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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX ECHANGEURS DE PRESSIONS.
La présente invention est relative à des échangeurs de pressions c'est-à-dire des machines rotatives (qui. sont des machines thermiques fonc tionnant avec un fluide gazeux) qui comprennent au moins un rotor contenant des cellules disposées suivant un groupes circulaire, le cycle de travail de ces machines impliquant la compression du gaz dans certaines cellules du groupe et la détente simultanée du gaz dans d'autres cellules de ce groupe, les étages de- compression et de détente ainsi formés étant adjoints à des éta- ges pour rapport et l'évacuation de la chaleur (à haute ou basse pression) ce qui nécessite un écoulement du gaz dans et/ou hors des cellules.
Le courant gazeux, fourni à l'étage d'apport de chaleur, ne doit, si possible, pas dépasser celui obtenu par l'enlèvement hors des cellules du gaz en excès produit par l'accroissement du volume qui résulte du chauf- fage. De même, le courant gazeux, fourni à l'étage d'évacuation de la cha- leur ne doit, si possible, pas dépasser l'addition du gaz aux cellules pour compenser la diminution de volume résultant du refroidissement.
En pratique, il est avantageux que l'évacuation de la chaleur (et si possible également l'apport de chaleur) se fasse à l'extérieur des cellu- les et à cet effet on a proposé que les courants gazeux, adjoints aux étages d'évacuation et d'apport de chaleur, soient obtenus par le procédé (dénommé ci-après "balayage") par lequel le contenu en gaz de chaque cellule, qui pé- nètre dans la zone pour l'apport (ou l'évacuation) de la chaleur, soit enle- vé et remplacé par du gaz qui, à l'extérieur des cellules, a été spéciale- ment chauffé (ou refroidij ou qui, dans chaque cas provient d'une source de gaz qui est déjà à la température élevée (ou basse) désirée.
Ce procédé, sui- vant lequel se font un enlèvement et un remplacement du gaz, implique l'inter- vention d'un courant continu de gaz qui s'écoule à travers les cellules inté- resséeso
Les points du cvcle de travail, auxquels l'apport et l'évacuation de chaleur ont lieu, dépendent de l'usage auquel la machine est destinée. Si l'échangeur de pressions sert a fournir du gaz chaud à pression élevée, des-
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tiné par exemple à être détendu dans une turbine à gaz ou toute autre machi ne pour fournir du travail mécanique, l'apport de chaleur se fait à une près- sion élevée et l'évacuation de la chaleur à une basse pression.
Par contre, si l'échangeur de pressions est utilisé comme pompe de chaleur ou machine fri gorifique, le contraire se produit c'est-à-dire que l'apport se fait à basse pression et l'évacuation à haute pression.
L'élévation de la pression (ou tout au moins une partie de celle- ci), qui se produit dans la machine, peut être obtenue à l'aide de cellules de l'étage de détente que l'on fait communiquer avec des cellules de l'étage de compression afin que le gaz, dans les cellules à pression plus élevée, se détende dans les cellules à pression plus basse afin que le gaz soit compri- mé dans ces dernières cellules ce qui donne lieu à un écoulement d'une cer- taine quantité de gaz depuis les cellules de détente vers les cellules de compression. Un tel courant gazeux (ou un courant qui y correspond fonction- nellement) est dénommé ci-après un courant de gaz de transfert" pour le dis- tinguer du courant gazeux adjoint aux étages pour l'apport et l'évacuation de la chaleur.
La présente invention a pour but de réaliser des échangeurs de prés- sions qui fonctionnent d'une manière nouvelle et qui,en général,sont capa- bles de fournir un rendement amélioré comparativement à celui des appareils connus,par exemple en réduisant des pertes inévitables, ces échangeurs pou- vant présenter certains autres avantages, tels que la simplicité de leur cons- truction, un rendement spécifique plus élevé, etc.,,.
L'invention consiste, principalement, à faire comporter aux échan- geurs de pressions, du genre en question, deux rotors, dont chacun comprend des cellules disposées suivant un groupe cire-alaire'. ainsi qu'un stator muni de lumières appropriées, pour permettre l'écoulement des gaz servant à l'ap- port et à l'évacuation de la chaleur, le cycle fonctionnel de la machine étant tel que, pendant le fonctionnement, des cellules de détente de chaque rotor communiquent avec des cellules de compression de l'autre rotor afin que, dans chaque rotor, la compression du gaz soit obtenue par la détente du gaz dans l'autre rotor d'où résulte un é coulement du gaz de transfert depuis chaque rotor vers l'autre.
