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PROCEDE ET INSTALLATION POUR L'OBTENTION DE FIBRES A PARTIR DE PLANTES
A LIBER.
La présente invention concerne un procédé pour l'obtention de fi- bres éventuellement de fibres longues à partir de paille et de tiges de plan- tes à liber,en particulier du lin pour production des semences età une installation pour la réalisation de ce procédé. Les fibres obtenues convien- nent pour des champs d'application déterminés, comme produits de substituti- on de fibres de jute, de chanvre et de lin.
Les fibres sont traitées dans ce procédé avec tant de ménagements que la majeure partie de celles-ci reste inaltérée et que pratiquement il ne se produit aucune influence fâcheuse sensible sur la résistance au déchi- rement des fibres obtenues. Par le présent procédé on peut mettre à profit tout le contenu en fibres par exemple de la paille de lin pour production de semences, pour la préparation de fibres de qualité standard, à un prix plus bas que jusqu'à présent.
Par opposition à la production en fibres sensiblement plus basse des procédés connus jusqu'à présent, le procédé suivant l'invention permet la fabrication de 24 à 28 kg de fibres de qualité,standard prêtes à la fila- ture à partir de 100 kg de paille de lin pour production de semences, d'où il est possible, au lieu d'obtenir comme jusqu'à présent seulement 5 à 10 kg de toile de sacs de qualité inférieure, de fabriquer une quantité de 18 à 23 kg de toile de sacs d'une qualité analogue à celle des sacs de jute; avec cela, cette-toile de sacs dépasse encore celle des sacs en jute en longueur d'exis- tence.
Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que la matière est d'abord rouie, en ce que la matière rouie est séchée jusqu'à une teneur en eau de 14 % au plus, ensuite doucement écrasée, comprimée et broyée en fai- sant passer la matière par une série de cylindres cannelés en spirale dispo- sés par paires, et en ce que les chèneyottes séparées pendant ce processus sont écartées par simple secouage,
La matière rouie est avantageusement séchée jusqu'à une teneur en
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eau de 7-10 %. Le rouissage ou séparation de la substance végétale gommeuse se fait avantageusement par rouissage bactérien à l'eau chaude où le maté- riau est traité sous forme de balles pressées.
La matière rouie est éventuellement lavée avant séchage et subit ensuite avec avantage un préessorage pour abaisser sa teneur en eau jusqu'à environ 200 % en même temps on prend des mesures pour ménager les fibres en ce qui concerne leur longueur et leur résistance mécanique.
L'installation servant à la mise en oeuvre de ce procédé est ca- ractérisée en ce qu'elle comprend une*chambre de rouissage, un séchoir, au moins une série de cylindres cannelés en spirale disposés par paires et un dispositif de secouage qui est placé en queue de la paire de cylindres préci- tée.
L'installation de rouissage biologique consiste avantageusement en un bassin de rouissage, tandis que le dispositif de séchage consiste en une installation de pré-essorage comportant une presse, un exprimeur ou une centrifuge, et un séchoir à chaud disposé en queue de celle-ci.
Pour faire passer la matière d'un des divers éléments au suivant, on prévoit des bandes transporteuses ou des plans inclinés.
Les cylindres supérieurs des paires de cylindres à cannelures en forme de spirales prévus par paire sont, pour permettre le traitement de paille de diverses grosseurs de tiges, déplagables par groupes en direction verticale, pour pouvoir modifier la distance entre la partie la plus sail- lante des nervures de l'un des cylindres et le fond des cannelures du contre- rouleau ou cylindre correspondant de chaque paire de cylindres. Ce change- ment est avantageusement effectué à partir d'une commande centrale et peut aussi être entrepris au cours du travail.
Semblablement, la résistance à l'écrasement des ressorts qui agis- sent sur les paliers des cylindres supérieurs, est également réglable.
L'installation servant à la mise en oeuvre du procédé, ainsi que diverses particularités de celle-ci, sont représentés schématiquement sur le dessin annexé au présent mémoire.
