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SERVO-COMMANDE.
L'invention concerne des moyesns applicables à des dispositifs de servo-commande susceptibles des applications les plus variées, dont un des buts est de réaliser avec un effort relativement faible, voire très faible de la part du conducteur d'une machine ou d'un appareil, la mise en fonction (posi- tion de travail) ou la mise hors de fonction( position de repos) d'un organe mécanique modifiant les conditions de fonctionnement d'un 'ensemble mécanique, et spécialement d'une transmission d'énergie mécanique.
L'invention concerne donc spécialement - -mais- non exclusivement - les serve-commandes d'embrayages et les servo-cominandes de freins.'et de varia- teurs de vitesse (continus ou discontinus).
-Elle. s'applique à toutes les branches del'industrie : machines fixes (et, notamment, machines-outils, machines de filatures, presses, etc...) véhicules terrestres (sur rails ou sur routes), aéronefs, navires, etc...
Les dispositifs selon l'invention utilisent des effets d'inertie, parmi lesquels il peut y avoir spécialement des effets gyroscopiques agissant sur des organes mécaniques, ces organes mécaniques étant entraînés dans la ro- tation d'un arbre tournant qui sèra, soit l'arbre principal de la machine,, soit un arbre auxiliaire .
Par exemple, un arbre tournant, dit : "arbre principal", qui sera souvent l'arbre sur lequel est interposé l'organe à commander (embrayage, par exemple), entraîne dans sa rotation un ensemble mécanique soumis aux effets d'i- nertie (effets d'inertie qui peuvent comprendre des effets gyroscopiques) pro- duits par la rotation de l'arbre considéré.
Pour passer de la position de travail à la position de repos ou vice-versa, le conducteur fait varier les caractéristiques d'au moins un vec- teur moment cinétique.
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L'opérateur peut, selon certains modes de réalisation, agir sur un vecteur moment-cinétique d'orientation quelconque, engendré par un corps
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auxiliaire participant notamment à l'entraînement d'un arbre A qui tourne à une vitesse angulaire @, ledit corps auxiliaire étant susceptible d'une ro- tation propre relativement à cet arbre ou à une pièce participant à la rota- tion de cet arbre, et cette action de l'opérateur sur le vecteur moment-ciné- tique en question se fera notamment, à son choix, soit en annulant rigoureuse- ment ou sensiblement ladite vitesse de rotation propre (ce qui déterminera l'une des positions de travail ou de repos), soit en conférant à cette vites- se de rotation propre une valeur déterminée, par exemple,
sensiblement égale à-2 (c'est-à-dire à la vitesse angulaire w changée de signe), ce qui déter- mine l'autre position de travail ou de repos.
Plus généralement, la vitesse de rotation propre du corps auxiliai- re pourra être quelconque et fonction de la vitesse de l'arbre primaire ou de celle del 'arbre secondaire,ou des deux à la fois, et l'opérateur agira sur cette fonction.
L'invention concerne spécialement le cas où on utilise (.comme corps auxiliaire) au moins un solide de révolution S formant rotor, susceptible d'u- ne rotation propre (éventuellement d'orientation variable) par rapport à un arbre tournant, à la rotation duquel le rotor S peut participer, le rotor S, créant, lors desdites rotations, un vecteur moment cinétique ml que le conduc- teur peut, à sa volonté, modifier.
Un couple d'inertie (éventuellement gyroscopique) provoque la mi- se en position dé travail ou en position de repos du dispositif. Ce couple est notamment fonction des variations de ce vecteur moment-cinétique ml.
En agissant sur le vecteur m1, le conducteur provoque la mise en travail ou la mise en reposo
L'invention vise, non seulement les moyens indiqués, mais aussi les dispositifs comportant lesdits moyens, et notamment les ensembles mécani- ques, fixes ou mobiles, qui les comportent.
C'est seulement pour la clarté de l'exposé qu'on a décrit spécia- lement l'application à la commande d'un embrayage, mais les mêmes moyens sont applicables, notamment, à la commande d'un frein ou d'un système de freinage, ou encore au blocage, à volonté, de certains organes faisant partie d'un con- vertisseur de couple. -
Par exemple, les mêmes moyens s'appliquent à la serve-commande du blocage d'un organe faisant partie d'un train épicycloïdal, dans un con- vertisseur de couple à train épicycloïdal.
