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VERRE POUR PIECE D'HORLOGERIE.
La présente invention se rapporte à un verre pour pièce d'horloge- rie.
Par verre, dans le sens de la présente invention, il faut entendre aussi bien une pièce de verre proprement dit, qu'une pièce d'une matière trans- parente quelconque, susceptible d'en jouer le rôle, par exemple en matière syn- thétique moulée.
Quoique concernant plus particulièrement les verres de montres., et principalement de montre-bracelets) la présente invention n'en est pas moins applicable à toute pièce d'horlogerie, dont le cadran et les aiguilles sont protégés par un verre.
Il est connu de rendre la lecture de l'heure d'une pièce d'horlo- gerie possible la nuit par l'emploi de cadrans dits lumineux.
Ceux-ci sont obtenus en y rapportant, de même que sur les aiguilles,, une substance luminescente, généralement un sel tel que du sulfure de zinc, préalablement activé.
De ce sel. on forme une masse en le mélangeant à un produit agglo- mérant, colle ou ciment de constitution appropriée, masse que l'on applique sur le cadran et incorpore aux aiguilles précédemment évidéeso
Mais alors que ladite masse se comporte généralement bien sur les aiguilles, où elle est partiellement entourée, il n'en est pas le cas sur le cadran, où elle est simplement appliquée.
Sous l'influence d'une rapide oxydation, facilitée par les proprié- tés hygroscopiques relativement élevées des produits luminescents employés, les applications se désagrègent et tombent finalement totalement ou partielle- ment dans le mouvement.
On pourrait naturellement remédier à cet inconvénient en remplaçant fréquemment la masse, ce qui nécessite chaque fois un démontage du cadran dans le but de le nettoyer et peut finalement aussi détériorer de dernier.
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Cet inconvénient est supprimé par le verre selon la présente inven- tion, lequel sert lui-même de suppôrt à la substance luminescente des divisions d'heures, qu'il n'est dès lors plus besoin d'appliquer au cadran.
Or, il est clair que le verre s'enlève, se remet, se --.remplace ou se nettoie plus facilement que le cadran.
On verra par ailleurs que cette solution permet des réalisations nouvelles que le cadran lumineux excluait jusqu'icio
Le dessin annexé représente quatre formes d'exécution de l'objet de l'invention, données à titre d'exemple.
Les figso 1 à 3 sont des coupes partielles de verres selon les trois premières formes d'exécution, et d'une partie de la carrure correspondante.
La fige 4 est une vue par-dessus d'une montre-bracelet munie d'un verre pouvant correspondre à l'une quelconque desdites formes d'exécution.
La fig. 5 est une vue de côté, avec coupe partielle, d'un verre selon la quatrième forme d'exécution.
Alors que l'on pourrait simpl ement appliquer la masse au verre, comme on l'a fait jusqu'ici pour le cadran, la première forme d'exécution selon la fige 1; prévoit que le verre 1, fixé dans la carrure 2, présente sur son pour- tour et face au cadran non représenté, des logements tels que 3, remplis de ladite masse ou pâte.
Celle-ci pourrait émerger du logement, on la fera de préférence venir à fleur du verre,comme représenté.
Il en résulte l'avantage supplémentaire, propre aux autres formes d'exécution, de diminuer ou supprimer la hauteur d'encombrement que les appli- cations au cadran opposent au passage des aiguilles.
Le profil des logements, vus par-dessus, peut naturellement être très divers, rond, carré, ovale, en losange, en forme de traits ou encore de chiffres destinés à remplacer ceux du cadran. Ils peuvent être d'un profil strictement utilitaire, ou encore constituer simultanément un ornement ou être combinés avec des signes ornementaux.
La fige 4 montre une disposition simple et pratique, de logements de forme circulaire 5, plus grands aux points cardinaux 6 et permettant la dis- tinction certaine de midi par la juxtaposition de deux logements 7l.
