<Desc/Clms Page number 1>
APPAREIL ELECTRIQUE POUR LA DECOMPOSITION DES LIQUIDES ET SON
UTILISATION COMME ECONOMISEUR D'ESSENCE.
La présente invention concerne un appareil pour la décomposition ou la dissociation continue des liquides constitués par une combinaison de corps simples,et plus particulièrement de l'eau à l'aide de l'étincelle é= lectrique agissant sur des fines gouttelettes du liquide pulvérisé. Elle trouve son application dans tous les appareils utilisant un combustible ga- zeux ou pulvérisé, en général, et plus particulièrement dans 1-'alimenta- tion des moteurs à explosions à combustion interne ou à réaction pour les- quels elle procure une augmentation sensible du rendement, ou, ce qui re- vient au même, permet, pour une puissance inchangée du moteur, de réduire de façon très importante la consommation de combustible, notamment d'essen- ce dans les moteurs à explosions.
On a déjà essayé d'injecter ou de vaporiser de l'eau dans le mé- lange combustible des moteurs à explosions afin d'améliorer la combustion de ce mélange,, mais bien qu'avantageux, ce procédé a dû être abandonné en rai- son des attaques et des oxydations qui se produisaient sur les organes du moteur en contact avec le mélange combustible, les soupapes et les culasses notamment.
On a également essayé d'ioniser les mélanges combustibles ou les éléments (air et carburant) de ces mélanges soit par des décharges électri- ques à haute fréquence, soit à l'aide de tubes à vide ou d'appareils généra- teurs de rayons ultra-violets.
Enfin on a aussi proposé d'ozoniser l'oxygène de l'air entrant dans le mélange combustible afin d'améliorer la combustion de ce mélange dans le moteur, et de réduire les pertes par imbrûlés en augmentant, par conséquent, le rendement.
Les divers appareils connus, utilisant les procédés d'ionisation ou d'ozonisation sont coûteuse fragiles, et pratiquement inefficaces, en rai- son du fait qu'ils sont, en général, établis pour un régime donné du moteur,
<Desc/Clms Page number 2>
et qu'ils sont incapables de suivre les variations de ce régime en assurant un réglage corrélatif soit de l'ionisation, soit de l'ozonisation. Dans ces appareils, en effet, la production d'étincelles ou l'intensité des décharges électriques est constante, tandis que le volume de mélange ou de gaz traver- sant l'appareil varie en fonction du régime du moteur.
L'invention concerne un procédé et un appareil permettant de décom- poser en ses éléments, un liquide maintenu en suspension sous forme de fines gouttelettes dans un gaz, par exemple de l'eau en suspension dans l'air, au moyen-d'étincelles électriques, ces dernières étant produites en fonction du débit gazeux traversant l'appareil, de sorte que la composition du mélange à la sortie de celui-ci est sensiblement constante. Lorsque l'appareil est utilisé pour l'alimentation d'un moteur et que le liquide décomposé est l'eau, on ne constate aucune attaque oxydante des organes du moteur en contact avec le mélange combustible contenant l'eau injectée par l'appareil, ce qui sem- ble prouver que cet appareil a complètement décomposé l'eau introduite dans le mélange.
Selon l'invention, l'appareil comporte un ajutage de pulvérisa- tion du liquide placé de telle manière que les gouttelettes de ce liquide maintenues en suspension dans le courant gazeux soient entraînées vers un éclateur comportant une ou plusieurs électrodes fixes et au moins une élec- trode rotative tournant en regard de l'électrode ou des électrodes fixes, avec une vitesse sensiblement proportionnelle à celle du courant gazeux, la distance entre les électrodes fixes et la ou les électrodes rotatives étant telle qu'une étincelle puisse jaillir entre elles lorsque l'électrode rota- tive passe en face d'une électrode fixe.
Avantageusement l'électrode rotative sera constituée par une hé- lice métallique tournant dans l'axe d'un cylindre traversé par le gaz main- tenant le liquide en suspension et qui entraîne en rotation ladite hélice, l'inclinaison des pales de cette dernière déterminant et son sens de rota- tion et sa vitesse pour une vitesse donnée du courant gazeux correspondant à une aspiration déterminée à l'extrémité du cylindre.
