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NOUVEAU DISPOSITIF DESTINE A FACILITER LE DEGAZAGE DE L'ACIER EFFERVESCENT
COULE EN LINGOTIERES.
La présente invention est relative à la coulée en lingotières de l'acier effervescent.
On sait que les aciers non calmés, dits effervescents, coulés dans une lingotière ouverte à son extrémité supérieure, que la coulée ait lieu par le haut (en chute) ou par le bas (en source) dégagent une quantité plus ou moins considérable de gaz au cours de la coulée et de la solidification dù lingot.
Normalement, cette solidification d'un lingot en acier efferves- cent s'effectue progressivement à partir des parois de la lingotière et en progressant vers le centre. L'acier en fusion continue à bouillonner dans la sorte de cave formée par la partie périphérique figée, cuve dont les pa- rois s'épaississent progressivement jusqu'à se rejoindre au centre et vers le haut en fin-de solidification.
Au moment où les bords supérieurs de cette cuve vont se rejoindre en ménageant encore au sein du lingot un creux axial, de forme plus ou moins tronconique ou ogivale et rempli de métal non encore figé, ces bords sont en- core fragiles, aussi, sous la poussée des gaz résiduels contenus dans ce creux axial, la mince paroi encore mal formée de fermeture se fissure, se craquèle, et il se produit des épanchements parfois très abondants de métal encore fon- du.
Il en résulte dans tous les cas les inconvénients suivants : ou les gaz s'échappent et ils entraînent avec eux une partie du métal résiduel en fusion ce qui provoque, à la fois, un creux dans la partie supérieure du lingot, des excroissances sur la tête du lingot et parfois un débordement hors de la lingotière rendant le démoulage du lingot difficile; ou une partie des gaz reste occlus dans le lingot formant des grands creux;
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dans les deux cas le lingot comporte donc des creux non ressouda- bles au laminage car ces creux sont tapissés d'oxydes, de sulfures et d'au- tres impuretés qui empêchent la soudure des deux parois desdits creux. On est donc conduit à un chutage de la tête des lingots vraiment important (de l'ordre 'de 10% ou plus du poids total du lingot).
On a déjà songé, en vue de réduire ces excroissances et ces creux, ou du moins de mieux les répartir, à recouvrir le métal non encore solidifié à l'aide de dispositifs divers comportant un ou quelques trous for- mant évents pour la sortie des gaz, mais ces dispositifs se sont souvent ré- vélés à peu près inefficaces parce que leurs évents, en nombre insuffisant, se trouvent rapidement obturés par des projections de métal après quoi le dispositif est soulevé par la véritable éruption de métal qui le rivette sur la tête du lingot.
L'invention a pour objet un dispositif perfectionné, destiné à faciliter le dégazage de l'acier effervescent coulé en lingotière tout en permettant un figeage rationnel de la tête de ce lingot, ce qui permet de réduire considérablement, au moins de moitié, le chutage de tête, grâce, d'une part, à la suppression des grands creux de tête dus aux gaz et, d'au- tre part, par la suppression des excroissances et véritables "choux-fleurs" volumineux des lingots usuels.
Ce dispositif qui est destiné à être placé, au moins au voisina- ge immédiat, sinon au contact, du dessus au moins encore en partie en fusion du lingot est remarquable notamment en ce qu'il est constitué par une sorte de couvercle dont la partie centrale au moins est constituée par un assembla- ge de parois minces en un matériau suffisamment réfractaire pour n'être détruit que lentement par la chaleur, par combustion ou scorification sans fusion to- tale, dont l'épaisseur est au plus égale à un millimètre et qui forment entre elles un réseau de petits canaux qui traversent ledit couvercle de part en part et qui sont tous parallèles entre eux et perpendiculaires à un plan de base déterminé par le bord de l'une des faces dudit couvercle, les dimensions des sections transversales de ces canaux étant de l'ordre de quelques milli- mètres.
Ces canaux qui ne risquent pas d'être obturés comme cela pourrait être le cas si les parois qui les forment étaient susceptibles de fondre com- plètement, constituent un grand nombre d'évents qui ne courent aucune chance d'être tous bouchés par des projections de métal de telle sorte que l'évacua- tion des gaz du lingot est et reste assurée pendant toute la solidification de ce lingot. @
De préférence, le dispositif présente, sur l'une de ses faces, une forme concave dont la profondeur par rapport au plan de base déterminée par ses bords va en croissant de ces bords vers le centre.