Le cadran 8 porte ici les signes habituels et les aiguilles 9 et 10, également rendues lumineuses par l'application d'une masse de produits lu- minescents.
Le logemeht 3 du verre entourant la masse 4 mieux encore que dans le cas de l'aiguille, il y aura meilleure adhésion et plus durable encore, de même que le phénomène désintégrant d'oxydation sera réduit dans une large mesu- re par rapport à ce qui se produit sur le cadran
Pour augmenter encore la conservation de la pastille de masse dis- posée dans un logement, il suffit d'obturer ce dernier d'une manière plus ou moins étancheo
C'est le cas de l'exemple selon la forme d'exécution de la fige 2.
La masse, constituée ici également du mélange habituel de produits agglomérants et de substance luminescente, remplit le logement 11 d'une pastil- le 12,ledit logement étant au surplus operculé par une couche 13 d'une colle, d'une laque, d'un vernis ou d'un ciment approprié, transparent, translucide ou non.
En choisissant une matière constituant une occlusion parfaitement étanche,on met la masse à l'abri de l'air et de l'humidité et en prolonge ainsi la vie pour ainsi dire indéfiniment.
La masse étant ainsi moins exposée à l'émiettement, il est possible d'y incorporer une plus grande proportion de substance luminescente et d'obte-
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nir une clarté proportionnellement plus grande, les matières agglomérantes ab- sorbant une partie du rayonnement émis.
La couche protectrice 13 pourrait bien entendu être placée direc- tement sur le verre, dans l'exemple représenté, elle y est noyée, de façon à venir à fleur de la surface de ce dernier.
Comme on vient de le dire,les matières agglomérantes ajoutéesà la substance liminescente en diminuent le pouvoir éclairant et exercent au sur- plus une action oxydante nuisible sur ces dernierso
Or, la disposition que l'on vient de décrire permet de'supprimer complètement les matières nuisibles, en procédant par exemple selon la troisiè- me forme d'exécution de la fig3
Ici, le logement pratiqué dans le verre 14 constitue un alvéole 15, plus profond que les logements des exemples précédents, et rempli de sub- stance luminescente pure 16, par exemple de poudre de sulfure de zinc activé, que retient un opercule 17 de colle, cire, laque, ciment, ou autre produit ap- propriéo
Chaque alvéole ainsi constitué forme en quelque sorte un petit fla- con contenant un produit luminescent pur,
soit sous une forme dans laquelle son pouvoir éclairant et de conservation, sont accrus au plus haut degré.
L'avantage réalisé ressort sans autre de ce que l'on vient de dire.
La quatrième forme d'exécution selon la fig. 5 constitue une appli- cation particulière de ce qui a été décrit dans les formes d'exécution précé- dentes, dans le cas d'un verre de montre de relativement grande épaisseur.
Ce verre 18, destiné à un calibre rectangulaire, présente sur son pourtour des logements coniques 19, profonds et effilés qui, vus de face, cons- tituent une série de petites inclusions équidistantes, ressemblant à un guillo- chage du verre. De ces logements ou alvéoles, on ne remplira par exemple de masse ou de substance luminescente, que ceux situés en face des heures, où ils apparaîtront la nuit, tandis que de jour, on les confondra avec l'ornementation constituée par l'ensemble desdits logements.
On pourrait aussi, dans ce cas, remplir tous ces logements de masse ou substance luminescente et distinguer les divisions d'heures par des questions de dimensions ou de profil par exemple, un verre ainsi conçu paraissant entouré, la nuit, d'une ceinture de petits points brillants et lumineux du plus bel effet.
L'invention s'appliquant, comme indiqué, aux verres de n'importe quelle pièce d'horlogerie, elle= est tout particulièrement destinée aux verres de montres bracelets.
REVENDICATIONS.
1. Verre pour pièce d'horlogerie, caractérisé en ce qu'il sert lui- même de support à une substance luminescente destinée à permettre la lecture nocturne de l'heure à la manière des cadrans lumineux habituels.