La production d'étincelles jaillissant entre l'électrode rotati- ve et les électrodes fixes, étincelles qui produisent la décomposition des gouttelettes de liquide est fonction du nombre de passages de l'électrode ro- tative en face des électrodes fixes, c'est-à-dire de la vitesse de rotation de cette électrode qui est maintenue sensiblement proportionnelle à celle du courant gazeux, donc au volume de gaz traversant l'appareil. Il en résulte que, lorsque l'appareil est réglé pour un régime donné, il l'est sensible- ment pour tous les régimes et son efficacité est à peu près constante.
L'isolement électrique de l'appareil sera réalisé de manière à ce qu'aucune différence de potentiel explosive ne puisse exister à aucun moment en d'autre point qu'entre les électrodes de l'éclateur, et les lignes de fuites électriques des isolants seront suffisantes pour que les étincelles ne jaillisent qu'aux points d'éclatement prévus.
Les.gaz produits par la décomposition du liquide, c'est-à-dire de l'hydrogène et de l'oxygène dans le cas de l'eau, sont diffusés dès leur production dans le courant gazeux et entraînés dans le mélange combustible, qu'ils enrichissent,, En outre, il peut se former simultanément une petite quantité d'ozone due aux effluves électriques qui se produisent lorsque la distance entre l'électrode rotative et les électrodes fixes dépasse la dis- tance explosive.
Cet ozone est produit également en quantité proportionnelle au débit de gaz traversant l'appareil, de sorte que sa proportion est sensi- blement constante, ce qui assure au mélange combustible une bonne composition à tous les régimes de marche du moteur,
L'appareil pourra être placé en un point quelconque de la tubulu- re d'admission, soit en amont, soit en aval du carburateur ou du mélangeur, soit encore avant ou après le compresseur ou le surpresseur si le moteur con- sidéré comporte l'un de ces organes, une tubulure reliant l'ajutage de pul- vérisation du liquide au réservoir renfermant celui-ci.
<Desc/Clms Page number 3>
De préférence, un dispositif anti-flamme sera prévu à l'aval ou à l'amont de l'éclateur, ou dans les deux positions simultanément, pour éviter l'inflammation des gaz combustibles par les étincelles jaillissant entre les électrodes de le*éclateur.
Avantageusement, le dispositif anti-flamme sera constitué par des plaques métalliques parallèles, assez rapprochées pour empêcher, le cas éché- ant, la propagation d'une flamme, et ces plaques conductrices pourront être isolées de deux en deux pour constituer les deux armatures d'un condensateur auquel sera appliquée une différence de potentiel sensiblement inférieure à celle produisant le jaillissement d'étincelles. Ce dispositif constitue, non seulement un pare-flamme excellent, mais aussi un dépoussièreur électro-sta- tique capable de retenir les gouttelettes de liquide non dissocié ou non gazéifié.
L'éclateur peut être alimenté par une source de courant à haute tension quelconque, par exemple, sur une automobile, par une bobine d'induc- tion alimentée par la batterie avec interposition d'un rupteur ou d'un vibreur convenable.
Dans un mode de réalisation perfectionné de l'invention, le cin- cuit électrique assurant la production d'étincelles est alimenté par deux sources de tension différentes, l'une à tension élevée et à faible intensi- té qui produit, à tous les régimes de marche,une étincelle entre les élec- trodes de l'éclateur, l'autre à tension moins élevée, mais capable de produi- re, à partir d'une certaine vitesse du moteur, une étincelle d'intensité plus importante dans les gaz ionisés par la première étincelle, et capable, en conséquence, d'assurer une décomposition plus complète du liquide.
Avan- tageusement, ces deux sources de courant seront constituées par deux en- roulements distincts d'un même transformateur et, pour ne pas décharger la batterie trop rapidement, le courant nécessaire à alimenter ledit transfor- mateur sera prélevé directement sur la dynamo. De cette manière, aux faibles régimes, alors que la tension fournie par cette dernière est insuffisante pour attirer l'armature du disjoncteur et charger la batterie, l'énergie nécessaire sera fournie par la dynamo seule. De plus, l'énergie utilisée pour assurer la décomposition du liquide devient elle-même fonction de la tension de la dynamo,donc de la vitesse de passage du courant gazeux aspiré par le moteur.
