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PROCEDE D'ETIRAGE DES FIBRES TEXTILES.
La présente invention a pour objet un procédé d'étirage des fi- bres textiles selon lequel on réalise simultanément, en fin d'étirage, c'est- à-dire en un point extrêmement proche du pinçage du lamineur, le regroupe- ment complet des fibres et la neutralisation de toute charge d'électricité sta- tique acquise antérieurement., Ces deux opérations simultanées constituent un pré-filage avant la prise de torsion.
Selon l'invention, le regroupement mécanique est opéré de part et d'autre de la mèche par une double action latérale convergente effectuée dans un plan vertical, passant par l'axe de la mèche, en un emplacement de hauteur appropriée, situé dans le plan déterminé par les génératrices de contact du lamineur et du cylindre de soutien le précédant.
Est emplacement voisin du pinçage, point terminus de l'étirage, laisse avant lui toute liberté de glissement correct des fibres entre elles au cours de 1-'étirage.
Ce regroupement mécanique dans un plan vertical, suivi immédiate- ment du regroupement dans le plan des deux génératrices, assure, dans deux plans perpendiculaires, deux actions mécaniques extrêmement voisines con- courant au regroupement'total des fibres, qui sont ainsi préparées à la pri- se de torsion sans aucune perte de matièreo
L'électrisation des fibres est fonction de la nature de la ma- tière fibreuse, de son état physique, des frottements (qui dépendent du titre du fil à produire., du taux et,,de la vitesse de l'étirage), du degré hygrométrique de l'air ambiante enfin et surtout de l'importance du poten- tiel électrique moyen de cet air ambiante
En effet, un potentiel élevé de l'air empêche, en dépit d'un haut degré hygrométrique,
l'élimination des charges résiduelles positives qui s'op- posent constamment à un filage correct.
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Selon l'invention la neutralisation est effectuée en même temps que le regroupement des fibres, grâce à la bonne conductibilité des métaux constituant l'appareil de regroupement, la mise à la terre de la masse de cet appareil, et l'emploi conjugué de corps radioactifs.
L'invention a, en outre, pour objet un appareillage permettant la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus, cet appareillage comportant une paire de joues qui assurent le regroupement des fibres dans le plan ver- tical. Ces joues peuvent être découpées dans une feuille de bi-métal obtenue par plaquage. Les métaux appropriés pour produire le phénomène d'électrisa- tion par contact, ont leurs faces de polarité négative tournées vers l'inté- rieur, c'est-à-dire en contact avec la mèche.
En outre, chaque joue peut porter un petit logement embouti de l'intérieur vers l'extérieur et dans lequel est fixée, à l'abri de l'usure, une pastille d'amalgame particulier de métal, par exemple de l'amalgame d' étain, capable d'une certaine radio-activité artificielle sous l'action de la lumière. L'amalgame peut au besoin être étendu en faible couche sur la sur- face intérieure des joues.
Dans chaque cavité emboutie, on peut également fixer une pastille adhérente de matière radio-active dont l'action ionisante connue permet la neutralisation des charges statiques. Cette matière est d'un prix de revient élevé, il importe donc de limiter son usure. Selon une forme de réalisation particulièrement avantageuse les pastilles ionisantes, à l'abri de l'usure dans les cavités, sont face à face pour obtenir le maximum d'efficacité de deux rayonnements opposés, au terminus des frottements de l'étirage, causes de l'électrisation, et enfin sont rapprochées le plus possible des fibres, aux fins d'un maximum d'effet pour un miminum de dépense de matière radio-active.
La matière radio-active, ainsi que le 'produit liant composant la pastille adhérente, sont choisis pour que l'émission des rayons ss soit par- ticulièrement facilitée, de sorte qu'ils puissent neutraliser les ions posi- tifs des charges résiduelles des fibres internes de la mèche, charges qui n'auraient pu s'écouler malgré le milieu ionisant localisé entre les deux joues.
Pour la même raison, la face extérieure des joues et en particulier la face extérieure des cavités embouties, peut être garnie d'une couche de plomb formant écran de manière à augmenter l'efficacité du rayonnement ss par une moindre dispersion extérieure.
En outre, il peut être opéré une pré-neutralisation partielle en utilisant comme rouleau de pression, sur le dernier cylindre de soutien avant le lamineur, un métal soit ioduré, soit composé ou recouvert d'un amal- game capable de radio-activité artificielle sous l'action de la lumière.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre.
La figure 1 représente, en coupe schématique par I-I de la figure 2 les deux derniers trains d'organes d'étirage.
La figure 2 représente, vu de face, l'organe de regroupement des fibres.
La figure 3 est une coupe de la figure 2 suivant la ligne III-III.