D'autres particularités de l'invention apparaîtront à la lecture de la description.
La description et les figures ci-annexées, qui ne sont pas limi- tatives, sont surtout données à titre d'indication, et ont principalement pour but de bien faire comprendre l'invention.
La fig. 1 est une vue longitudinale d'un dispositif selon l'inven- tion pour membrayage particulièrement, mais non exclusivement applicable aux véhicules.
Le dispositif est représenté en position de repos, ici débrayage.
La fig. 2 est une coupe de la fig. 1 passant par l'axe S T et per- pendiculaire au plan de la fig. 1, mais lorsque le dispositif est en position de travail (ici embrayage).
La fig. 3 donne un détail de la fig. la
Les figs. 4, 5, 6 sont relatives à des variantes.
Les figs. 7 et 11 concernent des variantes notamment relatives au mode de lubrification; elles concernent en outre, ainsi que les figs. 8.
9, 10, certains modes de réalisation, agencés pour le cas où, par suite de .circonstances exceptionnelles, on est amené à démarrer la machine en lançant, non par l'arbre primaire, (comme dans le cas normal) mais l'arbre secondaire.
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Cela arrive notamment dans l'application aux véhicules, quand le démarrage du moteur étant difficile, on est obligé de pousser ou de remorquer le véhicule pour mettre le moteur en marche.
En figo 1, l'arbre principal, d'axe S est l'arbre moteur.
L'arbre récepteur 2 d'axe T est situé en prolongement de l'arbre moteur ; il passe dans le palier 4 porté par le carter 13.
L'arbre 1 passe dans un palier porteur 3.
Il porte un volant 5 dont il est solidaire grâce aux vis 6, et la jante du volant 5 porte une couronne de démarrage 7.
Cette jante est solidaire d'une plaque 8, (par vis 9), centrée sur une portée 10 et clavetée sur un arbre creux 11 qui est donc toujours so- lidaire de l'arbre moteur 1.
Sur cet arbre creux 11 est monté un axe mécanique 12-d'axe géomé- trique 0 (visible également en Figs. 2 et 3).
Cet axe 12 est perpendiculaire à l'axe géométrique S (et à l'axe géométrique T, qui coïncide avec l'axe géométrique S).
L'axe 12 tourne avec l'arbre 1 autour de l'axe S.
Sur l'axe 12 est monté un moyeu 14 (fig. 1 et 2).
Ce moyeu 14 est solidaire d'un plateau 15.
Il présente, d'autre part, des portées de centrage 16 pour un ro- tor formé de deux flasques 17a et 17b, assemblés entre eux. @
Le moyeu 14 porte un axe 18 (figs. 1 et 2) sur lequel s'articule un excentrique 19 enfermé dans une cage cylindrique 20 (fig. 1) portée par un coulisseau 21 (figs 1. et 2).
Ce coulisseau est solidaire en rotation de l'arbre creux 11 mais susceptible de coulisser par rapport à lui.
Il se termine par une collerette 22 susceptible d'appuyer sur des ressorts lames 23.
Ces ressorts lames sont encastrés-sur des bossages 24 solidaires d'un plateau d'embrayage 25.
Ce plateau est solidaire en rotation avec le volant 5 mais suscep- tible de légère translation par rapport à lui;
En position d'embrayuage, il appuie sur un disque d'embrayage 26 qui se trouve ainsi serré entre le plateau 25 et la face 27 du volant 5.
Le disque d'embrayage 26 est, grâce à des cannelures 28, solidai- re en rotation de l'arbre récepteur 2, mais susceptible de translation par rap- port à lui.
Si l'on revient maintenant au rotor constitué par les flasques 17a et 17b (solidaires entre eux), ce rotor est susceptible de tourner sur les portées 16 du moyeu 14; (L'axe X Y du moyeu 14 fait un angle 9 avec l'axe S T) .
Le rotor 17a, 17b porte des tétons 30 dont les axes sont dirigés suivant un diamètre du plan de symétrie du rotor. '
Chaque téton porte un tourillon cylindrique 30' qui lui permet de tourillonner librement dans le rotor,, et une chape dont les deux bras 30" entourent une glissière 31 portée par un disque 32 centré sur une portée 29 de l'arbre creux 11 et fou sur cet arbre.