Pour assurer une bonne arrivée du liquide au pulvérisateur, on peut prévoir une tubulure mettant sous pression le réservoir qui le con- tient, par exemple en utilisant les gaz d'échappement, dont une partie est ainsi recyclée. Avantageusement, cette canalisation sera agencée de manière à être mise à l'aspiration lorsque le régime du moteur baisse rapidement, de façon que le liquide soit ramené immédiatement dans le réservoir. A cet effet, le pulvérisateur peut comporter une tuyère convenable, maintenue perpendiculairement à l'ajutage de pulvérisation, tuyère qui est alimentée en gaz d'échappement par une canalisation en dérivation sur celle transmet-. tant la pression d'échappement au réservoir de liquide.
Enfin, pour éviter, qu'en cas d'écoulement intempestif de liqui- de, l'appareil ne soit noyé, on prévoira dans l'appareil de dissociation une pente telle que le liquide qui pourrait se répandre s'écoule vers des moy- ens d'évacuation vers l'extérieur.
En montant un appareil selon l'invention sur un moteur existant, on constate que la puissance de ce dernier est grandement améliorée. On peut naturellement ne pas changer la puissance initiale du moteur considéré en réduisant la section de l'ajutage d'arrivée du carburant (gicleur), tout en réservant une section optimum à l'orifice d'entrée d'air (buse), on obtien- dra ainsi pour une même puissance et grâce à l'appareil, une réduction très importante de la consommation de carburant pouvant atteindre 50 % avec une consommation corrective d'eau.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut
<Desc/Clms Page number 4>
être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fige 1 est une coupe longitudinale d'un mode de réalisation de l'appareil.
La fige 2 est une coupe verticale par II-II de la fige 4.
La fige 3 est une coupe par III-III de la fige 1.
La fige 4 est un détail de la fige 1, montrant à plus grande échel- le la disposition de l'éclateur et de l'ajutage de pulvérisation.
La fige 5 est un schéma des circuits électriques d'un appareil u- tilisant deux tensions.
La fig. 6 montre en plan une disposition possible des électrodes de l'éclateur à deux tensions, l'hélice étant représentéepar la section de l'une de ses pales.
La fige 7 est un schéma montrant la disposition des canalisations reliant le réservoir de liquide à l'appareil de dissociation et à l'échappe- ment du moteur.
La fig. 8 montre, en coupe verticale longitudinale, la disposition intérieure de l'appareil de dissociation modifié.
La fige 9 est une coupe verticale du raccord permettant de connec- ter les canalisations de l'appareil à l'échappement du moteur.
Dans le mode de réalisation représenté sur le dessin, l'appareil comporte un dispositif de dissociation 1 du liquide monté dans une chambre ho- rizontale 1b munie d'une bride 2 permettant de fixer l'appareil directement sur la prise d'air du carburateur,à la place du filtre à air habituel d'un moteur à explosions, ou à l'aspiration du compresseur d'air, dans le cas d'un moteur à injection directe ou à réaction.
La chambre 1b est raccordée, par un conduit incliné 3 qui s'évase progressivement, à un dispositif filtreur d'air de type quelconque. Sur le dessin, on a représenté un filtre à évacuation automatique des poussières cons- titué par des rangées successives de lamelles en forme de gouttières 4 incli- nées dans le sens de passage de l'air (représenté par la flèche F), et dispo- sées en chicanes (fig. 3). Les extrémités des gouttières 4 dépassent légère- ment la paroi inférieure de la buse d'entrée d'air 5 qui a une section trans- versale suffisante pour que les pertes de charge créées par les gouttières ne dépassent pas, à plein régime, une valeur prédéterminée.
La paroi inférieure de la chambre horizontale 1b est formée par une plaque isolante la qui supporte un cylindre tunnel 6 en matière isolante muni, à l'avant et à l'arrière, de déflecteurs 6a et 6b pour canaliser dans ce cylindre une partie du courant d'air aspiré par le moteur et diffuser - vers la partie arrière de la chambre 1b le mélange d'air et de liquide décom- posé.
