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MONTAGE UTILISABLE DANS UN APPAREIL DE SIGNALISATION AUTOMATIQUE
L'invention concerne un montage utilisable dans un appareil de signalisation automatique, par exemple un appareil téléphonique pour explorer le potentiel d'un point marqueur auquel peuvent accéder en même temps d'au- tres montages explorateurs analogues et pour rendre occupé ce point marqueur.
De tels montages s'utilisent entre autres pour régler un commuta- teur sélecteur sur une sortie libre correspondant au numéro désiré ou pour régler un chercheur d'appel sur la sortie d'une ligne appelante. Le montage d'exploration fait alors partie du montage de commande du commutateur. Dans ces cas, les contacts marqueurs des sorties désirées sont caractérisés par un potentiel qui diffère de celui des sorties non désirées.
Pendant le fonctionnement du commutateur, le montage explore les potentiels des contacts marqueurs, et bloque le commutateur dès que celui-ci touche une sortie désirée. La sortie est ensuite rendue occupée par modifica- tion du potentiel du contact marqueur. Les contacts marqueurs du commutateur étant reliés., par voie multiple, à des contacts correspondants d'autres com- mutateurs, il se peut qu'un même potentiel marqueur soit exploré simultané- ment par plusieurs montages explorateurs. Il est désirable qu'une sortie soit rendue occupée aussi rapidement que possible après l'exploration afin d'évi- ter que plusieurs commutateurs se bloquent sur la même sortie.
Le montage du genre décrit peut aussi servir à déterminer si un appareil commun, par exemple le montage marqueur d'un système à barres croi- sées ou d'un dispositif d'enregistrement de communication, est disponible ou non.
Il est déjà connu de réaliser par voie électronique l'occupation d'un point marqueur.
Dans un montage connu, l'anode d'un tube à décharge à atmosphère gazeuse est reliée au point marqueur. Si le point marqueur est occupé, le tube est bloqué, mais si le point marqueur est libre, le tube s'amorce et par suite du courant traversant une résistance reliée au point marqueur, le potentiel
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varie d'une quantité telle que le point marqueur est rendu occupé, c'est-à- dire que le tube d'exploration d'un autre montage explorateur ne peut s'a- morcer lorsqu'il est relié au dit point marqueur. En même temps, un relais inséré dans le circuit anodique du tube à atmosphère gazeuse est excité, ce qui provoque le blocage du commutateur. Ce montage présente un inconvé- nient: la variation de potentiel à obtenir ne peut être rendue arbitraire- ment grande.
En même temps, l'amorçage du tube demande encore un certain temps, temps qui est encore prolongé par suite de la self-induction insérée dans le circuit anodique.
La demande de brevet n 386.775 du 12 juin 1950 décrit un mon- tage dans lequel le point marqueur est relié à la cathode d'un premier tu- be à décharge dont une électrode de commande est couplée à un circuit de sortie d'un second tube à décharge tandis qu'une électrode de commande du second tube est couplée à un circuit de sortie du premier tube. A l'état non conducteur du premier tube, l'électrode de commande de ce premier tube a un potentiel tel que lorsque la cathode est reliée à un point marqueur occupé, le tube reste bloqué, mais il devient conducteur lorsque la cathode est re- liée à un point marqueur non occupé.
De ce fait, le second tube est bloqué et le potentiel de l'électrode de commande du premier tube est majoré d'un montant tel que le tube devient le siège d'un courant intense qui provoque, dans la résistance reliée au point marqueur, une chute de tension telle que le point marqueur est rendu occupé. Ce montage fonctionne très rapidement et permet d'obtenir des variations de tension de grandeur arbitraire.
L'invention fournit un montage qui présente les mêmes avantages que le dernier montage mentionné. Le montage conforme à l'invention comporte un tube à décharge muni d'une cathode, d'une électrode de commande, d'une pre- mière électrode collectrice et d'une seconde électrode collectrice dont la surface a un facteur d'émission secondaire supérieur à un. En outre, le dis- positif comporte des moyens pour relier le point marqueur à la cathode du tube. A la seconde électrode collectrice on applique, par l'intermédiaire d'au moins une résistance,un potentiel qui est plus élevé que le potentiel de la cathode et qui, du moins à l'état non conducteur du tube, est inférieur au potentiel de la première électrode collectrice.
L'électrode de commande est couplée à la seconde électrode collectrice, et, à l'état non conducteur du tube, elle se trouve à un potentiel tel que le tube ne devienne pas con- ducteur lorsqu'on relie la cathode au point marqueur occupé qui se trouve donc à un potentiel assez élevé, mais qu'il devienne conducteur lorsque le point marqueur est libre et se trouve donc à un potentiel assez bas. Le tube devenant conducteur, le potentiel de la seconde électrode collectrice augmen- te, ainsi que celui de l'électrode de commande, de sorte que la résistance reliée au point marqueur est traversée par un courant d'intensité telle que le point marqueur est rendu occupé.
De préférence, l'électrode de commande et la seconde électrode collectrice sont reliées à des prises différentes d'un diviseur de tension in- séré entre deux points à potentiel fixe.
Le montage conforme à l'invention convient particulièrement bien à l'utilisation dans un montage explorateur à résistances tel que décrit dans la demande de brevet n 386.775.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Le dessin montre, sous forme simplifiée et schématique, un montage pour régler un commutateur sélecteur, par exemple un sélecteur de groupes, sur une sortie libre désirée . K1 est un commutateur sélecteur dont le dessin ne montre que le bras explorateur S1 les contacts marqueurs que balaie ce bras ainsi que l'électro-aimant de rotation DM.