Cette glissière peut être plane ou gauche et son dessin peut no- tamment être établi de façon à çorriger les irrégularités de la vitesse de ro- tation propre du rotor.
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Le disque 32 peut être immobilisé par un frein de type quelconque (purement mécanique ou faisant appel à des phénomènes élastiques ou électro- mécaniques, ou hydrauliques ou pneumatiques, etc...)
Dans le mode de réalisation représenté, et sans qu'il y ait là la moindre limitation de l'invention, le disque 32 est susceptible d'être im- mobilisé par un ruban de freinage 33.
La fig. 3 montre en détails un dispositif d'immobilisationo
Le ruban 33 porte une garniture 34 en contact avec-la jante du disque 32.
Un levier d'axe fixe'35 présente deux branches 36 et 38. L'un des brins du ruban s'articule en 37 sur la branche 36, l'autre en 39 sur la branche 38
Le conducteur peut agir par une timonerie sur la tige 45 articu- lée en 44 sur un ressort 43, qui s'articule, d'autre part, en 40.
En tirant dans le sens de la flèche f1, le conducteur bande le ressort 43 et/ par son !Intermédiaire,, tire vers le bas de la fig. 3, la bran- che 38 du levier.
Il applique ainsi le ruban sur la jante du disque 32, et, comme il est bien connu, dans la théorie des freins à ruban, il suffit d'un effort relativement faible pour obtenir un couple de freinage important.
On peut, d'ailleurs, comme il est bien connu, proportionner les longueurs 11 et 12 (fig. 3) pour obtenir le résultat optimum.
Si le conducteur cesse son effort, le ressort 41,qui prend appui en 42 sur le bâti de la machine, repousse la branche 38 dans le sens de la flèche f2 et libère le disque 32 du ruban 33.
Le ressort 43 peut, dans certains cas, être supprimé.
En d'autres cas, il présente notamment l'avantage de déterminer l'effort donné par le conducteur pour un déplacement donné de la timonerie.
Si le dispositif qui vient d'être décrit fonctionne comme em- brayage, le fonctionnement a lieu comme suit :
Pour les très basses vitesses de l'arbre 1, les effets d'inertie, et, notamment, les couples (C) résultant des variations des vecteurs moments- cinétiques m engendrés par la rotation de l'arbre 1 sont trop faibles pour dé- terminer l'appui sur le disque d'embrayage 26 (fig. 1); il y a donc débrayage.
A partir d'une certaine vitesse, que l'on peut se fixer, les effets d'inertie sont suffisants pour déterminer cet appui et il y a embraya- ge.
On va, d'ailleurs, donner des indications complémentaires à ce sujet.
On peut, en particulier, constituer l'ellipsoïde d'inertie du noyau 14 et du plateau 15 qui en est solidaire de manière que l'axe géométrique X Y tende à coïncider avec l'axe S T du dispositif, quand l'arbre 1 tourne.
L'examen de la fig. 1 montre que le moyeu 14, dans ces conditions, tend à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'axe 0 et que la biellette ayant pour extrémité les axes 0 et 18 tend à pousser le coulis- seau 21 vers la gauche de la fig. 1, par l'intermédiaire de l'excentrique 19, et, par suite, à provoquer l'embrayage.
On peut, dans les mêmes conditions, déterminer les caractéristi- ques (et notamment l'ellipsoïde d'inertie) du rotor constitué par les flasques 17a et 17b (rotor qui, on l'a vu, est susceptible de tourner sur les portées 16 du moyeu 14)de façon que l'action de ce rotor se fasse dans les conditions suivantes : - ou bien a) Le rotor, du fait des adhérences auxquelles il est soumis - par exemple, du fait des frottements intervenant sur les portées de centrage 16 du moyeu 14, ou encore, du fait des frottements intervenant sur
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la portée 29 - se solidarise sensiblement en rotation avec l'arbre l.
Les effets d'inertie de l'ensemble: moyeu 4. plateau 15 et ro- tor 17a-17b, (effets d'inertie produits par la rotation de l'arbre 1), sont alors suffisants, à partir d'une certaine vitesse de l'arbre 1, pour détermi- ner l'embrayage.
