<Desc/Clms Page number 1>
DISPOSITIF REGULATEUR DE VITESSE, PLUS PARTICULIEREMENT POUR APPAREILS DESTINES A LA PREPARATION DE PRODUITS ALIMENTAIRES.-
La présente -invention concerne des dispositifs régulateurs de vitesse, plus spécialement destinés à être combinés avec un moteur élec- trique monté dans un mélangeur de produits alimentaires, ou similaire, de dimensions relativement réduites.
Le but de l'invention est de créer un régulateur de vitesse d'une fabrication et d'une installation relativement peu-' coûteuses,et d'un fonctionnement efficace.
L'invention consiste en un régulateur de vitesse pour un mo- teur électrique, plus spécialement pour appareils mélangeurs de produits alimentaires, qui comporte des éléments électriques intercalés dans le circuit du moteur et commandés par un organe à ressorts incurvés sous l'action de la force centrifuge produite par la rotation de l'arbre du moteur,
L'organe à ressorts incurvés est fixé à l'arbre du moteur et les ressorts partent latéralement de celui-ci. L'agencement est tel que, sous l'action de la force centrifuge produite par la rotation de l'arbre du moteur, les ressorts aient tendance à se redresser vers une forme plus ou moins rectiligne.
Le degré de redressement, atteint pour une vitesse prédéterminée du moteur,produit un déplacement des éléments qui s'y rattachent, qui actionnent à leur tour un dispositif de contact intercalé dans un circuit branché aux enroulements du moteur, pour modifier la vites- se de ce moteur.
Dans la position de repos, les ressorts incurvés présentent de préférence une courbure importante, pour permettre un déplacement im- portant des extrémités libres de ces ressorts et des éléments qui s'y rattachent, entre deux positions extrêmes que ces éléments occupent au
<Desc/Clms Page number 2>
cours du fonctionnement. On peut prévoir des moyens pour réduire le frot- tement et l'usure au point de contact entre les éléments rotatifs et non rotatifs coopérant ensemble. On peut également prévoir des moyens pour le réglage relatif des éléments et permettant de modifier la vitesse à laquelle le régulateur entre en action.
Abstraction faite de l'organe (comprenant les éléments sensibles à la force centrifuge) qui doit per- mettre un accouplement et une séparation rapides et faciles avec l'arbre du moteur, toutes les autres parties du dispositif peuvent être fixées à un boîtier ou capot destiné à s'adapter à une extrémité du carter du moteur et à pouvoir en être détaché.
L'invention sera mieux comprise par la description ci-après, en regard du dessin annexé, d'un mode de réalisation du dispositif sui- vant l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif.
Les figures 1 et 2 sont des vues en élévation latérale, avec coupes partielles prises dans des plans perpendiculaires entre eux, d'une partie d'un appareil mélangeur de produits alimentaires à usage domestique suivant l'invention.
La figure 3 est un schéma des connexions électriques de l'ap- pareil que montrent les figures 1 et 2.
Pour la mise en oeuvre de l'invention d'une manière appropriée et commode, dans son application à un moteur électrique destiné à action- ner un appareil mélangeur de produits alimentaires à usage domestique ou similaire, le dispositif tel que le montre le dessin comporte un man- chon 1, en laiton par exemple, alésé axialement pour s'ajuster exactement à l'arbre du moteur, sur lequel il est maintenu par une vis de serrage ou un autre moyen approprié (non représenté). L'extrémité de ce manchon 1 qui est opposée au moteur est d'un diamètre réduit et un ressort à lame 3, en bronze au phosphore par exemple, est percé d'un trou qui s'ajuste sur cette extrémité à diamètre réduit du manchon. La fixation est effec- tuée par rivetage ou sertissage du manchon en 4 sur la face extérieure du ressort et sur tout le pourtour du trou.
Les branches du ressort à lame 3, qui s'étendent radialement vers l'extérieur en partant de deux côtés opposés de l'arbre 2 du moteur, sont assez fortement incurvées en direc- tion du moteur, de façon que les deux branches du ressort forment à peu près un demi-cercle.
Un étrier, coulé par exemple en alliage léger, comporte un moyeu 5 duquel partent dans des directions diamétralement opposées des cornes incurvées 6. L'ensemble du moyeu et des cornes constitue un élé- ment rigide d'une forme sensiblement demi-circulaire, et le moyeu 5 est alésé axialement pour s'ajuster à frottement doux sur l'extrémité en saillie de l'arbre 2 et sur le côté du manchon 1 opposé au moteur. Dans cet agencement, les cornes 6 de l'étrier convergent vers les extrémités du ressort à lame 3 fixé au manchon. Des fentes pratiquées dans les extré- mités des cornes reçoivent les extrémités des branches du ressort qui sont de préférence pliées vers l'extérieur pour être orientées dans un plan perpendiculaire à l'axe du moteur, de la manière indiquée sur le dessin.