L'invention vise également des dispositifs comprenant plus de deux rotors et pour lesquels une ou plusieurs paires de rotors coopèrent de la ma- nière indiquée plus haut.
Les rotors peuvent tourner suivant des sens opposés, ils peuven, être montés en tandem (pour ainsi-dire coaxialement) ou autrement. Suivant une variante, des rotors tournant en sens opposés et disposés coaxial--ment peuvent être logés l'un dans l'autre.
Le balayage, tel que défini plus haut, est utilisé de préférence et tout au moins pour l'étage d'évacuation de la chaleur. Un tel balayage peut se faire en série ou en parallèle par rapport aux rotors.
Quand on se sert de rotors en tandem et sensiblement coaxiaux, ils peuvent être séparés par des parties fixes ou ils peuvent être juxtaposés sans intervention de ces parties.
Si de telles parties fixes sont intercalées entre les rotors on peut y ménager avantageusement des canaux pour le passage du gaz de trans- fert et/ou des lumières pour permettre l'écoulement du gaz de balayage.
Ces dispositions permettent l'usage d'orifices plus grands pour le gaz de balayage ce qui réduit les pertes résultant du balayage et augmen- te le rendement spécifique puisque des masses plus importantes de gaz peu- vent traverser la machine. Les canaux fixes pour le gaz de transfert per= mettent également de donner à ces canaux des profils plus adéquets et d'éta- blir des aubes ou ailettes de guidage dans ces canaux, ce qui réduit les per- tes dues à une rotation relative. Les canaux fixes servent toujours à des écoulements de gaz dans une direction seulement.
Le profil des canaux peut donc être adapté au courant gazeux alors que si ces canaux n'existaient pas on serait obligé de se servir des passages disponibles (puisqu'ils sont Dré-
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vus dans les rotors) pour permettre 1$écoulement du gaz dans les deux sens puisque chaque cellule est alternativement en compression et en détente.
D'autres particularités avantageuses, obtenues par l'invention, sont indiquées plus loin.
L'invention peut être appliquée avec avantage pour des échangeurs de pressions dans lesquels une partie ou la totalité de l'accroissement et de la chute de pression, qui se produisent dans le machine, est obtenue par des ondes de compression et de détente.
L'échange de pression entre un gaz qui se détend et un gaz qui doit être comprimé, c'est-à-dire entre des cellules de détente qui commu- niquent., par les lumières pour le gaz de transfert, avec des cellules de com ression et qui a servi à la désignation des machines en question, résulte, d'une manière générale et en plus grande partie, de l'égalisation de la dif- férence de pression dans les zones communicantes Il est toutefois possible, par un agencement approprié, de poursuivre davantage l'échange au delà du point d'égalisation c'est-à-dire jusqu'à ce que la pression du gaz, qui a été comprimé, soit devenue supérieure à celle du gaz qui a été détendu.
Le fonctionnement de l'échangue de pressions connu et des diffé- rents exemples'd'échangeurs de pressions établis selon l'invention est dé- crit en se référant aux dessins ci-annexés en admettant que les machines dé- crites soient destinées à fournir un gaz sous pression, par exemple un gaz qui doit se détendre dans une turbine pour produire du travail mécanique.
Les figs. 1 et 2 montrent respectivement et schématiquement en cou- pe transversale selon I-I fig 2 et en coupe diamétrale selon II-II fige 1 un échangeur de pressions connu.
Les autres figures concernent des échangeurs de pressions établis selon l'invention.
La fige 3 montre, en coupe axiale suivant deux plans perpendicu- laires entre eux (suivant III-III fig 4) afin que la moitié supérieure de la figure 3 montre une coupe dans une partie de la machine dans laquelle le balayage a eu lieu alors que là moitié inférieure est une coupe dans la par- tie de la machine dans laquelle ont lieu la compression et la détente d'où résulte l'écoulement du gaz de transfert, un échangeur de pressions établi selon un premier mode de réalisation de l'invention,
Le figs, 4 et 5 montrent, respectivement en coupe transversale se- lon IV-IV fig 3 et en coupe partielle selon V-V fige 3, ce même échangeur.
La fig 6 montre, schématiquement, le cycle de fonctionnement de la machine montrée sur les figs. 3à $ et d'autres machines décrites ci-après.
Les figs. 7 et 8 montrent respectivement en coupe suivant VII-VII fig 8, c'est-à-dire (suivant deux plans à 90 ) un autre échangeur de¯pressions et en élévation la cloison séparant les deux rotors de cet échangeur.
