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PERFECTIONNEMENTS AUX DEPOUSSIEREURS,
L'invention concerne les perfectionnements apportés aux installa- tions de dépoussiérage et plus particulièrement dans les installations dans lesquelles les poussières récupérées sont acheminées vers un lieu d'utilisa- tion, par exemple un foyer.
On sait que dans les installations de dépoussiérage, notamment les entreprises industrielles, les poussières récupérées sont centralisées dans des trémies, d'où elles sont périodiquement évacuées. Généralement, ces tré- mis surmontent un récipient ou une dépression dans le sol servant de réci- pient pour pouvoir recevoir les poussières récupérées.
L'invention a pour but de réaliser, entre lesdites trémies et le lieu d'évacuation ou préférablement d'utilisation, un dispositif rendant la vidange périodique des trémies automatique sans aucun préjudice pour le bon fonctionnement de l'installation de dépoussiérage et tout en assurant le dé- placement rationnel des poussières en tous endroits prédéterminés et préfé- rablement au lieu de l'utilisation, par exemple dans le foyer d'une installa- tion de chauffage.
Conformément à l'inventionsles trémies de récupération des poussiè- res sont inférieurement prolongées par au moins un local conditionné de maniè- re à pouvoir servir de sas dans lequel la masse de poussières venant de la tré- mie est provisoirement isolée, cette masse étant ensuite évacuée par gravité dans un conduit soumis à dépression, provoquant le déplacement de ladite ma- tière vers le lieu d'utilisation.
Le sas est réalisé substantiellement par un tronçon de conduit pro- longeant la trémie, deux clapets ou volets superposés délimitant la hauteur du sas et un moyen pour opérer alternativement l'ouverture, respectivement la fer- meture desdits clapetsLes clapets seront de préférence positivement comman- dés dans leur position d'ouverture et rappelés en position de fermeture, soit par un élément élastique., soit par un contrepoids, soit par une commande des- modromiqueo
Si une installation de dépoussiérage comprend plusieurs trémies, on pourra soit centraliser les poussières vers un sas communsoit préféra- blement doter chaque trémie d'un sas individuel et commander tous les clapets
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soit par des moyens individuels,
soit par un moyen commun établi en sorte d'assurer une ordonnance correcte des mouvements des différents clapets.
Semblablement, le dispositif capable de provoquer la dépression nécessaire dans le ou les conduits de cheminement de la poussière vers le lieu d'uti- lisation pourra être propre à chaque sas, à plusieurs ou à tous les sas.
Enfin, la commande des différents clapets pourra être réalisée soit par des moyens mécaniques, soit encore par des moyens électriques ou par tout autre moyen jugé convenable, lesdits moyens étant choisis selon les applications, leur nature et leur importance.
A simple titre d'exemple, sans aucun caractère limitatif d'au- cune sorte,certaines réalisations sont décrites ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels les figures 1 à 4 schématisent très sommairement les quatre pha- ses successives d'une évacuation de fumée par le dispositif objet de l'in- vention ; la figure 5 représente schématiquement, en élévation, l'applica tion du dispositif de l'invention à une seule trémie; la figure 6 schématise une application du dispositif de l'inven- tion à deux trémies jumelées ; la figure 7 schématise en vue perspective les éléments essentiels d'une installation complexe.
Conformément aux schémas des figures 1 à 4, on remarque que le dispositif de l'invention ramenée à ses éléments essentiels est, de la ma- nière la plus simple, monté sur une trémie 1 de récupération des suies pro- pres à une installation quelconque. Cette trémie pourrait d'ailleurs être remplacée par tout autre réceptacle dans lequel se déposent ou sont proje- tées finalement les fumées venant des appareils récupérateurs.
Conformément à l'invention,le conduit 2 prolongeant ladite tré- mie 1 est intérieurement pourvu de deux clapets 3-4 susceptibles d'osciller autour d'un axe vertical, respectivement 5-6.
La distance séparant les deux clapets 3-4 est déterminée au pro- rata de la quantité de poussières que l'on désire évacuer à chaque cycle com- plet des manoeuvres desdits clapets. Le conduit 2 débouche dans une canalisa- tion 7 dont l'un bout 8 est libre et dont l'autre bout .2 débouche dans le lieu de dépôt ou préférablement d'utilisation, par exemple le foyer d'une in- stallation de chauffage. Entre le conduit 2 et l'embouchure.2, la canalisa- tion 1 est branchée sur une soufflerie 10 opérant de manière à souffler l'air dans le sens de l'embouchure .2 de manière à créer une dépression sensible à l'entrée 8.
