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"MàGEINE A DECORTIQUER LES M=DES". o
Il existe déjà des machines à décortiquer les amandes dans les- quelles les amandes devant être décortiquées ou écalées tombent entre des cylindres entraînés en rotation. Ces machines présentent l'inconvénient de ne soumettre les amandes au processus de décortiquage que pendant un laps de temps réduit, c'est-à-dire simplement au moment où elles se trouvent à l'endroit le plus épais ou de plus grand diamètre entre les deux cylindres.
En outre, de petites amandes tombent souvent entre les cylindres sans être décortiquées, .tandis que les grosses amandes sont écrasées. Les enveloppes souffrent également lors d'un passage multiple dans les dispositifs de dé- cortiquage de ce type. Il se produit par suite des pertes, d'une part en raison du fait que les amandes écrasées ne conviennent pas à tous les usa- ges et, d'autre part, parce que les amandes écrasées ou les débris d'aman- des passent au delà des cylindres avec leur enveloppe.
Alors que l'on s'efforçait jusqu'ici de séparer les amandes de leur enveloppe en exerçant sur elles une certaine pression,, la présente in- vention part du principe que l'on peut effectuer le décortiquage en sépa- rant l'enveloppe au moyen de chocs.
La machine à décortiquer les amandes, objet de l'invention, est caractérisée par la présence de surfaces de mouture mobiles l'une par rapport à l'autre, munies de saillies dirigées l'une vers l'autre, et dis- posées par paires l'une en face de l'autre avec un écartement constant.
Les surfaces de mouture se faisant vis-à-vis peuvent être coniques ou cy- lindriques. Il est possible dans chaque cas avec un agencement de ce type, de maintenir les amandes un laps de temps relativement élevé entre les sur- faces se faisant vis-à-vis et de provoquer ainsi leur déplacement, de sorte que l'on obtient un décortiquage presque complet.
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On a représenté schématiquement sur les dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs deux modes de réalisation possibles de la machine,, objet de l'inventiono
La figure 1 est une vue en coupe verticale de la machine suivant un premier mode de réalisation.
La figure 2 est une vue en coupe analogue d'une variante.
La figure 3 est une vue partie en coupe et partie en élévation de la variante de réalisation suivant la figure 20
La machine représentée sur la figure 1 comporte un bâti 1 qui por- te à son extrémité supérieure le corps 2 de la machine proprement diteo Sur l'extrémité supérieure du corps 2 est montée une trémie de chargement ±, et ces deux éléments sont réunis par vissage au moyen des filetages 5. Sur le corps 2 de la machine est monté un moteur 6 auquel sont associés un ventila- teur 1 et, éventuellement, un jeu d'engrenages pour l'entraînement de la surface de mouture mobile.
A l'extrémité inférieure de la trémie de charge- ment 1 est rapportée une surface de mouture immobile 8 de forme conique, munie de saillies 30 Dans l'axe de la trémie de chargement ! et du corps 2 de la machine est monté un arbre 10 dont l'entraînement est assuré par un pignon 11 qui est relié positivement (d'une manière non représentée) à un jeu d'engrenages commandés à partir du moteur 6. C'est sur cet arbre 10 qu'est monté le disque de mouture mobile 12 qui est également conique et qui. porte des saillies dirigées vers la surface de mouture immobile 8.
Comme montré sur le dessin, il est prévu des entretoises 13 servant à supporter le carter 14 renfermant l'arbre 10, les paliers de celui-ci et le pignon 11. Sous ce carter est monté à l'intérieur du corps 2 de la machi- ne un entonnoir 15 dont l'extrémité inférieure débouche dans un tube 16 pré- sentant à sa partie inférieure un orifice 17, et sur lequel est rapporté latéralement un embout 18 débouchant à l'intérieur d'un récipient 19. En dessous de l'orifice 11 du tube 16 est prévu un collecteur 20 destiné à re- cevoir les amandes décortiquées. Un embout 21 raccordé au corps 2 de la ma- chine conduit par un coude 22 au ventilateur 7. L'air aspiré par le coude 22 par ce ventilateur est rejeté dans l'atmosphère.
Le mode de fonctionnement de la machine qui vient d'être décrite est le suivants
Les amandes gonflées devant être décortiquées sont introduites dans la trémie 1,,. dans laquelle elles sont maintenues en mouvement par un cône ou élément cylindrique 24 muni d'ailettes 23 et monté sur le disque de mouture 12, ces amandes étant ainsi secouées et leur quantité préalable- ment dosée. Les amandes parviennent ensuite sur la surface de mouture et sont soumises à des chocs par les saillies ou ergots dirigés l'un vers l'autre, de sorte que les enveloppes se détachent aisément. Les enveloppes et les amandes ainsi décortiquées tombent alors à travers l'entonnoir 15 dans le tube 16, qui forme en même temps le tube d'aspiration pour le ventilateur 7.