Les figs. 9 et 10 montrent, respectivement en demi-coupe axiale et en coupe selon X-X fige 9, la partie d'un autre échangeur et dans laquelle a lieu le balayage.
Les figs. 11 et 12 montrent,respectivement, en coupe axiale selon XI-XI fige 12 (suivant deux plans à 90) et en vue en bout, un autre échan- geur de pressions établi selon l'invention.
La fige 13 montre, en coupe, un échangeur de pressions dans lequel les rotors sont établis concentriquement l'un dans l'autre.
La fige 14 montre, schématiquement le cycle de' fonctionnement de la machine selon la fig 13.
Les figs. 15 et 16 montrent, respectivement en coupe axiale selon XV-XV fig 16 (suivant deux plans à 90 ) et en coupe transversale selon XVI- XVI fige 15, un autre échangeur de pressions.
Les figs. 17, 18 et 19 montrent,semblablement à la fige 15, respec-
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tivement trois autres échangeurs de pressions établis selon l'invention.
La fig. 20 montre schématiquement, un cycle de fonctionnement ana- logue à celui des figs. 6 à 14.
L'échangeur de pressions, montré sur les figs 1 et 2, fonctionne d'après les principes généraux indiqués dans le brevet Grande-Bretagne ? 2900669 et il comporte un rotor 24 constitué par des pièces cylindriques ex- térieure et intérieure entre lesquelles sont établies des cloisons radiales 26 pour former des cellules 27 Le rotor tourne, dans le sens de-la flèche R, dans une enveloppe ou un carter fixe 25 Chaque extrémité du rotor est partiellement fermée par une plaque fixe 28, en forme de secteur, en laissant subsister des passages ou lumières correspondant aux secteurs A-B et C-D Les cellules sont ouvertes à chaque extrémité (dans le sens axial).
Dans le rotor est monté une partie fixe comportant des canaux ou conduits 29 qui peuvent communiquer avec des ouvertures correspondantes 30 ménagées dans la périphérie interne du rotor, une ouverture étant prévue pour chaque cellule. Pour le balayage à basse pression, qui implique l'évacuation de chaleur, un conduit 32 (dans lequel fonctionne un ventilateur 32a) fournit à la machine de l'air frais qui expulse le gaz d'échappement à basse pression hors des cellules et charge celles-ci à nouveau avec de l'air frais.
Les gaz d'échappement, à basse pression, sont évacués par le conduit 33, Pour le balayage à haute pres- sion, le gaz comprimé quitte la machine par le conduit 35, sa température et son volume sont augmentés par la combustion de combustible dans une chambre de combustion 36, et, en aval de cette dernière, une partie du gaz est ra- menée à la machine par le conduit 34 (dans lequel fonctionne un ventilateur 34a) pour expulser hors des cellules du gaz qui a été comprimé par le fonc- tionnement de la machine et pour charger à nouveau les cellules avec du gaz comprimé frais qui doit se détendre dans la machineo La partie restante du gaz, qui quitte la chambre de combustion, est amenée par le conduit 37 au point d'utilisation, par exemple pour être détendu dans une turbine.
Le fonctionnement de la machine est le suivant. Le rotor étant convenablement entraîné, chaque cellule à la sortie de la zone A-B de basse pression est chargée avec de l'air frais à la pression atmosphérique. Quand la cellule continue son mouvement, elle atteint un point où son ouverture 30 se trouve en regard d'un des canaux 29 par lequel cette cellule est mise en communication avec une cellule du secteur A-D qui contient du gaz à une pres- sion plus élevée. Dans cette dernière cellule le gaz se détend ce qui provo= que un écoulement de gaz de transfert depuis la, cellule du secteur A-D vers une cellule du secteur B-C jusqu'à ce que les pressions dans les deux cellu- les soient égales.
Par conséquent, le gaz de la cellule du secteur A-D se détend jusqu'à une pression plus basse alors que le gaz dans-la cellule du secteur B-D est comprimé à une pression plus élevée,, A mesure que les cellu- les avancent dans le secteur B-C elles sont successivement mises en communi cation par les canaux 29 avec d'autres cellules contenant un gaz à une pres- sion plus élevée et qui se trouvent dans le secteur A-D de sorte que, lors- que le rotor continue de tourner, le gaz de la cellule passant dans le secteur B-C,est amené, par des compressions successives, à une pression finale éle- vée. Les cellules du secteur B-C sont, à un moment donné, individuellement à des pressions qui augmentent dans la direction de la flèche R.