Les clapets 3-4 peuvent être déplacés périodiquement par tout moyen approprié, en sorte d'être alternativement ouverts puis fermés
Si l'on suit le cycle complet d'une opération, comme schématisé aux figures 1 à 4, on remarque que, tout d'abord, les clapets 3-4 étant fer- més, les poussières s'accumulent dans le fond de la trémie 1. sur le clapet supérieur 3, le clapet inférieur ± fermant le sas 11 limité par lesdits cla- pets et ± et la partie du conduit 2 comprise entre ces deux clapets. La soufflerie 10 tourne en permanence créant, en amont, dans la canalisation 1, une dépression.
Le clapet 2 est ensuite ouvert, permettant le remplissage du sas 11, la trémie 1 étant maintenue à l'abri de la dépression dans la ca- nalisation 7 par la position fermée du deuxième clapet 4. Le premier clapet est alors ramené dans sa position fermée, d'où. l'on obtient que la masse de poussière incluse dans le sas est momentanément isolée et de la trémie 1 et de la canalisation 7. Enfin, le deuxième clapet ¯4 est ouvert, ce qui per- met l'écoulement de la suie dans la canalisation 7 où elle est violemment en- traînée vers l'embouchure .2 par le fait de la différence de pression entre les parties amont et aval de ladite canalisation 7.
Le clapet ± est à nouveau placé en position fermée, ce qui ramène l'installation dans son état de dé- part prête à un nouveau cycle d'opération.
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On peut réaliser les différentes phases de ce cycle en appliquant des moyens très différents, notamment pour commander positivement les clapets
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,2,-11: vers leur position d'ouverture et pour les rappeler automatiquement dans leur position de fermetures A titre à'exemple, la figure 5 schématise une exécution d'une com- mande individuelle par trémie
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Bans cette exécutions chaque clapet 1-à est solidaire d"an levier, respectivement 12-U., dont le bout libre est sollicité en permanence par un res- sort de rappel, respectivement l4=Jj;J prenant appui sur la-.1 élément fixe de l' installation Chaque levier 12-¯ U perte mi maneton, respectivement 16-17;
, dont le bout libre, préférablement garni 4>'im galet, se trouve dans la trajectoire de doigt telle que !2 solidaire d9-are roue 20 to'ornant auto-or d5lm-l axe 21 disposé entre les clapets 2,=±0 Le dit axe est susceptible d.9être entraîné dans un mouvement de rotation a,r,r.ue par exemple dans le sens de la flèche fo Cet entraînement peut se faire par tout moyen moteur appropriée Par exemple.'!)
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l'axe 21 porte mie courssne dentée 22 entraînée par un pignon denté dont le axe gé porte une poulie entraînée par une CQilJJ:
Toie9 26 par exempleo On rob- tient que, alternatàveuent, les slapets 1-4 sent ouverts puis fermés en raison de l'effet de poussée provoqué opportunément par les doigts 18-13 sur les mane- tons 16-17o Lorsque set effet de poussée cessez les ressorts =12 rappellent immédiatement les clapets, respe:ct.:1.vrg.ep:tl:",,f).dêI! leur position de fermetureo
Cette commande peut être appliquée individuellement à chaque tré- mie.
Il est possible de jumeler les dispositifs propres à des trémies voisines.
La figure 6 schématise sommairement une telle exécution. En l'oc- currence, deux trémies 1, relativement rapprochées, présentent,chacune, un conduit 2 aménagé pour remplir la fonction de sas et débouchant tous deux dans la même canalisation 1 dans laquelle est entretenue une dépression par tout moyen approprié. Les clapets supérieurs sont solidaires de leviers 12 portant, en bout, un contrepoids 27 et les clapets inférieurs sont chacun solidaires d'un levier 13 portante chacun, en bout, un contrepoids 28. Cha- que levier est également solidaire d'un. maneton,, respectivement 16-17, dis- posé dans la trajectoire de doigt 18-19, chaque paire étant solidaire d'une roue 20 propre à chaque trémie Chaque roue 20 est montée sur un axe 21 sur lequel est fixée une poulie 29.
