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PERFECTIONNEMENTS AUX ESSAIS SYNTHETIQUES DE DISJONCTEURS.
On sait que les essais indirects de disjoncteurs, dénommés "essais synthétiques", qui font intervenir un disjoncteur auxiliaire, ne sont pas con- cluants lorsque le disjoncteur principal en essai réamorce seul.,
La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients du- ne telle discordance de fonctionnements. Elle a pour objet un dispositif d'es- sai synthétique comportant un circuit de shuntage du disjoncteur auxiliaire.et des organes de fermeture de ce circuit, et se caractérisé essentiellement par des organes qui commandent cette fermeture après une coupure définitive du dis- joncteur auxiliaire au bout d'un temps réglable qui est de l'ordre de 5 èmes à
1000 25 èmes de période, c'est-à-dire 100 à 500 microsecondes pour un courant d'une 1000 fréquence de 50 périodes par seconde.
D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui en sera faite ci-après en se référant aux dessins dans les- quels la figure 1 représente, à titre d'exemple, le schéma simplifié d'un dispositif dressai dont le circuit de shuntage du disjoncteur auxiliaire est pourvu d'un relais thermionique à commande électronique, la figure 2 donnant un schéma détaillé de ce dispositifs
Le disjoncteur à essayer est désigné par 1; le disjoncteur auxiliai- re par 20 La gourée qui peut fourbir un courant de court-circuit sous une fai- ble tension est désignée par 3; la source qui peut fournir une tension élevée de rétablissement est désignée par 4;
un éclateur 5 permettant dappliquer la haute tension.au disjoncteur 1.
Le disjoncteur 2 est shunté par l'ensemble d'un relais de commuta- tion ultra-rapide 6 et d'un disjoncteur 7 montés en série, cet ensemble pou- vant mettre le disjoncteur 2 en court-circuit et couper le courant de court- circuit qui en résulte dans l'intervalle d'une demi-période. La fermeture du relais 6 peut être effectuée par un dispositif retardateur électronique 8 com-
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mandé par un dispositif 9, lequel est influencé par le courant qui circule dans le disjoncteur 2.
Le fonctionnement des dispositifs décrits est le suivant
Dès que le disjoncteur 2 a coupé,, c'est-à-dire dès que le conduc- teur qui le relie aux sources 3 et 4 n'est plus parcouru par un courante le dispositif 9 excite le dispositif électronique 8 lequel, au bout d'un temps T réglable, qui est de l'ordre de 100 à 500 microsecondes dans le cas d'un courant d'alimentation à 50 périodes/actionne le relais ultra-rapide 6. Ce- lui-ci fonctionne dans un temps extrêmement court et met les bornes du disjonc- teur 2 en court-circuit par l'intermédiaire du disjoncteur 7.
Les phénomènes qui ont pu se produire jusqu'à cette mise en court- circuit sont les suivants : - ou bien le disjoncteur 1 a coupé définitivement; la tension to- tale des source-$ 3 et 4 se rétablit alors à ses'cornes pour n'être supprimée qu'à l'expiration du retard T précité, la durée de ce retard étant suffisante pour l'achèvement de l'essai du disjoncteur, - ou bien le disjoncteur 1 a réamorcé. La mise en court-circuit des bornes du disjoncteur 2 provoque alors la reprise de la circulation du courant dans le circuit 1-3-6-7, ce courant étant coupé ensuite par le disjoncteur 7 à son premier passage par zéro.
A l'issue de cette deuxième coupure du courant qui parcourt le conducteur reliant le disjoncteur 2 aux courses 3 et 4, une ou plusieurs répé- titions des mêmes phénomènes peuvent être obtenues en prévoyant un ou plusieurs dispositifs analogues à l'ensemble 6 à 7 mis en circuit dans l'ordre voulu au moyen d'organes convenables.