Quand la cellule atteint la zone de balayage à haute pression, la charge gazeuse est expulsée et remplacée par une nouvelle charge de gaz comprimé. Quand la cel- lule, entrant dans le secteur D-A, est mise en communication, par l'ouvertu- re 30 et par un des canaux 29, avec la dernière cellule du secteur B-C, le gaz de la cellule à pression plus élevée (secteur D-A) peut se détendre et compri- mer le gaz de la cellule à pression plus basse. Ainsi le fonctionnement se poursuit et les cellules du secteur D-A sont,à un moment donné, successive- ment à des pressions de plus en plus basses dans le sens de la rotation. Quand une cellule pénètre dans le secteur B-A pour le balayage à basse pression, elle est vidée à nouveau et rechargée avec de l'air frais à la pression atmos- phérique.
Le gaz, qui se détend dans la machine, n'est pas complètement dé- tendu -jusqu'à la pression atmosphérique de la charge fraîche, à basse pression
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et, par contre, le gaz comprimé dans la machine n'atteint pas la pression- la plus élevée du cycle c'est-à-dire celle du gaz frais et à pression éle- vée, introduit par le secteur C-D.
Théoriquement il est seulement nécessaire, dans la zone de chauf- fage C-D d'enlever hors des cellules le gaz en excès qui résulte de l'accrois sement du volume produit par le chauffage., Par contre, dans la zone de re- froidissement A-B, il est seulement nécessaire de compenser, par du gaz addi- tionnel la diminution de volume résultant de l'évacuation de la chaleur.
Il est toutefois commode d'adopter la méthode de balayage par laquelle le contenu des cellules est entièrement remplacé dans les secteurs A-B et C-D.
Les figs 3 à 5 montrent un échangeur de pressions établi selon l'invention.
Les rotors 1 et 1' sont montés en tandem et sont entraînés conve-. nablement de manière à tourner dans des directions opposées. Chaque rotor 1 ou 1 comporte une paroi cylindrique interne 3 ou 3', une paroi cylindri- que externe 3a ou 3a et des cloisons radiales 2a qui sont intercalées entre ces parois pour former des groupes circulaires de cellules 2 Les cellules sont entièrement ouvertes à leurs extrémités externes 4 ou 4' mais les dimen- sions des ouvertures peuvent être légèrement réduites par des rebords étroits (non montrés) qui forment dés supports pour des joints à labyrinthe en vue de réduire les fuites d'une cellule vers une autre du même rotor.
Ces cellu- les sont partiellement ouvertes à leurs extrémités adjacentes 5 ou 5' où des ouvertures 6, qui permettent le transfert du gaz depuis les cellules de dé- tente d'un rotor vers les cellules de compression de l'autre rotor, s'étendent seulement sur la moitié de la largeur périphérique de chaque cellule. Cette disposition empêche qu'une cellule quelconque puisse communiquer en même temps avec plus d'une autre cellule excepté pendant les périodes de balayage.
Les cellules sont divisées par des cloisons cylindriques et coaxiales 7 ou 7' en deux compartiments, chaque cloison cylindrique s'étendant vers l'intérieur de- puis l'extrémité externe du rotor à cellules correspondant pour être interrom- pue avant l'extrémité interne de ce rotor de sorte que les compartiments in- terne et externe, dans le sens radial, de chaque cellule communiquent au voi- sinage de leurs extrémités internes. Les extrémités externes des rotors à cellules sont fermées par des plaques fixes 8 et 8, dans lesquelles sont mé- nagées des lumières 9 et 9' pour le balayage à basse pression et des lumières analogues, telles que 10', servent au balayage à haute pression.
Les lumiè- res, pour la basse pression, s'étendent sur un angle d'environ 90 (arc A-B de la fige 4) et celles pour la haute pression sur un angle d'environ 45 (arc C-D de la fige 4) Quand les cellules viennent en communication avec les lu- mières de balayage, les faces externes et ouvertes des cellules sont entions - ment exposées au balayage. Pour l'exemple montré, les cellules des rotors sont balayées en parallèle. Les conduits pour l'admission de l'air frais à comprimer communiquent avec les compartiments 11 et 11' qui sont à l'extérieur dans le sens radial alors que les compartiments 12 et 12e, qui sont à l'in- térieur, communiquent avec les conduits d'échappement des gaz détendus aux deux faces externes des cellules.
