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PORTE-BANDAGE -RENFORGEo
Cette invention se rapporte aux roues, jantes et autres portebandages et elle concerne plus particulièrement les pièces de ce genre exécutées en métal moule et présentant des rebords sans fin retenant le bandage, renforcés par des-bagues sans fin en acier ou l'équivalent.
Habituellement dans l'industrie de 1-'aviation, on exécute les roues d'avions en magnésium ou en aluminium coulés., ou en leurs alliages-, en vue de réduire au minimum le poids des roues. Ces roues ou autres pièces sont habituellement destinées à recevoir des bandages pneumatiques ou des bandages analogues et sont venues d'une pièce avec des rebords sans fin retenant le bandage ou ses bourrelets., d'un côté ou des deux côtéso Lors de l'atterrissage d'un avion lourd., par exemple, les roues et bandages sont fréquemment soumis à des chocs violents., comme dans le cas d'un atterrissage par bondso En outre., la durée de l'état de roulement des roues peut être limitée par suite de la fatigue et de l'affaiblissement des roues se produisant au point de concentration des efforts,
existant dans une roue là où le rebord retenant le bandage se raccorde à la base de la roue. On reconnaîtra que les chocs violents de l'atterrissage et les charges usuelles du roulement agissent par l'intermédiaire d'un bandage pneumatique en exerçant des efforts latéraux considérables sur les rebords retenant le bandage ou ses bourrelets, donnant ainsi lieu à la concentration des efforts résultants, c'est-à-dire à la fatigue.
Des efforts tendant à augmenter le rayon du bandeau qui relie le rebord retenant le bandage à la base de la roue peuvent nécessiter des modifications du contour de la section transversale d'un bourrelet de bandage pneumatique, ce qui n'est pas désirable. L'augmentation de l'épaisseur de la pièce moulée à l'extérieur du rebord retenant le bandage et sur la face
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externe de la roue a pour effet d'alourdir la roue et de la rendre instable et est fréquemment interdite pour des raisons de limitation des dimensions ou de l'encombrement.
L'invention a pour but général d'éviter et de vaincre les diffi- cultés ci-dessus mentionnées et d'autres encore inhérentes aux roues connues., ainsi que d'obvier aux objections auxquelles peuvent donner lieu ces construc- tions et celle d'autres porte-bandages, par l'emploi d'une roue ou autre pièce porte-bandage moulée, légère et relativement peu coûteuse comportant un rebord retenant le bandage qui est renforcé par une bague sans fin en acier ou autre matière semblable.
L'invention a encore pour buts : de former un rebord retenant le bandage, qui soit précontraint par compres- sion au point de concentration des efforts avec la roue., de telle sorte que les charges imposées au rebord de retenue doivent vaincre les forces de com- pression et déplacer le point de concentration des efforts en arrière de la fibre neutre et dans la zone des efforts de traction avant qu'il y ait dimi- nution de résistance par la concentration des efforts; de fournir une roue d'avion en magnésium coulée comportant des rebords fai- sant corps avec elle pour retenir les bourrelets du bandage, ces rebords étant renforcés par des bagues d'acier sans fin qui empêchent la rupture des rebords de la roue sous l'action de chocs réguliers;
de procurer une bague de renfort du genre décrit en combinaison avec une roue en métal coulé, la roue servant aussi à supporter un disque de frein assemblé à cannelures.
On atteint ces buts de l'invention et d'autres encore qui res- sortiront mieux de la description donnée ci-après, en utilisant un disposi- tif combiné comprenant un porte-bandage, un rebord sans fin de retenue pour le bourrelet du bandage, faisant corps avec le porte-bandage et présentant une lèvre sans fin dirigée latéralement, et une bague de renfort sans fin disposée concentriquement à l'intérieur de la lèvre, celle-ci étant mise sous tension par la bague et étant recourbée vers l'intérieur pour précon- traindre en compression le point de concentration des efforts du rebord par rapport à la pièce de support., tandis que la bague est mise en com- pression par la lèvre. La pièce de support est habituellement en alumi- nium ou en magnésium coulé.
La bague de renfort peut avoir une section transversale en forme de I et peut être utilisée pour supporter un dis- que de frein monté par assemblage à cannelures avec la roue ou la pièce de support.
Afin de mieux faire comprendre l'invention on se référera ci- après aux dessins annexés, dans lesquels
Fig. 1 est une coupe transversale verticale diamétrale d'une roue en métal coulé, conforme à l'invention;
Fige 2 est une vue de côté de la roue représentée sur la Figol;
Fig. 3 est une vue fragmentaire à plus grande échelle d'une partie de la Figo 1, montrant les détails de la bague de renfort en com- binaison avec le rebord de retenue pour le bandage; Figso 4 et 5 sont des vues semblables à la Fig. 3, mais mon- trant des variantes de l'invention;
Fig. 6 est une vue en élévation de côté d'un rebord de retenue pour le bandage et de la bague de renfort, cette dernière étant assemblée
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par cannelures à un disque de frein;, et
Figo 7 est une vue fragmentaire, à plus grande échelle, sembla- ble aux Figs. 3 et 5, mais en coupe suivant la ligne VII-VII de la Figo 6.
Sur les dessins., le chiffre 1 indique l'ensemble d'un porte-ban- dage qui, dans la forme d'exécution représentée, comprend une roue ayant une 'périphérie 2 en forme de tambour relié par des disques ou des rayons 3, fai- sant corps avec lui, à des moyeux 4. La périphérie en forme de tambour 2 de la roue présente à ses extrémités des rebords sans fin 5,faisant corps avec elle et destinés à retenir le bandage, et qui se terminent à leur tour par une lèvre sans fin 6 dirigée latéralement et disposée en substance parallèle- ment à l'axe de rotation de la roue.