Les deux poulies, de même diamètre, sont réunies l'une à l'autre par une courroie 30. L'un des axes 21 porte une pou- lie 31 entraînée par une courroie 32, elle-même entraînée par un réducteur
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de vitesse et par le moteur 3-4. On obtient donc quee ledit moteur é- tant mis en marche,, la courroie.1Q entraîne les roues 20 dans un même mou- vement de rotation continue, ce qui amène les doigts 18-19 en contact pério- dique avec les manetons 16-17 dans les deux dispositifs ainsi jumeléso Tou- tefois, la position des doigts est déterminée d'une telle façon que l'un des sas se vide pendant que l'autre se remplit et vice-versao On obtient d.onc que, par un même dispositif moteur, les deux trémies sont vidées,
alternati- vement les poussières passant par la même canalisation 1,9 cheminant ainsi vers le même lieu d'utilisation.
On peut encore compliquer davantage l'installation en coordonnant les moyens d'actionnement d'un nombre pratiquement quelconque de trémies ré- parties en une ou plusieurs rangéeso
La figure 7' schématise!, en vue perspective, une telle application plus complexe dans laquelle le même dispositif moteur et le même dispositif provoquant la dépression, interviennent pour deux rangées de trémies, chaque rangée comportant, en l'occurrence, deux trémies.Le nombre de rangées et le nombre de trémies par rangée sont essentiellement variables.
Dans cette exécutionchaque rangée de trémies est raccordée à une canalisation commune 7, ces canalisations étant disposées parallèlement sont soit raccordées entre elles vers leur embouchure, soit prolongées individuel-
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lement jusqu'au lieu d'utilisationo Dans ces canalisations 7 débouchent les embranchements .l2-l2 venant de la soufflerie commune 10 et lesdits embranche-
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ments sont orientés de manière à déterminer une admission tangentielle de l'air en direction du lieu d'utilisation. De préférence., ces embranchements débouchent en regard d'éjecteurs 44-45.
Chaque trémie 1 est inférieurement prolongée par un conduit 2 aménagé en sas et chaque clapet dudit sas comporte., par exemple, un levier 12-13,.. un maneton 16-17 et un contrepoids 27-28. Chaque rangée de trémies est pourvue d'une chaîne sans fin 37 s'enroulant sur des pignons 38-39 et comportant un certain nombre de butées 40 dûment réparties et espacéesCes butées sont telles qu'elles peuvent rencontrer et refouler les manetons 16- 17. L'un des pignons, 39 par exempledans chaque système d'entraînement, est calé sur un axe commun 41 portant une poulie 42 entraînée par un dispo- sitif moteur (non représenté), par l'intermédiaire d'une courroie 43.
Dès lors, dans les deux rangées de trémies, le cycle des différentes opérations se déroule semblablement, les clapets dans chaque sas étant alternativement et opportunément ouverts et fermés, comme expliqué précédemment. La souf- flerie 10 provoque une dépression, à la fois, dans les différentes canali- sations 1 et il est donc possible soit de faire converger les projections de poussière ainsi produites vers l'utilisation, soit de les maintenir in- dépendantes, par exemple pour alimenter des foyers individuels ou des en- droits différents dans un même foyero
Comme on le voit,, la mise en pratique du dispositif., objet de l'invention, est extrêmement simple et de fonctionnement systématique.
L'installation ne comporte aucun organe délicat et peut donc ê- tre construite d'une manière robuste. Comme les vitesses ne sont pas très grandesune telle installation est assurée d'un fonctionnement à la fois silencieux., pratiquement sans usure et sans risque de fausse manoeuvre
L'invention s'étend à toutes les installations ainsi équipées et aux différents organes expressément conditionnés en vue de telles appli- cations. Egalement, l'invention s'étend à toutes les applications générale- ment quelconques dans les installations de dépoussiérage, respectivement de récupération de matières finement divisées, quelle que soit la destination ultérieure desdites matières.
REVENDICATIONS..
1. Perfectionnements aux dépoussiéreurs, caractérisés en ce qu'ils consistent à combiner, avec les trémies ou récipients analogues re- cevant les poussières ou matières finement divisées, au moins un local aména- gé en forme de sas, ledit local débouchant dans un conduit soumis à dépres- sion, cet organe étant combiné de telle manière que ledit sas est alternati- vement rempli puis vidé, dans de telles conditions que ladite trémie ou ré- ceptacle analogue n'est jamais directement en communication avec ladite con- duite en dépression.