- ou bien b) Le conducteur immobilise le disque 32 et de ce fait, communique sensiblement au disque 32 une vitesse de rotation propre opposée à la vitesse de rotation de 1-'arbre 1.
Dans ces conditions, l'auteur a trouvé que,par un choix convena- ble des caractéristiques du système, le rotor formé des flasques solidaires 17a- 17b, crée -lors de la rotation de l'arbre 1 - un couple gyroscopique opposé au couple dû au même moment au moyeu et au plateau 15 qui en est solidaire
Dans ces conditions, ce moyeu (et le plateau 15) tendent à donner l'embrayage, mais le rotor, immobilisé par le conducteur, (qui, dans ce but, agit avec le frein à ruban), donne un couple de débrayage prépondérant : il y a débrayage.
Dans ces conditions : a) Le système,, si le conducteur s'abstient d'intervenir, consti- tue un embrayage automatique, car l'embrayage ne peut se produire que pour une vitesse suffisante de l'arbre 1. b) Si le conducteur veut débrayer, il suffit qu'il agisse - et avec un effort relativement très faible -, avec le frein ruban, en vue d'im- mobiliser le disque 32, et, de ce fait, de conférer au rotor une composante de rotation sensiblement nulle par rapport à l'axe S T. (Ce qui revient à lui donner une vitesse de rotation, propre sensiblement en opposition avec la vi- tesse de rotation de l'arbre 1). '
On obtient donc ainsi un servo-débrayage, puisque le conducteur a pu débrayer avec un effort relativement très faible.
Cette faiblesse de l'effort du conducteur pour le débrayage tient notamment à la cause suivante : '
Pour un couple donné à transmettre par l'arbre moteur, il est pos- sible de ne mettre en jeu qu'aune force vive relativement faible du rotor.
La fig. 4 concerne une variante dans laquelle 1-'excentrique de commande de l'embrayage est remplacé par une came 50 solidaire'du moyeu 14 qui agit sur un galet 51 porté par le coulisseau 21.
On peut, par exemple, prévoir cette came de fa'çon que le mouve- ment de 'redressement du moyeu 14, à partir d'une inclinaison donnée (par exemple, égale à 25 ) détermine, d'abord, un déplacement relativement rapide du coulisseau 21 et que, dans le redressement ultérieur du moyeu 24, le dépla- cement du coulisseau soit très faible.
Dans cette dernière phase, le dispositif augmente la pression sur le disque d'embrayage, en comprimant les ressorts 23; mais le disque d'embray- age est déjà en contact et il s'agit seulement d'augmenter la pression.
On peut même préveir la forme de la came pour que,, dans une troi- sième phase, la continuation du mouvement de redressement du moyeu 14 ne déplace plus le coulisseau 21. et, par conséquent, n'augmente plus la pression.
Les figs. 5 et 6 concernent un mode de réalisation dans lequel le rotor est relié à une partie susceptible d'être immobilisée par rapport au bâti par 1-*intermédiaire de cadres articulés. Ces cadres peuvent en particu- lier, constituer une suspension à la Cardan.
Alors que, dans le cas de la fig. l, chaque têton 30 porté par le rotor 17a, 17b est mobile sur une glissière 31,au contraire, dans ce mode d'application, les tétons tels que 30 sont-remplacés par des axes 53a,4 53b (fig.5 et 6) piqués dans un cadre 52, qui lui-même porte des axes 55a, 55b suscepti- bles d'osciller dans des cavités cylindriques pratiquées dans un cadre 54 (fig.
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et 6).
L'axe du cadre 54 est maintenu en coïncidence avec les axes S et T : dans ce but, il est guidé latéralement par des fourchettes 56.
Pour le débrayage, le conducteur immobilise le cadre 54 par un procédé quelconque, par un frein de type quelconque (mécanique), électrique, électro-magnétique, à fluides, etc...)
En fig. 6, on a représenté un frein mécanique à ruban identique à celui qui a été décrit à propos de la fig. 3.
Il est bien entendu que de nombreuses variantes sont possibles sans sortir du cadre de l'invention.
En particulier, et sans que l'énumération qui suit soit restric- tive en quoi que ce soit,
1) - l'embrayage, qui est ici du type à disque unique, peut être de type quelconque, par exemple, embrayage à disques multiples, embrayages à cône, à ruban, etc...