Selon un mode d'exécution, le dispositif est entièrement consti- tué par le susdit réseau.
Suivant un autre mode d'exécution, le dispositif est formé par la combinaison d'un élément de support pouvant avoir la forme d'une plaque avec cavité centrale ou d'un simple capuchon à paroi pleine ou évidée, et d'un réseau constituant une sorte de noyau qui remplit au moins en partie cet- te cavité ou ce capuchon.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivre.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple
Fig. 1 est une coupe diamétrale d'un dispositif selon l'invention, en place sur un lingot en cours de solidification;
Fig. 2 est une vue en plan de ce dispositif;
Fig. 3 est une coupe diamétrale schématique d'un autre mode d'exé- cution du dispositif à un stade de sa fabrication;
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Fig. 4 est une vue en plan partielle correspondante; Figs. 5 et 6 sont des vues schématiques en plan d'autres modes d'exécution du dispositif ;
Fig. 7 est une vue analogue à celle de la Fig. 1 vers la fin de la solidification du lingot;
Fig. 8 est une coupe diamétrale d'une variante du dispositif au moment de sa pose sur le lingot;
Fig. 9 est une coupe diamétrale d'un mode d'exécution formé d'une plaque-cheminée métallique avec deux réseaux de canaux formant un noyau cen- tral;
Figo 10 représente en coupe diamétrale une variante de noyau;
Fig. 11 représente, en élévation une autre variante du noyau;
Fig. 12 représente, en'coupe, une autre variante du noyau;
Figo 13 est une coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation formé par la combinaison d'un capuchon ou grille perforé d'accrochage à la tête du lingot et d'un réseau;
Figo 14 montre, en coupe longitudinale, une combinaison d'un ré- seau avec le haut d'une lingotière formant cheminée.,
Suivant l'exemple d'exécution représenté aux Figso 1 et 2, le dispositif est constitué par une sorte de disque méplat A, formé par un assem- blage de parois minces 1 ménageant entre elles des canaux parallèles 2. Ces canaux traversent de part en part le dispositif dans le sens de son épaisseur, perpendiculairement au plan de base ac.
La grande face abc est concave, la face opposée alblel lui est, de préférence mais non obligatoirement, parallèle. '
Les dimensions en plan du dispositif sont telles qu'il peut être engagé dans la lingotière 3 par l'ouverture supérieure de celle-ci. Sa for- me en plan est semblable ou non à celles de la lingotière 3, ce dispositif pouvant être de forme circulaire (Fig. 2), rectangulaire, par exemple carrée, ou autre.
Son épaisseur aal, constate ou non sur tout la surface du dispq- sitif, peut varier dans d'assez grandes limites et être comprise par exemple entre quelques centimètres et un décimètre ou plus.
Les parois 1 sont de faible épaisseur, de l'ordre par exemple du millimètre ou d'une fraction de millimètre. Quand aux canaux 2 traversant' le dispositif de part en part, ils peuvent avoir des sections transversales quelconques, circulaire, polygonale, par exemple carrée, rectangulaire, hexa- gonale (en nid d'abeille) ou autre, ou encore à côtés curvilignes, ou en partie curvilignes et en partie polygonaux, ou encore en spirale.
Leurs dimensions transversales peuvent varier dans de larges li- mites, par exemple entre 2 et 15 mm de côté voire davantage; des canaux de 4 à 5 mm de diamètre ou de côté ménagés entre des parois d'une épaisseur in- férieure ou au plus égale à 1 mm conviennent parfaitement.
Ces parois 1 du dispositif doivent être en un matériau suffisam- ment réfractaire ou rendu réfractaire pour n'être détruit que lentement en un temps de l'ordre de dix à trente minutes, par la chaleur rayonnée par le métal fondu ou à son contact et ce par combustion ou scorification sans fu- sion totale qui pourrait provoquer une oturation des canaux.
