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CORPS MOULE ET PROCEDE DE FABRICATION DE CE CORPS.
La présente invention se réfère à un corps moulé, qui peut se présenter sous forme de carreau, bloc, plaque etc.de dimensions très'diver- ses. Ce corps qui présente plusieurs faces, est caractérisé par le fait que l'une au moins de ces faces est lisse, dure et brillante sur une partie au moins de sa surface et est imprégné d'un produit imperméabilisant; il est caractérisé, en outre,par le fait qu -il est constitué en une masse com- posée principalement d'un mélange de ciment, de craie et de caséine;, cette composition se retrouvant dans au moins une couche limitée extérieurement par une face présentant les caractères précitée.
L'invention se réfère également à un procédé de fabrication de ce corps moulé, permettant d'une part., la reproduction sur l'une au moins des faces de parement des pièces à moulerde dessins, de motifs2 de lettres etc.et d'autre part, la mise en place dans le moule,, du mortier constituant la majeure partie de la masse du corps moulé.
Pour réaliser un corps moulé conforme à 1-'invention, tel que par exemple un carreau, une dalle.etc. on peut procéder de la manière suivante on utilise par exemple un moule de dimensions appropriées à l'ob- j et que l'on veut fabriquer et dont le fond est en verre . On. prépare -on en- duit en mélangeant, par exemple, deux parties de ciment, une partie de craie en poudre et une petite quantité de caséine avec de l'eau, Cet enduit est étandu sur le fond du moule)) de manière à le couvrir entièrement. On apprê- te ensuite un mortier composé,, par exemple, de 40 parties de cimenta 54 par- ties de sable, 5 parties de craie en poudre et une partie de caséine.
On en coule la quantité convenable sur 1-'enduit-et on laisse durciro -Après démoulage,, la face du carreau en contact avec le verre, est brillante. Cette face sèche rapidement,de sorte qu'elle est alors prê- te pour une deuxième opération qui consiste à poser le carreau de manière à
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ce qu'il présente sa face brillante sur un plan horizontal. Une pièce d'é- toffe, de la .même surface que le carreau, est imbibée de vernis cellulosique et appliquée sur cette face.
Pour éviter le séchage rapide du vernis et pour lui permettre de bien pénéter dans la couche superficielle du carreau, on pourrait disposer sur la pièce d'étoffe un deuxième carreau, moulé d'une manière analogue au premier et dont la face brillante est appliquée contre l'étoffée Les deux carreaux seraient ainsi traités ensemble. Au bout d'un certain temps, par exemple au bout de 30 minutes, on enlèverait la pièce d'é- toffe et on -essuierait l'excès de matière d'imperméabilisation, par exemple au moyen d'un essuie-glace. La fabrication des carreaux serait ainsi termi- née.
Les moules peuvent avoir aussi plusieurs faces en verre, si l'on veut reproduire plusieurs côtés brillants. Il va sans dire qu'au lieu de ver- re on pourrait employer toute autre matière dure, parfaitement lisse et inaltérable au contact de l'enduit.
Pour obtenir des parements à effets variés, on peut ajouter à 1' enduit, comme matière de charge ou de remplissage, diverses substances, tel- les que par exemple du sable, des particules de pierre, de verre, de métal des fibres minérales de la laine de verre,etc. Le produit résultant de l'in- corporation à l'enduit d'une ou de plusieurs de ces substances de remplissage, permet d'obtenir la totalité du corps, par exemple pour la fabrication de pla- ques minces, ou seulement une partie de celui-ci.
Une teinte uniforme peut être produite, en ajoutant à l'enduit une matière colorante. Avec deux ou plusieurs enduits de couleurs ou de nuances différentes on obtient, par des moyens mécaniques, des effets déco- ratifs divers, tels que par exemple des imitations de pierre polie, de mar- bre etc.
On peut aussi réaliser avec un enduit de couleur, des dessins, des lettres, des mots, des noms, des chiffres, etc. sur une face polie du moule et remplir les espaces libres avec des enduits de couleurs contrastan- tes. Il est ainsi possible de produire des corps pouvant servir d'enseignes, de panneaux publicitaires ou de signalisation, et autres corps analogues.