(comme représenté) étant donné que l'air aspiré par ce ven- tilateur doit nécessairement passer à travers le tube 16a Par suite de la présence du courant d'air, les enveloppes plus légères sont entraînées par celui-ci à travers l'embout 180 Etant donné l'épanouissement qui se produit à la sortie de cet embout, les enveloppes des amandes tombent dans le récipient 19 sur le fond duquel elles se déposent. Ce récipient 19 est relié amoviblément au corps 2 par des moraillons 3. Le courant d'air indi- qué n'a toutefois pas d'influence sur les amandes qui, en effet, ne lui présentent pas une surface d'attaque importante et qui sont relativement lourdes. Ces amandes tombent sans être gênées dans le collecteur 20 à travers l'orifice 17.
La mise en oeuvre et la réalisation pratique de la machine re- présentée schématiquement permettent,, par un seul passage à travers la ma- chine, d'obtenir un décortiquage de sensiblement 100 % sans que les aman- des soient écrasées.
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La réalisation pratique de la machine, qui convient notamment aux industries de la boulangerie de la pâtisserie et de la confiserie est telle que 5 à 10 % seulement environ de la puissance totale du moteur suffisent au décortiquage des amandes, tandis que tout le reste de la dépense d'énergie est utilisé pour l'entraînement du ventilateur 7. Ceci permet l'utilisation d'un moteur à collecteur à grande vitesse bien que, comme on le sait., sa vi- tesse dépende des variations de la chargée Il est donc possible de brancher une machine de ce type sur une prise de courant bipolaire comme n'importe quelle autre machine domestique, ce qui représente un avantage important du point de vue de l'économie.
Sur les figures 2 et 3 est représentée une variante adaptée notam- ment à des rendements de décortiquage importants, bien qu'elle soit en prin- cipe d'une construction analogue à celle de la machine de la figure 1.
Le mode de réalisation que montrent les figures 2 et 3 comporte un carter 26 monté sur des roues 2 et portant un moteur 6 assurant l'en- traînement d'un tambour 28 par l'intermédiaire de courroies trapézoïdales 27. Ce tambour est montéà rotation autour d'un axe 29 et est disposé à l'intérieur d'un autre tambour cylindrique 300 Les deux surfaces cylindri- ques munies d'ergots ou de saillies forment les surfaces de mouture prévues suivant l'invention. Un cylindre de secouage particulier 31 est entraîné au moyen d'une commande par courroie 32 à partir de l'arbre 29.
Le cylin- dre 31, qui est muni également d'ailettes 33, sert en même temps de dispo- sitif doseur ou régulateuro Les amandes et leurs enveloppes quittent les surfaces de mouture par un tube 16 débouchant ici encore vers le bas dans un collecteur 20 pour les amandeso L'embout 18 du tube 16 débouche ici aussi dans le récipient 19 destiné à recueillir les enveloppes des amandes., et dans lequel est monté le ventilateur 7. L'entraînement de celui-ci est as- suré à partir du moteur 6 par l'intermédiaire d'une commande par courroie 34. L'air pénètre à travers un tamis 35 dans le conduit d'aspiration 36 du ventilateur 7 et est envoyé dans l'atmosphère par celui-ci.
Tandis que, dans le mode de réalisation suivant la figure 1, le récipient 19 recueillant les enveloppes des amandes est disposé concentri- quement autour du tube 16, ce dernier est monté, suivant le mode de réa- lisation des figures 2 et 3, à la périphérie du récipient. Les surfaces de mouture peuvent être avantageusement en caoutchouc, afin d'empêcher ainsi sensiblement tout endommagement des amandes. Le cas échéant, une seule surface de mouture peut être en caoutchouc.
Si l'on prévoit des surfaces de mouture cylindriques, celles-ci peuvent être disposées autour d'un axe horizontal (comme montré sur les figures 2 et 3) mais elles peuvent également être montées autour d'un axe vertical. L'utilisation de surfaces de mouture cylindriques présente cet avantage de permettre l'adaptation d'un dispositif de nettoyage dans le cylindre immobile, ce dispositif agissant à la manière d'un peigne pour débarrasser le cylindre rotatif des amandes et des enveloppes collées sur lui.
Les deux modes de réalisation décrits présentent en commun cet avantage que les enveloppes des amandes doivent parcourir un trajet nota- blement plus long à travers les surfaces de mouture que dans les machines connues. Les ergots sont montés, comme de juste., de manière à venir en prise les uns avec les autres à la manière des,dents d'un peigne,!) de sor- te que les amandes sont retournées plusieurs fois,, mais jamais écraséeso
Les ergots disposés sur les surfaces coniques ou cylindriques pré- sentent avantageusement des arêtes aiguës, des essais montrant que ces arê- tes déchirent l'enveloppe des amandes et facilitent le décortiquage.
Afin de pouvoir régler l'écartement entre les deux surfaces de mouture, des vis de réglage sont réparties judicieusement, dans le mode de réalisation de la figure l, sur la périphérie du bord inférieur de la trémie de chargement.
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Il va de soi que l'on peut apporter des modifications aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences mécaniques.