Les contacts marqueurs sont reliés, par l'intermédiaire de résistances R1 R2 à une source de tension V1 dont le
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potentiel, par rapport à la terre, est ar exemple de-60 V Les contacts marqueurs sont en outre reliés, de maniere connue, par voie multiple;, aux contacts marqueurs correspondants des autres commutateurs tels que K2
Le dispositif de commande du commutateur K1 comporte un tube à décharge B muni d'une cathode K, d'une grille de commande g d'une anode a et d'une électrode collectrice auxiliaire 5 dont la surface a un facteur d'émission secondaire supérieur à un.
La grille de commande ± et l'électrode collectrice auxiliaire 5 sont reliées aux prises 1 et 2 du potentiomètre R4 R5 et R6 inséré entre les sources de tension V et V2 Dans le circuit anodique de B est inséré un relais T, dont le contact de repos tl est inséré dans le circuit d'ex- citation de l'électro-aimant de rotation DM
On supposera que les sorties de K1 portant le même chiffre sont successivement insérées dans la couronne de contacts de K1
Le commutateur sélecteur étant amené au début d'un groupe d'une manière qui ne sera pas décrite, le commutateur K1 doit, sous l'influence du dispositif de commande, choisir une sortie libre dans le gmupe.
A cet effet, la cathode de B est reliée, éventuellement par l'in- ter médiaire de commutateurs d'étages sélecteurs précédents, au bras explo- rateur S1 du commutateur K1 et le contact.± se ferme. A ce moment, le tube B est bloqué et le contact t1 est fermé, de sorte que l'électro-aimant de ro- tation DM est excité, ce qui provoque le fonctionnement du commutateur K1
Les contacts marqueurs de sorties libres se trouvent à un poten- tiel de -60 V, tandis que le contact marqueur d'une sortie occupée est relié à la terre par l'intermédiaire du bras explorateur S2 d'un commutateur K2 par lequel passe la communication,'et un relais de contact r
La prise 1 sur le potentiomètre R4R5 R6 est choisie de façon que, le tube B n'étant pas conducteur, la grille de commande se trouve à un potentiel de par exemple -30 V.
Aussi longtemps que le bras explorateur tou- che les contacts marqueurs de sorties occupées, le tube B reste bloqué, la grille de commande se trouvant à un potentiel qui dépasse de 30 V celui de la cathode.
Par contre, si le bras explorateur touche un contact marqueur d'une sorite libre, le tube devient conducteur. Si la grille de commande de B se trouvant à un potentiel constant de -30 V, par suite de la chute de ten- sion dans la réaistance reliée au contact marqueur, le potentiel de la catho- de s'élèverait de quelques volts au-dessus de -30 Vdonc, par exemple, jus- qu'à -27 V. Dans ce cas, la sortie ne serait pas rendue occupée, car le tube du dispositif de commande d'un autre commutateur qui atteint au même moment la même sortie deviendrait conducteur.
Le facteur d' émission secondaire de la surface de l' électrode collectrice 5 étant supérieur à un, à l'état conducteur du tube B, le courant électronique circulant de l'électrode S vers l'anode a est plus intense que celui circulant de la cathode vers l'électrode 5. De ce fait, le potentiel de l' électrode 5 augmente. Par suite du couplage galvanique entre la grille de commande g et l'électrode 5, le potentiel de l'électrode de commande g aug- mente aussi, par exemple jusqu'à la valeur dupotentiel de la terre.
Le tube B devient donc plus conducteur et le potentiel de la gril- le de commande suit pratiquement celui de la cathode. La cathode acquiert donc un potentiel tel que la sortie considérée est marquée occupée.
En même temps, le relais T est excité et le contact de repos T1 interrompt le circuit d'excitation de l'électro-aimant de rotation DM ce
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qui provoque l'arrêt du commutateur K1
Le processus par lequel le tube devient conducteur, et le poten- tiel du contact marqueur plus élevé, se déroule très rapidement, de sorte qu'un autre commutateur ne peut plus occuper la même sortie.
Le montage se prête à plusieurs variantes. C'est ainsi que la grille de commande g peut être couplée à l'électrode collectrice 5 à l'aide d'une batterie au lieu d'être couplée à cette électrode à l'aide du divi- seur de tension R1 R6 inséré entre 5 et V1
La self-induction formée dans le circuit anodique du tube par le relais T,peut provoquer des effets indésirablesoIl se pourrait, par exemple, qu'au moment où le tube devient conducteur, il se produise, aux bor- nes de la self-induction, une impulsion de tension telle que le potentiel de l'anode tombe au-dessous de celui de l'électrode à émission secondaire 5.
Dans ce cas, les électrons secondaires ne seraient plus évacués et le proces- sus serait freiné. On peut obvier à cet inconvénient en munissant le tube d'une grille-écran séparée dont le potentiel est plus-élevé que celui de l'é- lectrode S.
L'électro-aimant de rotation DM pourrait aussi être inséré dans un circuit de sortie d'un tube à décharge séparé dont une électrode de com- mande est couplée à un point du circuit anodique du tube B, Dans ce cas, le relais T peut être omis et on peut insérer dans le circuit anodique une ré- sistance par exemple de la manière décrite dans le brevet n 486659.
Il va de soi que le domaine d'application du montage conforme à l'invention n'est nullement limité à la commande de commutateurs. Comme il a déjà été mentionné, le montage trigger peut avantageusement être utilisé dans un montage tel que décrit dans la demande de brevet n 386.775.