On peut, d'ailleurs, utiliser un embrayage fonctionnant à sec ou dans l'huile.
2) L'embrayage peut être d'un type électrique ou électro-magnéti- que, ou encore d'un type à fluide.
3) - Les ressorts (ressorts 23 en fig. 1) peuvent être de type quelconque, et notamment, les ressorts lames peuvent être remplacés par des ressorts spiraux, des ressorts à boudin, des rondelles Bellevillp, des barres de torsion, etc...
4) - Le dispositif de liaison entre les organes soumis aux forces d'inertie et l'embrayage-dispositif qui, dans la description précédente,est constitué par excentrique ou par came, peut être de type différent, mécanique, électrique, ou utilisant des fluides.
5) - On peut, au lieu d'un rotor comme celui de la figo 1, utili- ser un gyroscope, entretenu, d'ailleurs, d'une façon quelconque, par un procé- dé mécanique, électrique,électro-magnétique, utilisant les fluides, etc...
6) - Comme il ressort de ce qui précède, le procédé d'immobilisa- tion du disque 32 (fig. 1) peut être de nature quelconque ; frein purement mé- canique de type connu, et, par exemple, frein auto-serreur de type connu, ou encore utilisant des phénomènes, électriques ou électro-magnétiques ou des fluides.
La commande de ce frein elle-même peut être de type quelconque
Par exemple, cette commande peut être hydraulique pour un frein de nature quelconque (mécanique, hydraulique, électrique, électro-magnétique...), ou encore, électrique pour un frein électrique ou non, etcoo..
Il peut y avoir intérêt à utiliser le couple d'inerteie @', dû au moyeu 14 (fig. l). On peut en particulier, disposer ce moyeu de façon que ce couple tende à provoquer l'ambayage, Dans ces conditions, le couple donné par le disque 17a 17b s'ajoute, pourdonner l'embrayage, au couple@', et s'en retranchée pour le débrayage.
La fig. 7 concerne une vue longitudinale d'un dispositif, spécia- lement, mais non exclusivement applicable à un embrayage- d'ailleurs, analogue à un embrayage tel que ceux qui ont été décrits précédemment mais avec divers perfectionnements qui ressortiront de la description ci-dessous (notamment, en ce qui concerne la lubrification)
Les figso 8 et 9 concernent des détails du dispositif de la fig. 7.
En fig. 7 l'argre primaire 1 (qui pourra être, notamment, l'arbre moteur d'un véhicule), arbre d'axe géométrique S, se trouve en prolongement avec l'arbre récepteur 2, d'axe géométrique T.
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L'arbre 1 passe dans le palier 3, l'arbre 2 dans le palier 57; ces deux paliers sont portés par le carter 58. (Ce carter peut d'ailleurs être constitué par plusieurs éléments).
L'arbre 1 est solidaire par vis 6 d'un volant 5, porteur d'une couronne de démarrage 7.
Le volant 5 est solidaire d'un .couvercle 8, par vis 90
Le couvercle 8 est solidaire d'un arbre' creux 11 grâce à la dis- position suivante : l'arbre 11 et le couvercle 8 portent des cannelures et ces cannelures sont engagées les unes dans les autres, avec serrage de l'ensemble par écrou 59.
L'arbre 11 repose, d-autre part, dans la bague intérieure 60 d'un roulement à billes 4 porté par le carter 58
Le même arbre 11 entraîne dans sa rotation un axe mécanique 12, dont l'axe géométrique 0 est perpendiculaire à l'axe S. (Montage analogue à celui qui a été indiqué ci-dessus).
L'axe 12 est emmanché à force dans l'arbre 11 (fig.8).
Sur l'arbre 12, peut tourillonner le moyeu 14.
Sur ce moyeu est centré, dans des conditions analogues à celles qui ont été indiquées ci-dessus, un rotor comprenant deux flasques 17a et 17b.
EMI7.1
Le rotor 17a 17b porte, comme il a déjà été indiqué ci=dessus, des tétons 30 en forme de chape susceptibles de coulisser sur des glissières 31 solidaires de la poulie 32, elle-même centrée., folle, par portée 29, sur l'arbre creux 11o Cette poulie peut être immobilisée, comme indiqué ci-dessus par un frein à ruban 33.