A l'intérieur du cylindre 6 est maintenu le pulvérisateur de li- quide constitué par une tubulure verticale 7 fixée à la plaque la et dont l' extrémité supérieure se termine par un ajutage de faible diamètre 8 situé sensiblement dans l'axe du cylindre 6. La tubulure 7 est reliée par une con- duite (non représentée) au réservoir de liquide à décomposer situé à un ni- veau convenable. La pulvérisation du liquide s'effectue de la manière connue par la dépression produite dans l'ajutage par le passage des veines d'air d'aspiration qui traversent le tunnel 6, et les gouttelettes de liquide for- ment un cône de vaporisation indiqué en traits mixtes sur la fig. 4 ayant pour sommet l'ajutage 8.
L'axe de l'hélice 9 constituant l'électrode tournante de l'écla- teur est monté dans l'axe du cylindre 6 et cette hélice est maintenue de tel- le manière que son plan médian transversal soit sensiblement confondu avec le plan de base du cône de vaporisation (fige 4). L'hélice 9 tourne librement
<Desc/Clms Page number 5>
sur son axe 10 fixé par tout moyen approprié dans une chaise isolante 11, axe qui est relié électriquement à une borne de prise de courant 12 fixée sur la plaque isolante la. Des plots métalliques 13, 14, 15 et 16 (fig. 2), en ni- ckel par exemple, sont fixés contre la paroi intérieure du cylindre 6, ou de préférence, noyés dans cette paroi, de façon à affleurer la surface intérieu- re, de telle manière que leurs axes soient situés dans le plan médian trans- versal de l'hélice 9.
Ils sont tous reliés électriquement à une borne de pri- se de courant 17 fixée également sur la plaque la;.
A l'aval du cylindre tunnel 6 se trouve le dispositif anti-flamme constitué par des plaques métalliques parallèles 18 et 19 suffisamment rap- prochées pour qu'une flamme allumée d'un côté de ce dispositif ne puisse se propager de l'autre côté, mais permettant le libre passage de l'air et des gaz provenant de la dissociation de l'eau. De préférence, ainsi qu'on l'a représenté sur la fig. 1, les plaques paires 18 seront isolées et reliées électriquement à une borne 20.,.Les plaques impaires 19 étant mises à la masse.
En appliquant une tension convenable entre la masse et la borne 20, l'appa- reil anti-flamme jouera alors le râle de dépoussièreur électro-statique com- plètant l'action du dépoussièreur à gouttières 4, de sorte que l'air et les gaz pénètrant dans le carburateur seront parfaitement épures.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant :
On applique une tension suffisante entre les bornes isolées 12 et 17,par exemple en réunissant ces bornes par des fils isolés 21 et 22 aux deux pôles d'une bobine d'induction à haute tension différente de la bobine d'allumage et l'on établit le courant gazeux, par exemple en lançant le mo- teur, de sorte que l'hélice 9 est mise en rotation avec une vitesse qui est fonction de la vitesse de ce courant. Lorsque les pales de l'hélice sont en regard des plots 13 à 16, une étincelle jaillit entre chacun de ces plots et le bord de la pale correspondante, mais lorsque cette pale a dépassé ce plot et n'est pas encore arrivée en face du plot suivant, la distance séparant les électrodes de polarités différentes est trop grande et aucune étincelle ne jaillit.
Le nombre d'étincelles susceptibles de jaillir entre les différen- tes électrodes est donc fonction de la vitesse de rotation de l'hélice 9, laquelle est elle-même fonction de la vitesse du courant gazeux, donc du ré- gime du moteur.
L'aspiration produite par le moteur dans le cylindre 6,'laquelle produit, par l'ajutage 8, la pulvérisation de l'eau à décomposer, est égale- ment fonction du régime du moteur, de sorte que le débit d'eau pulvérisée et le nombre d'étincelles produites pour décomposer cette eau suivent automa- tiquement les besoins en restant dans un rapport qui varie peu.