Ces parois peuvent être par exemple en un matériau combustible, tel quelle carton, des matières synthétiques diverses, des matières fibreu- ses comprimées, du bois, etc... ce matériau combustible étant traité de ma- nière à être rendu plus ou moins ignifuge par imprégnation ou badigeonnage, par exemple à l'aide d'une solution d'un silicate alcalin, telle qu'une so- lution à 38 Bé de silicate de sodium dont le rapport SiO2 est convenablement
Na20
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choisi (par exemple 2,5 ou 3,5) pour obtenir le degré d'ignifugation désira- bleo Dans ce cas du papier ou carton on obtiendra une ignifugation convena- ble à l'aide d'une solution dont le rapport ci-dessus est de 3,5 en prenant 0,4 g à 4 g de cette solution par gramme''de papier, ce qui revient à lui in- corporer de 0,1 g à 1 g environ de silicate.
On peut également utiliser un matériau suffisamment réfractaire en soi tel que l'amiante (silicate de-Ca et de Mg), les silico-aluminates de K, Fe et Mg, etc...
Le dispositif peut être chargé de produits divers ayant une ac- tion épurante, desoxydante, calmante, etc... Ces produits, par exemple du silicate de sodium à la fois ignifuge et épurant, de l'aluminium calmant peuvent être introduits dans le dispositif soit sous forme d'une solution de badigeonnage ou d'imprégnation (les canaux permettent un séchage rapide par un courant d'air chaud) soit encore par garnissage de certains des canaux 2 avec des produits puvérulents, ou granuleux ou sous forme de fils ou tiges (fil d'aluminium par exemple).
Les Figs. 2 à 5 représentent des modes de réalisation pratique du dispositif.
Pour former le dispositif, avec des canaux dont la section trans- versale a des côtés de l'ordre de un à cinq ou six millimètres, on peut, très avantageusement, utiliser le carton "ondulé" usuel, constitué par un papier ou carton ondulé dont l'une (ou chacune) des faces est collée sur une feuil- le plane de papier ou carton qui fixe les ondulations. Bien entendu, on peut aussi fabriquer spécialement le carton ondulé pour obtenir avec de plus gran- des ondulations des canaux de plus grande section si on le désire.
Dans le cas d'un dispositif de forme circulaire, ovale ou analo- gue en plan, on part par exemple d'une bande de carton ondulé simple face, c'est-à-dire formé d'une feuille plane 4 et d'une feuille ondulée 5. Cette bande dont la largeur est égale à la hauteur désirée pour le dispositif est enroulée et collée sur elle-même en spirale comme représenté schématiquement à la Fige 4, on termine l'enroulement en collant à la dernière spire 6 l'ex- trémité 7 ou en l'agrafant ou en la fixant à l'aide d'une bande 8 au dos de ladite spireo
On peut, bien entendu, enrouler une bande d'une largeur multiple de l'épaisseur désirée pour le dispositif, puis scier le cylindre obtenu en tronçons de la hauteur désirée.
On obtient, dans les deux cas, une galette plate (Figo3) à laquel- le il est facile de donner la forme désirée, celle par exemple de la Fig. 1, en faisant glisser les spires les unes sur les autres, avant la prise défini- tive du produit de collageo
On peut encore, comme représente à la Fig. 5, utiliser une simple feuille ondulée 9 enroulée suivant une spirale représentée par le trait mix- te 10.
S'il s'agit d'obtenir un dispositif de forme oblongue, on pourra partir d'un enroulement en spirale mais réduit à une simple couronne, la spi- rale centrale de départ ayant un certain rayon, puis il suffira d'aplatir transversalement cette couronne jusqu'à ce que les deux moitiés de et ef de cette spire centrale viennent se toucher, comme représenté à la Figo 60
Ceci posé, le mode d'utilisation est le suivant (Fig. 1).