L'arbre récepteur 2 est solidaire enmtation du disque d'embraya- ge 26,riveté sur un moyeu 61 qui, lui-même, est solidaire en rotation de l'ar- bre récepteur 2, tout en étant susceptible de translation par rapport à cet arbre, grâce à des cannelures 28.
L'arbre 2 s'emboîte par roulement à billes 62 sur l'arbre moteur; il est, de plus, porté par le palier 57.
Le disque d'embrayage 26 peut être serré à la manière connue contre le volant 5 par un plateau d'embrayage 25, solidaire én. rotation avec le volant et, comme il est habituel, susceptible de translation par rapport audit volant.
Dans ce but, l'entraînement du plateau 25 est assuré grâce aux dispositions suivantes, données à titre d'exemple le plateau 25, qui por- te les bossages 24 est susceptible de translation parallèlement à l'axe S,dans des rainures pratiquées dans le couvercle 8 (solidaire) ooanme on l'a vu, du volant 5).
De plus,, les bossages 24 portent des ressorts plats 23 (en nombre quelconque) dont chaque extrémité 63 est en contact avec un poussoir 64 porté par un plateau 22 solidaire d'un canon 21.
Ce canon 21 tourne avec l'arbre moteur, mais est susceptible d'u- ne-légère translation par rapport à lui.
EMI7.2
Il porte un galet 51 cl-axe 64Bn? contact aJ!1:6CCmx6 n!,c50tpGJrjée par le moyeu 14.
Les principes du fonctionnement sont ceux qui ont été indiqués ci-dessus.
Dans le cas de la fig. 7. le dispositif constitué par le rotor et le frein 33 fonctionne dans l'huile, mais l'embrayage fonctionne à sec.
Dans ce but, un joint d'étanchéité 65 est intercalé au voisina- ge de la toile 66 qui subdivise le carter. Ce joint peut'être de type connu.
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A titre de variante, et dans certaines applications, le frein 33 peut fonctionner à sec. On prend alors des dispositions convenables pour l'étanchéité à l'huile.
Dans certains cas, et, notamment dans celui des véhicules, il peut être nécessaire de faire démarrer l'arbre primaire 1 en lançant l'arbre récepteur 2.
En l'absence d'un dispositif spécial.qui va être décrit, cela ne serait pas possible.
Ce dispositif, visible en fig. 7 et 8, qui ne- sera utilisé que dans les cas d'application qui le nécessiteront, consiste en ceci l'arbre récepteur.2 est solidaire d'une came 67 (spécialement visible en fig. 8), présentant un certain nombre de rampes 68.
D'autre part,, une poulie 69 est centrée sur l'arbre 2. elle est entraînée avec la came 67 mais peut tourner d'un certain angle par rapport à elle.
Cette poulie peut être soumise à une certaine action de freina- ge - sans blocage - par un ruban ou câble 70, visible en fig. 7, 8, 9, ou par tout autre moyen de-freinage.
La poulie 69 porte une denture 71 (figure 8), susceptible de se conjuguer avec les rampes 68.
Si le conducteur agit sur le ruban 70 pour exercer un certain cou- ple de freinage sur la poulie 69, la poulie est chassée dans le sens de la flè- che f2 (fig. 8), l'arbre 2 tournant dans=le sens de la flèche f1 (figo 8).
Dans ces conditions, elle appuie sur le collier 72 (figo 7 et 8) et le chasse vers la gauche.
Le collier 72 pousse les tiges 73, elles-mêmes, poussent l'ar- bre creux 21 qui, on l'a vu, commande le plateau d'embrayage, dans les'con- ditions qui ont été indiquées
Par suite, le disque d'embrayage se trouve comprimé entre le vo- lant 5 et le plateau d'embrayage 25 : il y a donc solidarité entre l'arbre se- condaire, déjà entraîné par hypothèse, et l'arbre primaire.
La fige 9 est une vue transversale correspondant à la fig. 8
Un joint 74, analogue au joint 65, empêche l'huile de passer de gauche à droite.. '
Une gorge hélicoïdale 75 refoule vers la droite dans le compar- timent situé à droite du voile 58 l'huile qui tendrait à s'échapper vers la -gauche. (Dans les véhicules, il arrivera fréquemment que la boîte de vites- se se trouve à droite du voile 58).