Figure 1 est une vue schématique de toute l'installation.
Figure 2 est une élévation vue par devant, partiellement coupée, d'une série de cylindres à cannelures en forme de spirales agencés par pai- res,convenant pour le traitement de pailles de différentes épaisseurs de tiges.
Fig. 3 est un plan d'un détail.
Figure 4 est une élévation latérale d'un détail.
Dans ce qui suit le procédé suivant l'invention sera expliqué en se référant au schéma de la figure 1.
La paille ou les tiges avantageusement sous la forme de balles pressées telles qu'elles sont livrées par le producteur, sont amenées en vue du rouissage bactérien, dans un bassin A garni d'eau chaude. Alors que jus- qu'à présent, dans le rouissage bactérien, la paille était traitée défaite ou liée en gerbes, il est, suivant l'invention, avantageux de rouir la pail- le de lin pour production.: de semences, sous forme de balles pressées, dans lequel but les balles sont traitées de deux à trois jours dans de l'eau'à en- viron 25 C avec ou sans addition de produits chimiques, Pendant le rouissage, la température de l'eau est élevée graduellement,à des intervalles de 24 heures,de 30 à 40 c, jusqu'à ce qu'on ait atteint le degré de rouissage correct.
La préparation à l'échelle industrielle a démontré que l'effet du rouissage bactérien par le traitement de la matière sous forme de balles pressées n'est pas influencé défavorablement, tandis que par ailleurs l'éco- nomie du procédé s'en trouve notablement augmentée.
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Les balles avantageusement de grandeur standard peuvent être amenées dans le bassin de rouissage, chargées dans des wagonnets de transport suspen- dus.
Un autre avantage du rouissage sous la forme de balles pressées con- siste en ce que cette méthode permet une vidange rapide et économique de bas- sin de rouissage en faisant rouler les wagonnets de transport hors de celui- ci le long d'un tronçon de voie suspendue.
Les balles rouies sont amenées sur les wagonnets en suivant le tronçon de voie B1, dans une centrifuge ou une presse hydraulique C. La presse hydraulique ou centrifuge abaisse la teneur en eau des fibres de 350% à envi- ron 200%. En même temps on prend des précautions pour éviter toute détériora- tion des fibres mouillées et très sensibles, tant en ce qui concerne leur lon- gueur que leur résistance mécanique. Dans ce but,il est avantageux que la lon- gueur et la largeur des panniers de presse ou du tambour de centrifuge corres- pondent exactement aux dimensions en longueur et en largeur des balles, en sorte que dans l'opération de pressage il n'y ait de diminuée qu'une dimensi- on des balles. Dans le but poursuivi, on peut éventuellement employer aussi un exprimeur.
Après cela les balles pré-essorées sont disloquées et la paille est amenée par la bande transporteuse B2 dans la chambre de séchage D. Dans cette chambre de séchage, le produit est séché jusqu'à une teneur en humidité d'environ 14 %, toutefois avantageusement d'environ 7 à 10 %. Cette teneur en humidité s'est avérée convenable pour le traitement ultérieur. La température de séchage atteint environ 50 C et le séchage est effectué à contre-courant.
Il s'est montré avantageux de soumettre le produit, qui a été trouvé trop sec à l'analyse, à un courant d'air humide froid avant qu'il passe à un trai- tement ultérieur..'
De la chambre de séchage D, le matériau est amené par une bande transporteuse B3 aux cylindres à cannelures en forme de spirales, agencés par paires dans une enceinte fermée E1.
Les cannelures en forme de spirales exercent sur la matière, qui possède le degré d'humidité nécessaire (7 à 14 %) un effet doux d'écrasement, de pressage et de broyage, sans soumettre le produit fragile à des actions de battage ou de choc et/ou à des tensions trop élevées. Ainsi on évite le déchi- rement des fibres couvrant la chènevotte fragile, grâce à quoi les fibres con- servent leur longueur et leur résistance originelles. En même temps la chêne- votte sèche, libre couverte de fibres est brisée et au cours de son passage, entre les paires de cylindres elle est séparée en partie des éléments en fibres par la force centrifuge.