La figure 4 représente, en perspective, les joues de l'organe de regroupement.
L'appareil est situé entre le dernier cylindre de soutien 1, sur
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lequel appuie le cylindre de pression 2, et le cylindre lamineur 4 sur le- quel 'appuie le cylindre de pression 3.
La mèche 5 circule de droite à gauche lorsqu'on regarde la fi- gure 1. Elle est maintenue entre les rouleaux.1 et 2, qui forment retenue) et pincée et tirée par le lamineur 3,4.
Sur un support longitudinal 6 est fixé dans une coulisse 7 un coulisseau 7a muni de deux pivots 8a sur lesquels s'articulent deux masses pen- dulaires 8. Une cornière 9 fixée par des vis 10 empêche tout basculement vers 1-'avant. La glissière 7 permet un déplacement latéral de l'ensemble des deux masses 8 afin que leur plan médian vertical passe toujours par l'axe de la mèche 5.
Les masses 8 portant deux joues 11 constituées chacune par une lame de bi-métal produisant le phénomène d'éleotrisation par contact, rabattues vers l'avant,et dans chacune desquelles est emboutie une cavité 12 garnie à l'intérieur d'une pastille 13 de matière radio-activeo Les faces de polarité négative du bi-métal sont tournées vers l'intérieur, c'est-à-dire en contact avec la mèche. Sur deux épaulements 14 peuvent être soudées des charges lour- des afin d'augmenter la pression des deux bords verticaux 15 l'un contre l'au- tre par pivotement autour des axes 8a.
De même, le dome 12 peut être recou- vert de plomb pour limiter les pertes de rayonnement de la matière radio- active
La mèche, retenue entre les cylindres 1 et 2 est tirée par le lamineur 3,4 elle est regroupée latéralement entre les dux extrémités 15 des joues 11, puis tirée et pincée entre les deux rouleaux 3 et 4. Pen- dant le passage entre les deux joues, elle subit le rayonnement des capsules radio-actives dont les axes se croisent sur l'axe de la mèche afin de concen- trer le faisceau de rayons Les extrémités 15 lissent la mèche et en élimi- nent les charges électro-statiques; en effet, tout l'ensemble de l'appareil est bon conducteur de l'électricité et se trouve relié au sol, soit par le métier, soit directement par un conducteur tel que 8b.
Le dispositif placé au point terminus de l'étirage laisse ainsi avant lui le libre glissement des fibres entre elles ; assure la'neutrali- sation partielle des charges statiques par contact et écoulement au sol; cet- te neutralisation est facilitée suivant les besoins par la polarité négative de la face interne du bi-métal.
Cette neutralisation peut être poussée à l'absolu par l'emploi d' amalgames artificiellement radio-actifs sous l'action de la lumière, ou par l'emploi de matière radio-active judicieusement choisie, placée de telle manière que l'effet soit obtenu avec le maximum d'efficacité sur les charges résiduelles positives, le minimum de déperdition de rayonnement et le'mini- mum de dépense
Le regroupement maximum et simultané des fibres se produit en fin d'étirage au point le plus proche de la prise de torsion,, à la fois dans un plan verticale un plan horizontal, et par l'attraction statique de la pla- ge ionisée sur les fibres électrisées venant de l'arrière.
Le dispositif présente de nombreux avantages parmi lesquels la sup- pression de toute perte de fibre entre la matière entrante et la matière sor- tie en fil, la suppression de l'arrachement des fibres électrisées conduites par attraction statique du lamineur relié au sol, vers le nettoyeur tournant, d'où suppression de nombreux points faibles et casses de fil.
On obtient un fil moins chevelu, ne provoquant pas ou peu de ma- riage des fils, et une diminution considérable et presque totale des déchets entraînant une semblable diminution du travail de nettoyage, de dégorgement des organes de machine, de décharge des rouleaux nettoyeurs et par là réduc- tion notable de la main d'oeuvre nécessaire.
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Ceci permet l'abaissement de l'hygrométrie des salles de filatu- re à un taux de meilleure salubrité et,, dans de nombreux cas, une augmenta- tion possible de la vitesse des machines et l'utilisation de taux d'étirage plus élevés.
REVENDICATIONS
1. Un procédé d'étirage des fibres textiles, caractérisé par le fait qu'en un point très proche du pinçage du lamineur et au point terminus de l'étirage, on opère simultanément le regroupement intégral des fibres et la neutralisation de toutes les charges statiques, y comprisles charges rési- duelles d'ions positifs, quelle que soit la tension du potentiel de l'air en- vironnante son degré hygrométrique pouvant être très inférieur à celui qui est nécessité par les méthodes habituelles.