à travers des voltmètres qui sont tous identiques. Ces voltmètres ne peuvent servir qu'à mesurer le volta- ge de une à neuf piles en série.
Lorsque le voltage qu'un de ces voltmètres devrait indiquer est égal ou supérieur au voltage de dix unités en série, l'aiguille indicatrice du dit voltmètre est arrêtée contre les butées conduc- trices qui sont au bout de la course de la dite aiguille. Le voltmètre alors ne sert plus d'appareil de mesure mais sert uniquement de relai en fermant un circuit électrique qui était resté ouvert entre les deux-butées. D'un au- tre côté, lorsque le voltage qu'un de ces voltmètres devrait indiquer est né- gatif, l'aiguille indicatrice du dit voltmètre est arrêtée contre deux butées conductrices au début de la course de la dite aiguille. Dans ce cas-ci encore, le voltmètre ne sert plus d'appareil de mesure mais sert uniquement de relai en fermant un autre circuit électrique qui était au préalable ouvert entre les deux butées.
Comme on peut toujours s'arranger pour avoir plusieurs dizaines de piles disposées dans le sens opposé, il est clair qu'un seul des voltmètres de la série doit indiquer un voltage compris entre zéro et neuf unités. Le nombre d'unités de voltage qu'il indique est égal au chiffre de rang corres- pondant du produit complet. Tous les autres voltmètres de la série de ce rang,. ceux qui le précèdent étant excités par des voltages d'au moins dix unités et ceux qui le suivent étant excités par des voltages négatifs servent alors de relais, relais qui permettent d'introduire dans le rang suivant un nombre d'unités figurant le report, ces unités étant dans le même sens que les uni- tés des blocs de rang suivant.
De plus, suivant une variante de l'invention, on peut faire usage de courant alternatif et remplacer les piles par des séries de spires du se- condaire de transformateurs. Comme dans une pile, chaque unité ou série de spires aura une différence de potentiel unitaire entre ses extrémités et, également comme une pile, ces séries de spires pourront être renversées afin de réaliser aussi bien la soustraction de tensions que l'addition des dites tensions.
Dans le cas du courant alternatif cependant, il faudra utiliser des voltmètres pour courant continu; on intercale alors un redresseur, par exemple à oxyde de cuivre ou à silicium, dans les circuits qui les relient au sol.
On peut aussi dans tous les cas, surtout lorsque l'on veut multiplier de grands nombres, utiliser des voltmètres à tubes à vide ou électroniques, voltmètres qui prennent un courant-d'intensité insignifiante.
D'autres particularités pourront apparaître dans la description sui- vante des dessins annexés, donnés à titre illustratif seulement, d'un mode de réalisation de l'invention.
Dans ces dessins :
La figure 1 est une vue schématique d'un dispositif suivant l'inven- tion permettant d'obtenir un chiffre d'un rang donné du produit complet.
La figure 2 est une vue schématique partielle d'un voltmètre servant aux mesures,
La figure 3 est une vue schématique des connections des voltmètres en vue d'effectuer les reports.
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Le principe de base de la machine a été exposé en détail dans le brevet principal ; en est de même du fonctionnement de la machine ainsi que de la construction des blocs-tiges. Il est donc inutile de revenir ici sur ces questions. Cependant il importe de noter que, dans la présente in- vention,les tiges des blocs diffèrent essentiellement des tiges des blocs décrits dans le brevet principal.
Dans le brevet principal, les tiges sont constituées par des ré- sistances tandis que dans la présente machine les tiges sont conductrices.
De plus les tiges ou barres correspondant aux valeurs identiques sont connec- tées l'une à l'autre et connectées ensuite à l'une ou l'autre des extrémités d'une série de neuf piles identiques.
Les barres correspondant à la valeur zéro sont connectées à l'en- trée de la première pile, celles correspondant respectivement aux valeurs un, deux, trois etc.... aux entrées respectives de la seconde, troisième et quatrième pile et finalement celles correspondant à la valeur neuf à la sortie de la neuvième pile.
Afin de décrire l'obtention d'un chiffre d'un rang donné on se reporte à la figure 1 représentant le principe de la machine suivant l'inven- tion.