Dans l'enceinte fermée El on provoque un effet d'aspiration au moyen d'un ventilateur H et la poussière ainsi qu'une partie des chènevottes sont ainsi écartées. Comme l'écrasement et le broyage ont lieu dans une en- ceint,-le matériau fibreux hygroscopique ne peut prendre d'autre humidité, si l'on a veillé à un conditionnement d'air souhaité. Des paires de cylin- dres de l'enceinte E1, le matériau traité est emmené par la bande transpor- teuse B4 dans l'appareil à secouer disposé semblablement dans une enceinte F1, appareil qui consiste en une machine à secouer oblique telle qu'elle est em- ployée habituellement dans l'industrie linière. Dans cette opération on éloigne une partie notable de la chènevotte libre.
Dans le procédé suivant l'invention, l'oscillation jusqu'à présent inévitable n'est pas nécessaire, car par suite du passage de la matière entre les cylindres cannelés, la chènevotte a été rendue tellement friable qu'un simple secouage suffit pour l'enlever des fibres à un degré nécessaire pour la filature, au sujet de quoi il y a lieu de noter que l'enlèvement de la chènevotte de cette manière se fait sans aucune perte de matériaux fibreux et sans détérioration des fi- bres, les fibres gardant en même temps leur longueur originale.
Si c'est nécessaire,la matière est repassée par la même série de paires de cylindres, Il va de soi qu'il est possible aussi de procéder suivant le schéma de la figure 1 de telle manière que la matière traverse un
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certain-nombre de paires de cylindres et d'installations de secouage y asso- ciées.
Comme on peut le voir d'après le schéma, un certain nombre de grou- pes d'appareils, dont chaque groupe consiste en une série de paires de cylin- dres à cannelures en forme de spirales, et de dispositifs de secouage montés derrière celle-ci, peuvent être agencés dans des plans superposés.
Le deuxième groupe de machines, qui comprend les paires de cylin- dres E2, E3 et le dispositif de secouage qui est. monte entre celles-ci, se trouve en dessous du plan du groupe de machines supérieur E1, f!, tandis que le troisième groupe de machines, comprenant les cylindres E ,E2 et les dispositifs de secouage F1, F est agencé en dessous du deuxième esemble. Entre les enceintes E2, E5 se trouve un ventilateur. Les équipements de transport, tels que des bandes transporteuses, qui sont disposés dans les différents plans, sont désignés par B4 ou B5, B6 et B7, B8, B9. tandis que les plans in- clinés entre les différents plans, sont désignés par G et 6-.
Avant que les fibres quittent la série de paires de cylindres E5, elles sot avantageusement deux ou trois fois arrosées avec par exemple des moyens d'ensimage habi- tuellement employés dans l'industrie du jute, et la matière ensimée est alors soumise à une fermentation ultérieure dans des entrepôts frais et humides.
Des essais ont montré qu'un tel traitement des fibres avant le cardage améliore leur filabilité.
L'introduction de dispositifs de secouage est essentielle à deux points de vue :
Ils enlèvent la chènevotte libre qui s'est produite dans le pro- cessus d'écrasement et de battage, et empêchent un émiettement de la chène- votte qui en rendrait l'enlèvement ultérieur.plus difficile.
2. L'étoupe obtenue, dont le séchage se fait de manière non uni- forme, est partiellement aérée pendant le secouage et les parties sèches et humides sont intimement mélangées. L'étoupe qui est de cette manière deve- nue homogène en ce qui concerne son degré d'humidité, peut être travaillée plus uniformément au cours du processus subséquent d'écrasement et de broyage, de sorte qu'on obtient une étoupe plus exempte en chènevotte et en noeuds.
Chaque dispositif de secouage est disposé dans un espace fermé, par exemple dans une enceinte ou carter, où l'air contenu dans les dits es- paces est conditionné en ce qui concerne sa température et sa teneur en va- peur. Il est cependant possible aussi de disposer les dispositifs de secoua- ge et les cylindres cannelés dans une même enceinte.