On coule dans là lingotière 3 l'acier 11 à la manière usuelle, soit en chute, par le haut, soit en source, par le bas., Dès que la coulée est terminée la solidification du lingot commence en partant des parois de la lingotière, Le lingot prend d'abord la forme d'un récipient dont la paroi 12 augmente d'épaisseur au cours de la solidification, et à l'intérieur duquel le métal liquide continue sa turbulence sous l'effet des gaz qui s'échappento
Il convient ici de rappeler que si le dispositif suivant l'in- vention n'est -pas 'Utilise la -tête du lingot se fige en prenant une forme plus ou moins capricieuse avec des protubérances irrégulières, un chou-fleur
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etc,, 0
Il arrive même à se former, au centre du dessus du lingot,
une sorte d'iceberg où s'accrochent les scories ou le métal qui se fige, du fait que son mouvement est ralenti; cet iceberg s'accroit en surface et en profondeur pour venir rejoindre les parois 12 déjà figées. Il en résulte que les gaz ne peuvent pas s'évacuer assez vite et en quantité suffisante, aussi ces gaz occasionnent vers la fin de la solidification lorsque la tête du lingot se ferme d'une part, de grands creux au sein du lingot, creux plus ou moins tapissés d'oxydes;
et, d'autre part, des épanchements d'acier sous la poussée de ces gaz qui peuvent former un ou plusieurs cratères, un chou-fleur ou se déverser hors de la lingotière. '
Tous ces inconvénients sont évités avec, le dispositif simple sus- décrit ou ses variantes perfectionnées qui seront décrites plus loino
Ce dispositif est posé .sur le métal fondu, indifféremment soit dès la fin de la coulée, soit après le début du figeage périphérique; de tou- te manière on le pose sur la surface du métal encore liquide.
L'expérience a montré que ce dispositif, qui se comporte à la,ma- nière d'un flotteur, ne se laisse pas emprisonner par la paroi 12 en cours de solidification et qui se resserre progressivemento Les spires extérieures du dispositif se carbonisent ou se scorifient, en un mot se détruisent, au fur et à mesure de la fermeture du lingot, de telle sorte que les dimensions du dispositif suivent pratiquement celles de la zone liquide de la tête du lingoto
Mais tout au cours du processus de figement du lingot et-de ré- duction simultanée des dimensions du dispositif, celui-ci permet un départ facile des gaz en raison du très grand nombre de canaux verticaux qu'il ména- ge au-dessus du métal liquide,
il n'est pas à craindre que même avec les aciers les plus effervescents tous ces canaux se trouvent obturés par les projections de métal qu'entraînent les gaz.
Par ailleurs, grâce à la forme concave de la face ab du disposi- tif et à la cavité qu'il forme ainsi au-dessus du lingot, la turbulence des gaz n'est pas gênée par le dispositif.
En outre, du fait que cette cavité est remplie des gaz chauds en cours d'évacuation mais constamment renouvelés par ceux qui se dégagent du lingot, il règne dans cette cavité une température relativement élevée, par rapport à la température ambiante règnant dans l'aciérie ; ceci contribue à maintenir liquide la zone centrale de la tête du lingot et favorise la soli- dification centripète régulière. Grâce à cette progression de la solidifica- tion vers le centre, la solidification de la tête du lingot s'opère sans ex- croissances ou grosses irrégularités.
On constate une diminution régulière, progressive, du diamètre du réseau de canaux et ce jusqu'au stade représenté à la Fig. 7 où le dispositif est réduit à un tout petit élément cylindrique B dont les quelques canaux restants forment encore évent et permettent l'éva- cuation des dernières traces de gaz de la petite portion centrale encore li- quide 13. Finalement le dispositif disparaît totalement. (A noter que sur cette Fig. 7 le lingot presque entièrement solidifié 14 s'est décollé en 15 de la paroi de la lingotière 3 du fait de sa contraction et de la dilatation de dette lingotière).
On ne saurait mieux comparer le dispositif, c'est-à-dire'le ré- seau de canaux, qu'à une sorte de drain ou d'exutoire qui permet l'évacuation des gaz du lingot effervescent et la montée rapide et complète des impuretés à sa partie supérieure, ce qui a pour conséquence finale d'améliorer la con- texture de ce lingot et de réduire les pertes par chutage de tête.
Il convient de noter que ce dispositif peut accessoirement jouer un ou plusieurs rôles supplémentaires et notamment ceux de dispositif épurant si ses parois ont été imprégnées ou si cer- tains de ces canaux ont été remplis d'une substance épurante, telle que le silicate de sodium ou la silice,
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de dispositif calmant de l'aciers'il comporte une matière ayant cette propriété, comme par exemple de la poudre ou un fil d'aluminium.
Naturellement, la forme du dispositif peut être autre que celle indiquée à la Fig. 1. C'est ainsi que dans l'exemple de la Fig. 8, le dis- positif 16 a la forme d'un chapeau à larges bords, la face concave ghijkl allant en s'écartant d'abord très progressivement du plan de base g , puis de plus en plus rapidement de manière à former une véritable cheminée cen- trale augmentant d'autant la cavité 17 ménagée au-dessus de la portion cen- trale de la tête du lingot et la couche chaude de gaz au-dessus de cette portion centrale.