Le dispositif de la fig. 10 diffère surtout de celui de la fig.7 en ce qui concerne les dispositions prises pour permettra dans des cas excep- tionnels, le démarrage de l'arbre primaire 1 en lançant l'arbre secondaire 2.
Ces dispositions sont différentes et consistent en ceci :une roue-libre 76, de type quelconque, est interposée entre un manchon 77 et l'ar- bre creux 11.
Le manchon 77 est solidaire, par vis 78, du couvercle 8, et par conséquent, du volant 5.
La roue-libre 76 ne permet pas au volant de tourner plus vite que l'arbre 11 (dans son sens' normal)
D'autre part une roue-libre 79 s'interpose entre l'arbre 11 et l'ar- bre récepteur 2, elle empêche l'arbre 2 de tourner plus vite (dans son sens nor- mal) que l'arbre.11.
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Dans ces conditions, siexceptionnellement,, on commence par entraîner l'arbre 2, (par exemple en poussant ou en remorquant le véhicule dans le cas particulier où l'invention s'appliquerait à l'embrayage d'un véhicule) cet arbre 2, en tournant, entraîne l'arbre 11, anais n'entraîne pas directement 1-'arbre 1,grâce à la roue-libre 76, dont le sens diction est opposé à celui de la roue-libre 79. L'arbre 11 entraîne alors le moyeu 14, l'opérateur maintient serré la frein à ruban 23 de façon à ce que l'embrayage ne se fasse que lorsque l'arbre 11 a atteint une vites- se suffisante; à ce moment là, l'opérateur lâche le frein 33 et l'embraya= ge se produit, le moteur est ainsi mis en marche par l'arbre intermédiaire.
L'avantage de ce montage est notamment de permettre de pousser un véhicule sans agir contre la compression du moteur.
Les dispositions prises pour l'étanchéité sont, dans le dispo- sitif de la fig. 10, légèrement différentes de celles qui ont été adoptées en fig, 7.
Le joint-65 assure ici .1 'étanchéité à l'huile entre l'arbre 11 et un boîtier solidaire du couvercle 8 et du volant.
Le manchon 21 porteur du galet 51, pousse les poussoirs 80, qui passant.chacun à travers un tube de guidage 81 porté par le couvercle 8.
Les poussoirs 80 agissent sur les ressorts 23.
Les jeux entre les poussoirs et les tubes de guidage sont trop faibles pour que l'huile puisse passer par là,
En définitive, les dispositions prises assurent les résultats suivants : l'embrayage fonctionnera à sec tandis quelle reste du dispositif fonctionnera dans l'huile.
Le dispositif de la figo 11 fonctionne dans des conditions ana- logues à celles qui ont été décrites ci-dessus pour le-dispositif de la figo 7. sauf toutefois une variante dans le système d'entraînement exceptionnel par l'arbre secondaire que l'on va décrireo '
Une roue-libre 82 s'interpose entre l'arbre primaire 1 et l'arbre secondaire 2, qui ne peut pas tourner plus vite que l'arbre l.
REVENDICATIONS.
1. - Dispositif de servo-commande destiné à commander un organe de transmisssion de l'énergie mécanique (embrayage de type quelconque-, frein, partie de convertisseur 'de couple, etc ... ) et à le mettre soit en position de travail, soit en position de repos, avec un minimum d'effort de la part du conducteur, en utilisant des effets d'inertie engendrés par la rotation d'un arbre primaire, caractérisé par le fait que ledit arbre entraîne dans sa rotation un ensemble mécanique qui participe à cette rotation et qui est sou= mis à des effets d'inertie, fonctions de cette rotation, ledit ensemble mé- canique comprenant au moins un organe auxiliaire susceptible d'une rotation propre auxiliaire et,
pour cet organe auxiliaire, des parties portantes qui le connectent avec l'ensemble tournant, qui exercent par adhérence sur ledit organe auxiliaire une action d'entraînement en rotation, l'axe géométrique de' 1 organe auxiliaire tournant faisant avec l'axe de l'arbre un angle approprié qui n'est pas le même pour la position de travail et pour la position de re- pos, des moyens appropriés reliant lesdites parties portantes de l'organe auxiliaire avec l'organe de transmission d'énergie et des moyens appropriés permettant au conducteur de modifier la vitesse de rotation de 1-'organe ro- tatif auxiliaire.