PROCEDE POUR LA. FABRICATION D'ENVELOPPES POUR SAUCISSES.
On a déjà fait connaître des procédés pour la préparation de boyaux artificiels pour saucisses à partir d'une..matière première animale, procédés qui reposent sur la série d'opérations suivantes : des peaux d'animaux, d'abord soumises à l'action d'agents chimiques sont amenées par exemple à un état de fort gonflement; dans cet état, elles sont réduites en fibres et la masse fibreuse gonflée, plastique et pétrissable, est, pour lui donner sa forme, refoulée à travers des filières annulaires en. faisant en sorte que la masse fibreuse plastique et visqueuse soit soumise dans son trajet à tra-
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près une forme de réalisation de ce procédé, après des traitement successifs par différents agents gonflants, par exemple gonflement par un alcali à l'aide de lait de chaux, et traitement consécutif par un acide, par exemple acide chlorhydrique dilué, la peau était amenée à un état de fort- gonflement, permettant un dégagement facile des fibres de leurs liaisons primitives, et, dans cet état, soumise à un traitement de division et de défibrage, comportant le cas échéant plusieurs passes. Enfin, on a aussi déjà proposé d'opérer en amenant d'abord les peaux, par traitement avec un agent gonflant, par exemple lait de chaux, à un état de gonflement permettant une
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les ménagent, et en amenant le produit divisé, par exemple en le traitant par un agent gonflant différent des premiers, tel que l'acide muriatique, à un état de très fort gonflement. Tous ces procédés connus reposent sur l'idée de pousser le gonflement de la peau, avant sa division et 'son défi-
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tisse une division et un défibrage faciles tout en ménageant les fibres, et en réalisant néanmoins une masse fibreuse contenant des fibres aussi longues que possible.
L'exécution pratique de ces procédés connus présente des difficultés du fait que les morceaux de peaux, à soumettre au gonflement, suivant leur origine : veaux, cheveaux, etc. et leur constitution, leur épaisseur, etc, opposent des résistances différentes à l'action de l'agent gonflant. Afin de pouvoir exécuter l'opération du gonflement tout en obtenant des résultats suffisamment uniformes, et en particulier réaliser un gonflement suffisant des couches internes des morceaux de peaux, et par suite de la diminution de concentration, il est nécessaire d'employer les agents gonflants sous une concentration relativement élevée, et de plus de les faire agir pendant une durée de traitement relativement longue. Mais ce fait a pour conséquence une désintégration des couches collantes et par suite une perte de matière et un affaiblissement des fibres.
L'objet de la présente invention est un procédé pour la fabrication de boyaux de saucisses à partir de peaux d'animaux, comme veaux, chevaux� etc, dans lequel les morceaux de peaux à traiter sont défibrés en renongant au gonflement préalable par des agents chimiques, le produit fibreux étant amené, par incorporation d'acide en mélange intime, à des pH d'environ 2,4 à 5, de préférence 3,5, et étant enfin, sous forme d'une masse fibreuse plastique pétrissable mis en forme de boyaux par un refoulage connu
en soi à travers des filières annulaires, en formant des couches fibreuses transposées, par exemple au moyen de filières à organes rotatifs, la matière brute, par exemple peau, morceaux de peaux, rognures, peut être travaillée
à l'état froid. Dans le cas où l'on travaille des peaux conservées à la chaux, au sel ou à d'autres agents chimiques, il y a lieu d'éliminer tout d'abord ces agents par des moyens appropriés, de préférence par lavage. La peau sèche est d'abord ramenée par ramollissement dans l'eau à un état correspondant à celui de la peau fraîche . Il est utile de découper la peau en morceaux de
la grandeur d'une soucoupe et de la soumettre en cet état à la division et
au défibrage dans des appareils appropriés à l'aide de meules ou autres dispositifs convenables, comme par exemple broyeur, diable de filature etc...
Il est recommandable d'opérer la division en évitant tout échauffement nuisible de la matière Il est avantageux de travailler sous un courant abondant d'eau de refroidissement. La suspension aqueuse des fibres provenant
de l'appareil diviseur est débarrassé de l'eau en excès. La façon la plus simple d'opérer est de rassembler d'abord le mélange fibreux dans des réservoirs à fond formant tamis, d'où une grande partie de l'eau de refroidissement s'élimine d'elle-même. L'élimination de l'eau restante peut se faire en traitant la matière dans des presses, des filtres-presses, des presses à étages, des machines à tordre et dispositifs analogues. L'élimination de l'eau est en général poussée jusqu'au point où la masse fibreuse
à conformer en boyaux a un poids à sec de 8 à 14% du poids total.
La matière débarrassée de son eau est alors amenée à un pH de 2
à 4, 5, de préférence 3,0, ce qui se fait avantageusement dans des malaxeurs ou des mélangeurs. Dans ce traitement, la masse fibreuse se transforme en un produit uniformément gonflé approprié au pressage à la filière, en absorbant l'eau mobile librement et encore présente dans la bouillie fibreuse. Dans le traitement d'un produit fibreux largement déshydraté au préalable,
on peut y introduire en même temps que l'acide une quantité nouvelle d'eau, afin d'amener le produit à l'état voulu et particulièrement approprié au traitement ultérieur, savoir une teneur par exemple de 10% en produit sec.
Dans le cas où la matière fibreuse n'est pas encore, par le traitement dans le malaxeur ou le mélangeur devenue suffisamment homogène, on
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par exemple en traitant la masse sur calandre, ou par refoulement par des tuyères ou des plaques perforées. Le traitement ultérieur de la masse fibreuse pour la transformer en boyau artificiel se fait de façon connue en soi par pressage dans des filières annulaires avec, au cours de cette opération, disposition des fibres en couches au moyen d'organes mobiles par rapport aux filières, puis séchage et durcissage du boyau ainsi formé.
En comparaison avec le procédé connu mentionné au début, le procédé décrit offre l'avantage que l'on se dispense de soumettre les peaux aux traitements chimiques à l'état gonflé, et que l'on évite les inconvénients corrélatifs : perte de temps, pertes de matière et affaiblissement des fibres. La transformation de la matière fibreuse non gonflée selon l'invention en une masse gonflée uniformément, appropriée à la mise en forme n'offre aucune difficulté et garantit des résultats de qualité constante. Un avantage particulier de l'invention consiste en ce que, en supprimant le traitement préalable des morceaux de peau par les alcalis, ou les acides, ou les deux successivement, traitement qui les attaque et qui est long, on obtient une masse fibreuse qui donne des enveloppes de résistance accrue.
On peut par suite diminuer leur épaisseur, et réaliser ainsi une économie de matière
non négligeable.
REVENDICATIONS ET REMUSE.
1. Procédé pour la fabrication d'enveloppes artificielles pour saucisses, à partir de peaux d'animaux, caractérisé en ce que la peau est réduite en fibres, en renonçant à tout traitement préalable par des agents chimiques gonflants, en évitant.tout échauffement dangereux, la matière fi�= breuse étant amenée, par incorporation d'acide, par exemple acide chlorhydrique, et le cas échéant, par mélange avec de l'eau, à une valeur de pH d'environ 2, 4 à 5, de préférence 3,5 environ, et, à l'état élastique prétrissable, est mise sous forme de boyau par pressage connu en soit à travers
des filières annulaires avec transposition simultanée des fibres.
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défibrage des morceaux de peaux est opéré sous amenée suffisante d'eau, la masse fibreuse et aqueuse étant débarrassée de l'eau en excès, puis amenée par addition d'acide à la valeur de pH voulue, et enfin la prépara-