Le dispositif pourrait dans ce cas être exécuté en un matériau rigoureusement incombustible, par exemple à l'aide de tôle ondulée enroulée en spirale comme représenté à la Fig. 5 et, dans ce cas, les matières épu- rantes, calmantes, etc... peuvent être'avantageusement portées par un faisceau supplémentaire 18 carbonisable ou scorifiable lentement, de forme cylindrique, constitué par un faisceau de canaux longitudinaux, logé par exemple par sim- ple emmanchement dans le fond de la cavité hijk. Ce dispositif peut par exemple être ligaturé par une simple hélice 19 d'un fil d'alùminium destiné à calmer l'acier; cette hélice prolongée puis recourbée en 20 au-dessus du chapeau peut servir à fixer dans ce chapeau le faisceau 18.
Cette hélice est protégée par un bourrage 21 par exemple en fibres de-bois. imprégnées d'un ignifuge tel que de la silice ou du silicate de so- dium.
Le faisceau tubulaire 18 est, de préférence, exécuté en un maté- riau combustible ignifugé à un taux tel qu'il brûle (se consume ou se scori- fie) à une vitesse convenable.
Par exemple dans le cas d'un badigeonnage ou d'une imprégnation dans un bain de silicate de soude dont le rapport SiO2/Na2O est de 3,5, on peut s'arranger pour que le faisceau 18, tout en restant grandement ouvert au passage des gaz se consume ou se scorifie entre deux coulées soit par exem- ple vingt à trente minutes dans le cas de l'acier effervescent élaboré au convertisseur Thomas, dont les coulées se s'accèdent très rapidement.
L'expérience à montré que -des canaux de 4 à 5 mm de diamètre ou de côté pour le faisceau 18 ne s'obstruent pas au cours de la disparition pro- gressive de ce faisceau.
Le processus du figeage du lingot reste analogue à celui décrit à propos de l'exemple de la Figo 1. La périphérie du lingot se fige très ra- pidement au contact de la lingotièreo Si l'ensemble du chapeau est combusti- ble, ce dispositif s'use par sa périphérie en continuant à reposer sur le métal fondu et ce jusqu'au stade final de la Fig. 7 où la portion centrale B continue jusqu'à la fin à jouer le rôle d'évento Si, au-contraire,, le cha- peau n'est pas combustible, on posera celui-ci sur la portion déjà figée 22 du. lingot et, dans ce cas, le faisceau central 18 ne sera généralement que partiellement consumé par les montées successives du métal en fusion sous l'action des gaz, ces montées étant aussitôt brisées par le fil calmant 19.
A la Figo 9 on a représenté une variante du dispositif suivant l'invention, dans laquelle ce dispositif est constitué par une plaque che- minée 23 en métal, en acier par exemple; d'un type connu en soi, ayant la forme d'un chapeau à large bord 24; le sommet de sa cavité centrale tronco- nique 25 est soit largement ouvert à la petite base supérieure, soit par- tiellement obturée par un bouchon 26 pourvu de trous ou d'encoches formant des orifices 270
Cette plaque-cheminée connue est complétée, suivant l'invention, par un noyau à canaux logé dans la cavité centrale 25 de cette plaque.
Ce noyau est formé : d'une part, d'une portion annulaire tronconique 28, obtenue à par- tir d'une couronne 28a dont une section radiale est représentée en traits mix-
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tes et qui est formée d'une bande enroulée en spirale à partir d'un dia- mètre interne m puis déformée par glissement des spires parallèlement à l'axe XX, et, d'autre part, d'une portion cylindrique 29 engagée dans le trou central ménagé par la spire centrale de cette couronne.
La portion centrale 29 est frettée par un fil calmant en alu- minium 30 protégé, comme dans l'exemple précédent, de la chaleur rayonnée par le métal en fusion par un bourrage 31 par exemple en fibres de bois im- prégnéeso
Le double faisceau 28,29 de canaux assure la permanence de l'éva- cuation des gaz, car l'expérience a montré qu'en aucun cas il ne peut y avoir obstruction totale de tous ce& canaux, contrairement à ce qui peut se produi- re si on utilise la plaque cheminée seule où une montée brutale de l'acier en fusion peut obstruer définitivement les trous ou encoches formant les ori- fices 27 dans le fond de la cheminée ou dans son bouchon 26.
