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DISPOSITIF PERMETTANT L'ANAMORPHOSE DES PHOTOGRAPHIES POUR EN OBTENIR UNE
VISION CORRECTE AVEC DEUX YEUX.
Les photographies sont prises avec un objectif unique et regardées avec deux yeux. Cette double vision, avec décentrement, procure une déforma- tion visuelle et supprime la perspective et le relief.
L'invention a pour but d'y remédier et d'anamorphoser les photo- graphies soit virtuellement, soit.matériellement de façon à ce que, lorsqu'el- les seront examinées avec deux yeux, l'effet soit le même que s'il n'y avait qu'un seul oeil, centré, comme il n'y a eu qu'un seul objectif.
L'invention sera mieux comprise en se référant à la description qui suit et au dessin schématique annexé à titre d'exemple seulement et dans lequel
La fige 1 représente la disposition permettant la vision correc- te de photographies ordinaires;
La fige 2 montre la disposition permettant le tirage de positifs anamorphosés en utilisant un négatif ordinaire;
La fig. 3 est une variante de la fig. 2;
La fige 4 est une autre variante de tirage des positifs;
La fig. 5 montre le dispositif de prise de vue de négatifs anamor- phoséso
Selon la présente invention, on procédera de différentes manières suivant que :
1. - On possède un positif ordinaire. On emploiera alors un sys- tème optique pour le regarder.
2. - On possède un négatif ordinaire. On le tirera en employant un système optique.
3. - Le négatif est à exécuter. On utilisera un système optique
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lors de la prise de vue.
Premier cas Vision.
On prend, par exemple une photo 18 x 24, prise avec un objectif de 300 mm, et regardée à 300 mm de distance. Soit DG le plan de cette pho- to placée verticalement. On partage DG en deux segments DA et AG. On tra- ce la perpendiculaire AZ. L'objectif était en Z et pour que la perspective et le relief soient restitués à la vision, il faudrait regarder cette photo- graphie avec un seul oeil placé en Z, distance de la vision normale. Or, on la regarde avec deux yeux placés à 35 mm environ du point Z de part et d'au- tre. Si on ne s'occupe que du segment gauche de la photographie AD, l'oeil gauche se trouve placé en Y. L'angle AZD est plus petit que l'angle AYD, de ce fait, le segment AD apparaitra grossi à l'oeil gauche, donc déformé.
L'invention a pour but de remédier à ce défaut en interposant un prisme entre la photographie et l'oeil et en contact avec la photographie.
L'angle du prisme est en A. Un rayon tel que DY provenant de la photogra- phie sera réfracté en 0, en CY et semblera provenir du point C. Pour éta- blir le point C, on appliquera l'angle AZD sur l'angle AYD, le point Z étant en Y. L'angle AZD occupe alors la position A'YC et pour que l'oeil en Y voit la photographie comme l'a vu l'objectif en Z, il faut que le point D semble être en C. L'angle DYG mesure la déviation nécessaire à donner au rayon DY.
Si on choisit un autre point que D, le point E, par exemple, sur la'photogra- phie, et opère de même, on trouvera le point E' analogue à C. La déviation nécessaire diminue constamment de D en A où elle est nulle. Donc l'angle du prisme variera constamment d'une valeur A (angle en A) à zéro. C'est-à-dire, que l'on devra employer un prisme à angle constamment variable. On tracera la courbe voulue par points. On peut la considérer, dans les limites du fai- ble angle envisagé, comme étant un cercle. On construira donc une lentille cylindrique, le cylindre étant à base circulaire, sur une face d'un bloc de cristal, verre, résine synthétique, etc...
Sur l'autre face de ce système prismatique, on pourra s'il y a lieu, pour corriger certaines aberrations, pratiquer soit une surface plane inclinée, c'est-à-dire, une nouvelle face prismatique, soit une autre surfa- ce cylindrique. Dans ce dernier cas, on obtiendrait, au lieu d'une lentille cylindrique plan-concave, une lentille cylindrique bi-concave.
On peut encore, pour simplifier, utiliser seulement deux prismes à surface plane accolés par leurs sommets et soudés.
La photographie à examiner est collée derrière le prisme et on doit veiller à ce que la verticale du sujet soit parallèle à l'axe du cylin- dre et jamais perpendiculaire.
Deuxième cas positifs -
On dispose de négatifs ordinaires. On les reproduira soit en les agrandissant soit en vraie grandeur, grâce à un appareil d'agrandisse- ment ou chambre. On peut procéder de trois manières a) En agissant sur le négatif. On interposera entre le négatif 1 à son contact, et l'objectif 2 une lentille cylindrique concave 3 qui défor- me l'image (fig. 2). b) En agissant sur le support positif. On interposera entre le positif 4, à son contact, et l'objectif 5, une lentille cylindrique convexe 6.
C) En agissant sur le support positif 7 placé sur un support cy- lindro-concave, ou convexe 8.
Ce support 8 sera constitué par un couloir courbe placé de façon que la verticale du sujet soit toujours parallèle à l'axe du cylindre.
On disposera donc de deux couloirs : l'un pour le tirage de vues horizontales, l'autres pour le tirage de vues verticales.
On pourra aussi employer un seul couloir carré et sur lequel on
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cadrera convenablement l'image au moyen de margeurs réglables.
Troisième cas : négatifs -
On peut obtenir, directement, lors de la prise de vue des négatifs déformés suivant l'invention. On placera à cet effet contre le film 9 à im- pressionner et entre lui et l'objectif 10, une lentille cylindrique convexe llo La verticale du sujet doit être parallèle à l'axe du cylindre. Lorsque l'on fait tourner l'appareil de prise de vue de 90 pour prendre une vue ver- ticalement, l'appareil ayant d'abord été utilisé horizontalement, on devra faire tourner la lentille d'un quart de tour. A cet effet, elle sera montée sur une platine tournante commandée de l'extérieur. Le bouton de commande portant un indicateur de direction.
Bien entendu, la présente invention ne se limite nullement à son application, à la photographie, mais s'étend au contraire, au cinématographe et à la télévision.