Dans une réalisation correcte du procédé suivant l'invention, l' épaisseur et la résistance au déchirement du matériau doivent être prises en considération. Un matériau, par exemple de la paille de lin pour semences à forte épaisseur de tige, peut, toutes choses égales d'ailleurs, être rendu plus facilement exempt de chènevotte, qu'un matériau à tiges minces.
Pour pouvoir rendre le degré de propreté de l'étoupe indépendant de la grosseur de tige du matériau brut, on prévoit des installations pour pouvoir modifier pendant la coopération des paires de cylindres, la distan- ce entre les nervures de l'un des cylindres et les gorges du cylindre corres- pondant, au cours du travail. La diminution de la distance entre nervures et rainures renforce l'effet d'écrasement,' de frottement et de broyage; tandis qu'une augmentation de la dite distance diminue cet effet, ce qui peut être d'importance essentielle en particulier dans le traitement de matériau brut de qualité inférieure. L'équipement pour le changement des distances entre nervures et rainures est représenté aux figures 2 et 4.
Figure 2 est une élévation latérale partiellement coupée d'une sé- rie de paires de cylindres a cannelures en forme de spirales, dans laquelle' les cylindres supérieurs ainsi que les ressorts à l'effort de pression desquels les paliers des cylindres sont soumis, sont agencés de manière réglable.
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Les tourillons inférieurs des paires de cylindres sont montes dans les paliers fixes 2 qui sont portés par le bâti de la machine 1, tandis que les paliers 3 des tourillons supérieurs sont portés par un cadre 7 réglable en direction verticale, Le réglage en position des paliers 3 en direction ver- .ticale se fait par soulèvement ou abaissement du cadre 7. Dans ce but, on a prévu, correspondant à un alésage central, un renflement 8 à chaque coin du cadre quadrangulaire 7. Dans les alésages sont taillés des filets et des bro- ches filetées 9 pouvant tourner sont prévues dans les filets des alésages., Ces broches filetées 9 sont entraînées par des roues 10' à denture hélicoï- dale clavetées sur les broches et entrant en prise avec des vis sans fin 10.
Ces vis sans fin 10 sont tournées dans l'arbre horizontal 11 que l'on peut faire tourner à l'aide d'un volant à main 32. Pour assurer la mise en rotati- on de tous les pivots filetés, de la même quantité (figure 3), on a prévu sur chaque arbre 11 ,des roues coniques 12 dont chacune est en prise avec une roue conique 13, celles-ci étant fixées sur des arbres 14 qui sont perpendiculaire- ment aux arbres Il? Les roues coniques 12 et 13 produisent la rotation de l' arbre 18 qui tourne parallèlement à l'arbre 11 et qui est entraîné par l'ar- bre 14 au moyen de la transmission à roues coniques 15,16. Aux extrémités des arbres Il;! 18 se trouvent des vis sans fin 10 qui entraînent les broches 9.
Suivant cela, cette disposition assure la rotation égale des broches filetées 9 et permet un soulèvement et un abaissement du cadre 7 par rotation du vo- lant à main 32, pour maintenir ledit cadre toujours parallèle à sa position horizontale originelle,
Le réglage exact de la rotation du volant à main 32 et par suite la distance dont le cadre 7 est élevé ou abaissé se fait au moyen de l'index 19 qui se déplace sur le cadran 20,, Comme la transmission par vis sans fin se freine d'elle-même, le volant à main 32 peut être mis dans nimporte quelle position, sans qu'un dispositif spécial de fixation soit nécessaire., Le méca- nisme décrit permet le réglage en position des cylindres supérieurs de cha- que série de paires de cylindres par rapport aux cylindres inférieurs fixes,
suivant l'épaisseur de la paille de lin à produire les semences, c'est-à-dire suivant l'effet d'écrasement désirée Ce réglage en position peut aussi se faire pendant le processus de travail; Les ressorts 4, à l'action en directi-. on verticale desquels sont soumis les paliers 3 sont pressés plus fortement vers le haut lorsqu'on fait passer de la paille à plus grosses tiges entre les rouleaux de la paire de cylindres: Chaque ressort 4 est disposé dans un carter 5. Les carters des ressorts sont maintenus sur le cadre de la machine 1 par le support 6- Chaque 'carter de ressort 5 est traversé par -une broche 21, les extrémités inférieures de ces broches portant sur les plaques maintenues sur les ressorts 4.