Le porte-bandage 1 de la Figo 1 est établi de façon qu'on puisse y monter directement un bandage pneumatique du type sans talons, à bourre- lets inextensibles et, pour permettre le montage et le démontage du bandage, la pièce 1 est habituellement fendue en son milieu comme c'est représenté en 7, bien qu'il soit évident que l'invention est applicable à des roues ou des jantes à base creuse ou à rebords-amovibles.
La roue de la Fig. 1 est du type employé sur les avions, et elle peut être exécutée en magnésium ou en aluminium coulé ou en alliages de l'un ou l'autre-de ces métaux ou de tous deuxo Il est clair que les éléments 2, 3, 4, 5 et 6 de la roue peuvent être coulés d'une seule pièce à la forme représentée et décrite.
Une bague sans fin 8 en matière de renfort, par exemple en acier à haute résistance est placée concentriquemetn à la lèvre 6 de la roue, non seulement en contact intime avec la lèvre 6 pour la renforcer mais en- core avec le côté du rebord 5 servant à retenir le bandage.
Un moyen convenable d'assembler la bague 8 avec la lèvre 6 et le rebord 5 est de procéder par contraction, ce qui se fait en produisant une différence de température entre la bague 8 et la pièce rotative, ce qui permet de monter les pièces concentriquement l'une dans l'autre comme il a été décrit.
Plus particulièrement, la bague 8 peut être soumise à des tem- pératures inférieures à la normale et le restant de la roue à une tempéra- ture dépassant la normale.. On glisse alors les éléments l'un dans l'autre et lorsqu'ils sont revenus tous deux à la température normale, la contrac- tion de la lèvre 6 et la dilatation de la bague 8 ont pour effet de fixer la bague 8 fermement en place, concentriquement à la lèvre 6. Il en résulte que la bague 8 est mise en compression et la lèvre 6 en-tension, mais, en outre., le rebord 5, comme le montre la Figo 3, est légèrement-fléchi vers la gauche de façon que la partie 9 soit mise en compression. Cette partie 9 est le point de concentration des efforts entre le rebord 5 et le corps en forme de tambour 2 de la roue.
Il est important d'assurer la précontrainte de la partie 9 pour la raison que lorsque le rebord 5 est soumis à des forces qui tendent-à le fléchir vers l'extérieur, comme cela se produit sous l'ac- tion de la charge normale exercée sur la roue lors du roulement, la partie 9 doit d'abord revenir en arrière par toute la gamme des efforts de com- pression en passant par la¯fibre neutre et arriver dans la gamme des efforts de tension avant que le point de rupture-ne soit atteint.
La Figo 4 montre une variante de l'invention, dans laquelle un. rebord de retenue 10 pour le bandage, pourvu d'une lèvre 11 venue d'une piè- ce avec lui et d'une base 12, est muni d'une bague de renfort 13 semblable dans l'ensemble à la bague de renfort 8, sauf que la bague 13 présente une section transversale en forme de Io Cette construction est un peu plus ré- sistante que celle de la Figo 3, bien qu'ayant à peu près les mêmes dimen- sions que la bague 8 de la Fig. 3.
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La Fig 5 représente un rebord de retenue 14 venu d'une pièce avec une base 15 et présentant une lèvre 16 qui entoure concentriquement une bague de renfort sans fin 17. Cette forme d'exécution de l'invention ne diffère de celle des Figs. 3 et 4 qu'en ce que la bague 17 est maintenue en place par rapport à la lèvre 16, non seulement par l'effet de la contraction, mais encore par une série de broches 18 disposées en des points espacés
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circonfésentieHement autour de la lèvre 16.
La Fig. 6 montre une roue ou porte-bandage 18 venu d'une pièce avec un rebord de retenue 19 faisant corps avec une lèvre 20, qui entoure une bague de renfort 21 établie de manière que sa largeur soit supérieure à son épaisseur radiale. La bague de renfort 21 peut être fixée à la lèvre 20 au moyen de broches 22 espacées circonférentiellement. Il est à noter que dans cette forme d'exécution de l'invention des surfaces coniques concordan- tes 26 peuvent être utilisées entre la bague 21 et la lèvre 20 pour dévelop- per des efforts de compression dans la zone 25 du point de concentration des , efforts.9 la bague 21 et la lèvre 20 étant repoussées l'une contre l'autre et maintenues en outre dans cette position de compression par les broches 22.
La périphérie interne de la bague de renfort 21 présente une série de canne- lures 23 qui servent à caler un disque de frein 24. Ainsi., la bague de renfort 21 remplit le double rôle de renforcer le rebord de retenue 19 au point de vue de sa zone de concentration d'efforts,25, et de porter en même temps de façon rotative le disque de frein 24 tout en permettant un mouve- ment flottant limité-de ce dernier dans le sens axial.
De ce qui précède il ressort que l'on atteint les divers buts de l'invention en établissant une roue ou autre porte-bandage relativement simple, peu coûteux et facile à construire;;, sur lequel un bandage pneuma- tique ou autre peut être monté. Les concentrations d'efforts au point d'affaiblissement maximum entre le rebord servant à retenir le bandage et le corps ou la périphérie de la roue sont considérablement réduites, tandis que la vie de la roue est augmentée et que les dangers de rupture sont pra- tiquement éliminés.
Bien que certaines formes d'.exécution et certains détails aient été représentés à titre d'exemple dans le but de mieux faire comprendre l'invention, il est évident que divers changements et modifications peuvent y être.apportés sans s'écarter de l'invention.
REVENDICATIONS. la Porte-bandage comportant au moins un rebord pratiquement radial pour retenir le bandage et une bague sans fin renforçant ce rebord.