Dans cet ordre d'idées, on peut traiter à l'acide certaines par- ties de la face brillante du corps qui n'ont pas encore été imperméabilisées, pour y représenter un dessin quelconque. Les parties traitées de cette ma- nière deviendront mates et resteront telles après l'imperméabilisation. Ce procédé convient particulièrement pour faire ressortir des signes, des noms ou des mots sur un panneau destiné à servir d'enseigne ou de moyen de signa - lisation.
En séchant, la face brillante des corps moulés devient très absorbante et permet la pénétration de teintures diverses lesquelles, ap- pliquées au pinceau ou par impression, peuvent reproduire des dessins, des peintures, des caractères ou autres signes. L'imperméabilisation les fixera dans la matière de façon définitive.
Dans la composition du mortier, constituant habituellement la masse principale de la matière moulée, on peut substituer au sable, en tout ou en partie, des débris de pierre ou d'autres matières,pour lui donner du corps. Une fois dans le moule, le mortier peut être recouvert à son tour par du mortier ordinaire, fait de ciment et d'une matière de charge. Ce dernier mortier peut être d'abord placé dans une forme et ensuite glissé de celle-ci soit directement sur l'enduit, soit sur le mortier qui contient de la craie et de la caséine.
Il est évident que l'on peut aussi superposer, lors du moulage au mortier ou directement,à la couche d'enduit, des blocs de béton de forme quelconque, à des stades variés de durcissement.
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Au lieu de vernis cellulosique, par exemple du vernis zapon, ver- nis au celluloïd? on peut employer un vernis synthétique ou bien une solution de silicate ou de fluosilicate solubles.
On peut ajouter au produit d'imperméabilisation une petite quan- tité de formaline, par exemple 10 cm3 par litre du produit d'imperméabilisa- tion, pour parfaire l'insolubilisation de la caséine ou des sels formes par suite des réactions produites.
La pièce d'étoffe employée pour l'imprégnation peut être rempla- cée par une pièce constituée d'une autre matière absorbante, par exemple de l'éponge, de la fibre artificielle}) du caoutchouc cellulaire etc.
Lorsqu'% s'agit de fabriquer des corps moulés,. décorés sur 1' une au moins de leurs faces de parement, on peut utiliser le procédé de fa- brication ci-après en se servant à cet effet de deux moyens ou dispositifs de mise en oeuvre, savoir; un premier .moyen, constitué par une feuille de ca- outchouc sur laquelle on a étendu un morceau de toile ou d'étoffe légèrement humide, et un second moyen consistant en une forme dont un mode d'exécution- est représenté à titre d'exemple, en perspective, dans le dessin annexé.
Ce procédé est appliqué, par exemple, à la fabrication d'une pla- que présentant à sa face de parement des veines blanches sur un fond noira A cet effet, on prépare deux enduits dont l'un est noir et l'autre 'blanc, com- posés chacun principalement de ciment, de craie., de couleur,, de caséine et' de matière de charge (de remplissage). On utilise une toile, par exemple sous forme de -bande étroite, dont les dimensions sont appropriées à celles du moule ainsi qu'au dessin que l'on désire reproduire. On l'applique convena- blement sur une feuille de caoutchouc de mêmes dimensions. On verse sur cet- te toile l'enduit noir et l'on coule ensuite un filet de matière blanche de longueur et largeur désirées.
A ce moment? on peut, au moyen d'un petit instrument, par exem- ple une spatule., rendre le filet de matière blanche plus ou moins étendu; on peut le briser à un ou plusieurs endrpits, lui donner des ramifications ou, au contraire, le concentrer en une ligne droite.
On saisit ensuite la feuille de caoutchouc par deux de ses extré- mités et on retourne le tout sur le fond en verre du moule à l'endroit prévu pour imiter une faille blanche sur un fond noir. On enlève la feuille de caoutchouc qui n'a que très peu d'adhérence à la toile? puis on enlève la toi- le, ce qui peut se faire sans déranger le dessin. On peut disposer de la mê- me manière sur le fond du moule,d'autres veines., en répétant l'opération.