Les broches 21 sont portées par un cadre 22 réglable en di- rection verticale dont -chaque coin est traversé par une broche filetée 23.
Ces broches filetées sont entraînées dans la mesure de la rotation de la ma- nivelle 26, par .des vis sans fin 24 clavetées sur l'arbre horizontal 25 et par des roues à dents hélicoïdales 24' qui sont en prise avec les vis sans fin 24, Le réglage se fait de la même manière que celui du cadre 7.
Le procédé suivant l'invention convient surtout particulièrement à l'obtention d'une étoupe de qualité à partir de paille et de tiges de lin pour la production de semences, mais peut être employé aussi avec avantage pour travailler des tiges de fibres de lin de qualité moindre,, telles que paille menue, chanvre de toiture, etc.,,,, pour le nettoyage ultérieur d'étoupes riches en chènevotte, comme par exemple de 1'étoupe de turbines et encore d'autres fibres à liber brutes de moindre valeur et de produits de déchet de la fabrication de fibres à liber.
Le produit se caractérise en tous cas par la longueur des fibres, leur résistance et leur pureté en noeuds, ce qui per- met d'obtenir, avec des frais de fabrication favorables, un rendement non at- teint jusqu'à présent en étoupe longue ou en fibres longues respectivement.,
Le procédé suivant l'invention se distingue essentiellement des procédés qui ont été proposés jusqu'à présent pour la fabrication d'étoupe longue, respectivement de fibres par exemple de paille de lin pour produc- tion de semences;
, qui peuvent être désignés sous le vocable générique de "pro- cédés à chaud".. Dans l'un des procédés connus, la paille de lin pour produi-
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re des semences est soumise à l'action de vapeur humide et ensuite à un effet de frottement dans des machines telles qu'on en emploie pour moudre le bois pour en faire des fibres, tandis que dans un autre procédé les faisceaux de fibres rouies sont amenés à travers des paires de cylindres broyeurs qui sont pourvus de nervures s'étendant en direction axiale, et où les fibres sont ar- rosées d'eau chaude pendant ce passage.
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PROCESS AND INSTALLATION FOR OBTAINING FIBERS FROM PLANTS
TO RELEASE.
The present invention relates to a process for obtaining fibers optionally of long fibers from straw and stems of bast plants, in particular flax for the production of seeds and to an installation for carrying out this process. The fibers obtained are suitable for specific fields of application, as substitutes for jute, hemp and flax fibers.
The fibers are treated in this process with such care that the major part of them remains unaltered and practically no appreciable adverse influence occurs on the tear strength of the fibers obtained. By the present process it is possible to take advantage of all the fiber content of, for example, flax straw for seed production, for the preparation of fibers of standard quality, at a lower price than hitherto.
As opposed to the significantly lower fiber production of the heretofore known methods, the method according to the invention allows the manufacture of 24-28 kg of quality, standard, ready-to-spin fibers from 100 kg of fiber. flax straw for seed production, from where it is possible, instead of obtaining as hitherto only 5 to 10 kg of inferior quality sackcloth, to manufacture an amount of 18 to 23 kg of bags of a quality similar to that of jute bags; with this, this sackcloth still exceeds that of jute sacks in length.
The process according to the invention is characterized in that the material is first retted, in that the retted material is dried to a water content of not more than 14%, then gently crushed, compressed and crushed in fact. by passing the material through a series of spiral fluted cylinders arranged in pairs, and in that the cheneyotes separated during this process are moved apart by simple shaking,
The retted material is advantageously dried to a content of
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7-10% water. The retting or separation of the gummy vegetable substance is advantageously carried out by bacterial retting in hot water where the material is treated in the form of pressed balls.
