<Desc/Clms Page number 1>
RECIPIENT-.
La présente invention concerne un récipient comportant un cou- vercle articulé sur le corps du récipient et pouvant être'rabattu et main- tenu avec pression sur celui-ci.
Il existe déjà des récipients de ce genre. Ils ont en général un couvercle en matière synthétique telle que la matière dénommée "Bakélite".
Dans ces récipients connus, le bord du couvercle coopérant avec le rebord du corps du récipient suit une ligne plane, même lorsque le couvercle est relevé. Les couvercles en matière synthétique ont divers inconvénients. Ils sont fragiles, nécessitent des presses d'un coût élevé et sont donc relati- vement chers. On évite ces inconvénients en utilisant un couvercle métalli- que, par exemple en tôle.
Cependant, si, pour de tels couvercles métalli- ques, donc élastiques, on façonne le bord coopérant avec le rebord du corps du récipient, de telle sorte qu'il soit limité par une ligne plane en posi- tion ouverte, le bord de ce couvercle s'incurve, lorsque celui-ci est rabat- tu, en raison de l'élasticité de la matière et de la tension que subit le couvercle aux endroits où il est articulé et où il est accroché, de sorte qu'il ne s'applique plus à plat sur tout son pourtour contre le rebord du corps du récipient.
Le récipient, objet de l'invention, évite tous les inconvénients énumérés ci-dessus. Selon une particularité essentielle de l'invention, le couvercle est en matière élastique, et son bord qui, lorsque le couvercle est rabattu, coopère avec le rebord du corps du récipient, suit une ligne non plane lorsque le couvercle est relevé, ligne déterminée de telle sorte que, lorsque le couvercle, sous l'action de la pression de fermeture, subit une déformation élastique, il se trouve appliqué sur tout son pourtour con- tre le rebord du corps du récipient, rebord qui suit une ligne plane.
<Desc/Clms Page number 2>
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 représente en coupe verticale partielle un récipient muni d'un couvercle en matière élastique, mais ne comportant pas les parti- cularités de l'invention; le couvercle n'est pas fermé, et le récipient est représenté selon une direction perpendiculaire à l'axe de l'articulation et du dispositif de fermeture du couvercle.
-La fig. 2 est une vue en bout du couvercle de ce récipient, dans une direction perpendiculaire à celle de la fig, 1.
La fig. 3 est une vue correspondant à la coupe de la figo 1, re- présentant le même récipient dont le couvercle est fermé.
La fige 4 est une vue correspondant à celle de la fig. 2, repré- sentant le récipient dont le couvercle est fermé.
La fig. 5 est une coupe verticale analogue à celle de la fig. 1 d'un récipient réalisé selon l'invention.
Les fig. 6, 7 et 8 sont des vues en coupe, selon des orientations correspondant à celles des fig. 2, 3 et 4, du récipient représenté sur la fig. 5.
Dans le mode de réalisation connu des figo 1 à 4, le couvercle métallique 1 (par exemple en tôle), donc en matière élastique, est fixé au corps du récipient 3 par l'articulation 2. Il peut donc être relevé ou rabat- tu dans le plan du dessin. Le couvercle 1 comporte un crochet de fermeture 4, coopérant de manière connue avec le fermoir 5 disposé sur le récipient pour appliquer avec pression le couvercle 1 sur le rebord 6 du corps du ré- cipient. La fig. 3 montre comment le fermoir 5 s'accroche sur le crochet 4 lorsque le couvercle est fermé, et tire le couvercle vers le bas. Cependant, ce couvercle ne comporte pas les particularités de l'invention, car son bord 7, qui est maintenu avec pression sur le rebord 6 du corps 3 au moyen du dispositif de fermeture 4, 5, suit une ligne plane lorsque le couvercle est ouvert, comme le montrent les fig. 1 et 2.
Lorsque l'on applique le cou- vercle 1 contre le corps du récipient 3 au moyen du dispositif de fermeture 4, 5, le bord 7 s'incurve entre l'articulation 2 et le dispositif de ferme- ture 4,5, de chaque côté de ces dispositifs d'accrochage, et se voûte vers le haut comme le montre la figo 3. Cela provient de ce que le couvercle est élastique, et qu'il subit une traction aux endroits où il est articulé et accroché. L'élasticité du couvercle incurve donc vers le haut le bord 7, de façon analogue à ce qui se passe pour une poutre encastrée à ses deux extrémités et sur laquelle une force agirait par le bas. La partie en bor- dure représentée sur la fig. 4, dans laquelle le couvercle est représenté du côté du dispositif de fermeture 4, 5, fléchit vers le bas sous l'action de la force de fermeture du dispositif 4, 5.