L'étrier est ainsi suspendu au ressort 3, mais il peut coulis- ser le long de l'arbre à l'encontre de la flexion.des branches du res- sort.
La face du moyeu 5 opposée au moteur est évidée en 7 pour recevoir une bille en acier 8. Le bord de cet évidement est rabattu vers l'intérieur pour maintenir la bille librement dans cet évidement.
Un élément rigide en feuillard 9 peut être percé d'un trou s'ajustant sur l'extrémité de diamètre réduit du manchon 1 tour- née vers le moteur. La fixation de cet élément peut être assurée par sertissage ou rivetage, ou encore par un joint élastique, de la manière indiquée sur le dessin. Cet élément peut être muni de palettes (non re-
<Desc/Clms Page number 3>
présentées) pour faire office de ventilateur de refroidissement du moteur au cours du fonctionnement de celui-ci.
On voit d'après ce qui précède que le manchon 1, le ressort 3 qui en est solidaire, l'étrier et le ventilateur, peuvent être fabri- qués sous la forme d'un ensemble, facile à démonter et à monter sur l'arbre 2 du moteur. Au cours du fonctionnement du moteur, le manchon fixé à son arbre est entraîné en rotation avec les éléments qui s'y rattachent. Sous l'action de la force centrifuge produite par le mou- vement de rotation, les branches incurvées du ressort à lame 3 ont ten- dance à prendre une forme plus ou moins rectiligne dans le sens radial, ce qui permet à l'étrier suspendu à ces branches de s'écarter du moteur.
Dès que le moteur s'arrête, l'étrier est de nouveau rappelé par le res- sort en direction du moteur. Ce déplacement de l'étrier peut être uti- lisé pour commander la vitesse du moteur de la manière décrite ci-après.
Un capot ou boîtier 10 peut présenter une extrémité cylin- drique ouverte pour s'emboîter extérieurement sur le carter 11 du moteur.
Si on le désire,il peut être muni de pattes découpées et repliées vers l'extérieur (non représentées), engagées sur les boulons du carter du mo- teur, et serrées par des écrous pour la fixation du capot 10 sur le car- tero L'autre extrémité du capot peut être fermée. A cet effet, le ca- pot cylindrique 10 peut être coupé obliquement, l'ouverture ainsi ob- tenue étant fermée par un couvercle incurvé 12 fixé par des vis 13 au capot.
Un ensemble formant levier, articulé par une extrémité à la pa- roi latérale du capot, s'étend diamétralement à travers celui-ci direc- tement au-dessous de la bille libre logée dans la face inférieure du moyeu de l'étriero L'ensemble formant levier peut comporter une plaquette de pression 14, moulée en résine synthétique à armature en toiles, montée sur une lame élastique de contact 15 en bronze au phosphore ou un autre métal approprié.
Une extrémité de cette lame de contact 15 est libre et porte un plot de contact 16, tandis que l'extrémité opposée de la lame est coudée deux fois en équerre de façon à pouvoir être fixée à la face inférieure d'une plaquette 17 en résine synthétique, la fixation étant effectuée de la manière indiquée sur le dessin par des vis ou ri- vets, traversant la plaquette en résine synthétique et également fixés à une lame de contact 18 prévue sur la face opposée de la plaquette 17 en résine synthétique. Cette lame de contact 18 est prolongée jusqu'en un point en regard de l'extrémité libre de la lame élastique de contact 15, où elle porte un plot de contact 19 similaire au plot 16 de la lame élastique et destiné à coopérer avec celui-ci.
La plaquette en résine synthétique 17 est fixée à un levier fendu longitudinalement 20, ou fait corps avec ce levier (qui peut être lui-même en résine synthétique) articulé à une extrémité 21 à la paroi latérale du capot 10 et s'étendant au-dessous des éléments rotatifs pour s'engager par son autre extrémité à travers une ouverture pratiquée dans la paroi du capot 10. Ce levier 20 est disposé de façon que la bille 8 soit appliquée contre la face supérieure de la plaquette de pression 14.
Ainsi que l'indique la figure 2, la plaquette de pression 14 est enga- gée dans la fente longitudinale du levier 20.
L'extrémité libre du levier 20, qui passe à travers l'ouvertu- re de la paroi latérale du capot, porte une pince 22 entre les branches de laquelle est engagée la bride 23 d'une languette 24 fixée à un disque ou cylindre rotatif 25. Cette bride 23 maintient le levier 20 de façon que la plaquette de pression soit en contact avec la bille 8 ou à une faible distance prédéterminée de celle-ci.