Les gouttelettes d'eau qui sont soumises à la force centrifuge engendrée par la rotation rapide de l'hélice sont projetées vers la périphé- rie du cylindre 6 et se retrouvent presque toutes dans la veine gazeuse sou- mise à l'action des étincelles, ce qui assure une bonne décomposition du li- quide. Les gaz produits, hydrogène et oxygène, sont entraînés rapidement par le courant d'air qui traverse le cylindre tunnel 6 et ils se diffusent dans la masse d'air sans avoir la possibilité de se recombiner sous l'action des étincelles.
Ces gaz se retrouvent donc dans l'air aspiré par le carburateur et leur mélange qui est doué d'un pouvoir détonnant élevé, améliore considé- rablement le pouvoir calorifique du mélange gazeux, Il est ainsi possible de réduire le dosage du mélange carburé par une réduction de la section du gi- cleur, tout en conservant la même puissance au moteur, il en résulte une éco- nomie d'essence qui peut atteindre 50 %, l'énergie nécessaire à la production des étincelles étant fournie par la batterie normale, c'est-à-dire en défini- tive par le moteur lui-même.
Sur la figure 5, on a représenté schématiquement le circuit élec- trique d'un appareil comportant deux sources à haute tension différentes, cir- cuit qui est alimenté par la dynamo 25 destinée à charger la batterie 26 par l'intermédiaire du disjoncteur 27. Le primaire 28 du transformateur est re- lié à la dynamo en 25a avant le disjoncteur 27, de sorte que la batterie n'in-
<Desc/Clms Page number 6>
tervient pas dans le fonctionnement de l'appareil, un rupteur convenable 29 assurant, bien entendu, les interruptions rapides nécessaires.
L'un des en- roulements secondaires 30 du transformateur fournit, aux faibles régimes, une tension élevée sous une faible intensité, par exemple 1 5.000 volts et 1 à 2 milli-ampères, tandis que l'autre enroulement secondaire 31 du transformateur, en fils plus gros, est capable de débiter à plein régime un courant de plu- sieurs milli-ampères sous une tension moins élevée, 5.000 volts par exemple.
Les valeurs ci-dessus ne sont pas absolues et ne sont données que pour bien faire comprendre la disposition utilisée, les caractéristiques de l'appareil étant évidemment fonction de l'intervalle ménagé entre les électrodes de l'é- clateur, en l'espèce l'hélice 9 entraînée par le courant gazeux et les plots fixes, ainsi que de la puissance du moteur à alimenter. Les plots fixes sont plus courts que dans le dispositif décrit en regard de la fige 4, mais ils sont deux fois plus nombreux et disposés par paires à faible distance l'un de l'autre. En supposant que le courant gazeux circule dans le sens de la flèche F, les plots 32 de chaque paire sont réunis au secondaire 30 à haute tension, tandis que les plots 33 sont reliés électriquement au secondaire 31 à forte intensité.
Avantageusement, les plots 32 et 33 seront noyés dans la masse isolante du couloir tunnel 6, de manière à affleurer sa paroi intérieure; ils sont légèrement décalés angulairement suivant l'inclinaison des pales de l'hélice 9, ainsi qu'on le voit bien sur la fig. 6. Ils sont axialement aus- si près que possible l'un de l'autre, mais cependant séparés par une distance suffisante pour qu'aucune étincelle ne jaillisse entre eux ; ils sont, en ef- fet,soumis à une différence de potentiel égale à la différence entre les tensions des enroulements 30 et 31 qui sont tous les deux connectés par leur deuxième extrémitéà l'hélice 9.
Aux faibles régimes la quantité d'eau pulvérisée est faible et les étincelles de faible intensité qui jaillissent entre l'hélice et les plots 32 suffisent à en assurer la décomposition. Lorsque la vitesse du moteur aug- mente la tension de la dynamo croît et la tension développée dans le secon- daire croit également. Les étincelles produites par l'enroulement à haute tension 30, entre les plots 32 et l'hélice 9, sont soufflées par le courant gazeux qui est ainsi ionisé entre les plots 33 et 1-'hélice. A partir d'une certaine vitesse de rotation la tension fournie par le secondaire 31 est suf- fisante pour qu'une étincelle à grande intensité jailli se entre 9 et 33 dans les gaz ionisés; la décomposition du liquide qui est pulvérisé en quantité plus importante est ainsi plus complète.