La partie en bordure diamé- tralement opposée fléchit également vers le bas sous l'effet de la force de retenue de l'articulation. Lorsque le couvercle est fermé, le bord 7 voit donc deux de ses parties diamétralement opposées fléchir vers le haut et deux de ses parties diamétralement opposées fléchir vers le baso Le bord 7, lorsque le couvercle est rabattu, suit donc une ligne non plane ou gauche et ne peut donc pas s'appliquer sur tout son pourtour contre le corps du récipient 3 dont le rebord 6 suit une ligne droite. Le couvercle n'est donc pas étanche sur tout son pourtour.
Un couvercle tel que celui qui est représenté sur les fig. 5 à 8 ne comporte pas ces inconvénients. Sur ces figures également, le couvercle l'est élastique, par exemple en tôle d'acier ou autre métal, et il est maintenu par une articulation 2 sur le corps du récipient 4. Le dispositif de fermeture comprend également un crochet 4' fixé sur le couvercle et un fermoir 5 disposé sur le corps du récipient 3. Cependant, lorsque le cou- vercle est ouvert, le bord 7' du couvercle l' suit une ligne incurvée vers le bas sur les deux côtés diamétralement opposés allant du dispositif 2
<Desc/Clms Page number 3>
au dispositif'.4', 5. La courbure du bord 7', représentée sur le dessin est fortement exagérée.
En réalité, elle est considérablement plus faible.'Lors- que le couvercle est relevé, selon la fig. 6, il est en outre incurvé vers le haut, entre les parties courbes représentées sur la fige 5, le sommet des courbures de la figo 6 se trouvant au moins approximativement dans la région de l'articulation 2 ou du dispositif de fermeture 4', 5 respective- ment.
La courbure représentée sur la fig. 6 est également fortement exagérée par rapport à la réalité.
Comme le montre en particulier la fig. 5, le crochet 4' est d'une seule pièce avec le couvercle l'et il forme une languette en sail- lie sur un côté du bord du couvercle, dans la région du sommet de la cour- bure représentée sur la fig. 6; la languette est repliée sur elle-même et rabattue contre le dos 8' de la rainure 9' où elle est soudée. La rainure 9' est destinée à recevoir un organe en matière étanche, par exemple un joint en caoutchouc. Au sommet de la partie incurvée de l'autre bord, tel que représenté sur la fige 6, le couvercle comporte une languette 10' for- mant saillie latéralement, également d'une seule pièce avec le couvercle l', et repliée pour former une boucle 11'. La languette forme ainsi une charniè- re faisant partie de l'articulation 2.
Lorsque le couvercle l' représenté sur les fig. 5 et 6 est ra- battu comme le montrent les fige 7 et 8, le fermoir 5 tire la languette 4' vers le bas, et les courbures représentées sur les fig. 5 et 6 sont défor- mées par la pression de fermeture, à l'encontre de l'élasticité de la ma- tière formant le couvercle, jusqu'à ce que le bord 7' s'applique sur tout son pourtour contre le rebord 6 du corps du récipient 3, rebord formant une ligne plane. L'étanchéité de la fermeture est ainsi assurée.
Lorsque l'on relève le fermoir 5, c'est-à-dire, lorsque l'on fait disparaître la pression de fermeture exercée par le dispositif 4', 5, le bord 7' reprend la forme représentée sur les fig. 5 et 6, en raison de l'élasticité de la matière qui constitue le couvercle.
Au lieu d'avoir un récipient, et donc un couvercle de forme ronde, en plan, on pourrait avoir un récipient de section polygonale. Il n'est pas nécessaire que le corps du récipient 3 soit en matière élastique, et il peut être par exemple en matière synthétique, en bois, etc.o.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées au récipient qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente in- vention.
REVENDICATIONS.
1. Récipient comportant un couvercle articulé sur le corps du récipient et pouvant être rabattu et maintenu avec pression sur celui-ci, caractérisé en ce que le couvercle est en matière élastique et que son bord coopérant en position de fermeture avec le rebord du récipient, suit une ligne non plane lorsque le couvercle est relevé, de sorte que, par suite de la déformation élastique résultant de la pression de fermeture, le cou- vercle rabattu s'appuie à plat, sur tout son pourtour, contre le rebord du corps du récipient, rebord qui suit une ligne plane.