The retted material is optionally washed before drying and then undergoes with advantage a pre-drying to lower its water content to about 200% at the same time measures are taken to spare the fibers with regard to their length and their mechanical strength.
The installation for carrying out this process is characterized in that it comprises a * retting chamber, a drier, at least one series of spiral grooved cylinders arranged in pairs and a shaking device which is placed at the tail of the aforementioned pair of cylinders.
The biological retting installation advantageously consists of a retting tank, while the drying device consists of a pre-wringing installation comprising a press, an extractor or a centrifuge, and a hot dryer disposed at the tail thereof. .
To pass the material from one of the various elements to the next, conveyor belts or inclined planes are provided.
The upper rolls of the pairs of spiral-shaped fluted rollers provided in pairs are, to allow the processing of straw of various sizes of stems, movable in groups in vertical direction, in order to be able to modify the distance between the most protruding part. ribs of one of the cylinders and the bottom of the grooves of the corresponding counter-roller or cylinder of each pair of cylinders. This change is advantageously carried out from a central control and can also be undertaken during work.
Similarly, the crushing resistance of the springs acting on the bearings of the upper cylinders is also adjustable.
The installation used for implementing the method, as well as various features thereof, are shown schematically in the drawing appended to this memory.
Figure 1 is a schematic view of the entire installation.
Figure 2 is a front elevational view, partially cut away, of a series of spiral-shaped fluted cylinders arranged in pairs, suitable for processing straws of different stem thicknesses.
Fig. 3 is a plan of a detail.
Figure 4 is a side elevation of a detail.
In what follows, the method according to the invention will be explained with reference to the diagram of FIG. 1.
The straw or the stems, advantageously in the form of pressed bales as delivered by the producer, are brought for the bacterial retting, into a basin A filled with hot water. Whereas heretofore, in bacterial retting, the straw has been treated loose or tied into bundles, it is according to the invention advantageous to rett the flax straw for production: seed, in the form of pressed bales, whereby the bales are treated for two to three days in water at about 25 C with or without the addition of chemicals. During retting the water temperature is gradually raised, at 24 hour intervals, 30 to 40 c, until the correct degree of retting has been achieved.
The preparation on an industrial scale has shown that the effect of bacterial retting by the treatment of the material in the form of pressed bales is not adversely affected, while on the other hand the economy of the process is considerably reduced. increased.
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The bales, advantageously of standard size, can be brought into the retting tank, loaded into suspended transport wagons.
Another advantage of retting in the form of pressed bales is that this method allows rapid and economical emptying of the retting pond by rolling the transport wagons out of it along a section of retting. suspended track.
The retted bales are brought onto the wagons following the section of track B1, in a centrifuge or a hydraulic press C. The hydraulic or centrifugal press lowers the water content of the fibers from 350% to about 200%. At the same time, precautions are taken to avoid any deterioration of the wet and very sensitive fibers, both as regards their length and their mechanical resistance. For this purpose, it is advantageous that the length and width of the press baskets or of the centrifuge drum correspond exactly to the length and width dimensions of the bales, so that in the pressing operation it is not necessary. There is less than one dimension of the balls. With the aim pursued, one can optionally also use an expressor.
After that the pre-wrung bales are dislocated and the straw is brought by the conveyor belt B2 into the drying chamber D. In this drying chamber the product is dried to a moisture content of about 14%, however preferably about 7 to 10%. This moisture content has been found to be suitable for further processing. The drying temperature reaches about 50 C and the drying is carried out against the current.
It has been shown to be advantageous to subject the product, which has been found to be too dry for analysis, to a stream of cold moist air before it goes on to further processing.
From the drying chamber D, the material is conveyed by a conveyor belt B3 to the cylinders with grooves in the form of spirals, arranged in pairs in a closed enclosure E1.