Après avoir déplacé les blocs-tiges de la façon décrite dans le brevet principal, il est nécessaire d'évaluer les unités mesurables des blocs d'un rang donné. Cela s'effectue en incluant ces unités, des piles dans la présente description, dans un circuit de mesure. Dans le cas de la figure, on suppose que les piles comprennent les piles de deux blocs et celles de report; le circuit part de la terre 1, passe par les piles représentant le report du rang précédent et symbolisée par le rectangle 2, les piles des blocs .figurés en 4 et 6 et dont une tige dans chaque bloc est amenée en rapport avec les contacts fixes 5 et 7, pour arriver à travers 8', à la suite 8 de piles dispo- sées en opposition avec les piles correspondant aux blocs 4 et 6 et au report.
A chacune des piles de cette suite 8 portant le numéro d'ordre 0, 10, 20, 30, etc... est raccordé un voltmètre mis à la terre; ceux-ci sont figurés en 9, 10, 11, 12 et 13. Les aiguilles de ces voltmètres construits pour évaluer des potentiels allant de zéro à neuf seulement, viennent à fond de course, par ex- emple à gauche, quand le potentiel à mesurer est égal à ou dépasse la dizaine.
On a suivant l'invention, prévu la suite 8 de piles opposées aux piles de 2, 4, 6 pour permettre la mesure, chaque unité ou pile de la suite 8 venant en effet, s'opposer à une pile de l'ensemble de piles 2,4 et 6.
Si les aiguilles des voltmètres 9, 10, 11, 12 et 13 occupent par exemple, les positions montrées à la figure cela signifie que le voltmètre 11 compris entre les voltmètres dont les aiguilles sont respectivement à fond de course à droite et à fond à gauche donne le chiffre du résultat ; voltmètres 9 et 10 indi- quent qu'il y a deux dizaines à reporter au rang suivant, savoir les deux pre- lières dizaines de piles. Le report s'effectue d'une façon simple. Dans ce but, chaque voltmètre est muni à droite et à gauche de butées 18, 19 et 16, 17 (fi- gure 2) auxquelles aboutissent les conducteurs 18', 19' et 16', 17'. Les con- ducteurs 16'et 17' amènent le courant d'une pile correspondant à chaque dixiè- me pile de la suite 8; soient par exemple 21, 22, 23 et 24 de telles piles (figure 3).
L'aiguille de chaque voltmètre est conductrice au moins sur une partie de sa longueur pour mettre les butées 16 et 17, 18 et 19 en contact 1' une avec l'autre. Les piles 21, 22, 23, 24..... fournissent les unités à re- porter dans le rang suivant c'est-à-dire que ces piles sont introduites dans le circuit de mesure suivant, s'il faut reporter une, deux, trois..... dizai- nes. Cette introduction se fait par le dispositif schématisé dans la figure 3 qui indique les connections pour le report de deux dizaines de la suite 8.
Le circuit part du sol en 20, passe par la pile 21, la butée 16, l'aiguille 15, la butée 17, la pile 22, la butée 26, l'aiguille 25, la butée 27, le con- ducteur 27', la butée 48, l'aiguille 45, la butée 49 le conducteur 19' allant ensuite aux blocs-tiges du rang suivant, schématisés en 3'. Il importe de re- marquer que n'importe quel voltmètre de la série peut indiquer le chiffre du produit complet correspondant au rang de cette série.
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Si, par exemple, au lieu d'avoir le voltmètre 11 qui indique ce chiffre, c'est le voltmètre 9, on peut voir par la figure 3 que le report au rang suivant sera nul c'est-à-dire qu'aucune des piles 21, 22,23 ou 24 ne se- ra ajoutée aux blocs de rang suivant. De même, si le voltmètre 10 indiquait le chiffre du rang correspondant du produit complet on verrait qu'il n'y aurait que la pile 21 qui serait ajoutée aux blocs-tiges de rang suivant.
Il importe de noter que dans une machine selon l'invention un cir- cuit de mesure et un circuit de report totalement indépendants tels que ceux 'qui viennent d'être décrits sont nécessaires pour chaque rang de chiffres.
On voit aussi qu'avec une telle machine après avoir inscrit les différents chiffres des différents nombres à multiplier l'un par l'autre on obtient le produit complet de ces différents nombres pour ainsi dire pres- que instantanément,
De plus, une machine suivant l'invention, convient également pour effectuer des divisions.
REVENDICATIONS.
1. Machine à multiplier caractérisée en ce que les unités constituant les groupes d'éléments sont de nature à pouvoir s'associer en série dans un sens ou dans le sens opposé de manière à permettre indiffé- remment leur addition ou leur soustraction.