L'appareil permet, en outre, de récupérer sans difficulté les vapeurs d'huile qui s'échappent des orifices de remplissage du moteur. Chaque fois que l'on a essayé d'effectuer une telle récupération, on s'est heurté à l'encrassement des bougies et des culasses qui nécessitait l'arrêt du moteur pour nettoyage. L'appareil permet cette récupération sans incon- vénient, il suffit de relier les orifices par lesquels s'échappent les va- peurs d'huile, soit à l'amont du dispositif assurant la décomposition des liquides, soit même directement à l'orifice d'aspiration du carburateur. On constate alors ce qui était imprévisible dans le dernier cas, qu'aucun en- crassement ne se produit même après une longue période de marcha -ayant provo- qué un fort échauffement de l'huile.
L'éclateur à électrode en forme d'hélice entraînée à vitesse va- riable par un courant d'air pourrait être utilisé à d'autres fins qu'à la décomposition de gôuttelettes de liquide par l'étincelle électrique. Il constitue, en quelque sorte, un distributeur tournant en fonction des vites- ses de passage d'un fluide et pourrait être utilisé pour alimenter, par exemple, un tube à vide ou tout autre dispositif électrique. Il est précisé ici que cet éclateur en lui-même : fait partie de l'invention et que les di- verses applications qui pourraient en être faites ne sortent pas du cadre de ladite invention.
On pourrait, par exemple, accroître légèrement la dis- tance entre les électrodes fixes et mobiles de manière à ne pas permettre le jaillissement d'étincelles, mais donner naissance à des éffluves électri- ques lors du passage des pales de l'hélice en regard des plots fixes, on cons-
<Desc/Clms Page number 7>
tituerait ainsi un ozoniseur assurant un dosage en ozone à peu près constant malgré des variations importantes du débit d'air traversant l'appareil.
L'appareil selon l'invention, qui effectue la décomposition par l'étincelle électrique de tous liquides finement pulvérisés,et en particulier de l'eau, lorsqu'il est monté sur 1'alimentation des moteurs à explosions ou à combustion interne, assure une combustion meilleure et plus complète des hydrocarbures ayant pour résultat une amélioration très importante du rende- ment du moteur et la suppression de l'encrassement par calaminage, conséquen- ce d'une combustion incomplète.
Dans le cas où le dispositif serait monté sur un véhicule automo- bile et exposé, par conséquent, à l'action des cahots de la route produisant des variations de niveau de liquide dans le réservoir, variations susceptibles de provoquer le désamorçage du pulvérisateur; on pourrait prévoir, dans ce ré- servoir,une légère pression obtenue, par exemple au moyen d'une canalisation débouchant dans le réservoir au-dessus du niveau du liquide, et reliée à l'au- tre extrémité en un point quelconque de l'échappement.
Grâce à cette disposi- tion la pression dans le réservoir ne règne que lorsque le moteur fonctionne et il n'y a pas à craindre d'écoulement du liquide à 1'arrêt- De préférence, la prise de gaz sera refroidie et constituée, par exemple au moyen d'une piè- ce à ailettes percée d'un petit trou duquel partira la conduite allant au réservoir du liquide.
Lorsque le réservoir de liquide est mis sous pression par les gaz d'échappement et que le régime du moteur baisse brusquement, par exemple lors- qu'on cesse d'appuyer sur l'accélérateur, la pression à l'échappement baisse mais la pression dans le réservoir de liquide baisse beaucoup moins rapide- ment, il s'en suit que le liquide qui continue d'affluer au pulvérisateur, et qui n'est plus aspiré risque de s'écouler dans l'appareil et de le noyer si l'on ne prend aucune précaution.