Les lames métalliques 15 et 18 sont reliées à des éléments d'un circuit électrique qui peuvent être constitués par des résistances 26 fixées sur le dessus du levier 20, et par un condensateur 27 qui peut être maintenu par des supports (dont l'un peut être constitué par une extrémité repliée vers le bas de la lame mé-
<Desc/Clms Page number 4>
tallique 15, de la manière représentée sur le dessin) au-dessous du levier 20. Les éléments peuvent être intercalés dans le circuit du moteur par des fils isolés aboutissant à un bloc porte-bornes 28 serré dans des pin- ces élastiques 29 montées dans la partie inférieure du capot 10.
Il ressort de cette description que les plots 16 et 19 de la lame de contact élastique 15 et de la lame fixe 18 restent en contact l'un avec l'autre tant que le moteur est arrêté. Mais, au fur et à mesu- re que la vitesse du moteur augmente, l'étrier 5 est déplacé de la maniè- re précédemment décrite, de sorte que la bille 8 de l'étrier abaisse la lame élastique 16 et sépare les plots l'un de l'autre.
Le schéma du montage électrique du moteur suivant l'invention est représenté sur la fige 3 du dessin. On voit que le groupe des résis- tances 26 précitées et du condensateur 27 en parallèle est connecté en sé- rie avec les enroulements du moteur, et que ce groupe est court-circuité par les plots 16,19 lorsque ceux-ci se touchent. Le condensateur 27 peut être de préférence d'une valeur de 0,1 micro-farad, par exemple, tandis que la valeur de la résistance est de 500 ohms par exemple. Pour favori- ser le refroidissement de la résistance, celle-ci peut être constituée par deux éléments respectivement de 1000 ohms connectés en parallèle.
Lorsque les plots sont séparés l'une de l'autre par un abais- sement de l'étrier 5, chaque fois que le moteur tourne à une vitesse su- périeure à une valeur prédéterminée, la résistance et le condensateur en parallèle sont intercalés dans le circuit du moteur, et il en résulte im- médiatement une réduction de la vitesse de ce moteur. Pendant la réduc- tion de la vitesse, le ressort régulateur de vitesse 3 rappelle l'étrier, ce qui permet aux plots 16, 19 de rétablir le contact, pour court-circui- ter la résistance et capacité supplémentaire des enroulements du moteur, et pour assurer finalement un équilibre stable. Le circuit du moteur peut également comporter un interrupteur de mise en marche et d'arrêt 30, ainsi que des condensateurs anti-parasites 31,32 usuels.
La figure 2 représente ces condensateurs montés par des supports sur la paroi posté- rieure du capot 10.
Pour permettre le réglage de la vitesse commandée du moteur, la bride 23 de la languette 24 est conformée en spirale pour constituer une came agissant sur la pince élastique du levier 20. La languette 24 est fixée à un bouton cylindrique 25 (de préférence fait en résine synthé- tique moulée) et ce bouton est monté à rotation sur une broche 33. On voit qu'un mouvement de rotation du bouton produit par l'intermédiaire de la bride (faisant office de came) une élévation ou un abaissement de l'ex- trémité libre du levier articulé 20, de sorte que la position de la pla- quette de pression 14 est ainsi réglée par rapport à la bille 8. On mo- difie de cette façon la vitesse du moteur à laquelle la bille 8 fait ces- ser le contact entre les plots 16, 19.
Si on le désire, le bouton 25 peut présenter extérieurement une graduation destinée à faciliter le réglage désirêa On peut également prévoir un dispositif de blocage à ressort ou à friction (non représenté) pour maintenir le bouton dans sa position de réglage.
Il ressort de la description qui précède que l'invention per- met de réaliser un dispositif simple et efficace pour le contrôle de la vitesse d'un moteur électrique. Il y a lieu de noter que le frottement et l'usure sont réduits par l'utilisation d'une bille 8 librement montée dans l'étrier et appliquée contre une grande surface plane isolée de l'ensemble du levier. De plus, en choisissant convenablement la courbure du ressort de commande 3, on obtient une gamme de fonctionnement relative- ment étendue, ce qui permet un réglage facile et précis, ainsi qu'un con- trôle de précision à la vitesse désirée. De plus, les différents éléments se laissent facilement fabriquer sous la forme d'unités indépendantes pour le montage facile sur le moteur, et n'exigent aucune modification de la construction du moteur.
<Desc/Clms Page number 5>
Mais il est bien entendu que l'invention n'est pas uniquement limitée aux détails du mode de réalisation précédemment décrit. Sans s'écarter du principe de l'invention, on peut modifier ces détails pour les adapter aux conditions et aux nécessités qui se présentent.