L'air de balayage pénètre donc dans le compartiment extérieur 11 ou 11, traverse axialement les cellules vers les parois internes, dans le sens axial, de celles-ci ce qui expulse le gaz d'é- chappement hors de ces cellules et les remplit avec de l'air frais pendant que le sens du courant de balayage est inversé et qu'il s'écoule par les com- partiments internes 12 ou 12',dans le sens radial, des cellules. Ce mode de balayage permet de se servir, en entier, de la section transversale des cel- lules. Si le balayage se faisait par les ouvertures internes 6, il se pro- duirait un étranglement sérieux des gaz puisque la section libre moyenne peut ne pas être supérieure au quart de l'étendue de la section transversale tota- le d'une cellule.
Le balayage à haute pression a lieu d'une manière similai- re avec cette différence que le courant peut être inversé, comparativement à celui adopté pour le balayage à basse pression, c'est-à-dire le gaz peut entrer d'abord dans les compartiments qui se trouvent radialement à l'exté- rieur. Le gaz comprimé à détendre peut, par exemple, être fourni par une chambre de combustion et peut entrer dans les compartiments internes, dans le sens radial des cellules alors que le gaz, comprimé dans la machine, sort
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des compartiments externes et on admet, dans le présent cas, que la totalité ou une partie de ce gaz comprimé est ramenée à la chambre de combustion d'où une certaine quantité retourne à l'échangeur de pressions alors que le surplus est utilisé pour faire du travail, par exemple dans une turbine.
Pendant le fonctionnement, les cellules d'un rotor, qui s'écartent des conduits pour le balayage à haute pression, entrent en communication, par les ouvertures 6, avec les cellules de l'autre rotor, qui tournent en sens inverse et qui proviennent d'une zone à basse pression. Le gaz, contenu dans les cellules du premier rotor, est déchargé partiellement, en se détendant, par les ouvertures 6 pour le gaz de transfert en comprimant ainsi le gaz qui se trouve dans les cellules de l'autre rotor. Sur la fig. 4 les cellules dun rotor et qui se trouvent dans l'arc B-G subissent une compression et leurs pressions individuelles augmentent progressivement depuis B vers C alors que les cellules de l'arc D-A sont soumises à une détente et leurs pressions in- dividuelles diminuent progressivement depuis D vers A.
Dans l'autre rotor, qui tourne en sens inverse, les cellules de C à B subissent simultanément une détente et celles de A à D sont soumises à une compression.
Le fonctionnement de la machine est montré schématiquement sur la fige 6 sur laquelle I désigne un rotor et II l'autre rotor Les indications B.P. et H.P. correspondent respectivement à basse pression et haute pression alors que les lettres A, B, C et D sont les extrémités des arcs dont question plus haut. On a montré, par les droites G T portant des flèches, l'écoule- ment du gaz de transfert d'un-rotor vers l'autre. Il est à noter qu'il n'exis- te pas des passages fixes pour le transfert du ga.z et qui correspondent aux passages 29 de la fige 1 les rotors étant séparés seulement avec un léger jeu pour permettre le fonctionnement.
Les rotors à cellules sont supportés par des paliers 13, 16, 17 et 18 de sorte que les intervalles 23, 23' et 23 sont petits.
Pour éviter les pertes par des fuites, les plaques terminales 8 et 8 ainsi que les parois terminales des rotors sont prolongées vers l'ex- térieur et radialement, comme montré en 26, pour pouvoir loger entre celles- ci des joints d'étanchéité à labyrinthe ou d'autreso.
Pour diminuer les fuites on peut loger la machine dans une envelop- pe 19, 20 dans laquelle se trouve un gazà une pression intermédiaire.
La machine, montrée sur les figs. 7 et 8, est construite d'une ma- nière sensiblement analogue à l'exception que les rotors sont séparés par une cloison fixe médiane 38 qui comprend des canaux fixes 40 (fig. 8) pour le transfert du gaz et qui correspondent à ceux désignés par 29 sur la fige 1 Les jeux correspondant à ceux désignés par 23, 23 et 23" sur la fig 3, doi- vent être petits. Les ouvertures 39 des cellules servent au passage du gaz du transfert et correspondent à celles désignées par b sur les figs. 3 à 5.