Un mode de réalisation pratique du dispositif d'essai, qui est re- présenté schématiquement par la figure 1, est donné, à titre d'exemple par le schéma de la figure 2, les mêmes organes et dispositifs étant désignés par les mêmes références.
Le relais ultra-rapide 6 est du type themionique en vue de la ra- pidité de son fonctionnement. Il peut être constitué, par exemple,par deux électrodes placées dans une enceinte spéciale, dont l'atmosphère peut être brusquement portée à une très haute température,ce qui a pour conséquence de diminuer la rigidité diélectrique de l'espace situé entre les deux électro- des et de permettre ainsi à un arc de jaillir entre ces dernières, cette élé- vation de température étant marquée par la libération d'une énergie préalable- ment emmagasinée, sous une forme chimique de préférence., et cela sous l'ac- tion d'un organe de commande excité lui-même par une impulsion extérieure, élec- trique de préférence, par une étincelle par exemple.
Le disjoncteur 7 est un disjoncteur pneumatique sans mouvement mé- canique. Il comporte., à cet effet,, un fil fusible qui est tendu entre les contacts du disjoncteur, un soufflage pneumatique étant exercé en permanence sur ce fil fusible. Il en résulte que l'arc produit par la fusion du fusible, lors du passage d'un courant., sera coupé au premier passage de ce dernier par zéro.
Le relais 6 et l'organe de commande 7 peuvent être combinés dans un seul et même appareil.
L'ensemble du dispositif retardateur électronique 8 et de son dis- positif de commande 9 est réalisé comme suit :
Un transformateur Tesla 10 constitue l'organe de commande. Son enroulement- primaire est monté en série avec le disjoncteur 2, son enroule- ment secondaire formant un circuit oscillant avec une capacité 11 et deux résistances 12. Une valve 13 branchée aux bornes de ces deux résistances peut commander la fermeture d'un thyratron 14, lequel peut amorcer un é ola- teur triple 15. Un condensateur 16, chargé par une source de courant conti- nu à haute tension, peut être déchargé par le triple éclateur. Cette dé- charge est utilisée pour provoquer directement la fermeture du relais ultra- rapide 6. .
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Le fonctionnement des dispositifs décrits est le suivant
Tant que le disjoncteur 2 est fermé, l'enroulement primaire du transformateur 10 est parcouru par un courant sinusoïdale l'enroulement se- condaire de ce transformateur est alors parcouru par un-courant de faible intensité. Lorsque le disjoncteur 2 coupe au premier passage du courant par zéro, le condensateur 11 qui est chargé au maximum, se décharge en donnant u- ne oscillation de haute fréquence et de forte intensité qui produit une sur- tension aux bornes des résistances 12 entraînant 1¯'amorçage de la valve 13.
Celle-ci supprime alors la tension de polarisation de la grille du thyratron 14 qui amorce à son tour et provoque la décharge de la sphère médiane de l'é- dateur triple 15, entraînant ainsi l'amorçage de ce dernier. Le condensateur 16, qui est chargé sous une tension continue convenable, se décharge alors dans l'éclateur 15 et déclenche le fonctionnement du relais ultra-rapide 60 La décharge de la sphère médiane de l'éclateur 15 peut se faire avec une constante de temps réglable à volonté au moyen d'une résistance réglable 17 et d'un condensateur 18.
Un contact auxiliaire 19 permet de mettre le retardement électro- nique en service au moment voulu seulement.
Un commutateur 20 à plusieurs directions permet de commander suc- cessivement en 21 et 22, par exemple, deux autres dispositifs analogues à 6 - 7,qui pourraient être prévus. Pratiquement., étant donné le fait que la dif- férence des temps d'arc passible pour les disjoncteurs 1 et 2 est faible, l'in- tervention d'un nombre limité de dispositifs tels que 6 - 7 permet de déceler si le disjoncteur 1 est capable de couper ou non, des défaillances répétées signifiant, en fait, une incapacité de coupure.
REVENDICATIONS.