On peut remédier à cet inconvénient à l'aide du dispositif repré- senté sur la fig. 7. La pulvérisation dans ce dispositif est assurée par une tuyère 34 montée dans l'axe du couloir tunnel 6 à faible distance de l'ajuta- ge 8, tuyère qui est reliée au collecteur d'échappement 35 par une canalisa- tion 36. La canalisation 37 qui met le réservoir de liquide 38 sous pression est montée en dérivation sur la canalisation 36, tandis que l'ajutage 8 est alimenté en liquide par la conduite 39. Avec ce dispositif les imbrûlés con- tenus dans les gaz d'échappement utilisés pour pulvériser le liquide sont re- cyclés à l'aspiration du moteur, ce qui produit une nouvelle réduction de la consommation de carburant.
Avantageusement, on pourra utiliser pour fixer les tuyauteries 36 et 37 le raccord 40 de la fige 9 qui comporte des ailettes de refroidisse- ment 41 et deux tubulures à angle droit 42 et 43.Ce raccord est vissé dans la paroi du collecteur d'échappement 35 et permet de réaliser le branchement en ne perçant qu'un seul orifice dans le collecteur 35.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant :en supposant que le moteur tourne à un régime élevé, la pression dans le collecteur 35 est transmise au-dessus du liquide du réservoir 38 par la canalisation 370 Un courant gazeux à grande vitesse s'établit à la sortie de la tuyère 34 et le liquide refoulé par la conduite 39 jusqu'à l'ajutage 8 est pulvérisé dans l'appareil de dissociationo Lorsque le régime du moteur baisse brusquement, la pression baisse aussitôt dans la canalisation 36, par suite de la diminu- tion de pression en 35, et de la légère aspiration produite par la tuyère 34 plongée dans un courant gazeux à faible vitesse, cette aspiration est trans- mise jusqu'au réservoir 38 par la canalisation 37, de sorte que le liquide contenu dans la conduite 39 est aspiré dans le réservoir.
Si on le désire et pour éviter de noyer l'appareil de dissocia- tion en cas de fuites internes de liquide, on peut prévoir des moyens d'éva- cuation de ce liquide à l'extérieur, par exemple une cuvette convenable munie d'un tube de sortie, ou bien incliner une partie le de la paroi inférieure vers le bas dans la direction amont comme on l'a représenté fige 8, et pré-
<Desc/Clms Page number 8>
voir à la partie basse un crifice dans la paroi de la chambre 1, orifice dans lequel on peut fixer par tout moyen approprié un tube d'évacuation 44 que l' on peut recourber vers l'arrière pour l'évacuation du liquide.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées à l'ap- pareil qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techni- ques équivalents,sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention. On pourrait notamment prévoir plusieurs électrodes tournantes montées en série, associées chacune à des électrodes fixes et'incliner les pales des diverses électrodes dans des directions opposées, afin de donner à chaque hélice un sens de rotation différent améliorant le brassage des gaz. Il va de soi aussi que l'hélice de l'éclateur'pourrait être remplacée par tout autre électrode tournant à une vitesse proportionnelle à celle du courant gazeux.
-.REVENDICATIONS.-
1. Procédé pour la décomposition des liquides formés par une com- binaison de corps simples, notamment de l'eau, caractérisé en ce que l'on pul- vérise le liquide de manière à le réduire en fines gouttelettes maintenues en suspension dans un courant gazeux, et l'on soumet ces gouttelettes à l'ac- tion d'étincelles électriques jaillissant, dans ce courant gazeux, en nombre sensiblement proportionnel à la vitesse du courant, de sorte que la composi- tion du mélange recueilli est sensiblement constante.
2. Appareil pour la dissociation des liquides, caractérisé en ce qu'il comporte un ajutage de pulvérisation du liquide placé de telle manière que les gouttelettes de ce liquide maintenues en suspension dans le courant gazeux, soient entraînées vers un éclateur comportant une ou plusieurs élec- trodes fixes et au moins une électrode rotative tournant en regard de l'é- lectrode ou des électrodes fixes, avec une vitesse sensiblement proportionnel- le à celle du courant gazeux, la distance entre les électrodes fixes et la ou les électrodes rotatives étant telle qu'une étincelle puisse jaillir entre elles lorsque l'électrode rotative passe en face d'une électrode fixe.