La fige 9 montre une variante de la machine suivant laquelle le balayage axial se fait suivant un sens unique au lieu de se faire suivant un écoulement dans les deux sens. Les rotors sont séparés par une cloison fixe 38 dans laquelle sont ménagées des lumières 41 (fig. 10), en forme de secteur, pour permettre le passage des gaz de balayage. Les ouvertures 39, pour le gaz de transfert, sont établies en un endroit qui se trouve radiale- ment vers l'extérieur, et dans les extrémités adjacentes des deux rotors de sorte que ces ouvertures ne gênent pas l'écoulement des gaz de balayage. Il est à noter que les deux rotors sont balayés en série.
Les figs. 11 et 12 montrent une autre variante de la machine pour laquelle le balayage se fait également dans un seul sens. P our cette machi- ne les rotors sont séparés aussi par une cloison fixe 38 avec des lumières pour les gaz de balayage, comme dans le cas de la fige 10. Par contre, les ouvertures 39, pour le gaz de transfert, sont établies autour de la paroi périphérique extérieure des cellules et, au cours du fonctionnement, ces ou- vertures viennent en regard d'ouvertures similaires 40 ménagées dans l'en- veloppe fixe.
Les ouvertures 40 sont reliées entre elles par des conduits 42 qui correspondent, du point de vue du fonctionnement, aux canaux 29 de la
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fige 1 Il est également possible d'utiliser la variante montrée, en traits interrompussur la fig 11 et-suivant laquelle- les ouvertures 39 sont ména- gées dans la paroi périphérique interne des cellules, les conduits 42 étant établis à l'intérieur, comme montré, en faisant partie intégrante de la cloi- son.
La fig 13 montre une machine qui fonctionne, en substance, comme celle des figs. 3 et 4 ma.is avec cette différence que les rotors sont disposés coaxialement l'un dans l'autre, comme bien visible sur la figure. Les ouver- turés 39, pour le gaz de transfert' sont ménagées dans la paroi interne. du rotor extérieur et dans la paroi externe du rotor intérieur. Cette figure 13 est également une coupe axiale faite suivant deux plans radiaux faisant un angle de 90 entre eux de sorte que la moitié supérieure de cette figure montre une zone de balayage alors que la moitié inférieure montre une zone dans laquelle l'échange des pressions a lieu., d'où résulte un écoulement du gaz de transfert.
La fige, 14 montre le schéma du cycle de fonctionnement de la machi- ne montrée sur la fig 13 les annotations étant les mêmes que celles adoptées pour la fige 6
Diverses autres variantes..de machines, comprenant des rotors en tandem., sont possibles et pour lesquelles on se sert d'un balayage en série ou en parallèle alors que les rotors sont séparés par une partie fixe qui peut comporter des canaux pour le gaz de transfert et/ou des lumières de ba- layage, cette partie fixe pouvant également être dépourvue de ces canaux ou lumières. Quand on a recours à un balayage en parallèle, le sens de l'écou-' lement des courants de balayage séparés peut être choisi à volonté.
Certaines de ces variantes sont montrées sur les figs 15 à 20 pour lesquelles les ré- férences utilisées servent à désigner les organes suivants - 38 - cloison fixe entre les rotors; - 39 - lumières de balayage spéciales dans la périphérie externe des cellules; -39a - ouvertures spéciales dans la périphérie externe des cellu- les qui servent alternativement au courant de transfert et au courant de ba- layage; - 40 - ouverture pour le gaz de transfert dans la partie fixe; - 41 - lumières de balayage dans la partie fixe; - 42 - conduit fixe pour le gaz de transfert.
Sur les figs. 15 à 18, les deux extrémités des cellules sont éga- lement laissées ouvertes pour le passage alternatif du courant de transfert et du courant de balayage. Sur la fige 19, les extrémités internes des cel- lules peuvent être fermées, comme montré, alors que les extrémités externes sont ouvertes. Les flèches dans la moitié supérieure des coupes axiales in diquent le courant de balayage alors que celles de la moitié inférieure in- diquent le courant.de transfert.
Les traits interrompus, sur la fige 19, montrent une variante peur l'établissement du conduit servant au gaz de balayage ce qui implique l'éta- blissement d'autres lumières dans les cellules.
Certains des types de machines décrits ci-dessus peuvent être avan- tageusement constitués de manière telle qu'ils fonctionnent en doublant chaque étage, c'est-à-dire en prévoyant., pour chaque moteur,deux étages d'apport de chaleur,deux étages d'évacaution de chaleur, deux étages de détente et deux étages de compression Le cycle de fonctionnement d'une telle machine est mon- tré schématiquement sur la fig 20 pour laquelle on a adopté les mêmes annota- tions que sur les figs. 6 et 14. Les conduits devraient, bien entendue être doublés également pour cette variante.