On a déjà songé à éviter cette obstruction par une bourre remplis- sant cette cavité et contenant le ou les produits épurants et/ou calmants, mais cette bourre n'est pas pratiquement perméable ou suffisamment perméable aux gaz, aussi avec une telle bourre ou bien le dégagement des gaz est insuf- fisant et le lingot comporte des gaz occlus ou bien la pression des gaz est telle que l'ensemble de la plaque cheminée est soulevée et le métal en fusion déborde sur tout ou partie du-pourtour de la plaque, entre celles-ci et la tête du lingot; le mal est alors pire que celui que l'on a désiré éviter.
Cet incident est radicalement supprimé avec le dispositif-mixte plaque métallique-réseau de canaux, aussi bien du reste qu'avec les disposi- tifs entièrement sous forme de réseau des Figs. 1 'et 8.
Le demandeur a été amené par une circonstance exceptionnelle à pouvoir examiner, dans un cas particulier, le comportement du dispositif de la Fig. 9. Il s'agissait de la coulée en chute directe d'un lingot d'acier Thomas de 4.500 kg. La lingotière 32 avait été remplie jusqu'à son bord su- périeur:nn d'acier effervescent qui, par une remontée jusqu'en oo de la par- tie périphérique 33 déjà figée du lingot en formation, présenta un niveau pp du bain én turbulence surplombant légèrement la lingotière. Le dispositif fût posé sur la partie périphérique 33 déjà figée du lingot, de façon à évi- ter le débordement du métal qui se serait inévitablement produit.
Une petite fenêtre gg, constituée par un jeu qui s'était produit par hasard entre le bord inférieur de la plaque-cheminée et le bors supérieur de la paroi péri- phérique déjà figée du lingot, permet d'observer tout ce qui se passait, jus- qu'à ce que le métal finisse par obstruer complètement la fenêtre d'observa- tion.
Tout d'abord, des projections 34 d'acier ou de scories provoquées par l'effervescence du métal se fixèrent à la plaque dans la partie annulai- re, autour du faisceau tubulaire pendant que les gaz se dégagaient très ra- pidement par le réseau tubulaire 28, 29. Sous l'effet de la chaleur de rayonnement, le bourrage en fibres de bois 31 et les parois du réseau se dé- sagrégèrent lentement à la partie inférieure et tombèrent dans le bain 35 pro- voquant grâce au silicate de soude d'imprégnation une action épurante. Les canaux restèrent parfaitement dégagés tant dans la position extérieure 28 que dans la portion centrale 29.
Puis, sous'une poussée violente des gaz, pous- sée de courte durée, le métal.monta très rapidement jusqu'au, contact du fil d'aluminium 30 et se retira aussi vite sans avoir eu le temps de s'écouler par la fenêtre d'observation a-g du fait de la courte durée de l'ascension d'une part et du fait que les canaux verticaux bien dégagés, d'autre part, laissaient un passage considérable aux gaz, de telle sorte que le métal n'a- vait aucune tendance à être projeté par le jeu périphérique entre la plaque et la partie figée du lingot et notamment par la fenêtre d'observation. Ce- pendant celle-ci fût un peu réduite, puis finalement elle fût obturée par l'as- cension du métal qui se figeait sans être projeté à l'extérieur de la plaque cheminée.
Le dégagement des gaz se maintint considérable jusqu'au figement
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complet de la tête du lingot, ceci put être facilement observé car ces gaz contenant notamment du CO brûlaient comme une torche au-dessus du dispositif et étaient rendus très apparents par leur coloration jaune due au sodium du produit d'ignifugation partielle du réseau 28, 29 et du bourrage 31.
La Fige 10 représente, en coupe longitudinale diamétrale, un au- tre mode de réalisation du noyau formé par le faisceau de canaux 36. Il est obtenu à partir d'une galette plate représentée en traits mixtes en 37, cet- te galette étant elle-même obtenue en enroulant en spirale une bande de lar- geur constante. Cette galette est ensuite déformée à la forme désirée en faisant glisser les spires périphériques les unes par rapport aux autreso On obtient ainsi un réseau tronconique qui s'adapte parfaitement dans la ca- vité de même forme de la plaque-cheminée. Ce réseau comporte lui-même une cavité tronconique 38, dans laquelle peut être engagé un bloc cylindrique auxiliaire 39 lui-même formé d'un réseau de canaux longitudinaux.