The spiral-shaped grooves exert on the material, which has the necessary degree of humidity (7 to 14%) a gentle crushing, pressing and grinding effect, without subjecting the fragile product to threshing or crushing actions. shock and / or voltages that are too high. This prevents tearing of the fibers covering the fragile hemp, whereby the fibers retain their original length and strength. At the same time the dry, loose oak vat covered with fibers is broken and in the course of its passage between the pairs of cylinders it is partly separated from the fiber elements by centrifugal force.
In the closed enclosure El, a suction effect is caused by means of a fan H and the dust and part of the hemp seeds are thus removed. As the crushing and grinding take place in an enclosure, the hygroscopic fibrous material cannot take on any other moisture, if the desired air conditioning has been ensured. From the pairs of cylinders of the enclosure E1, the treated material is taken by the conveyor belt B4 into the shaking apparatus similarly arranged in an enclosure F1, apparatus which consists of an oblique shaking machine such as is usually employed in the linen industry. In this operation, a significant part of the free hemp is removed.
In the process according to the invention, the hitherto unavoidable oscillation is not necessary, because as a result of the passage of the material between the grooved rolls, the chènevotte has been made so crumbly that a simple shaking is sufficient for it. 'removing fibers to a degree necessary for spinning, whereupon it should be noted that the removal of the hemp in this manner takes place without any loss of fibrous material and without deterioration of the fibers, the fibers at the same time keeping their original length.
If necessary, the material is passed through the same series of pairs of cylinders again. It goes without saying that it is also possible to proceed according to the diagram of figure 1 in such a way that the material passes through a
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a number of pairs of cylinders and associated shaking installations.
As can be seen from the diagram, a number of groups of apparatus, each group of which consists of a series of pairs of spiral-shaped spline cylinders, and of shaking devices mounted behind that here, can be arranged in superimposed plans.
The second group of machines, which comprises the pairs of cylinders E2, E3 and the shaking device which is. mounts between these, is located below the plane of the upper group of machines E1, f !, while the third group of machines, comprising the cylinders E, E2 and the shaking devices F1, F is arranged below the second seems. Between the enclosures E2, E5 is a fan. The transport equipment, such as conveyor belts, which are arranged in the different planes, are designated by B4 or B5, B6 and B7, B8, B9. while the planes inclined between the different planes are designated by G and 6-.
Before the fibers leave the series of pairs of cylinders E5, they are advantageously sprayed two or three times with, for example, sizing means usually employed in the jute industry, and the sized material is then subjected to fermentation. later in cool and damp warehouses.
Tests have shown that such treatment of fibers before carding improves their spinnability.
The introduction of shaking devices is essential from two points of view:
They remove loose hemp which has occurred in the crushing and threshing process, and prevent crumbling of the hemp which would make subsequent removal more difficult.
2. The tow obtained, which dries in a non-uniform manner, is partially aerated during shaking and the wet and dry parts are thoroughly mixed. The tow, which in this way becomes homogeneous with regard to its moisture content, can be worked more uniformly during the subsequent crushing and grinding process, so that a tow which is more free of moisture is obtained. chènevotte and in knots.
Each shaking device is placed in a closed space, for example in an enclosure or casing, where the air contained in said spaces is conditioned with regard to its temperature and its vapor content. However, it is also possible to arrange the shaking devices and the fluted rolls in the same enclosure.
In a correct implementation of the process according to the invention, the thickness and the tear resistance of the material must be taken into account. A material, for example flax seed straw with a thick stalk, can, other things being equal, be made more easily free from hempseed, than a material with thin stems.
In order to be able to make the degree of cleanliness of the tow independent of the rod size of the raw material, facilities are provided to be able to modify, during the cooperation of the pairs of cylinders, the distance between the ribs of one of the cylinders and the grooves of the corresponding cylinder, during work. The reduction in the distance between ribs and grooves enhances the effect of crushing, friction and grinding; while an increase in said distance decreases this effect, which can be of essential importance especially in the processing of inferior raw material. The equipment for changing the distances between ribs and grooves is shown in Figures 2 and 4.