Les endroits libres du fond du moule sont ensuite remplis d'enduit noir.
C'est cette couche qui constitue le côté de parement de la plaque à fabriquer.
La suite de;.-,l'opération s'effectue à l'aide du second moyen de mise en oeuvre qui comporte, selon le mode d'exécution représenté, au des- sin, une forme, composée d'un cadre 1 dont la paroi intérieure 2 consiste en un encadrement en feuillard dépassant de quelques millimètres le bord su-' périeur du cadre et dont le fond est recouvert d'une toile métallique 3 sous laquelle est tendue une feuille 4 en matière souple, par exemple en caoutchouc, en toile caoutchoutée ou autre matière plastique. Le cadre avec la toile métallique 3 et la feuille souple 4 sont montés sur un support ¯5, en forme de plateau; le support est muni de chevilles ou butoirs 6 servant à maintenir la forme sur le support.
Ce second moyen sert donc à la continuation de l'opération dé- crite ci-dessus,, par l'application dans le moule et sans nuire au dessin exé- cuté, d'une deuxième couche de,mortier, cas échéant de couches successives, sur la couche initiale On prépare donc du mortier dont on remplit la for- me en ayant soin de bien le tasser. Ainsi remplie, la forme est renversée sur le moule de telle manière qu'elle vienne, en quelque sorte, s'y emboîter,
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ce qui est rendu possible par les rebords de la paroi intérieure 2 du ca- dreo On enlève immédiatement après le support 5 puis on retire la feuil- le 4 en matière souple à laquelle adhérait le mortier et dont il est sépa- ré par la toile métallique 3.
L'adhérence à la toile métallique et aux parois étroites du cadre de la forme, étant très faible, le mortier se dé- tache d'un bloc pour retomber sur la première couche avec laquelle il fait corps.
Il est évident qu'au lieu d'utiliser la toile souple pour ef- fectuer les motifs ornementaux, on pourrait les réaliser par d'autres moyens comme cela a été mentionné à la première forme d'exécution.
Selon la grandeur de la pièce que l'on désire mouler, on peut se servir de la forme une ou plusieurs fois. Pour faire, par exemple, une plaque d'une certaine longueur, on peut remplir plusieurs fois la for- me et la retourner dans le moule sur la couche d'enduit, en juxtaposant les masses de mortier. Si la plaque à fabriquer est très épaisse, on pourra su- perposer les masses de mortier en y intercalant des armatures métalliques.
Après avoir appliqué au moyen de la forme, une certaine épaisseur de mor- tier, on dispose sur celle-ci un treillis métallique ou bien une armature en fer, puis on continue à remplir le moule en se servant de ladite forme.
L'utilisation du premier moyen de mise en oeuvre décrit sert à produire des motifs divers, tels que par exemple l'imitation des veines de la pierre ou du bois, des lettres, chiffres, signes, etc.
Dans certains cas, il pourrait être avantageux de disposer sur une seule toile l'ensemble des dessins qu'on veut reproduire pour cou- vrir complètement le fond du moule. S'il le faut, on appliquera la ma- tière au moyen de la forme, non seulement sur le fond du moule, mais aus- si contre d'autres parois lisses, dans le but d'obtenir la continuation du motif sur les côtés de la pièce que l'on moule.
Pour obtenir certains efforts décoratifs, on pourra aussi servir la forme de la manière suivante.- On la remplit partiellement de mortier et on étend sur ce mortier une ou plusieurs couches d'enduit pour former le mo- tif désiré. On renverse alors la forme directement sur le moule vide et l'on procède comme indiqué ci-dessus, pour faire descendre la masse dans le moule.
Les corps moulés, obtenus par l'un ou l'autre des procédés de fabrication décrits ou par leur combinaison,peuvent servir à d'autres ap- plications que celles déjà indiquées ci-dessus. Ils peuvent servir, par exemple, de tables, tablettes d'appui ou consoles, blocs d'encadrement de portes et de fenêtres, revêtements muraux et dallages,pierres tombales, en- seignes tableaux, plaques etc.