Ce bloc auxiliaire 39 peut être cerclé par un fil d'aluminium enroulé en hélice com- me dans l'exemple des Figso 8,9, et protégé par un bourrage 31 (voir Figo 9).
La forme tronconique peut encore être obtenue (Figo 11), par en- roulement en spirale d'une bande formée d'une première portion de largeur con- stante qui donne un enroulement cylindrique de diamètre égal à celui de la petite base du tronc de cône puis d'une portion de largeur décroissante dont l'un des bords est dans le prolongement du bord correspondant de la première portion, tandis que le deuxième bord est coupé en biaiso
Dans les divers modes d'exécution, une partie des canaux débouche directement dans l'espace 40 (Figo 10) ménagé entre le dessus du faisceau et la face interne du.bouchon 26, tandis que les canaux débouchant sur la surfa- ce du tronc de¯cône débouchent dans une rainure hélicoïdale 41 qui se termine dans ledit espace 40.
Comme on le comprend, les passages 27 du bouchon 26 doivent avoir une section prévue pour ne pas gêner l'évacuation des gaz tout en s'opposant in extremis aux épanchements d'aciero
La Fige 12 représente une autre variante de noyau à canaux, dans lequel un réseau cylindrique 42, fretté par le fil métallique 43 calmant, est logé avec une bourre isolante et de calage 44 à l'intérieur d'un godet tron- conique 45, destiné à assurer sa protection au cours des manipulationso Ce godet peut être en carton, amiante, métal, ou autre matériau quelconque appro- prié.
Ledit godet peut être muni (Figo 13) de pattes 46 d'ancrage sur la tête encore relativement molle du lingot en cours de figement, au-dessus, par exemple, d'un cratère central ou autre en cours de formation, de manière à permettre le dégagement des gaz ayant donné lieu à ce cratère tout en con- tenant le métal liquide qui tend à suivre les gaz et que le fil d'aluminium fera rétrocéder instantanément.
Les divers dispositifs susdécrits, au lieu d'être posés directe- ment sur le lingot, peuvent, bien entendu, être posés directement sur le des- sus de la lingotière. Ils continuent à assurer le départ intégral des gaz ' en empêchant un figeage prématuré de la tête du lingot, grâce au matelas chaud de gaz formé entre le dispositif et le métal fondu.
Dans un ordre d'indées analogue, le réseau de canaux suivant l'in- vention peut, comme représenté à la Figo 14, être combiné avec une lingotière 47 d'un type connu à partie supérieure tronconique 48 avec bouchon perforé 49 maintenu par exemple par un fil de fer 50. Le réseau 51 est lui-même main- tenu par un moyen quelconque, par exemple par le fil 52 d'aluminium si un tel fil calmant est prévu.
Outre les divers avantages déjà décrits, il est bon de signaler que le réseau de canaux suivant l'invention, notamment lorsqu'il est exécuté en carton ondulé permet de donner facilement aux canaux les dimensions dé- sirées, après avoir déterminé la composition la meilleure de la pâte de car- ton. On peut aussi régler parfaitement l'imprégnation (composition, quanti- té, séchage).
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Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'exem- ple.
REVENDICATIONS.
1. - Dispositif, destiné à faciliter le dégazage de l'acier effer- vescent coulé en lingotières, ce dispositif, qui est destiné à être placé, au moins au voisinage immédiat, sinon au contact, du dessus au moins encore en partie en fusion du lingot,étant caractérisé en ce qu'il est constitué par une sorte de couvercle dont la partie centrale au moins est constituée par un assemblage de parois minces en un matériau suffisamment réfractaire pour n'être détruit que lentement par la chaleur, par combustion ou scorification sans fusion totale dont l'épaisseur est au plus égale à un millimètre et qui forment entre elles un réseau de petits canaux qui traversent le dit couver- cle de part en part et qui sont tous parallèles entre eux et perpendiculaires à un plan de base déterminé par le bord de l'une des faces dudit couvercle,
les dimensions des sections transversales de ces canaux étant de l'ordre de quelques millimètres.