Figure 2 is a partially cut away side elevation of a series of pairs of spiral-fluted cylinders, in which the upper cylinders together with the compressive springs to which the bearings of the cylinders are subjected are arranged in an adjustable manner.
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The lower journals of the pairs of cylinders are mounted in the fixed bearings 2 which are carried by the frame of the machine 1, while the bearings 3 of the upper journals are carried by a frame 7 adjustable in the vertical direction, The position adjustment of the bearings 3 in the vertical direction is made by raising or lowering the frame 7. For this purpose, there is provided, corresponding to a central bore, a bulge 8 at each corner of the quadrangular frame 7. In the bores are cut threads and threaded spindles 9 rotatable are provided in the threads of the bores. These threaded spindles 9 are driven by helical gears 10 'keyed to the spindles and engaging with worms 10.
These worm screws 10 are turned in the horizontal shaft 11 which can be turned with the aid of a hand wheel 32. To ensure the rotation of all the threaded pins, the same quantity (Figure 3), there are provided on each shaft 11, bevel gears 12 each of which engages with a bevel gear 13, these being fixed on shafts 14 which are perpendicular to the shafts II. The bevel gears 12 and 13 produce the rotation of the shaft 18 which rotates parallel to the shaft 11 and which is driven by the shaft 14 by means of the bevel gear transmission 15,16. At the ends of the trees He ;! 18 are worm screws 10 which drive pins 9.
According to this, this arrangement ensures the equal rotation of the threaded pins 9 and allows raising and lowering of the frame 7 by rotation of the handwheel 32, to keep said frame always parallel to its original horizontal position,
The exact adjustment of the rotation of the handwheel 32 and consequently the distance of which the frame 7 is raised or lowered is made by means of the index 19 which moves on the dial 20 ,, As the worm transmission is brakes itself, the handwheel 32 can be put in any position, without a special fixing device being necessary., The mechanism described allows the position adjustment of the upper cylinders of each series pairs of cylinders in relation to the fixed lower cylinders,
according to the thickness of the flax straw to produce the seeds, that is to say according to the desired crushing effect This position adjustment can also be done during the working process; Springs 4, direct action. on which the bearings 3 are subjected are pressed more strongly upwards when the straw with larger rods is passed between the rollers of the pair of cylinders: Each spring 4 is placed in a housing 5. The spring housings are held on the frame of the machine 1 by the support 6. Each 'spring housing 5 is crossed by a pin 21, the lower ends of these pins bearing on the plates held on the springs 4.
The pins 21 are carried by a frame 22 adjustable in vertical direction, each corner of which is crossed by a threaded pin 23.
These threaded pins are driven in proportion to the rotation of the crane 26, by worm screws 24 keyed to the horizontal shaft 25 and by helical toothed wheels 24 'which are engaged with the worms. 24, The setting is made in the same way as for frame 7.
The process according to the invention is particularly suitable for obtaining a quality tow from straw and flax stems for the production of seeds, but can also be used with advantage to work stems of flax fibers from lower quality ,, such as small straw, roofing hemp, etc. ,,,, for the subsequent cleaning of tows rich in hemp, such as, for example, tow from turbines and still other less raw bast fibers value and waste products from bast fiber manufacturing.
In any case, the product is characterized by the length of the fibers, their resistance and their knot purity, which makes it possible to obtain, with favorable production costs, a yield not yet achieved in long tow. or long fibers respectively.,
The process according to the invention is essentially distinguished from the processes which have been proposed until now for the manufacture of long tow, respectively fibers, for example flax straw for the production of seeds;
, which may be generically referred to as "hot processes". In one of the known processes, flax straw for producing
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re seed is subjected to the action of moist steam and then to a frictional effect in machines such as are used to grind wood into fibers, while in another process the retted fiber bundles are fed through pairs of grinding rolls which are provided with ribs extending in the axial direction, and where the fibers are sprayed with hot water during this passage.